:'#' Wtw. $-%' ^H iiJKr; j^H JJiiffiiiii"liif"iiiftiiiri ii ^^B ' THE UNIVERSITY OF ILLINOIS LIBRARY v.2> ~** - ---""~ 1 1 I M M BIBLIOTHEQUE LATINE -FRANAISE PUBLIEE . L. F. PANCKOUCKE. V i I S \ I . I MU' PARIS. - IMPRIMERIE DE C. L. F. PANCKOCCKE, Rue des Poitevins , n i4- ! '.M\i HISTOIRE NATURELLE DE PLINE * TRADUCTION NOUVELLE* > ' ** A / .' PAR M. AJASSON DE GRANDSAGNE . ANNOTEE f PAR MM. BEUDANT, BRONGNIART, G. CUVIER, IHUNOU, MERIC DAVID, DESCURET, 1DOK, E. DOLO , DUSGATE , FE, L. FOUCH, FOURIER /GUIBOURT, tOI JOHANNEAU, IACROIX, LAFOSSE, LEMERCTF.R , TF.TRONNE , LODIS LTSKENNE, ^01 I" MARCUS, MONGES, C. L. F. PANCKOTTCKF. , VALENTIN PABISOT , QUATREMRE DE QUINCY, P. ROBERT, ROBIQUET, 9 H. THIBAUD,.THUROT, VALENCIENNES , HPP. VERGNF. i- * m * . v **' i ; . >* i >\ V % i* * A -1 TOME TROISIME. I ^ t * & G. L. F. PANCKOUCKE L'ORDRE ROYAL DE I, A LEGION DITEUR, RUE DES POITEVINS, t ]/{ MEMBRE DE L ORDRE ROYAL DE T. A LEGION DHONNE0TX 'A ' , m nccc xxix. * ^ *W t **## *. * *. ' V. *Nl y. 3 HISTOIRE NATURELLE DE PLINE. LIVRE TROISIEME. I 454161 I LU/ iwviwiv\vw*vimvw*uuvtv\iiu\iv\\vvv\i\vvm\nuvunnm\ vmiv\uv\ C. PLINII SECUNDI HISTORIARUM MUNDI LIBER III. COTTINKNTUR SITliS, GENTES , MARIA, OPPIDA, PORTUS, MONTES, FEUMINA, MENSURjE, POPULI QUI SUNT AUT FUERUNT. *Europae in universum fines ac sinus praemittuntur.* I. Jlrooemium. Hactenus de situ, et miraculis terrae, aquarumque, et siderum, ac ratione universitatis , atque mensura. Nunc de partibus : quanquam infinitum id quoque existimatur , nec temere sine aliqua reprehen- sione tractatum; haud ullo in gnre venia justiore, si modo minime mirum est hominem genitum non omnia humana novisse. Quapropter auctorem neminem unum sequar; sed ut quemque verissimum in quaque parte arbitrabor : quoniam commune ferme omnibus fuit, ut eos quisque diligentissime situs diceret, in quibus ipse prodebat : ideo nec culpabo, aut coarguam quemquam. Locorum nuda nomina , et quanta dabitur brevitate -X/VVVVVVVV\/**/VVV/VV**V%/VVt/VV*/VW;l'\aA*/Vl^ HISTOIRE NATURELLE DE PLINE LIVRE III. POSITIONS, RACES, MERS, VILLES, PORTS, MONTS, FLEUVES, MESURES ET PEUPLES DIVERS, LES UNS ENCORE EXISTANS , LES AUTRES QUI ONT DISPARU DU GLOBE. * Europe : ses limites; ses grauds golfes*. I. JLntre en matire. La terre, les eaux, les astres, leur situation , leurs merveilles , enfin la thorie et la me- sure de l'univers, ont jusqu'ici pass sous nos yeux : enta- mons les dtails. L'entreprise peut-tre n'est pas moins infinie, et qui s'en charge tmrairement n'est point l'abri des reproches. Nulle tentative cependant n'est plus digne d'indulgence; et qui peut s'tonner qu'un homme ne runisse point toutes les connaissances humaines? Aussi ne prendrai-je personne pour guide unique, et, dans chaque partie, ne m'attacherai-je qu' celui qui me semblera le plus vrai. Presque tous, en effet, ont ceci de commun, qu'ils excellent dans la description du pays dans lequel ils ont crit. Aussi m'abstiendrai-je de cri- tique, d'accusation. Je ne veux qu'noncer aussi bri- I. 4 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. ponentur, claritate causisque dilatis in suas partes : nunc enim sermo de toto est. Quare sic accipi velim , ut si vidua fama sua nomina , qualia fuere primordio ante res ullas gestas , nuncupentur ; et sit quaedam in his nomenclatura quidem , sed mundi rerumque na- turae. Terrarum orbis uni versus in trs dividitur partes , Europam, Asiam, Africam. Origo ab occasu solis et Gaditano freto, qua irrumpens Oceanus Atlanticus in maria interiora diffunditur. Hinc intranti dextra Africa est , laeva Europa : inter lias Asia. Termini , amnes Ta- nais , et Nilus. Quindecim m pass. in longitudinem , quas diximus, fauces Oceani patent, quinque m in lati- tudinem, a vico Mellaria Hispaniae ad promontorium Africae Album , auctore Turranio Gracili juxta genito. T. Livius-, ac Nepos Cornlius latitudinis tradiderunt, , ubi minus , vu m pass. , ubi vero plurimum , x m. Tarn modico ore tam immensa aequorum vastitas panditur. Nec profunda altitudo miraculum minuit. Frquentes quippe taenias candicantis vadi carinas territant. Qua de causa Limen interni maris multi eum locum appella- vere. Proximis autem faucibus utrimque impositi montes coercent claustra. Abyla Africae , Europae Calpe , la- borum Herculis metae. Quam ob causam indigenae co- lumnas ejus dei vocant , creduntque perfossas exclusa HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 5 vement que possible les simples noms des lieux , remettant d'autres temps tout ce qui se rapporte leur cl- brit et ses causes : il s'agit ici du tout. Qu'on n'attende ici que des noms veufs de leur gloire , et tels qu'ils furent l'origine de la terre, avant d'avoir t illustrs par au- cun exploit, nomenclature, si l'on veut, mais nomencla- ture du monde et de tout ce que produit la nature. Le monde se divise en trois parties , l'Europe , l'Asie , l'Afrique. Il commence du ct de l'ouest , au dtroit de Gads , par o l'Atlantique envahit les terres , et forme de vastes mers intrieures. A son entre, il a l'Europe gauche , l'Afrique droite ; entre celles-ci se trouve l'Asie , limite par le Tanas et le Nil. Le dtroit lui-mme, se- lon urranius Gracilis, n sur ses bords, n'a que quinze milles de long sur cinq de large, du bourg de Mellaria, en Espagne, au cap Blanc, en Afrique : ite-Live et Cornlius Nepos portent cette largeur sept milles dans le passage le plus troit, et dix dans le plus consid- rable. De cette ouverture modique s'panchent tant d'normes masses d'eau. Et que l'on n'imagine pas le passage profond, pour diminuer le merveilleux du fait; souvent les navires voient avec effroi de longues bandes de sables fleur d'eau et blancs d'cume. De l le nom de Seuil de la Mditerrane donn ce lieu remarqua- ble. Sur la ligne o le resserrement est extrme, deux montagnes, Abyla en Afrique, Calp en Europe, for- ment deux barrires, et furent, dit-on, les bornes des travaux d'Hercule : aussi les habitans les appellent-ils Colonnes d'Hercule, et croient-ils que ce dieu a spar 6 C. PLINII HIST. NA. LIB. III. antea admisisse maria, et rerum naturae mutasse fa- eiem. I. Primum ergo de Europa altrice victoris omnium gentium populi, longeque terrarum pulcherrima, quam plerique merito non tertiam portionem fecere, verum aequam; in duas partes, ab amne Tanai ad Gaditanum fretum, universo orbe diviso. Oceanus hoc quod dic- tum est spatio Atlanticum mare infundens, et avido meatu , terras , quaecumque venientem expavere , de- mergens : resistentes quoque flexuoso litorum anfractu lambit : Europam vel maxime recessibus crebris exca- vans : sed in quatuor praecipuos sinus. Quorum primus a Calpe Hispaniae extimo (ut dictum est) monte, Locros et Brutium usque promontorium immenso ambitu flec- titur. *Tum Hispanise totius.* II. In eo prima Hispania terrarum est, ulterior ap- pellata, eadem Baetica. Mox a fine Urgitano citerior, eademque Tarraconensis ad Pyrensea juga. Ulterior in duas, per longitudinem , provincias dividitur. Si qui- dem Btic latere septemtrionali praetenditur Lusita- nia, amne Ana discreta. Ortus hic Laminitano agro citerions Hispanise , et modo se in stagna fundens , modo in angustias resorbens , aut in totum cuniculis condens, et saepius nasci gaudens, in Atlanticum Ocea- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 7 les deux montagnes, ouvert la porte l'Ocan, et chang en ces lieux la face du monde. I. Nous commencerons par l'Europe, cette contre nourricire du peuple qui a vaincu toutes les nations de la terre, la plus belle de l'univers, regarde par nombre d'auteurs, non comme un tiers, mais comme une moiti de la terre; divise en deux portions par une ligne allant du Tanas au dtroit de Gads. L'Ocan rpand les eaux de la mer Atlantique par cet troit passage, englou- tissant sous son flot avide les terres qui tremblent son approche; celles mmes qui rsistent le voient miner les tortueuses anfractuosits de leurs rives : c'est l'Eu- rope surtout que creusent ses frquens enfoncemens dont quatre sont particulirement remarquables. Le premier commence Calp, le plus extrieur des monts de l'Es- pagne, comme je l'ai dit, et va traant un arc immense jusqu' Locres et au cap Brutium. * Espagne : limites, grands golfes*. II. La premire contre qu'on y rencontre est l'Es pagne ultrieure ou Btique. A Urges commence la ex- trieure ou Tarraconaise , qui finit la chane des Py- rnes. L'Ultrieure, dans sa longueur, se scinde en deux provinces : la Btique, puis au nord la Lusitanie. La limite des deux contres est l'Anas, rivire fameuse qui sort des terres de Laminium, dans l'Espagne citrieure, et qui tantt s'panchant dans de petits lacs, tantt contractant son lit, tantt se perdant au fond des gouffres souter- rains, comme si elle se plaisait natre et renatre, se 8 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. num effunditur. Tarraconensis autem affixa Pyrenb, totoque ejus latere decurrens, et simul ad Gallicum Oceanum Iberico a mari transversa se pandens , Solorio monte, et Oretanis jugis, Carpetanisque , et Asturum , a Baetica atque Lusitania distinguitur. Baeticae. III. Baetica, a flumine eam mediam scante cogno- minata, cunctas provinciarum divite cul tu, et quodam fertili ac peculiari nitore praecedit. Juridici conventus ei quatuor , Gaditanus , Cordubensis , Astigitanus , His- palensis. Oppida omnia numro clxxv. In iis colonise ix , municipia vm. Latio antiquitus donata xxix, liber- tate vi, fdere m, stipendiaria cxx. Ex his digna memo- ratu , aut Latiali sermone dictu facilia , a flumine Ana , litore Oceani , oppidum Onoba , Jistuaria cognomina- tum : Interfluentes, Luxia, et Urium. Arenae montes : Baetis fluvius : Litus Corense inflexo sinu; ujus ex adverso Gades, inter insulas dicend. Promontorium Junonis , Portus Baesippo. Oppida : Belon , Mellaria : fretum ex Atlantico mari. Carteia, Tartessos a Graecis dicta. Mons Calpe. Dein litore interno oppidum Bar- besula cum fluvio. Item Salduba : oppidum Suel : Ma- laca cum fluvio, fderatorum. Dein Menoba cum fluvio. Sexifirmum cognomine Julium , Selambina , Abdera. HISTOIRE NATURELLE, L1V. III. 9 dcharge enfin dans l'Atlantique. La Tarraconaise, ados- se aux Pyrnes, descend sur tout un versant de la chane, et s'tend obliquement de la mer Ibrique l'ocan Gaulois. Le mont Solore et les chanes Ortani- ques, Carptaniques, Asturiennes, la sparent de la B- tique et de la Lusitanie. Btique. III. La Btique , ainsi nomme du fleuve qui la coupe en deux, surpasse toutes les provinces par sa riche cul- ture et par une beaut de vgtation qui lui est. parti- culire. On y compte quatre chefs-lieux de juridiction, Gads, Cordoue, Astigis, Hispalis, et en tout cent soixante- quinze villes, dont neuf colonies, huit muni- cipes , vingt-neuf villes depuis long- temps droit latin , six villes libres, trois villes allies et cent vingt villes tri- butaires. Les plus remarquables et les plus faciles nommer en latin sont, partir de l'Anas, sur l'Ocan, Onoba /Estuaria , que sparent du grand fleuve les rivires Urium et Luxia, puis, aprs avoir franchi des dunes, le Btis et la cte de Cores qui forme un golfe, Gads, situ vis--vis de ce golfe, et dont nous parlerons en traitant des les. Le cap de Junon, le port Bsippo et les villes de Belon et de Mellaria prcdent le dtroit o s'engorge l'Atlantique. Ensuite viennent Carteia, nomme par les Grecs Tartesse; le mont Calp, et sur la cte Mditer- ranenne, la ville de Barbsule , avec un fleuve de mme nom; Salduba, Suel; Malaca, ville allie, sur une ri- vire de mme nom; Mnoba, aussi sur un fleuve; Sexi- io C. PLINII HIST. NAT. L1B. III. Murgis Baeticae finis. Oram eam universam originis Pnorum existimavit M. Agrippa. Ab Ana autem Atlan- tico Oceano obversa Bastulorum Turdulorumque est. In universam Hispaniam M. Varro pervenisse Iberos, et Persas, et Phnicas, Celtasque , et Pnos tradit. Lusum enim Liberi patris , aut Lyssam cum eo bac- cbantium nomen ddisse Lusitaniae , et Pana praefectuni ejus universae. Atquae de Hercule ac Pyrene, velSaturno traduntur , fabulosa in primis arbitror. Baetis in Tarraconensis provinciae, non ut aliqui dixere , Mentesa oppido , sed Tugiensi exoriens saltu , juxta quem Tader fluvius , qui Carthaginiensem agrum rigat, Ilorci refugit Scipionis rogum : versusque in occa- sum , Oceanum Atlanticum provinciam adoptans petit , modicus primo, sed multorum fluminum capax, quibus ipse famam aquasque aufert. Baeticae primum ab Ossi- gitania infusus, amno blandus alveo crebris dextra p. laevaque accolitur oppidis. Celeberrima inter hune et Oceani oram in mediter- raneo Segeda, quae Augurina cognominatur : Julia, quae Fidentia : Urgao, quae Alba : Ebura , quae Cerealis : Iliberi, quodLiberini : Ilipula, quae Laus : Artigi, quod Julienses : Vesci, quod Faventia : Singili , Attegua. Arialdunum , Agla minor, Baebro , Castra Vinaria , Epi- sibrium , Hippo nova , Ilurco , Osca , Escua , Succubo , -* HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. n firmum Jiilium, Slambine, Abdre, Murgis, limite de la Btique. Selon Agrippa, toute cette cote est peuple de colonies puniques. La partie l'est de l'Anas, oppose l'ocan Atlantique, est aux Bastilles et aux Turdules. Varron dit que l'Espagne entire est remplie d'Ibres, de Perses, de Pbniciens, de Celtes, de Carthaginois. Il ajoute que les jeux de Bacchus ou la fureur laquelle on se livre dans ces jeux, a fait donner la Lusitanie ce nom, qui rappelle les Bacchantes, et que celui de l'Espagne vient de Pan. Quant tout ce qu'on dit d'Her- cule, de Pyrne , de Saturne, je n'y vois que des fables. Le Btis prend sa source, non pas comme quelques- uns l'ont dit, Mentse en Tarraconaise, mais dans le bois de Tugium , d'o sort aussi le Tader, qui baigne le territoire de Carthage ; puis , Ilorque , se dtourne du bcher deScipion, tourne l'ouest, et entre dans l'ocan Atlantique, qu'il choisit pour province. Faible d'abord, il reoit bientt de nombreuses rivires, qui ajoutent en mme temps son lit et au renom du fleuve. C'est Ossigitanie qu'il entre en Btique; et l ses ondes, belles, caressantes, sont adroite et gauche bordes de villes. Entre ce fleuve et la cte de l'Ocan , dans les terres , les villes principales sont Segde Augurine, JuliaFidentia, U rgao Alba, Ebura Cerealis,Iliberi Liberini,IlipulaLaus, Artigi Julienses, Vesci Faventia, Singili, Attegua, Arial- dun, Agla minor, Bbro, Castra Vinaria, Episibrium, Hippo-Nova, Ilurco, Osca, Escua, Succubo, Nudita- num, Tuati- Vtus, toutes villes de la Basttanie mari- time et du cercle juridique de Cordone. Autour du fleuve il C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Nuditanum , Tuati vtus , omnia Bastetaniae vergentis ad mare, conventus vero Cordubensis. Circa flumen ipsum, Ossigi, quod cognominatur Laconicum : Ili- turgi , quod Forum Julium : Ipasturgi , quod Trium- phale : Sitia : et xiv m passuum remotum in mediter- raneo Obulco, quod Pontificense appellatur. Mox Ripa, Eporafderatorum, Sacili, Martialium Onoba. Et dextra Corduba , colonia Patriciae cognomine : inde primum navigabili Bti. Oppida : Carbula, Decuma : fluvius Singulis , eodem Baetis latere incidens. Oppida Hispalensis conventus : Celti, Arua, Cana- ma , Evia , Ilipa cognomine Ilia : Italica. Et a laeva , Hispalis colonia , cognomine Romulensis. Ex adverso oppidum Osset, quod cognominatur Julia Constantia : Vergentum , quod Julii Genius : Orippo , Caura , Sia- rum. Fluvius Menoba , Bseti et ipse a dextro latere infusus. At inter aestuaria Baetis , oppidum Nebrissa , cognomine Veneria , et Colobona. Coloniae : Asta , quae regia dicitur : et in mediterraneo Asido , quae Caesa- riana. Singulis fluvius in Baetin, quo dictum est ordine, irrumpens, Astigitanam coloniam adluit, cognomine Augustam Firmam , ab ea navigabilis. Hujus conventus sunt reliquat colonies immunes : Tucci, quae cognomina- tur Augusta Gemella : Itucci, quae Virtus Julia : Attubi, HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. i3 mme se trouvent Ossigi la Lacdmonienne,Iliturgi ou Forum Julium, Ipasturgi la Triomphale, Sitie, Obulco Pontificense, quatorze milles dans les terres, Ripa, Epora, ville allie,. Sacili, Onoba Martialium , et droite de celle-ci, Cordoue la Patricienne, colonie, o le Btis devient navigable, puis Oarbule, Dcume et le Singulis, qui va rejoindre la rive droite du Btis. Dans le cercle dHispalis sont, Celtes , Arue , Canama , Evia,Ilipa lia,Italica ; gauche, Hispalis, colonie sur- nomme la Romulenne, Osset ou Julia Constantia, en face de la prcdente, Vergente ou Julii Genius, Orippo, Caura, Siare. Vient ensuite le Mnoba, qui se jette aussi dans le Btis par la rive droite. Entre les embouchures du Btis se voient Nbrissa Veneria et Colobona. Asta Regia et Asido Caesariana , dans les terres , ont le titre de colonies. Le Singulis, qui tombe l'endroit o on vient de le dire, dans le Btis, arrose la ville d'Astigis, autrement Au- gusta Firma, colonie, et y devient navigable. Les au- tres colonies libres du cercle d'Hispalis sont Tucci , sur- nomme Augusta Gemella, Itucci ou Virtus Julia, At- tubi ou Claritas Julia, Urso ou Genua Urbanorum : au 14 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. quae Claritas Julia : Urso, quae Genua Urbanorum : inter quae fuit Munda cum Pompeii filio capta. Oppida libra : Astigi vtus , Ostippo. Stipendiaria : Callet , Calucula , Castra Gemina, Ilipula minor, Merucra, Sacrana, Obul- cula, Oningis. Ab oravenienti prope Menobam amnem et ipsum navigabilem , haud procul aecolunt Alontigi- eeli , Alostigi. Quae autem regio a Baeti ad fluvium Anam tendit extra praedicta, Baeturia appellatur, in duas divisa par- tes , totidemque gentes : Celticos qui Lusitaniam attin- gunt, Hispalensis conventus : Turdulos, qui Lusitaniam et Tarraconensem aecolunt, jura Cordubam petunt. Celticos a Celtiberis ex Lusitania advenisse manifes- tum est , sacris , lingua , oppidorum vocabulis , quae cognominibus in Baetica distinguuntur : Seriae adjicitur Fama Julia : Nertobrigae , Concordia Julia : Segidae , Restituta Julia : Contributae, Julia : Ucultuniacum, quae et Curiga nunc est : Laconimurgi , Constantia Julia : Teresibus Fortunales, et Callensibus Emanici. Praeter haec in Celtica Acinipo , Arunda , Aruci , Turobriga , Lastigi, Alpesa, Saepone, Serippo. Altra Baeturia, quam diximus Turdulorum , et conventus Cordubensis , habet oppida non ignobilia , Arsam , Mellariam , Miro- bricam : regionis Osintiadis, Sisaponem. Gaditani conventus : civium Romanorum , Regina : HISTOIRE NATURELLE, L1V. III. i5 milieu de toutes ces villes tait Munda, qui fut. prise avec le fils de Pompe. Astigis-la-Vieille et Ostippo sont libres. Callet, Calucule, Castra Gemina, la petite Ili- pule, Merucre, Sacrane, Obulcule, Oningis, sont tribu- taires. Prs de la cte voisine du Menoba , qui est aussi navigable, habitent les Alontigicles et les Alostiges. Le pays qui va du Btis l'Anas, et qui est en dehors de ceux que nous venons de dcrire, se nomme Bturie. On le divise en deux parties habites par deux nations, les Celtiques, qui touchent la Lusitanie et qui appartiennent au cercle d'Hispalis ; les Turdules , limitrophes de la Lu- sitanie et de la Tarraconaise, et qui relvent de Cordoue. Les Celtiques sont des Celtibres venus de Lusitanie, comme le prouvent le culte, la langue, les noms des vil- les correspondant aux surnoms usits en Btique. Ainsi Fama Julia est Sria ; Concordia Julia , Nertobrige ; Res- tituta Julia, Segides; Julia, Contribute; la Curiga ac- tuelle, Ucultuniac; Constantia Julia , Laconimurge ; For- tunales, Tereses; et Emaniques, Callenses. La Celtique contient de plus Acinipo, Arunda, Aruci, Turobrige, Lastigi , Alpse , Spone , Serippo. L'autre portion de la Bturie, celle que possdent les Turdules, et qui ressort du cercle de Cordoue a, entre autres villes, Arsa, Mella- rie, Mirobrique ; et dans l'Osintiade, Sisapo. Dans le cercle de Gads, se trouvent Regina, cit ro- 16 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Latinorum , Regia Carissa , cognomine Aurlia : Urga cognominata Castrum Julium : item Caesaris Salutarien- sis. Stipendiaria : Besaro, Belippo, Barbesula, Lacippo, Bsippo , Callet , Cappagum , Oleastro , Itucci , Brana , Lacibi , Saguntia , Andorisae. Porro longitudinem universam ejus prodidit M. Agrip- pa cccclxxv m passuum, latitudinem cclvii m; sed quum termini Carthaginern usque procdrent : quae causa magnos errores computatione mensurae saepius parit , alibi mutato provinciarum modo , alibi itinerum auctis aut diminutis passibus. Incubuere maria tm longo aevo alibi, processere litora, torsere se fluminum aut cor- rexere flexus. Praeterea aliunde aliis exordium mensurae est, et alia meatus : ita fit, ut nulli duo concinant. i. Baeticae longitudo nunc a Castulonis oppidi fine Gades, ccl m; et a Murgi maritima ora xxv m pass. amplior. Latitudo a Carteiana ora ccxxxvn m pass. Agrippam quidem in tanta viri diligentia, praeterque in hoc opre cura, orbem quum terrarum orbi spectan- dum propositurus esset , errasse quis credat , et cum eo divum Augustum? Is namque complexam eum porti- cum ex destinatione et commentariis M. Agrippas a so- rore sua inchoatam peregit. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 17 maine, Regia Carissa, surnomme Aurlia, ville droit latin, Urgie, autrement Castrum Julium et Csaris Sa- lutariensis, toutes deux aussi droit latin, et treize villes tributaires : Bsaro, Blippo, Barbsule, Lacippo, Be- sippo, Callet, Cappage, Oleastro, Itucci, Brana, La- cibi , Sagonte , Andorises. Agrippa donne la Btique quatre cent soixante- quinze milles de long sur deux cent cinquante-sept de large. Mais alors la province s'tendait jusqu' Cartilage; diffrence d'o proviennent sans cesse d'normes erreurs de calculs, tant cause des nouvelles limites fixes aux provinces , que par l'ingalit des pas gomtriques , tantt plus longs, tantt plus courts. Puis les mers ont, dans ces longues priodes, envahi des terrains, les ri- vages ont empit sur les eaux; les fleuves ont chang, modifi leurs contours. De plus, on part de points dif- frens, et l'on suit des lignes diverses : de telle sorte que jamais deux calculs ne concordent. 1, Aujourd'hui la Btique a deux cent cinquante mil- les de long de Castulon Gads, et vingt-cinq milles de plus, si l'on part de Murgis sur la cte. La largeur, depuis la cte de Carteia, est de deux cent trente-sept milles. Ainsi l'extrme exactitude d'Agrippa s'est trou- ve en dfaut , qui le croirait ! dans un ouvrage auquel il apportait tous ses soins, dans cette carte de l'univers qu'il voulait dployer aux yeux de l'univers ! Et Auguste a partag son erreur ! car Auguste fit achever le porti- que commenc par sa sur, sur le plan et les mmoires d'Agrippa, dont' la- carte y fut grave. m. 2 18 G PLINII HIST. NAT. LIB. III. Hispaniae citerioris. IV. 3. Citerions Hispaniae , sicut complurium pro- vinciarum , aliquantum vtus forma mutata est : utpotc quum Pompeius Magnus tropaeis suis , quae statuebat in Pyrenaeo , dccclxxvi oppida ab Alpibus ad fines Hispa- niae ulterioris in ditionem a se redacta testatus sit. Nunc universa provincia dividitur in conventus septem : Car- thaginiensem, Tarraconensem , Caesaraugustanum , Clu- niensem , Asturum , Lucensem , Bracarum. Accedunt insulae, quarum mentione seposita, praeter civitates contributas aliis ccxciv, provincia ipsa continet op- pida clxxix. In iis colonias xn , oppida civium romano- rumxin. Latinorum veterum xviit, fderatorum unum, stipendiaria cxxxv. Primi in ora Bastuli : post eos i quo dicetur ordine , intus recedentes Mentesani, Oretani, et ad Tagum Car- petani : juxta eos Vacci , Vectones , et Celtiberi Are- vaci. Oppida orae proxima : Urci, adscriptumque Bae- ticae Barea : regio Mavitania , mox Deitania , dein Con- testania : Carthago nova , colonia : cujus a promontorio quod Saturni vocatur, Caesaream Mauritaniae urbem clxxxvii m pass. trajectus. Reliqua in ora : flumen Ta- der : colonia immunis Ilici, unde Ilicitanus sinus. In eam contribuuntur Icositani. Mox LalinOrum Lucen- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 19 Espagne citrieure. IV. 3. L'Espagne citrieure, ainsi que quelques au- tres provinces, a vu modifier son ancienne forme, puis- que le grand Pompe, dans les trophes qu'il s'est rigs aux Pyrnes, affirme avoir soumis huit cent soixante- seize villes des Alpes aux bornes de l'Espagne ultrieure. La province aujourd'hui tout entire se compose de sept cercles : Carthage, Tarragone, Csarauguste , Clunie, Astures, Lucus, Bracares. On y joint des les. En les laissant de ct, on trouve dans la province, outre deux cent quatre-vingt-quatorze villes contribut qui relvent des autres, cent soixante-dix-neuf villes ; savoir, douze colonies, treize cits romaines, dix-huit villes droit la- tin , une allie et cent trente-cinq tributaires. Le premier peuple que prsente la cote se nomme Bas- tilles; puis suivent, dans l'ordre que j'observe ici , mais tous dans les terres, les Mentsanes, les Ortains, et sur les bords du Tage, les Carptains. Prs d'eux sont les Vaccens , les Vectones et les Celtibres Arvaques. Non loin de la cte s'lvent Urci , Barea , celle-ci comprise dans la Btique; la Mavitanie, la Ditanie, la Contes- tanie nous conduisent ensuite Carthage-la-Neuve, co- lonie d'o le trajet Csare en Mauritanie, quand on part du cap de Saturne , est de cent quatre-vingt-sept milles. Sur la cte se voient encore le Tader, Ilicis, co- lonie franche qui a donn son nom au golfe d'Ilicis et 1. jto C. PLINII HIST..NAT. LIB. III. tum , Dianium stipendiarium :* Sucro fluvius , et quon- dam oppidum, Contestaniae finis. Regio Edetania amno praetendente se stagno , ad Celtiberos recedens. Va- lentia colonia m m pass. a mari remota : flumen Turium, et tantumdem a mari Saguntum, civium ro- manorum oppidum , fide nobile : flumen Uduba : regio Ilergaonum. Iberus amnis navigabili commercio dives, ortus in Cantabris, haud procul oppido Juliobriga, per ccccl m pass. fluens : navium per cclx m a Varia op- pido capax r quem propter universam Hispaniam Graeci appellavere Iberiam. Regio Cossetania , flumen Subi , colonia Tarraco Scipionum opus, sicut Carthago Pno- rum. Regio llergetum, oppidum Subur : flumen Rubri- catum , a quo Laletani et Indigetes. Post eos , quo dice- tur ordine , intus recedentes radie Pyrenaei , Ausetani , Lacetani : perque Pyren33um Cerretani , dein Vascones. In ora autem colonia Barcino , cognomine Faventia. Oppida civium romanorum : Bastulo, Iluro : flumen Larnum : Blandae : flumen Alba : Emporiae : geminum hoc , veterum incolarum , et Graecorum , qui Phocaeen- sium fuere soboles. Flumen Ticliis. Ab eo Pyrenaea Venus in latere promontorii altero, xl m. Nunc per singulos convenlus reddentur insignia pr- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. ai de qui ressort Icosis, Lucente, ville droit latin, Dia- nium, tributaire, le Sucron et les ruines d'une ville qui porta le mme nom. Ce lieu sert de borne la Contesta- nie ; et l'Edtanie, s'tendant le long d'un tang dli- cieux , va , par derrire, rejoindre la Celtibrie. Valence, colonie, est trois milles de la mer. Suit le fleuve Tu- rium, et, mme distance de la cte, Sagonte, ville romaine, clbre par sa fidlit, l'Uduba, le pays des Ilergaons , puis l'Ibre , grand fleuve dont la navigation procure l'Espagne la richesse commerciale : il prend sa source chez les Cantabres , non loin de Juliobriga ; son cours est de quatre cent cinquante milles, dont deux cent soixante navigables, partir de la ville de Varia : c'est de son nom que les Grecs ont fait celui d'Ibrie, pour eux synonyme d'Espagne. On voit ensuite la Coss- tanie, le fleuve Subi, arragone, colonie btie par les Scipions comme Carthage par les Carthaginois ; le pays des Ilergtes avec la ville de Subur et le Rubricat au- del duquel commencent les Laltains et les Indigtes. Ensuite, partant du pied des Pyrnes pour reculer dans les terres, nous trouvons les Austains, les Lactains, et dans les gorges des Pyrnes, les Cerrtains, puis les Vascones. Sur la cte, Barcelone, colonie, porte le sur- nom de Faventie. Btulo, Iluro, sont cits romaines : le Larn et Blandes, l'Alba et Empories, ville double , com- pose et d'anciens habitans du pays et de Grecs issus des Phocens, enfin le fleuve ichis, prcdent Vnus Pyrne sur l'autre flanc du cap, quarante milles de ce dernier. Maintenant parcourons, en les rappelant leurs cer- il C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. ter supradicta. Tarracone disceptant populi xliii quo- rum celeberrimi, civium romanorum Dertusani, Bis- gargitani : latinorum, Ausetani, Cerretani : qui Juliani cognominantur, et qui Augustani : Edetani, Gerun- denses, Gessorienses : Teari, qui Julienses. Stipendiario- rum : Aquicaldenses , Onenses, Baeculonenses. Caesaraugusta colonia immunis, amne Ibero adfusa, ubi oppidum antea vocabatur Salduba , regiouis Edeta- niae, recipit populos clii. Ex bis civium romanorum Belitanos, Celsenses, ex colonia : Calagurritanos, qui Nassici cognominantur : Ilerdenses , Surdaonum gentis , juxta quos Sicoris fluvius : Oscenses , regionis Vesci- taniae : Turiasonenses. Latinorum veterum : Cascanten- ses , Ergavicenses : Graccuritanos , Leonicenses , Osicer- denses. Fderatos , Tarragenses. Stipendiarios : Arco- bricenses , Andologenses , Arocelitanos , Bursaonenses , Calagurritanos qui Fibularenses cognominantur, Com- plutenses, Carenses, Cincenses, Cortonenses, Dama- nitanos , Larnenses , Lursenses , Lumberitanos , Laceta- nos, Lubienses, Pompelonenses, Segienses. Carthaginem conveniunt populi lxv, exceptis insula- rum incolis. Ex colonia Accitana Gemellenses , et Libi- sosona cognomine Foroaugustana , quibus duabus jus Itali datum : ex colonia Salariense oppidani Latii ve- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. a'3 des , quelques lieux clbres , autres que ceux dj nom- mes. Tarragone voit plaider dans son sein quarante-trois peuples, dont les plus connus sont]: i citoyens romains, les Dertusains et les Bisgargitains ; i peuples droit latin, les Austains, les Cerretani Juliani, les Cerretani Augustani,lesEdtains, les Grondiens, les Gessoriens, les Teari Julienses; 3 tributaires, les Aquicaldins, les Oneuses, les Bculoniens. Csarauguste , colonie franche que baigne l'bre , et sur l'emplacement de l'ancienne Salduba en Edta- nie, a, dans son ressort, cent cinquante-deux peu- ples. Nous nommerons, i de citoyens romains, les B- litains, ceux de Celse, colonie, les Calagurritani Nas sici , les Ilerdiens (tribu des Surdaons , voisins du fleuve Sicoris), les Oscenses (en Vescitanie), les Turiasonenses ; i de peuples droit latin, les Cascantins, les Ergavi- cins, les Graccuritains , les Lonicins, les Osicerdins; 3 de peuples allis, les Tarragins; 4 de tributaires, les Arcobricius, les Andologins, les Aroclitains, les Bur- saonins, les Calagurritani Fibularenses , les Complutins, les Carenses, les Cinceuses, les Cortonins, les Daman i- tains, les Larnenses , les Lursenscs , les Lumbritains, les Lac tain s, les Lubiens, les Pompeloniens, les Sgiens. Carthage rassemble soixante-cinq peuples, non coin- pris les habitans des les. Parmi ces peuples, ceux de la colonie d'Accis Gemella et de Libisosona Foroaugus- tana, jouissent des droits italiques; ceux de Castulo, originaires de la colonie de Salaria, et autrement nom- 24 C. PL1NII HIST. NAT. LIB. III. teris Castulonenses , qui Caesari Vnales appellantur : Saetabitani, qui Augustani : Valerienses. Stipendiarioruni autem celeberrimi : Alabanenses, Bastitani, Consabu- renses , Dianenses , Egelestani , Ilorcitani , Laminitani , Mentesani qui et Oritani, Mentesani qui et Bastuli, Oretani qui et Germani cognominantur : caputque Cel- tiberiae Segobrigenses : Carpetaniae , Toletani Tago flu- mini impositi : dein Viatienses , et Virgilienses. In Cluniensem conventum Varduli ducunt populos xiv ex quibus Albanenses tantum nominare libeat : Tur- mogidi quatuor, in quibus Segisamonenses , et Segisa- majulienses. In eumdem conventum Carietes et Ven- nenses quinque civitatibus vadunt, quarum sunt Velien- ses. Eodem Polendones Celtiberorum, quatuor populis : quorum Numantini fuere elari : sicut in Vaccorum xvm civitatibus , Intercatienses , Pallantini , Lacobri- genses , Caucenses. Nam in Cantabricis vu populis , Juliobriga sola memoratur. In Autrigonum decem civi- tatibus , Tritium , et Virovesca. Arevacis nomen ddit fluvius Areva. Horum sex oppida : Saguntia, et Uxama, quae nomina crebro aliis in locis usurpantur : prseterea Segovia , et Nova Augusta, Termes, ipsaque Clunia Celtiberise finis. Ad Oceanum reliqua vergunt , Varduli- que ex praedictis , et Cantabri. Junguntur his Asturum xxn populi, divisi in Au- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. a5 nis Caesari Vnales, les Stabitains Augustani, les Va- lriens ont les privilges du vieux Latium ; les tribu- taires les plus connus sont les Alabanins. les Basti- tains, les Consaburins, les Dianins, les Eglestains, les Ilorcitains, les Laminitains, les Mentesani Oritani, les Mentesani Bastuli , les Oretani Germani , ceux de S- gobrige, capitale des Celtibres, ceux de Tolde sur le Tage, capitale de la Carptanie, les Viatiens et les Vir- giliens. A Clunie se runissent quatorze peuples Vardules, dont je ne nommerai que les Albanins; quatre peuples Turmogides, parmi lesquels les Segisamonins et les Se- gisamajuliens; les Carites et les Vennenses, au nombre de cinq cits, dont Vlie fait partie ; quatre peuples Polen- donesen Celtibrie; les Numantins sont les plus clbres. De dix-huit cits Vaccennes, Intercatie, Pallantium , La- cobrige, Cauca sont les premires. Des sept peuples Canta- bres, ceux de Juliobriga seuls mritent une mention. Les Autrigons ont dix villes, dont Tritium et Virovesca. Les Arvaques, ainsi nomms du fleuve Areva, ont six vil- les, Uxame et Sagonte, souvent cites en pays tran- gers, Sgovie, Nova Augusta , Termes, et Clunie mme, o s'arrte la Celtibrie. On descend ensuite vers l'Ocan, et l'on retrouve les Vardules ci-dessus nomms, plus les Cantabres. LesAstures, leurs voisins, se composent de vingt-deux * 26 C. PLINII HIST. NAT. L1B. III. gustanos, et Transmoatanos , Asturica urbe magnifica. In his sunt Cigurri, Psici, Lancienses, Zoelae. Numerus omnis multitudinis ad ccxl m liberorum capitum. Lucensis conventus populorum est xvi praeter Celti- cos, et Lebunos, ignobilium, ac barbarae appellationis : sed liberorum capitum ferme clxvi m. Simili modo Bracarum xxiv civitates clxxv m capi- tum , ex quibus praeter ipsos Bracaros , Bibali , Clerini , Gallci, Hequaesi, Limici, Querquerni, citra fastidium nominentur. Longitudo citerioris Hispaniae est , ad finem Castu- lonis a Pyrenaeo, sexcenta septem m pass. et ora paulo amplius. Latitudo a Tarracone ad litus Olarsonis, cccvn. E radicibus Pyreni, ubi cuneatur angustiis inter duo maria, paulatim deinde se pandens, qua contingit ulte- riorem Hispaniam, tantumdem et amplius latitudini adjicit. Metallis plumbi , ferri , aeris , argenti , auri tota ferme Hispania scatet : Citerior et specularibus lapidibus : Baetica et minio. Sunt et marmorum Iapicidinae. Uni- vers Hispani Vespasianus imperator Augustus jacta- tus procellis reipublicae Latii jus tribuit. Pyrenaei mon- tes Hispanias Galliasque disterminant, promontoriis in duo diversa maria projectis. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 27 peuples diviss en Augustani et Transmontani , et ont pour chef-lieu la superbe Asturica. On distingue parmi eux ceux de Cigurre, dePsique, de Lancia, et les Zoles. La po- pulation monte deux cent quarante mille hommes libres. Le cercle de Lucus comprend , outre les Celtiques et les Lbunes, seize peuples peu connus et de noms barbares : on y compte environ cent soixante-six mille hommes libres. De mme, dans le cercle de Bracares, o vingt-quatre cits possdent 175000 hommes libres, on ne peut nom- mer, aprs les Bracares mmes, que les Bibales, les C- lrins, les Gallques , les Hquses, les Limiques, les Querquernes. ' L'Espagne citrieure a, de Castulo au cap Pyrne, six cent sept milles de long, et un peu plus en suivant la cote : sa largeur, de Tarragone au rivage d'Olarson , est de trois cent sept milles. Mais comme du pied des Pyr- nes, o la pninsule est resserre par le rapprochement de deux mers, elle se dveloppe insensiblement jusqu' ce qu'elle aille atteindre l'Espagne ultrieure, cette lar- geur devient plus que double. Des mines de plomb, de fer, de cuivre, d'argent, d'or, abondent dans toute l'Espagne; dans la province citrieure se trouvent des pierres spculaires : la Btique possde du minium. On voit aussi des carrires de mar- bre. Toute l'Espagne aujourd'hui jouit du droit de cits latines : Vespasien lui accorda ce privilge aprs les ora- ges qui ont agit la rpublique. L'Espagne et les Gaules ont, pour limites communes, deux caps que projettent les Pyrnes, l'un sur une mer, et l'autre sur une Mitre. si C. PLIN1I HIST. NAT. LIB. III Narbonensis provinciae. V. 4- Narbonensis provincia appellatur pars Gallia- rum, qu interno mari adluitur, Braccata ante dicta, amne Varo ab Italia discreta , Alpiumque vel saluberri- mis Romano imperio jugis. A reliqua vero Gallia latere septemtrionali , monlibus Gebenna et Jura : agrorum cultu , virorum , morumque dignatione , amplitudine opum, nulli provinciarum postferenda, breviterque Italia verius quam provincia. In ora regio Sardonum, intusque Consuaranorum. Flumina : Tecum, Vernodubrum. Op- pida : Illiberis, magnae quondam urbis tenue vestigium : Ruscino , Latinorum. Flumen Atax e Pyreno Rubren- sem permeans lacum : Narbo Martius, Decumanorum colonia, xn m pass. a mari distans. Flumina : Arauris, Liria. Oppida de cetero rara, praejacentibus stagnis : Agatha quondam Massiliensium , et regio Volcarum Tectosagum : atque ubi Rhoda Rhodiorum fuit , unde dictus multo Galliarum fertilissimus Rhodanus amnis , ex Alpibus se rapiens per Lemannum lacum, segnem- que deferens Ararim , nec minus seipso torrentes Isa- ram, et Druentiam. Libica appellantur duo ejus ora mo- dica : ex his alterumHispaniense, alterum Metapinum : tertium, idemque amplissimum , Massalioticum. Sunt auctores, et Heraclcam oppidum inostio Rhodani fuisse. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. a 9 Narbonaise. V. 4- Narbonaise est le nom de la province des Gau- les que baigne la Mditerrane, et qui jadis s'appelait Braccata. Le Var et les cimes des Alpes , sauve-gardes tutlaires de l'empire romain, la sparent de l'Italie. Au nord , les monts Ghenne et Jura l'isolent du reste de la Gaule. Sa brillante culture, sa population, la civili- sation et l'opulence des habitans la mettent en premire ligne parmi les provinces, si mme on ne doit plutt y voir une autre Italie qu'une province. On trouve d'abord sur la cte les Sardones, dans les terres, les Consuaranes. Ses fleuves sont le Tcum, le Vernodubre ; les villes, llli- beris, faible dbris d'une cit considrable, Ruscino, ville droit latin. L'Atax descend des Pyrnes, et traverse le lac de Rubres. A douze milles de la mer est Narbo Mar- tius, colonie de Dcumans. Fleuves, l'Arauris, la Liria. D'autres villes sont clair-semes sur de petits lacs. On voit aussi Agathe, jadis aux Massiliens , le pays des Volces Tectosages, et Rhode, cette colonie de Rhodiens, qui a donn son nom au fleuve le plus riche des Gaules, au Rhne, qui , tombant des Alpes et perant le Lman , em- porte dans sa course et le lent Araris, et l'Isre, et la Druentie, ses rivaux en rapidit. Les deux bouches les plus petites se nomment Libica, et se distinguent par les surnoms d'Espagnole pour l'une, de Mtapine pour l'autre : la troisime, plus large, s'appelle Massaliotique. Quelques auteurs placent l'embouchure du Rhne une ville d'Hracle. 3o C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Ultra, fossae ex Rhodano C. Marii opre, et nomine insignes : Stagnum, Mastramela : oppidum, Maritima Avaticorum : superque Campi lapidei , Herculis prlio- rum memoria : Regio Anatiliorum , et intus Desuvia- tium , Cavarumque. Rursus a mari Tricorium : et intus Tricollorum , Vocontiorum , et Segovellaunorum : mox Allobrogum. At in ora Massilia Graecorum Phocaeen- sium , fderata. Promontorium Zao : Citharista portus. Regio Camatullicorum. Dein Suelteri , supraque Verru- cini. In ora autem Athenopolis Massiliensium , Forum Julii Octavanorum colonia, quse Pacensis appellatur, et Classica : amnis in ea Argenteus. Regio, Oxubiorum Ligaunorumque , super quos Suetri , Quariates , Aduni- cates. At in ora oppidum latinum Antipolis. Regio Deciatium : amnis Varus, ex Alpium monte Cerna pro- fusus. In mediterraneo coloniae : Arelate Sextanorum, Be- terrae Septimanorum , Arausio Secundanorum. In agro Cavarum Valentia, Vienna Allobrogum. Oppida la- tina : Aqu Sextiae Salluviorum , Avenio Cavarum , Apta Julia Vulgientium , Alebece Reiorum Apollina- rium, Alba Helvorum, Augusta Tricastinorum : Anatilia, Aeria , Bormanni , Comacina , Cabcllio , Carcasum Vol- carum Tectosagum : Cessero , Carpentoracte Memino- rum : Cenicenses , Cambolectri , qui Atlantici cognomi- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 3i Plus loin se voient un canal qui joint le Rhne et qu'il- lustre le nom de Marius, son auteur, l'tang de Mas- tramle, la ville de Marithna Avaticorum , et au dessus la plaine des Pierres , clbre par le souvenir des combats d'Hercule, le pays des Anatiliens, et, dans les terres, les Ds u via tes et les Cavares. Les Tricores ensuite bordent la cte; les Tricolles, les Voconces, les Segovellaunes , puis les Allobroges sont l'intrieur. Au bord de la mer s'lve Massilie, colonie grco-phocenne et ville allie, que suivent le cap Zao, le port Cithariste, le territoire des Camatulliques , puis les Sueltres, et, au dessus, les Verrucins; enfin, en revenant la cte, Athenopolis aux Massiliens , Forum Julii, autrement Colonia Pacensis et Classica , colonie de la huitime lgion , arrose par l'Ar- genteus, les pays des Oxubes et des Ligaunes, qui ont au dessus d'eux les Sutres, les Quariates, les Adunica- tes; puis Antipolis, ville latine, les Dciates, et le Var, qui descend du mont Cma dans les Alpes. Les colonies, dans l'intrieur, sont : Arlate, la sixime lgion; Bterres, la septime; Arausio, la seconde ; Valence chez les Cavares , Vienne chez les Al- lobroges. Villes latines : Aqu Sextiae aux Salluves, Ave- nio aux Cavares, Apta Julia aux Vulgiences, Albc aux Reii Apollinares, Alba aux Helves, Augusta aux Tricastins, Anatilie, Arie, Bormannes , Comacine, Ca- bellio, Carcase aux Volces Tectosages ; Cessero, Carpen- toracte aux Mmines; Cenicenses, Cambolectri Atlan- tici ; Forum Voconii , Glanum Livii , Lutevani ou Forum Neronium; Nmause aux Arcomiques , Piscnes, Ru- 3a C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. nantur : Forum Voconii,Glanum Livii, Lutevani, qui et Foroneronienses : Nemausum Arecomicorurn , Piscen, Ruteni, Senagenses, Tolosani Tectosagum, Aquitaniae contermini : Tasconi, Tarusconienses, Umbranici : Vo- contiorum civitatis fderatae duo capita , Vasio , et Lu- eus Augusti. Oppida vero ignobilia xix sicut xxiv Ne- mausiensibus attributa. Adjecit formulae Galba impera- tor ex Inalpinis Avanticos , atque Bodionticos , quorum oppidum Dinia. Longitudinem provinciae Narbonensis cclxx m pass. Agrippa tradit, latitudinem ccxlviii. Italiae. VI. 5. Italia dehinc , primique ejus Ligures : mox Etruria , Umbria , Latium , ubi Tiberina ostia , et Roma terrarum caput, xvr m pass. intervallo a mari. Volsco- rum postea litus, et Campani : Picentinum inde, ac Lucanum, Brutiumque, quo longissime in meridiem, ab Alpium fine, lunatis jugis in maria excurrit Italia. Ab eo Grci ora , mox Salentini , Pediculi , Apuli , Peligni, Frentani, Marrucini, Vestini, Sabini, Picentes, Galli , Umbri , Etrusci , Veneti , Garni , lapides , Istri , Liburni. Nec ignoro , ingrati ac segnis animi existimari posse merito, si breviter atque in transcursu, ad hune modum dicatur terra , omnium terrarum alumna , ea- dem et parens, numine deum electa, quae caelum ipsum HISTOIRE NATURELLE , LIV. m. 33 tne, Senagenses, Tolosa aux Tectosages, sur les con- fins de l'Aquitaine; puis Tasconi, Tarusconienses, Um- branici. Les Voconces, cit allie, ont deux chefs- lieux, Vasio et Lucus Augusti', et dix-neuf villes obscu- res , comme ceux de Nmause en ont vingt-quatre. A ce cadre Galba joignit sous sdn rgne deux peuples de l'intrieur des Alpes, les Avantiques et les Bodiontiques, qui possdent Dinia. Agrippa donne toute la Narbo- naise deux cent soixante-dix milles de long sur deux cent quarante-huit de large. Italie. VI. 5 L prend l'Italie : la Ligurie se prsente en tte, puis l'trurie, l'Ombrie, le Latium, o se trou- vent l'embouchure du Tibre , et , seize milles de la mer, Rome , la capitale du monde , la cte Volsque , la Campanie, le Picentin, la Lucanie, le Brutium, extr- mit sud de la pninsule, qui, partant des Alpes, va faire saillie dans les deux mers par un arc qui imite le crois- sant de la lune. Au del du Brutium , l'on est en Grce ; puis l'on trouve les Salentins, les Pdicules, les Apuli, les Plignes, les Frentani, les Marrucins , les Vestins, les Sa- bins, les Picentes, les Gaulois, les Ombres, les Etrus- ques, les Ventes, les Carnes, les lapides, les Istres, les Liburnes. Je sais que l'on m'accusera juste titre d'ingra- titude et de paresse, si je ne dcris qu'avec un tel laconisme et comme en passant, la contre nourrice et mre de tou- iii. 3 34 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. clarius faceret, sparsa congregaret imperia, ritusque molliret , et tt populorum discordes ferasque linguas , sermonis commercio eontraheret , colloquia , et buma- nitatem homini daret , breviterque , na cjunctarum gentium in toto orbe patria fieret. Sed quid agam ? Tanta nobilitas omnium locorum, (quosquis attigerit?) tanta rerum singularum populorumque claritas tenet. Urbs Roma, vel sola in ea, et digna tam' festa cervice facis , quo tandem narrarudebet opre ? Qualiter Cam- paniae ora per se , felixque illa ac beata amnitas ? ut palam sit , uno in loco gaudentis opus esse naturae. Jam vero tanta ea vitalis ac pererinis salubritatis cli tem- peries, tam fertiles campi, tam aprici colles, tam innoxii saltus, tam opaca nemora, tam munifica silvarum g- nera , tt montium afflatus , tanta frugum et vitium , olearumque fertilitas, tam nobilia pecori vellera, tt opima tauris colla , tt lacus , tt amnium fontiumque ubertas , totam eam perfundens , tt maria , portus , gremiumque terrarum commercio patens undique : et tanquam ad juvandos mortales, ipsa avide in maria procurrens. Neque ingnia, ritusque, ac viros, et lin- gua manuque superats commemoro gentes. Ipsi de ea judicavere Grci, genus in gloriam suam effusissimum : quotam partem ex eo appellando Grciam magnam ? Nimirum id, quod in mentione cli fecimus, hac quo- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 35 tes les autres, la terre privilgie des dieux, qui y ont recrut de quoi orner le ciel, le centre qui devait runir tant d'empires pars, adoucir les murs, fondre dans un idiome commun cent langues barbares et htrognes, donner au monde la civilisation et les moyens de s'en- tendre , en un mot, devenir la patrie de toutes les nations rpandues sur le globe. Mais que faire? tant de lieux il- lustres, qu' peine un homme effleurerait, tant d'exploits hroques, tant de peuples immortels m'arrtent! Rome seule, cette tte auguste du colosse italique, que de tra- vaux sa description exigerait! Et la Campanie, cette cte dlicieuse et si riche de ses propres richesses , chef-d'u- vre, on le croirait, de la nature amante d'un seul can- ton ! Et cette abondance de vie , cette ternelle salubrit d'un beau ciel ! et ces plaines fcondes ! et ces coteaux chris du soleil , ces vallons l'air pur, ces bois ombreux, cette vgtation varie des forts, ces monts d'o soufflent tant de vents divers , ces grains , ces vignobles , ces oli- viers aux riches rcoltes, ces troupeaux aux nobles laines, ces taureaux au cou puissant, ces lacs, ces rivires, ces sources intarissables qui courent sur le sol, ces mers, ces ports, cette terre qui ouvre de toutes parts son sein au commerce, et qui, en revanche, comme pour seconder les travaux de l'homme , fait invasion dans les mers ! Et je n'ai encore rien dit du peuple-roi, de son gnie, de sa l- gislation, de ses triomphes oratoires et militaires. Les Grecs eux-mmes, race infatigable quand elle chante ses louanges, ont jug l'Italie : une fraction (et quelle frac- tion ! ) du pays est pour eux la grande Grce. Nous ferons ici ce que nous avons fait dans la description du ciel : 3. 36 C. PLINJI HIST. NAT. LIB. III. que in parte faciendum est, ut quasdam notas ac pauca sidra attingamus. Legentes tantum quaeso meminerint, ad singula toto orbe edisserenda festinari. Est ergo folio maxime querno adsimulata , multo proceritate amplior, quam latitudine : in laeva se flec- tens cacumine, et Amazonicae figura desinens parmae, ubi a medio excursu Cocintbos vocatur, per sinus luna- tos duo cornua emittens, Leucopetram dextera , Laci- nium sinistra. Patet longitudine ab Alpino fine Prae- toriae Augustae , per Urbem Capuamque cursu meante , Rbegium oppidum in humero ejus situm , a quo veluti cervicis incipit flexus, decies centena et viginti millia passuum : multoque amplior mensura fieret Lacinium usque , ni talis obliquitas in latus digredi videretur. Latitudo ejus varia est : ccccx millium inter duo maria , inferum et superum , amnesque Varum atque Arsiam : * mediae , atque ferme circa urbem Romain , ab ostio Aterni amnis in Adriaticum mare influentis, ad Tibe- rina ostia, cxxxvi, et paulo minus a Castro novo Adria- tici maris Alsium ad Tuscum aequor : haud tillo inde loco ce in latitudinem excedens. Universae autem ambi- tus a Varo ad Arsiam xxx pass. lix m efficit. Abest a circumdatis terris , Istria ac Liburnia qui- busdam locis centena m pass. Ab Epiro et Illyrico quin- quaginla. Ab Africa minus ecc, ut auctor est M. Varro. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. ^ quelques astres, quelques points seulement seront nots, et nous prierons le lecteur de songer que notre rapide description aspire s'tendre au monde. Une feuille de chne retrace assez fidlement l'Italie ; beaucoup plus haute que large, elle incline sa tte gauche, et, en bas, se termine en forme de panne d'Amazone : le cap Cocinthe serait au centre de l'chan- crure demi-circulaire que termineraient droite le cap Leucoptre et gauche le cap Lacinium. De Pretoria Augusta, sa limite dans les Alpes, la ville de Rhe- gium,qui est comme sur l'paule de la pninsule, dont, un peu plus bas, le col commence s'arrondir, on compte, en passant par Rome et Capoue, mille vingt milles : la distance serait plus considrable, si l'on allait jusqu' Lacinium ; mais elle se compliquerait alors de mesures latrales. La largeur varie : du Var l'Arsia , entre les mers suprieure et infrieure, elle est de qua- tre cent dix milles; au milieu et sur la ligne de Rome, de l'embouchure de l'Aterne dans l'Adriatique celle du Tibre, elle se rduit cent trente-six, et devient moindre encore de Castrum-Novum sur l'Adriatique Alsium sur la mer de Toscane ; nulle part elle n'en ex- cde deux cents. Le contour des ctes du Var l'Ar- sia est de trois mille cinquante-neuf milles. Quant son loignement des contres circonvoisines, l'Italie se trouve, en certaines localits, cent milles de l'Istrie et de la Liburnie, cinquante de l'pire et 38 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Ab Sardinia, cxx m. Ab Sicilia m ccccc. A Corsica mi- nus lxxx. Ab Issa quinquaginta. Incedit per maria cli regione ad meridiem quidem : sed si*quis id diligenti subtililate exigat, inter sextam horam primamque bru- malem. Nunc ambitum ejus , ^urbesque enumerabmus. Qua in re prsefari necessarium est, auctorem nos Divum Augustum secuturos, descriptionemque ab eo factam Italiae totius in regiones xi, sed ordine eo, qui litorum tractu fiet, urbium quidem vicinitates oratione utique praepropera servari non posse : itaque interiori in parte digestionem in literas ejusdem nos secuturos, coloniarum mcntionc signata, quas ille in eo prodidit numro. Nec situs originesque persequi facile est, Ingaunis Liguribus ( ut ceteri omittantur ) agro tricies dato. *Nona Italiae regio.* VII. Igitur ab amne Varo Nica oppidum a Massi- liensibus conditum : fluvius Paulo : Alpes, populique Inalpini multis nominibus, sed maxime Capillati : oppi- dum Vediantiorum civitatis Cemenelion : portus Hercu- lis Monci , Ligustica ora. Ligurum celeberrimi ultra Alpes Salluvii , Deciates , Oxubii : citra , Veneni , et Calurigibus orti Vagienni, Statielli , Bimbelli , Magelli, Euburiates , Casmonafes , Velciatcs , et quorum oppida HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 3 9 de l'Illyrie, prs de trois cents de l'Afrique, selon Var- ron , cent vingt de la Sardaigne , un et demi de la Sicile, prs de quatre -vingt de la Corse, cinquante d'Issa. Sa direction dans les mers la porte au sud, ou, pour s'exprimer plus exactement, entre le sud et la pre- mire heure brumale. Passons la description de ses bords et l'iiumra- tion des villes : mais notons d'abord que nos guides se- ront Auguste et sa division de l'Italie en onze provinces. Pour l'ordre cependant, je ne m'astreindrai qu' celui dans lequel se suivent les ctes mmes ; les distances ne peuvent non plus tre indiques dans ce rapide prcis : dans l'expos des pays intrieurs, j'emploierai comme ce prince la mthode alphabtique, et comme lui je men- tionnerai toutes les colonies qui se trouveront dans le nombre. Quant aux positions et l'origine de chaque tablissement, il serait difficile d'en- rendre compte : les Ligures Ingaunes (pour ne citer qu'un exemple) ont ob- tenu jusqu' trente concessions de terrain. * Neuvime rgion de l'Italie.* VII. En quittant le Var, on voit Nice, ville de fon- dation massilienne, le fleuve Paulo, les Alpes, et nombre de peuplades alpines de noms divers, parmi lesquelles les Capillati, Cemenelium, chef-lieu de l'tat des Vdiances, le port d'Hercule Monque, la cte Ligustique. Des peu- ples ligures, les plus clbres sont au del des Alpes, les Salluves, les Dciates, les Oxubes; en de des monts, les Vennes, les Vagicnnes, rameau des Caturiges, les Statielles, les Bimbelles, les Magelles, les Euburiatcs, 4o C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. in ora proxime dicemus. F^imen Rutuba , oppidum Albium Intemelium, flumen Merula, oppidum Albium Ingaunum : portus Vadorum Sabatium : flumen Porci- fera, oppidum Genua : fluvius Feritor, portus Delphini : Tigullia : intus et Segesta Tigulliorum : flumen Macra , Liguriae finis. A tergo autem supra dictorum omnium Apenninus mons Italise amplissimus, perpetuis jugis ab Alpibus tendens ad Siculum fretum. Ab altero ejus latere ad Padum amnem Italiae ditissimum, omnia nobilibus oppidis nitent : Libarna , Dertona colonia , Iria , Barde- rate, Industria, Pollentia, Carrea, quod Potentia c'ogno- minatur : Forofulvi, quod Valentinum : Augusta Vagien- norum, Alba Pompeia, Asta, Aqu Statiellorum. Haec regio ex descriptione Augusti nona est. Patet ora Ligu- ri inter amnes Varum et Macram, ccxi m passuum. g Septima Italiae regio. VIII. Adnectitur septim, in qua Etruria est, ab . amne Macra, ipsa mutatis spe nominibus. Umbros inde exegere antiquitus Pelasgi : hos Lydi , a quorum rege Tyrrbeni , mox a sacrifico ritu , ingua Gracorum Tusci sunt cognominati. Primum Etruriae oppidum Luna portu nobile. Colonia Luca a mari recedens, propior- que Pisae inter amnes Auserem et Arnum, ortae a Pelope %' HISTOIRE NATURELLE, L1V. III. /,i les Casmonales, les Vliates, et autres, dont nous nom- merons bientt les villes situes sur la cte. Suivent le Butube, Albium Intemelium, le Merula, Albium Ingau- nura , le port Vadorum Sabatium , le Porcifere , Genua , le Feritor, le port du Dauphin, Tigullie avec Segeste la Tigullfne dans les terres, et le Macra, borne de la Li- gurie. Adosss tous- les lieux ci-dessus, les Apennins, ces colosses de l'Italie, projettent leur chane norme et non interrompue des Alpes la mer Sicilienne. De l'autre ct de leurs cimes, et le long du P, le fleuve le plus opulent de l'Italie, brillent des villes renommes : Libarne, Dertone colonie, Irie, Bardrate, Industrie, Pollentie, Carre, surnomme Potentie, Forofulves ou Valentinum, Augusta Vagiennorum, Alba Pompeia, Asta, Aqu Statiellorum. Ce pays, qui forme, dans le tableau d'Auguste, .la neuvime rgion, s'tend du Var la Macra, sur une longueur de deux cent onze milles. # ' . 0- Septime rgion de l'Italie. VIII. Prs d'elle se trouve la septime, qui part de la Macra, et o est comprise l'trurie. Elle a souvent chang de nom. Trs-anciennement les Ombres en furent chasss par les Plasges, qui, plus tard , cdrent la place aux Ly- diens : ceux-ci prirent de leur roi le nom deTyrrhnes, et les Grecs leur imposrent celui de Tusques, cause de leurs rites en fait de sacrifices. La premire ville de l'Etru- rie est Luna, clbre par son port ; Luque, colonie, est quelque distance de la mer; Pisc, sa voisine, entre 4 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Pisisque , sive a eutanis , Grca gente. Vada Volater- rana : fluvius Caecina , Populonium Etruscorum quon- dam, hoc tantum in litore. Hinc amnes Prille, mox Umbro navigiorum capax et ab eo tractus Umbrise , portusque Telamon : Cosa ^olcientium a populo ro- mano deducta : Gravisc, Castrum novum, Pyrgi. Cae- retanus amnis, et ipsum Caere intus m pass. quatuor, Agylla a Pelasgis conditoribus dictum : Alsium, Fre- genae. Tiberis amnis a Macra cclxxxiv m pass. Intus colomae : Falisca Argis orta (ut auctor est Cato), quae cognominatur Etruscorum , Lucus Feronias , Rusellana , Seniensis , Sutrina. De cetero Aretini veteres , Arelini Fidentes , Aretini Julienses , Amitinenses , Aquenses cognomine Taurini , Blerani , Cortonenses , Capenates , Clusini novi, Clusini veteres, Florentini prfluenti Arno adpositi , Fesul , Ferentinum , Fescennia , Hortanum , Herbanum , Nepet , Novem Pagi , Praefectura Claudia Foroclodii, Pistorium , Perusia , Suanenses , Saturnini qui antea Aurinini vocabantur, Subertani , StatOnes, Tarquinienses , Tuscanienses, Vetulonienses, Veientani, Vesentini, Volaterrani, Volcentini cognomine Etrusci , Volsinienses. In eadem parte oppidorum veterum nomina retincnt agri Crustuminus, Caletranus. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 4} TArne et l'Auser, doit son origine Plops et aux Pises ou Teutanes, venus de Grce. Suivent Vada Volaterrana , le-Ccina, Populonium, jadis aux Etrusques et leur unique ville maritime, le Prille, l'Ombrone, qui est na- vigable et o commence l'Ombrie, le port Tlamon , Cosa chez les Volciens, colonie de Rome, Gravisques, Castrum Novum , Pyrges, le Crtane avec Cr, quatre milles dans les terres (Agylle est le nom que lui donn- rent les Plasges ses fondateurs), Alsium, Frgnes, enfin le Tibre, qui, l, est deux cent quatre-vingt- quatre milles de la Macra. Dans les terres, on a, en fait de colonies , Falisque , ville argienne , selon Caton ( on dit aussi Falisque l'Etrusque), Lucus Feroniae, Rusel- lanes, Seniensis, Sutrine. Les autres villes sont Aretium l'ancienne, Aretium Fidens, Aretium Julium, Amitine, Aquae Taurinae, Bires, Cortone, Capne, Ciusium-la- Neuve, Vieille-Clusium , Florence sur l'Arno, Fsules, Frence, Fescennie, Hortanum, Herbanum, Nepet, No- vem Pagi,Praefectura Claudia Foroclodii, Pistorium,Pe- rouse, Suanum, Saturnie, jadis Aurinie, Suberfce, Sta- tones , Tarquinies , Tuscanie , Vtulonies , Veies, Vesence , Volaterre, Volcentie l'Etrusque, Volsinies. Dans la mme rgion , les cantons de Crustumine et de Caltres por- tent encore les noms de villes qui ne sont plus. /,4 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. * Prima Italiae regio*, Tiberis, Roma. IX. Tiberis, antea Tibris appellatus, et prius Albula, e mdia * fere longitudine Apennini , finibus Aretino- rum profluit; tenuis primo, nec nisi piscinis corrivatus emissusque, navigabilis, sicuti Timia etGlanis influentes in eum, novenorum ita conceptu dierum, si non adju- vent, imbres. Sed Tiberis propter aspera et confragosa , ne sic quidem, prterquam trabibus verius quam rati- bus , longe meabilis fertur , per centum quinquaginta millia passuum non procul Tiferno, Perusiaque, et Ocri- culo, Etruriam ab Umbris ac Sabinis : mox citra trede- cim millia passuum Urbis Veientem agrum a Crustu- mino, dein Fidenatem Latinumque a Vaticano dirimens : sed infra Aretinum Glanim duobus et quadraginta flu- viis auctus , prcipuis autem Nare et Aniene , qui et ipse navigabilis Latium includit a tergo : nec minus tamen aquis ac tt fontibus in Urbem perductis : et ideo quamlibet magnarum navium ex Italo mari capax, re- rum in toto orbe nascentium mercator placidissimus , pluribus prope solus , quam ceteri in omnibus terris am- nes, accolitur, adspiciturque villis. Nullique fluviorum minus licet, inclusis utrimque lateribus : nec tamen ipse pugnat, quanquam creber ac subitns incrementis, HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. /,5 * Premire rgion de l'Italie* : le Tibre, Rome. IX. Le Tibre, appel prcdemment Tibre et antrieu- rement Albula, descend peu prs de la partie centrale de l'Apennin, et des confins du territoire d'Aretium. Ce n'est d'abord qu'un ruisseau ; et comme le Timia et le Glanis, ses tributaires, il n'est navigable qu' l'aide d'chises d'o on lcbe ses eaux captives; encore, si la pluie ne vient l'aide, faut-il neuf jours d'attente, et l'ingalit rocailleuse de son cours ne souffre-t-elle alors que des trains plutt que des barques. Il fait ainsi cent cinquante milles, passant non loin de Tiferne, de P- rouse, d'Ocricule, et sparant l'Etrurie de l'Ombrie et des Sabins, puis, treize milles de Rome, le pays des Veiens du canton de *Crustumine , enfin les districts de Fidnes et le Latium du Vatican. Grossi alors des eaux du Glanis d'Aretium, il charrie dans son lit quarante- deux rivires dont les plus fortes sont le Nar et l'Anio, qui lui-mme est navigable, et qui fait, par derrire, le tour du Latium. Les eaux, les sources, conduites Rome le grossissent encore , et quoique alors capable de porter les plus gros vaisseaux qu'amne la mer Italique, paisible entrept de tous les produits de l'univers, il voit lui seul ses rives peuples et embellies de plus de maisons de plaisance que tous les fleuves de l'univers runis. Nul non plus n'est moins libre : de forts rem- parts emprisonnent son lit, et cependant, malgr la fr- quence de ses crues soudaines, ce n'est point lui qui lutte contre ses digues : nulle part ses eaux ne dbordent plus 46 C. PLINII HIST. NAT. LIB. HI. et nusquam magis aquis quam in ipsa Urbe stagnanti- hus. Quin immo vates intelligitur potius ac monitor , auctu semper religiosus verius, quam saevus. Latium antiquum a Tiberi Circeios servatum est, l m pass. longitudine. Tarn tenues primordio imperii fuere radies. Colonis saepe mutatis, tenuere alii aliis temporibus , Aborigines , Pelasgi , Arcades , Siculi , Au- runci , Rutuli. Et ultra Circeios Volsci , Osci , Ausones , unde nomen Latii processit ad Lirim amnein. In princi- pio est Ostia, colonia a romano rege declucta. Oppidum Laurentum , lucus Jovis Indigetis , amnis Numicius , Ardea a Danae Persei matre condita. Dein quondam Aphrodisium, Antium colonia, Astura flumen et insula. Fluvius Nymphaeus , Clostra romana. Circeii quondam insula immenso quidem mari circumdata (ut credi- tur Homero ) , at mine planitie. Mirum est , quod bac de re tradere bominum notitiae possumus. Theopbrastus, qui primus externorum aliqua de Romanis diligentius scripsit ( nam heopompus , ante quem nemo mentio- nem babuit , Urbem dumtaxat a Gai lis aptam dixit, Clitarcbus ab eo proximus , legationem tantum ad Alexandrum missam) : hic jam plus quam et fama : Cir- ceiorum insulae mensuram posuit stadia octoginta , in eo volumine , quod scripsit Nicodoro Atheniensium ma- gistratui, qui fuit Urbis nostra? ccccxl anno. Quidquid est HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 47 souvent qu' Rome : le Tibre n'est alors qu'un prophte; et l'inondation est moins la vengeance que l'avis des dieux. . Les limites du vieux Latium n'ont pas vari : sa longueur, du Tibre Circeii, est de cinquante millest Sur cette humble base l'empire romain a pris racine. La population a souvent chang, et diverses poques y ont vu des peuples divers : Aborignes, Plasges, Arcadiens, Siciliens, Aurunces, Rutules ; et, au del de Circeii, Volsques, Osques, Ausones (ce qui a fait tendre le nom de Latium jusqu'au Liris) s'y sont succd. Ostie , colonie d'un roi romain, parat d'abord, puis Laurente, le bois sacr de Jupiter lndigte, le Numicius, Arde, btie par Dana, la mre de Perse, Antium, pri- mitivement Aphrodisium, colonie, le fleuve Astura et l'le de mme nom; le Nymphe, Clostra Romana 7 Cir- ceii , jadis le qu'environnait, s'il faut en croire Homre, une4mmense masse d'eau, et qui est en plaine aujour- d'hui. Un fait remarquable s'offre ici l'attention du genre humain. Thophraste, le premier tranger qui ait crit sur Rome avec quelque exactitude (car Thopompe , le plus ancien auteur qui parle de nous, ne mentionne que la prise de la ville par les Gaulois, et Clitarque, le premier aprs lui, ne connat que notre ambassade Alexandre); Thophraste, dis-je, qui dj n'crivait plus sur des ou-dire, donne la mesure de l'le de Circeii, et la porte quatre- vingt stades dans l'ouvrage qu'il d- die l'archonte Nieodore d'Athnes, qui exerait l'an de Rome quatre cent quarante. Ainsi tout ce qu'il y a /,8 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. ergo tcrrarum, praeter decem millia passuum prope am- bitus, adnexum insulae, post eum annum accessit Itali. Aliud miraculum : A Circeiis palus Pomptina est, quem locum xxxm urbium fuisse Mucianus ter consul prodidit. Dein flumen Ufens, supra quod Terracina op- pidum, lingua Volscorum Anxur dictum, et ubi fuere Amyclae a serpentibus deletae. Dein locus speluncae, la- cus Fundanus, Cajeta portus. Oppidum Formiae, Hor- miae prius olim dictum : ut existimavere , antiqua Laes- trygonum sedes. Ultra fuit oppidum Pyrae : colonia Minturnae, Liri amne divisa, Glani appellato. Oppidum Sinuessa extremum in adjecto Latio, quam quidam Si- nopem dixere vocitatam. Hyic felix illa Campania est. Ab hoc sinu incipiunt vitiferi colles, et temulentia nobilis succo per omnes terras inclyto, atque (ut veteres dixere) summuii Li- beri patris cum Cerere certamen. Hinc Setini et Caecubi protenduntur agri. His junguntur Falerni, Caleni. Dein consurgunt Massrci , Gaurani , Surrentinique montes. Ibi Laborini campi sternuntur, et in delicias alicae po- pulatur messis. Hc litora fontibus calidis rigantur : praeterque cetera in toto mari conchylio et pisce nobili adnolantur. Nusquam generosior oleae liquor : et hoc quoque certamen humanae voluptatis tenuere Osci , Grci , Umbri , Tusci , Campani. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. t,ij de terrain au del d'une circonfrence de dix milles, a t ajout l'Italie depuis cette poque. Autre merveille. Au del de Circeii sont les marais Pontins, qui, selon M^cien, trois fois consul, occupent l'emplacement de trente- trois villes. Ensuite viennent l'Ufens, et, au dessus de ce fleuve, au lieu qu'occupait Amycles , dtruite depuis par des serpens , Terracine , en Volsque, Anxur; puis le lieu de la caverne Amyclenne, le lac de Fondi, le port de Caite, Formies, antrieu- rement Hormies , qui passe pour avoir servi de demeure aux Lestrigons; et plus loin encore Pyres, la colonie de Minturnes , coupe en deux par le Liris , dit aussi Glanis ; enfin Sinuesse , jadis Sinope, selon quelques ^auteurs : c'est la dernire ville du territoire ajout au Latium. L , on entre dans cette opulente Campanie : l com- mencent ces coteaux tapisss de vignobles , ces sucs enivrans, renomms par toute la terre, cette lutte, ainsi s'exprimrent nos anciens, cette lutte de Crs et de Bacchus : l s'tendent les champs de Setia, de C- cube, de Falerne, de Cals, et leur suite, les monts de Massique, de Gaura, de Sorrente. Plus bas descendent les plaines de Labrie, o la moisson fournit une fromen- te dlicieuse. Des eaux thermales arrosent les ctes : des coquillages, des poissons exquis ont donn du re- nom la mer. Nulle part l'olive n'panche un jus plus gnreux. Ce lieu, o germent l'envi les sucs dlicieux, a t aussi aux Osques , aux Grecs , aux Ombres , aux Tusques, aux Campaniens. f m. 5o C PLINII HIST. NAT. LIB. III. In ora Savo fluvius : Vulturnum oppidum cum amne, Liternum , CuiriSe Chalcidensium , Misenum , portus Baiarum , Bauli , lacus Lucrinus, et Avernus , juxta quem Cimmerium oppidum quondam. Dein Puteoli , colonia Dicarchia dicti : postque Phlegraei campi , Acherusia palus Cumis vicina. Litore autem Neapolis Chalcidensium et ipsa , Parthenope a tumulo Sirenis ap- pellata : Herculanium : Pompeii,haud procul adspectante monte Vesuvio, adluente vero Sarno amne : ager Nuce- rinus : et novem millia passuum a mari ipsa Nuceria. Surrentum cum promontorio Miner vae, Sirenum quon- dam sede. Navigatio a Circeiis duodeoctoginta millia passuum patet. Regio ea a iberi prima Italise servatur, ex descriptione Augusti. Intus coloni : Capua ab campo dicta, Aquinum, Suessa, Venafrum, Sora, Teanum Si- dicinum cognomine, Nola. Oppida : Abellinum, Aricia, Alba longa, Acerrani, Allifani, Atinates, Aletrinates, Anagnini, Atellani , Affilani, Arpinates, Auxiinates, Avel- lani, Alfaterni; et qui ex agro Latino , item Hernico, item Labicano cognominati : Bovillae, Calati, Casinum, Ca- lenum, Capitulum Hernicum, Cereatini, qui Mariani cognominantur : Corani a Dardano Trojano orti : Cubul- terini, Castrimonienses, Cingulani : Fabienses, in monte Albano : Foropopulienses, ex Falerno: Frusinates, Fe- rentinates, Freginates, Fabraterni veteres, Fabraterni HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 5i Sur la cote se voient le Savo , le Vulturne , et une ville de mme nom, Literne, Cumes, colonie chalci- dienne,Misne,leport de Baies, Baules, le lacLucrin, et le lac Averne, prs duquel tait jadis la ville de Cimme- rium , Putoles ou Dicachie colonie , les champs Phl- grens, et, prs de Cumes, le lac Achrusie. La cte offre encore Neapolis , aussi colonie de Chalcis , qui le tombeau d'une sirne a valu le nom de Parthnope , Her- culanium , Pompeii , non loin du Vsuve et sur le Sarne ; le territoire de Nucrie, puis la ville de ce nom neuf milles de la mer, Sorrente avec le cap de Minerve, jadis demeure des Sirnes, soixante et dix-huit milles de navigation de Circeii. Le tableau d'Auguste fait de cette rgion, qui part du Tibre, la premire de l'Italie. Int- rieur : i colonies : Capoue, ainsi nomme des plaines (campo) qui Tavoisinent , Aquino , Suessa , Venafre , Sora , Teanum Sidicinum, Nola; i villes ordinaires: Abelline, Aricie,Albe-la-Longue, Acerra, Ailifa, Atine, Altrine, Anagnie, Atella, Affila, Arpinum, Auxime, Avella, Al- faterne, et trois autres Alfaternes que distinguent les sur- noms de Latine , d'Hernique et de Labicane ; Bovilles , Calatie, Casinum, Calenum, Capitulum Hernicum, C- rate Mariana ; Cora, btie par le Troyen Dardanus , Cu- bultrie , Castrimonium , Cingula ; Fabium , dans les monts Albains T Foropopulium , colonie de Falerne, Frusine, Frentie, Frgine, Fabraterne-la-Vieille , Fabraterne-la- Neuve ,Ficola,Foroappium,Forenta; Gabies; Interamne Succasie, autrement Lirine, Ilione Lavinie; Norba, Nomentana; Prneste, jadis Stphane, Priverne; Stie, Signie, Suessule; Tlie, Trbule Balinie, Trbe, uscu- 4- 5?. C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. novi, Ficolenses, Foroappii, Forentani. Gabini , Inter- amnates Succasini, qui et Lirinates vocantur : Ilionen- ses Lavinii, Norbani, Nomentani, Praenestini, urbe quondam Stphane dicta, Privernates, Setini, Signini, ... Suessulani, Telini, Trebulani cognomine Balinienses, # Trebani, Tusculani, Verulani, Veliterni, Ulubrenses, Ulvernates : superque Roma ipsa : cujus nomen alterum dicere, arcanis caerimoniarum nefas habetur : optimaque et salutar fide abolitum enuntiavit Valerius Soranus, luitque mox pnas. Non alienum videtur inserre hoc loco exemplum religionis antiquae, ob hoc maxime si- lentium institutae. Namque diva Angerona, cui sacrifi- catur ante diem xu kalend. januarii , ore obligato obsi- gnatoque simulacrum habet. Urbem trs portas habentem Romulus reliquit, aut (ut plurimas tradentibus credamus) quatuor. Mnia ejus collegere ambitu imperatoribus censoribusque Vespa- sianis anno conditae dcccxxvi, pass. xin m ce. Com- {flexa montes septem , ipsa dividitur in regiones quatuor- decim , compita Larium cclxv. Ejusdem spatium , mensura currente a milliario, in capite romani fori statuto, ad singulas portas , quae sunt hodie numro triginta septem , ita ut duodecim semel numerentur, praetereanturque ex veteribus septem , quae esse desierunt , efficit passuum per directum xxx m dcclxv. Ad extrema vero tectoruui HISTOIRE NATURELLE, L1V. III. $g lum; Vrulc, Vli terne; Ulubre, Ulverne. Sur toutes ces villes s'lve Rome. Elle a un autre nom, qu'au sein des mystres mmes on regarde comme un crime de pro- noncer ; un respectueux et salutaire silence l'avait comme ananti , quand Valerius Soranus osa le faire entendre : une prompte mort le punit. Ici, notons un fait qui tient au culte de nos pres ; c'est surtout au silence , protecteur de ce nom mystrieux, qu'est duc la desse Angrone, qui l'on fait des sacrifices le 1 1 des kalendes de janvier, et dont la statue a la bouche ferme d'une bande scelle d'un sceau. \ Rome avait trois (ou, comme le veulent quelques- uns, quatre) portes, la mort de Romulus. Vespasien et Titus, empereurs et censeurs l'an de Rome 826, ont enferm ses murailles dans une enceinte de treize nulles et un cinquime. Sept montagnes y sont renfermes , et la ville se divise en quatorze rgions et en deux cent soixante- cinq carrefours consacrs aux dieux Lares. Du milliaire plac l'entre du forum chacune des douze portes principales (car nous omettons , dans ce calcul, et les dix- huit qui compltent le nombre de trente, et les sept vieilles portes qui ne sont plus aujourd'hui), on compte- en droite ligne trente milles , plus sept cent soixante-cinq pas. Si, partant toujours du milliaire, on faisait passer 54 C. PLINII HIST. NA. LIB. III. cum castris Praetoriis ab eodem milliario per vicos om- nium viarum mensura colligit paulo amplius septua- ginta millia passum. Quo si quis altitudinem tectorum addat, dignam profecto aestimationem concipiat, fatea- turque nullius urbis magnitudinem in toto orbe potuisse ei comparari. Clauditur ab oriente aggere Tarquinii Su- perbi, inter prima opre mirabili. Namque eum mris aequavit, qua maxime patebat aditu piano. Cetero mu- nita erat praecelsis mris, aut abruptis montibus, nisi quod exspatiantia tecta multas addidere urbes. In prima regione praeterea fuere : in Latio clara op- pida, Satricum, Pometa, Scaptia, Pitulum, Politorium, Tellene, Tifata, Caenina, Ficana, Crustumerium , Ame- riola, MedulHa^ Corniculum, Saturnia, ubi nunc Roma est : Antipolis, quod nunc Janiculum in parte Romae : Antemnae, Camerium, Collatia, Amitinum, Norbe,Sul- mo : et cum his carnem in monte Albano soliti accipere populi Albenses, Albani, iEsolani, Acienses, Abolani , Bubetani, Bolani, Gusvetani , Coriolani, Fidenates, Fo- retii, Hortenses, Latinienses, Longulani, Manates, Ma- crales, Mutucumenses , Munienses, Numinienses, Olli- culani, Octulani, Pedani, Pollustini, Querqutulani , Sicani, Sisolenses, Tolerienses, Tutienses, Vimitellarii, Velienses, Venetulani, Vitellenses. Ita ex antiquo La- tio lui populi interiere sine vestigiis. In Campano au- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 55 les mesures le long des maisons et des tentes prto- riennes, travers les rues, on aurait une longueur totale de soixante-dix milles et quelque chose. Qu'on songe, de plus, la hauteur des difices, et l'on aura une ide de l'immensit d'une ville qui, il faut l'avouer, n'a point de rivale dans l'univers. A l'est, Rome est ferme par la leve de Tarquin le Superbe, travail magnifique et qu'il fit lever au niveau des murs du ct des plai- nes qui laissaient Rome ouverte toutes les insultes. Du reste, elle tait garnie de hautes murailles, ou pro- tge par des monts escarps ; mais les difices , en s'- tendant, runirent plusieurs villes en une seule. La premire rgion contenait encore, i dans le La- tium, Satricum, Pomtie, Scaptie, Pitule, Politorium, Tellne, Tifate, Cnine, Ficane , Crustumeriunv, Am- riole, Mdullie, Cornicule , Saturnie , sur remplacement actuel de Rome : Antipolis, aujourd'hui le Janicule, quar- tier de Rome, Antemne, Camerium, Collatie, Amiti- num, Norb, Sulmo, et ces villes pour qui s'offraient des sacrifices en commun sur le mont Albain, Albe, Al- banum , Esole , Acium , Aboie , Rubte , Rola , Cusvte , Co- rioles, Fidnes, Foretium, Horte, Latinie, Longula,Mana, Macra, Mutucume, Munie, Numinic, Ollicule, Octule, Peda, Pollustie, Querqutule, Sica, Sisole, Tlerie, Tutie, Vimitellare, Vlie, Vntulle, Vitelle : en tout cinquante-trois peuples qui ont disparu de l'antique La- tium sans laisser de traces; 2 en Campanie, Stabies, qui a subsist jusqu'au consulat de Pompe et de Caton , et qui, dtruite la veille des calendes de mai et pendant la guerre sociale, par Sylla, lieutenant des armes ro- 56 C. PL1INU HIS. NAT. LIB. III. tem agro Stabiae oppidum fuere usque ad Cn. Poinpeium et L. Catonem consules, pridie kalend. maii, quo die L. Sylla legatus bello ' sociali id delevit, quod mine in villam abiit. Intercidit ibi et Taurania. Sunt et morien- tis Casilini reliquiae. Praeterea auctor est Antias, oppidum Latinorum Apiolas captum a L. Tarquinio rege, ex cujus praeda Capitolium is inchoaverit : A Surrento ad Sila- rum amnem triginta millia passuum ager Picentinus fuit Tuscorum , templo Junonis Argivae ab Jasone condito insignis. Intus oppidum Salerni, Picentia. * * *Tertia Italiae regio.* X. A Silaro regio tertia, et ager Lucanus Brutiusque incipit : nec ibi rara incolarum mutatione. Tenuerunt eam Pelasgi, OEnotrii, Itali, Morgetes, Siculi , Graeciae maxime populi : novissime Lucani a Samnitibus orti duceLucio. Oppidum Paestum, Graecis Posidonia appel- latum, sinus Paestanus : oppidum Elea, quae nunc Velia. Promontorium Palinurum : a quo sinu recedente tra- jectus ad columnam Rhegiam eentum m pass. Proximum autem buic flumen Melpes : oppidum Buxentum , graece Pyxus : Laus amnis : fuit et oppidum eodem nomine. Ab eo Brutium litus : oppidum Blanda, flumen Batum : portus Parthenius Phocensium : sinus Vibonensis , locus Clampetiae : oppidum Temsa, a Graecis Temese dictum : HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 3* maines, n'est plus aujourd'hui qu'un village, Tauranie, qui n'est plus; Casilinura, qui va cesser d'tre et dont il reste peine des traces; enfin Apioles, qui, pj^se sur les Latins par Tarquin , lii* fournit, parmi ses dpouilles , selon Antias, les premiers matriaux du Capitule. De Sorrente au Silare s'tend, sur une ligne de trente milles, le Picentin, jadis aux Tusques. On y remarque un tem- ple de Junon Argiva, bti par Jason. Dans les terres sont Salerne et Picentie. . f * Troisime rgion de l'Italie*. X. Au Silare commence la troisime rgion , c'est-- dire la Lucanie avec le Brutium. La population y a aussi chang frquemment. Des Plasges, des notres, des Italiens, des Morgtes, des Sicules, des Grecs surtout, y ont prcd les Lucaniens, tribu Samnite qu'y guida un nomm Lucius. Lieux clbres : Pestum (la Posido- nie des Grecs); le golfe de Pestum; le, aujourd'hui Vlie; le cap Palinure o se creuse un golfe et d'o l'on compte cent milles pour aller par mer la colonne fth- gienne. Trs-prs de l le Melps; puis Buxente, en grec Pyxonte; le Las, qui baignait jadis une ville de mme nom ; et , dans le Brutium , qui commence l , Blanda, le Batum, le port Parthenius, aux Phocens; le golfe de Vibo, l'emplacement de Clainptie, Temsa, que les Grecs appellent Tmse; Trine, aux Grotonia- 58 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. et Crotoniensium Terina, sinusque ingens Terinaeus. Oppidum Consentia, intus. In* peninsula fluvius Ache- ron, a quo oppidani Acherontini. Hippo, quod nunc Vibonem Valentiam appellamus, Portus Herculis, Me- taurus amnis, Tauroentum oppidum, Portus Orestis, et Medma. Oppidum Scyllum, Oatais fluvius, mater (ut dixere) Scyllae. Dein eolumna Rhegia : Siculum fretum, ac duojidversa promontoria : ex ItaliaCnys, ex Sicilia Pelorum duodecim stadiorum intervallo. Unde Rhegium duodecim m d pass. Inde Apennini Silva Sila, promon- torium Leucopetra xn m pass. Ab ea Locri cognomi- nati a promontorio Zephyrio, absunt a Silaro ccciii m passuum. Et includitur Europae sinus primus , in eoque maria uuncupantur : unde irrumpit, Atlanticum, ab aliis ma- gnum : qua intrat , Porthmos a Graecis , a nobis Gadita- num fretum : quum intravit, Hispanum, quatenus His- panias adluit : ab aliis Ibericum, aut Balearicum : mox Gallicum ante Narbonensem provinciam : hinc Ligusti- cum. Ab eo ad Siciliam insulam Tuscum : quod ex Graecis alii Notium, alii Tyrrhenum, e nostris plurimi Inferum vocant. Ultra Siciliam ad Salentinos, Ausonium Poly- bius appellat. Eratosthenes autem inter ostium Oceani et Sardiniam quidquid est, Sardoum. Inde ad SiciliamTyrrhc- num. Ab hac Cretam usque Siculum. Ab ea Creticum. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 4J tes, et le vaste golfe de Trine, Consentie, dans les ter- res, l'Achron dans une presqu'le, et la ville d'Ach- rontie; Hippo, aujourd'hui Vibo Valentie, le port d'Her- cule, le Mtaure, Tauroente, le port d'Oreste, Medma, Scylle, la rivire Cratas, mre de Scylla, selon la fable; puis, la colonne Rhgienne ; le dtroit de Si- cile avec deux caps en face l'un de l'autre, le Cnys en Italie, en Sicile, et douze stades de celui-ci, le Plore. De l Rhegium on compte douze milles et demi. La fort de Sila, dans les Apennins, le cap Leucoptre, douze milles, et enfin, trois cent trois milles du Silare, Locres l'Epizphyrienne , ainsi nomme du cap Zphy- rium, achvent cette cte. L finit le premier grand golfe d'Europe. Ses mers se nomment Atlantique ou grand Ocan, aux lieux mmes d'o elles se portent vers l'Europe ; chez nous , dtroit de Gads, et chez les Grecs Porthmosi l'entre; aprs l'en- tre, mer Espagnole (et selon quelques gographes, Ib- rique ou Balarique), le long des ctes d'Espagne; Gau- loise prs de la Narbonaise ; Ligustique un peu plus loin ; Toscane de l la Sicile (les Grecs substituent ces noms ceux de Notienne ou Tyrrhnienne ; beaucoup de Ro- mains l'appellent Infrieure); de la Sicile au pays des Salentins, Ausonienne, selon Polybe. Eratosthne appelle mer de Sardaigne l'espace entre la Sardaigne et le d- bouch de la Mditerrane dans l'Ocan ; de l la Si- cile, c'est la mer Tyrrhnienne, puis la mer de Sicile entre cette le et la Crte, o commence la mer Crtique. 6o C PUNII HKT. NAT. LIB. III. t Insalaram lxiv. In fais, Balearium. XL Insule per haec maria primae omnium P\tyusae a Gratis dicta?, a frutice pineo, nunc Ebusus vocatur utraque, civitate fderata, angusto freto interfluente. patent xlvi m pass. Absunt a Dianio septingentis sta- diis : totidem Dianium per continentem a Carthagine nova. Tantumdem a ityusis in altum, Balares duae, et Sucronem versus Colubraria. Balares funda bellicosas, ^Graeci Gymnasias dixere. Major c m pass. est longitu- dne, circuitu vero ccclxxv m. Oppida habet civium romanorum Pal m a m et Pollentiam : Latina. Ci ni uni . et Tucim : et fderatum, Bocchorum fuit Ab ea xxx m pass. distat minor : longitudine , *xl m, circuitu cl m pass. Civitates habet Iamnonem, Saniferam, Magonem. A majore xii m pass. in altum abest Capraria : insi- diosa naufragis, et e regione Palinae urbis Menariae, ac ,Tiquadra, et parva Annibalis. Ebusi terra serpentes fu- gat , Colubrariae parit. Ideo infesta omnibus , nisi Ebu- sitanam ternup inferentjbus. Graeci Ophiusiam dixere. Nec cuniculos Efcusus gignit , populantes Balearium mes- ^s. Sunt aliae xx ferme parvae mari vadoso. odani ostio. Gallia? autem ora. in Rhodani ostio. Metina : mox HISTOIRE NATURELLE, LV. III. 01 Soixante- quatre les, parmi lesquelles les Balares. XI. L.es deux premires les qu'offre cette mer furent appeles par les Grecs Pityuses cause de leurs bois de pins : aujourd'hui ce sont les Ebuses. Elles ont une ville allie de mme nom. Un bras de mer troit les isole ; leur tendue est de quarante-six milles : sept cents stades les sparent de Dianium, ville continentale, qui elle-mme est sept cents stades de Carthagne. Les Balares en haute mer, et Colubraria vis--vis de l'embouchure du Su- cron, sont a gale distance des Pityuses. Les Balares, si clbres par leurs frondeurs , furent appeles par les Grecs Gymnasies. La grande [Ma/or) a cent milles de long et trois cent soixante-quinze de tour. On y voit Palma et Pol- lentie, cits romaines, Cinium et Tucis, cits droit latin. Bocchorum, qui n'est plus, fut notre allie. A trente milles de cette le, une moins grande [Minor) a qua- rante milles de longueur et cent cinquante de circuit. Ses villes sont Jamnone, Sanifere, Magorf. Capraria pr- sente douze lieues^en mer des cotes perfides et fcondes en naufrages. Mnaries, Tiquadre, et la petite le d'Arf- nibal, sont en face de Palma. Suit Colubraria, en grec Ophiuse : la terre d'Ebuse met en fuite lesserpens; celle de Colubraria les fait natre. Aussi est-elle redoute de quiconque n'a pas de terre d'Ebuse. Celles-ci, de plus, est sans- lapins, tandis que les les Balares en voient leurs moissons infestes. Vingt lots parsment encore cette mer peu profonde. Sur la cote Gauloise, l'embouchure du Rhne, est G* G PLINII I1IST. NAT. LIB. III. quae Blascon vocatur : trs Stchades a vicinis Massi- liensibus dictae propter ordinem, quas item nominant singulis vocabulis, Proten, et Mesen, quae et Pompo- niana vocatur : tertia Hypaea. Ab his Sturium , Phnice , Phila : Lero, et Lerina adversum Antipolim, in qua Vergoani oppidi memoria. Corsicae. XII. 6. In Ligustio mari est Corsica, quam Graeci Cyrnon appellavere, sed Tusco propior : a septemtrione in meridiem projecta, longa passuum cl millia : lata majore ex parte quinquaginta : circuitu cccxxv m. Abest a vadis Volaterranis lxii m pass. Civitates habet xxxm, et colonias Marianam , a G. Mario deductam , Aleriam , a dictature Sulla. Citra est Oglasa rintra vero sexaginta millia passuum a Corsica , Planaria a specie dicta , aequa- lis freto , ideoque navigiis fallax. Amplior Urgo , et Ca- praria, quam Graeci ^Egilon dixere : item iEgilium : et Dianium, quam Artemisiam : ambae contra Cosanum li- tus : et Barpana, Menaria, Columbaria, Venaria. Ilva cum ferri metallis, circuitu centum millia, a Populonio decem, a Grcis jEthalia dicta. Ab ea Planasia, xxxviiim. Ab his ultra Tiberina ostia in Antiano Astura , mox Pal- maria, Sinonia, et adversum Formias Pontiae. In Puteo- lano autem sinu Pandataria, Prochyta, non ab ^Eneae nutrice, sed quia profusa ab j(Enaria erat. ^Enaria ipsa * * HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 03 l'le de Mtine, puis celle de Blaseon, les trois Stchades, qui leur ordre a valu, de la part des Marseillais leurs voisins , les dnominations particulires de Prot , Mes et Hype : Mes se nomme aussi Pomponiana. Suivent les les Sturium, Phcnice, Phila, Lero, et vis--vis d'Anti- polis, Lrine, o l'on se souvient encore qu'tait la ville de Vergoanum. f La Corse. XII. 6. Dans la mer Ligustique , mais plus prs de la mer de Toscane , est 1 le de Corse (Cyrnos des Grecs) , qui s'tend du nord au sud, sur une longueur de cent cinquante milles, et dont la largeur gnrale est de cinquante, la circonfrence de trois cent vingt-cinq, et la distance jusqu' Vada Volaterrana de, soixante- deux. On y compte trente-trois villes et plusieurs co- lonies. Celle de Mariana fut fonde par Marius , celle d'A- lrie par Sylla , dictateur. A moins de soixante milles se trouve Oglasa, et soixante milles prcisment Plana- rie, ainsi nomme de ses plaines, qui sont de niveau avec la mer, et o chouent tant de vaisseaux, Urgo, Capra- rie, l'iEgilon des Grecs, sont plus grandes, ainsi qu'iEgi* lium et Dianium, autrement Artmisie, l'une et l'autre vis--vis des rivages deCosa. Suivent Barpane, Mnarie, Columbarie, Venaria, Ilva ou, selon les Grecs , Ethalie, clbre par ses mines de fer (elle a cent milles de circon- frence et est dix milles de Populonium). Trente-huit milles plus loin s'lve Planasie. Ensuite, et jjar-del l'em- bouchure du Tibre, sont Astura, comprise dans le ter- ritoire d'Antium, Palmarie, Sinonie, Pondes vis--vis * G', C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. a stalione navium Ene, Homero Inarime dicta , Graecis Pithecusa, non a simiarum multitudine (ut aliqui existi- mavere), sed a fglinis doliorum. Inter Pausilypum et Neapolim Megaris : mox a Surrento octo millibus pas- suum distantes , Tiberii principis arce nobiles Capreae, circuitu xi m pass. Sardimae. ' XIII. Mox Leucothea : extraque conspectum, pelagus Africum attingens, Sardinia, minus octo millibus pas- suum a Corsicae extremis, etiamnum angustias eas arc- tantibus insulis parvis, quae Cuniculariae appellantur : itemque Phintonis, et Fossae, a quibus fretum ipsumTa- pbros nominatur. 7. Sardinia ab oriente patens, clxxxviii millia pas- suum : ab occidente, clxxv millia : a meridie, lxxvii millia : a septemtrione, cxxv. Circuitu dlxv millia : abest ' M ab Africa Caralitano promontorio ducenta millia, a Ga- dibus quatuordecies centena. Habet et a Gorditano pro- montorio duas insulas, quae vocantur Herculis : a Sul- ccnsi, Enosim : a Caralitano, Ficariam. Quidam haud procul ab ea etiam Berelidas ponunt, et Collodem, et i " * HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 65 de Formies; puis, dans le golfe de Putoles , Panda tarie, Prochyta dont le nom n'a pas rapport la nourrice d'E- ne, et indique que l'le est comme une expansion d'E- narie, narie, ainsi nomme d'Ene, dont la flotte s'y arrta (Homre l'appelle Inarime, et les Grecs Pithcuse, non pas , comme l'ont dit quelques-uns , cause du grand nombre de ses singes, mais cause de ses fabriques de poterie). Entre Pausilype et Napolis est Mgaride, et huit milles de Sorrente, Capres, clbre par le palais de Tibre. Cette le a onze milles de circuit. La Sardaigne. XIII. Leucothe parat ensuite, puis perte de vue, en haute mer et prs de la mer d'Afrique , la Sardaigne. Huit milles seulement la sparent de l'extrmit de la Corse : encore le dtroit est-il rtrci par les petites les nommes Cuniculaires, Phintonide et le Canal, d'o le nom de Taphros donn au dtroit mme. m # 7. La Sardaigne a, sur la cte est, cent quatre-vingt- huit milles, l'ouest cent soixante-quinze, au sud soixante- dix-sept, au nord cent vingt-cinq : sa circonfrence est de cinq cent soixante-cinq; son cap Caralis est deux cent milles de l'Afrique et quatorze cents de Gads. Au- tour de cette le sont, prs du cap Gorditain, les deux les d'Hercule; prs du cap de Sulcis, Enosis; prs de celui de Caralis, Ficarie. Quelques-uns aussi mettent dans le voisinage les Brlides, Collode et Hras Lutra. Ses peu- ples les plus connus sont les Iliens, les Balares, les m. 5 66 . C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. quam vocantHeras lutra. Celeberrimi in ea populorum, Ilienses, Balari, Corsi. Oppidorum xviii Sulcitani, Va- lentini , Neapolitani , Bosenses , Caralitani civium ro- manorum , et Norenses. Colonia autem una , quae vocatur ad turrim Libysonis. Sardiniam ipsam Timaeus Sandalio- tin appellavit ab effigie soleae, Myrsilus Ichnusam a similitudine vestigii. Contra Psestanum sinum Leucasia est, a Sirne ibi sepulta appellata. Contra Veliam , Pon- tia, et Iscia, utraeque uno nomine OEnotrides argumen- tum possessae ab OEnotriis Italiae. Contra Vibonem parvae, quae vocantur Ithacesiae, ab Ulyssis spcula. Siciliae. XIV. 8. Verum ante omnes claritate Sicilia, Sicania a Thucydide dicta, Trinacria a pluribus, aut Triquetra, a triangula specie : circuitu patens, ut auctor est Agrippa, dcxviii m pass. quondam Brutio agro cohaerens, mox interfuso mari avulsa xv m in longitudinem freto, in latitudinem autem m d pass. juxta columnam Rhegiam. Ab hoc dehiscendi argumento, Bhegium Gracci nomen dedere oppido , in margine Italiae sito. In eo freto est scopulus Scylla : item Charybdis mare vorticosum : ambo clara saevitia. Ipsius Triquetrae, ut diximus , promonto- rium Pelorus vocatur, ad versus Scyllam vergens in Ita- liam : Pachynum in Graeciam, ccccxl m ab eo distante HISTOIRE NATURELLE, L1V..I1I. C>- Corses. Parmi ses dix-huit villes, on distingue Sulcis, Valentie, Neapolis, Bosa, Caralis, cit romaine, Nora, et la tour de Libyson, la seule colonie de l'le. La Sar- daigne a t appele par Time Sandaliotide , comme ayant la forme d'une sandale, et parMyrsile Ichnuse, commres- semblant l'empreinte d'un pied. Leucasie, qui doit son nom la Sirne dont elle possde la cendre, est vis--vis du golfe de Pestum. Pontie et Iscie en face de Vlie por- tent l'une et l'autre le nom d'Enotride , preuve de l'an- cienne domination des Enotres d'Italie. Vibo voit vis--vis d'elle les Ithacsies , lots qui furent comme l'observatoire d'Ulysse. La Sicile. XIV. 8. Mais toutes le cdent en clbrit la Si- cile, Sicanie selon Thucydide, Trinacrie ou Triquetra suivant grand nombre d'auteurs. Sa forme triangulaire lui a valu ces deux derniers noms. Agrippa lui donne six cent dix-huit milles de circonfrence. Jadis attache au Brutium , elle en fut violemment arrache par l'invasion de la mer, qui s'y ouvrit un passage de quinze milles de long sur un mille et demi de large prs de la colonne Rhgienne. En mmoire de ce dchirement, les Grecs ont donn la ville situe au bord extrme dej'ltalie le nom de Rhegium. L , le rocher de Scylla partage avec le gouffre de Charybde une sanglante clbrit. Quant l'le trian- gulaire, le cap oppos Scylla et voisin de l'Italie se nomme Plore; le Pachyne regarde la Grce, et se trouve 5. 68 C. PLIN1I HIST. NAT. LIB. III. Peloponneso : Lilybaeum in Africain clxxx m invervallo Mercurii promontorio : et a Caralitano Sardiniae cxc m. Inter se autem hc promontoria ac latera distant his spatiis. Terreno itinere a Peloro Pachynum clxxxvi m pass. Inde Lilybaeum, ce m. Inde Pelorum, clxx m. Colonise ibi quinque : urbes ac civitates lxiii. A Peloro mare Ionium ora spectante, oppidum Messana civium romanorum, qui Mamertini vocantur. Promontorium Drepanum, colonia Tauromenium, quae antea Naxos, flumen Asines : moris /Etna nocturnis mirus incendiis. Crater ejus patet ambitu stad. xx. Favilla Tauromenium et Catinam usque pervenit fervens, fragor vero ad Ma- ronem et Gemellos colles. Scopuli trs Cyclopum, portus Ulyssis, colonia Catina. Flumina : Symaethum, Terias. Intus Laestrygonii campi. Oppida : Leontini, Megaris : amnis Pantagies. Colonia Syracusae, cum fonte Arethu- sa. Quanquam et Temenitis , et Archimedia , et Magaea , et Cyane , etMilichie fontes in Syracusano potantur agro. Portus Naustathmus, flumen Elorum, promontorium Pachynum : a qua fronte Siciliae flumen Hirminium, op- pidum Camarina, fluvius Gelas, oppidum Acragas, quod Agrigentum nostri dixere. Thermae colonia : amnes, Achates , Mazara , Hypsa. Selinus oppidum. Lilybaeum ab eo promontorium Drepana , mons Er?x<, Oppida: Panormum, SoluS r Hymera cum fluvioi, "Gephaldis, HISTOIRE NATURELLE, L1V. III. 69 quatre cent quarante milles du Ploponnse; le Lilybe oppos l'Afrique est cent quatre-vingt milles du cap de Mercure et cent quatre-vingt-dix du cap de Garalis en Sardaigne. Quant leur loignement respectif, et par consquent la longueur des cots, on compte par terre cent quatre-vingt-six milles du Plore au Pachyne, deux cents de l Lilybe, cent soixante-dix pour revenir au Plore. La Sicile possde cinq colonies et soixante-trois cits ou villes. Partant du Plore et suivant la cte qui regarde la mer Ionienne, on rencontre d'abord Messine, cit romaine dont les habitans se nomment Mamertins, le cap Drpane, Tauromenium, jadis Naxos, colonie, le fleuve Asine, et l'Etna qui brille la nuit de flammes merveilleuses : sou cratre a vingt stades de tour, et ses laves brlantes atteignent Tauromenium etCatine; Marone et les monts Gemelli en entendent le fracas. Sui- vent les trois rochers des Cyclopes, le port d'Ulysse, Catine, colonie; les rivires Symthe et Trias; puis le canton des Lestrygons, dans les terres; Leontium, M- garide , le Pantagis , Syracuse , colonie , et non loin d'elle la fontaine Arthuse. Bien d'autres fontaines encore, la Tmnitide, Arcbimdie, Mage, Cyane, Milichie, arrosent le territoire syracusain. Enfin le port de Naustathme et le fleuve Elore nous mnent au cap Pa- chyne. Au del de cette pointe et sur le front de l'le sont lUirmine, Camarine , le Gelas, Acragas, ou dans notre langue, Agrigente; Thermes colonie, les rivires Achate , Mazara et Hypsa, la ville de Slinonte. Le cap Lilybe vient ensuite, puis Drpane, le mont Eryx, Panorme, Solonte , Hymre avec une rivire de mme nom, Ce- 70 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Aluntium, Agathyrnum, yndaris colonia, oppidum Mylae , et unde cpimus , Pelorus. Intus, Latinae conditionis, Centuripini, Netini, Se- gestani. Stipendiarii , Assorini ? iEtnenses, Agyrini , Aces- ti , Acrenses , Bidini , Cetarini , Cacyrini , Drepanitani , Ergetini, Echetlienses , Erycini, Entellini, Etini, En- guini , Gelani , Galatani , Halesini , Hennenses , Hyblenses , Herbitenses, Herbessenses , Herbulenses, Halicyenses, Hadranitani , Imacarenses, Ichanenses, Ietenses, Mutus- tratini, Magellini, Murgentim, Mutycenses, Menanini, Naxiij Noaeni, Petrini, Paropini, Phinthienses , Semel- litani, Scherini, Selinuntii, Symethii, Talarenses, Tis- sinenses , Triocalini, Tyracinenses , Zanclaei Messeniorum in Siculo freto. Insulae sunt in Africam versae : Gaulos , Melita a Ca- merina lxxxiv m pass. , a Lilybeeo cxm. Cosyra , Hie- ronesos, Caene, Galata , Lopadusa , iEthusa, quam alii iEgusam scripserunt : Bucinna : et a Solunte lxxv m Osteodes : contraque Paropinos Ustica. Citra vero Sici- liam ex adverso Metauri amnis , xxv millibus ferme pass. ab Italia, vu iEoliae appellatae. Eaedem Liparaeorum, et Hephaestiades a Graecis, a nostris Vuleaniae : iEoliae, quod iEolus iliacis temporibus ibi regnavit. 9. Lipara cum civium romanorum oppido dicta a Liparo rege, qui sueeessit ./Eolo : antea Melogonis, vel HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 71 phaldis, Ahmtium, Agatlvyrne,Tyndaride colonie, My- les, et enfin le Plore, notre point de dpart. Dans les terres, les villes droit latin sont Centuripes, Ntie, Sgeste. Tributaires : Assorie, Etna, Agyrium, Aceste, Acra, Bidium , Cetarium, Cacyrie, Drpane, Ergtie, Echetlie, Eryx, Entelle, Etie, Enguia, Gela, Galata, Halsie, Ffenna, Hybla, Herbite, Herbesse, Her- bule, Halicye, Hadranis, Imacare, Ichane, Ita, Mu- tustrate, Magellie, Murgentie, Mutyca,Mnanie , Naxos , Nones , Petrium , Paropium , Phintium , Smellite , Sch- rie, Slinonte, Symthe, Talare, Tissine, Triocale , Tyra- cine, Zancl aux Messniens, sur le dtroit de Sicile. Vers l'Afrique sont les les de Gaulos% Mlite qua- tre-vingt-quatre milles de Camrine, et cent treize de Lilybe; Cosyre, Hironse, Cne, Galata, Lopaduse, Ethuse que quelquefois on crit Eguse; Bucinne ; Os- tode soixante-quinze milles de Solonte, et Ustique vis--vis de Paropie. En de de la Sicile, au contraire, et en face du Mtaure, environ vingt-cinq milles de l'Italie, sont les septEoliennes, autrement les de Lipari, Hphestiades selon les Grecs, et Vulcaniennes selon les Romains. Le nom d'Eoliennes leur vient de ce qu'Eole y rgna dans le sicle de Troie. 9. Lipara , prcdemment Mlogonide ou Mligunide , tient son nom deLipare, qui succda sur le trne Eole. 7a C PLINII HIS. NAT. LIB. III. Meligunis, vocitata : abest xxv m pass. ab Italia, ipsa circuitu paulo minor. Inter hanc et Siciliam altra, an- tea Therasia appellata, nunc Hiera, quia sacra Vul- cano est, colle in ea nocturnas evomente flammas. Tertia Strongyle , a Lipara m pass. ad exortum solis vergens , in qua regnavit ^Eolus , quae a Lipara liquidiore flamma tantum differt : e cujus furao, quinam flaturi sint venti, in triduum praedicere incolae traduntur : unde ventos iEolo paruisse existimatum. Quarta Didyme , minor quam Lipara. Quinta Ericusa. Sexta Phnicusa , pabulo proxi- marum relicta : novissima eademque minima , Evonymos. Hactenus de primo Europae sinu. * Magna Gracia* a Locris. XV. 10. A Locris Italiae frons incipit, Magna Grae- cia appellata , in trs sinus recedens Ausonii maris ; quo- niam Ausones tenuere primi : patet octoginta sex millia pass. ut auctor est Varro. Plerique lxxv m fecere. In ea ora flumina innumera, sed memoratu digna a Locris Sagra, et vestigia oppidi Caulonis, Mystia, Consilinum castrum , Cocinthum , quod esse longissimum Italiae pro- montorium aliqui existimant. Dein sinus Scyllaceus : et Scyllacium, Scylletium Atlieniensibus , quum conderent, dictum : quem locum occurrens erinaeus sinus penin- sulam effcit : et in ea portus, qui vocatur Castra Anni- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 7 3 Elle est vingt-cinq milles de l'Italie , et sa circonfrence approche aussi de vingt-cinq milles. Entre elle et la Sicile , l'ancienne Thrasie, aujourd'hui Hira, ainsi nomme de ce qu'elle est consacre Vulcain , a une colline qui , la nuit, vomit des flammes. Strongyle la troisime, un mille l'est de Lipara, tait le sige d'Eole : ses flammes sont plus claires que celles de Lipara, et les habitans leur aspect prdisent, dit-on, quels vents souffleront pendant trois jours : de l l'empire accord Eole sur les vents. Viennent ensuite Didyme, qui est moins grande que Lipara, puis Ericuse, Phnicuse, o pturent les bes- liaux des les voisines, et enfin Evonyme, la plus petite. Ici finit le premier grand golfe d'Europe. *La Grande Grce * depuis Locres . XV. 10. A Locres commence le front de l'Italie, ou Grande - Grce , qui comprend trois golfes, portions de la mer Ausonienne, car les Ausones en furent les premiers matres. La longueur fixe par Varron qua- tre-vingt-six milles n'est, selon l'estimation commune, que de soixante-quinze. Des fleuves sans nombre cou- pent la cte. Mais ne remarquons que ce qui est digne de remarque. Aprs Locres se voient Sagra, les ruines de Caulon, Mystie, Consilinum Castrum , le cap Co<- cinthe, qui, au rapport de quelques auteurs, donne la plus grande longueur de l'Italie; puis le golfe Scyllaci- que, Scyllax btie par les Athniens, qui d'abord Rap- pelrent Scylltie; le golfe de Trine, qui forme l une 74 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. balis, nusquam angustiore Italia : xx m pass. latitudo est. Itaque Dionysius major intercisam eo loco adjicere Siciliae voluit. Amnes ibi navigabiles : Carcines, Crota- lus,Semirus, Arocha, Targines. Oppidum intus Petilia : mons Clibanus, promontorium Lacinium : cujus ante oram insula x m pass. a terra Dioscoron : altra Ca- lypsus, quam Ogygiam appellasse Homerus existimatur : prterea Tiris, Eranusa, Meloessa. Ipsum a Caulone abesse lxx m pass. prodidit Agrippa. il. A Lacinio promontorio secundus Europae sinus incipit, magno ambitu flexus, et Acroceraunio Epiri fini- tus promontorio, a quo abest lxxv m pass. Oppidum Croto, amnis Nesethus. Oppidum Tburii , inter duos am- nes Crathin et Sybarin, ubi fuit urbs eodem nomine. Similiter est inter Sirin et Acirin Heraclia, aliquando Siris vocitata. Flumina : Acalandrum, Casuentum : op- pidum Metapontum, quo tertia Italise regio finitur. Me- diterranei Brutiorum , Aprustani tantum : Lucanorum autem, Atenates, Bantini, Eburini, Grumentini, Poten- tini, Sontini, Sirini, Tergilani, Ursentini, Volcentani, quibus Numestrani junguntur. Praeterea interiisse The- bas Lucanas Cato auctor est. Et Pandosiam Lucanorum urbem fuisse Theopompus, in qua Alexander Epirotes occubuerit. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 7 5 presqu'le, et un port nomm Castra Annibalis. Nulle part l'Italie ne se rtrcit davantage : vingt milles font l toute sa largeur. Aussi Denys l'Ancien pensait-il la couper sur cette ligne pour la joindre la Sicile. Le Carcine, le Crotale, le Smire , l'Aroque, le Targine, sont navigables. Vient ensuite Ptilie, puis le mont Cli- bane, le cap Lacinium, et devant lui, dix milles de la cote, l'le des Dioscures, l'le de Calypso, qu'on regarde comme l'Ogygie d'Homre; enfin iris, Eranuse, M- loesse. Ce promontoire, selon Agrippa, est soixante- dix milles de Caulon. 1 1 . A ce cap commence le deuxime grand golfe d'Eu- rope , qui dcrit un arc profond , et enfin aboutit au cap Acrocraune en Epire , qui est soixante-quinze milles du prcdent. Crotone, le Nthe, Thurii sur l'empla- cement de Sybaris, entre un fleuve de mme nom et le Crathis, Hracle pose de mme entre Aciris et le Siris, dont souvent on lui donna le nom , l'Acalandre , le Ca- sente, Mtaponte, nous mnent au terme de la troisime rgion de l'Italie. Dans les terres, Apruste est la seule ville du Brutium. La Lucanie intrieure offre Atne, Bantium, Eburie, Grumentie, Potentie, Sontie, Sirie, Tergile, Ursence, Volcente laquelle on joint Numestre. Caton y citait encore Thbes de Lucanie, et Thopompe parle d'une Pandosie Lucanienne o mourut Alexandre d'Epire. :0 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. * Secunda Italise regio.* XVI. Connectitur secunda regio, amplexa Hirpinos, Calabriam, Apuliam, Salentinos, ccl m sinu, qui Ta- rentinus appellatur, ab oppido Laconum, in recessu hoc intimo sito, contributa eo maritima colonia quae ibi fuerat. Abest cxxxvi m pass. a Lacinio promontorio, adversam ci Calabriam in peninsulam emittens. Graeci Messapiam a duce appellavere; et ante Peucetiam, aPeucetio OEno- tri fratre, in Salentino agro. Inter promontoria c m pass. intersunt : latitudo peninsulae a Tarento Brundisium terreno itinere xxxv m pass. patet, multoque brevius a portu Sasina. Oppida per continentem a Tarento , Varia , cui cognomen Apulae, Messapia, Aletium. In ora vero, Senum, Callipolis, quae nunc est Anxa, lxxv m pass. a Tarento. Inde xxxn m promontorium, quod Acran Ia- pygian vocant, quo longissime in maria excurrit Italia. Ab eo Basta oppidum et Hydruntum decem ac novem m pass. ad discrimen Ionii et Adriatici maris, qua in Grae- ciam brevissimus transitus, ex adverso Apolloniatum oppidum : latitudine intercurrentis freti, quinquaginta m non amplius. Hoc intervallum pedestri continuare transitu pontibus jactis primum Pyrrhus Epiri rex cogi- ta vit : post eum M. Varro, quum classibus Pompeii pi- ratico bello presset. Utrumque aliae impedivere curae. HISTOIRE NATURELLE , LIV. III. 77 * Deuxime rgion de l'Italie. XVI. La seconde rgion se lie cette contre et com- prend les Hirpins, la Calabre, l'Apulie, les Salentins , con- tres riveraines d'un golfe de deux cent cinquante milles. Tarente , ville lacdmonienne , btie au fond du golfe, lui a donn son nom. Cette ville, qui engloba dans son sein une colonie fonde jadis sur le mme emplacement , est cent trente-six milles du cap Lacinium, auquel elle semble opposer au loin la presqu'le Calabrique. Une por- tion du territoire de Salente fut nomme par les Grecs Messapie, en mmoire d'un chef, et Peuctie cause de Peucce, frre d'Enotre. On compte d'un cap l'autre cent milles; de Tarente Brindes (ce qui est toute la largeur de la pninsule) par terre, trente-cinq, et bien moins encore en partant du port de Sasine. Les villes du continent, aprs Tarente, sont Varia Apula, Messapie, Aletium; sur la cte, Senum et Callipolis, autrement Anxa, soixante-quinze milles de Tarente et trente- deux du cap Acra Iapygia , la pointe de l'Italie la plus saillante en mer. Dix-neuf milles plus loin se voient Basta et Hydronte , sur la langue de terre qui spare l'Adriati- que et la mer Ionienne , vis--vis d'Apollonie : c'est le plus court passage d'Italie en Grce; le bras de mer qui spare ces deux contres n'a pas plus de cinquante milles, et Pyrrhus, roi d'Epire, songea unir les deux rivages par un pont l'usage des pitons , projet repris ensuite par Varron , lorsqu'il avait le commandement de la flotte de Pompe, dans la guerre des Pirates. Tous deux 7 8 C. PLINII HIST. NAT. L1B. III. Ab Hvdrunte, Soletum desertum, dein Fratruertium : portus Tarentinus, statio Miltopae : Lupia, Balesium, Caelium, Brundisium l m passuum ab Hydrunte, in primis Italiae portu nobile, ac velut certiore transitu, sic utique longiore, excipiente Illyrica urbe Dyrrhachio ccxxv m trajectu. Brundisio conterminus Pediculorum ager. Novem adolescentes totidemque virgines ab Illyriis tredecim populos genuere. Pediculorum oppida, Rudiae, Egnatia, Barium. Amnes : Iapyx a Daedali flio rege, a quo et Iapygia : Pactius, Aufidus ex Hirpinis montibus Canusium praefluens. Hinc Apulia Dauniorum cognomine, a duce Diome- dis socero. In qua oppidum Salapia, Annibalis meretri- cio amore inclytum : Sipontum , Uria : amnis Cerbalus , Dauniorum finis : portus Agasus, promontorium montis Gargani, a Salentino sive Iapygio ccxxxiv m pass. am- bitu Gargani : portus Garnae, lacus Pantanus. Flumen portuosum Frento, Teanum Apulorum : itemque Lari- natum Cliternia : Tifernus amnis. Inde regio Frentana. Ita Apulorum gnera tria : Teani, duce e Graiis : Lu- cani, subacti a Calchante, quse loca nunc tenent Atinates. Dauniorum praeter supra dicta coloniae, Luceria, Venu- sia. Oppida : Canusium, Arpi, aliquando Argos Hippium Diomede condente, mox Argyrippa dictum. Diomedes ibi delevit gentes Monadorum, Dardorumque, et urbes HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 79 en furent empchs par d'autres soins. D'Hydronte on passe Solte, aujourd'hui abandonne, Fratruerce, au port Tarentin, la station de Miltopes, d'o Lupie, Balse, Clium conduisent Brindes, un des ports les plus clbres de l'Italie. Plac cinquante milles d'Hy- dronte, et deux cent vingt-cinq de Dyrrhachium en II- lyrie, il offre le plus long, mais aussi le plus sr trajet d'une rive l'autre. A Brindes confine le pays des Pdi- cules qu'habitent treize peuples issus de neuf jeunes couples illyriens. Villes : Rudies , Egnatie , Barium. Ri- vires : l'Iapyx qui tient son nom d'un roi fils de D- dale, d'o aussi celui d'Iapygie ; le Pactius; l'Aufide, qui descend des monts Hirpins et passe Canusium. Suit l'Apulie Daunienne, ainsi nomme d'un chef, beau-pre de Diomde. L'on y voit Salapie , patrie d'une clbre matresse d'Annibal; Siponte, Urie, le Cerbale, qui borne le territoire Daunien ; le port Agase, le cap que forme le contour du mont Gargane deux cent trente- quatre milles du cap Salentin ou Iapygien , le port de Garnes, le lac Pantane, le Frenton, dont l'embouchure forme un port , Teanum Apulum , Cliternie aux Larina- tes, leTiferne, puis le pays des Frentani. L'Apulie con- tient ainsi trois peuples : les Tanes , qu'un chef grec y conduisit; les Lucaniens, soumis par Calchas; et les Ati- nates, qui occupent leur pays. Outre les lieux nomms ci-dessus , les Dauniens ont les colonies de Lucrie et de Vnusie, plus les villes de Canusium , d'Arpi , primitive- ment Argos Hippium et dans la suite Argyripp, fonde par Diomde, qui dtruisit dans cette contre les Monades et les Dardes , et deux villes dont la chute est devenue 8o C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. duas, qu in proverbii ludicrum vertere , ' Apinam et Tricam. Cetero intus in secunda regione, Hirpinorum colonia una Beneventum , auspicatius mutato nomine , quae quon- dam appellata Maleventum : Auseculani , Aquiloni , Abel- linates cognomine Protropi , Compsani , Caudini : Ligures, qui cognominantur Corneliani, et qui Bebiani : Vescel- lani. iEculani, Aletrini, Abellinates cognominati Marsi, Atrani, iEcani, Alfellani, Attinates, Arpani, Borcani, Collatini, Corinenses, et nobiles clade romana Cannen- ses, Dirini, Forentani, Genusini, Herdonienses, Hyrini, Larinates, cognomine Frentani, Merinates, ex Gargano : Mateolani, Netini, Rubustini, Silvini : Strbellini, Tur- mentini, Vibinates, Venusini, Ulurtini. Calabrorum me- diterranei : iEgetini, Apamestini, Argentini, Butunti- nenses, Deciani, Grumbestini, Norbanenses, Paltonenses, Sturnini, Tutini. Salentinorum : Aletini, Basterbini, Neretini, Valentini, Veretini. Quarta Italia? regio. XVII. 12. Sequitur regio quarta gentium vel fortis- simarum Italiae. In ora , Frentanorum, a Tiferno : flumen Trinium portuosum. Oppida : Histonium , Buca, Ortona : Aternus amnis. Intus Anxani cognomine Frentani. Ga- rentini supernates, et infcrnates, Lanuenses : Marruci- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 81 dans la suite une plaisanterie proverbiale , Apina etTrica. Dans l'intrieur de cette seconde rgion il n'y a, au pays des Hirpins, qu'une colonie, Bnvent, nom mo- derne substitu au nom sinistre de Malvent. Les autres villes sont Auscule, Aquilonie, Abelline Protrope, Com- psa , Caudium ; puis aprs les Ligures Cornliens et Bbiens, Vescelles, Ecule, Altrie, Abelline la Marse, Atra, Eca, Alfelle, Attina, Arpa, Borca, Collatie, Co- rine, Cannes, immortalise par le dsastre des Romains, Dirie , Forente, Gnusie, Herdonie, Hyrium, Larine Frentana, Mrine, partir du mont Gargan; Matole, Ntie, Rubustie, Silvium, Strabellie, Turmentie , Vi- bine, Vnusie , Ulurtium. Dans les terres de la Calabre on a Egtie, Apamestie, Argentie, Butontine, Decium, Grombestic, Norbanum, Paltone, Sturnie, Tutie. Enfin le pays Salentin prsente Altie , Basterbie , Nrtie , Valentie, Vrtie. Quatrime rgion de l'Italie. XVII. 12. Suit la quatrime rgion, qui renferme les nations les plus puissantes de l'Italie , et o , partant du Tiferne , nous trouverons, sur la cte qui est encore aux Frentani , l'embouchure du Trinium avec un port , His- tonium, Buca, Ortone, l'Aterne; et au dedans Anxa Frentana, les deux Carenties, surnommes, l'une su- iii. 6 82 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. norum Teatini : Pelignorum Gorfinienses , Superequani, Sulmonenses : Marsorum Anxantini, Atinates, Fucentes, Lucenses , Maruvii : Albensium Alba ad Fucinum lacum, iEquiculanorum, Cliternini, Carseolani : Vestinorum, Angulani,Pinnenses,Peltuinates, quibus junguntur Au- finates Cismontani : Samnitium, quos Sabellos, et Grci Saunitas dixere, colonia Bovianum vtus, t alteruni cognomine Undecumanorum. Aufdenates,Esernini, Fa- gifulani, Ficolenses, Ssepinates, Treventinates : Sabino- rum Amiternini, Curenses, Forum Decii, Forum Novum, Fidenates, Interamnates , Nursini, Nomentani, Reatini, Trebulani, qui cognominantur Mutuscaei, et qui Suffe- nates, Tiburtes, Tarinates. In hoc situ ex iEquiculis in- teriere Comini , Tadiates, Ca3dici, Alfaterni. Gellanius auctor est, lacu Fucino haustum Marsorum oppidum Arcbippe , conditum a Marsya duce Lydorum : item Vi- ticinorum in Piceno deletum a Romanis, Valerianus. Sabini (ut quidam existimavere, a religione et deorum cultu Sevini appellati) : Velinos accolunt lacus, roscidis collibus. Nar amnis exhaurit illos sulpbureis aquis. Tibe- rim ex his petens replet, e monte Fiscello labens, juxta Vacunae nemora et Reate in eosdem conditus. At ex alia parte Anio , in monte Trebanorum ortus , lacus trs am- nitate nbiles, qui nomen dedere Sublaqueo, defert in Tiberim. In agro Reatino Cutilise lacum, in quo fluetuet HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 83 prieure et l'autre infrieure , Lanua ; ehez les Marru- cins , Tate ; chez les Plignes , Corfinium , Suprque , Sulmone; chez les Marses, Anxantie, Atine, Fuca, Lucus , Maruvii ; chez les Albains , Albe sur le lac Fucin ; chez les Equiculains , Cliternes , Carseoles ; chez les Ves- tins, Angule, Pinna, Peltuine, laquelle on joint Au- flna Cismontana; chez les Samnitesou Sabelles, Saunites des Grecs , Bovianum le Vieux , colonie , Bovianum des Undecumains , Aufidne , Esernie , Fagifule , Ficole , S- pine , Trventine ; chez les Sabins, Amiterne, Cura, Fo- rum Decii, Forum Novum, Fidnes, Intramne, Nursie, Nomentum, Rate, Trbule Mutusce, Trbule Suff- nate , Tibur , Tarine. Dans ces contres, Gomium , Tadie, Cdiques , Alfaterne , jadis villes des Equicules , ont dis- paru. Selon Gellanius , la ville marse d'Archippe , btie par le chef lydien Marsyas , a t engloutie par le lac Fucin. De mme , suivant Valrien , les Romains ont ras la ville des Viticins dans le Picenum. Les Sabins (qu'on a nomms Svins , disent quelques auteurs , cause de leur pit et du culte qu'ils rendent aux dieux) habitent les lacs de Vlie et leurs fraches collines, qu'puisent pourtant les eaux sulfureuses du Nar, lorsque, descendant du mont Fiscelle, il s'engage prs des bois de Vacune et de Rate, entre ces mmes collines, pour joindre le Tibre. D'autre part l' Anio , que voit natre la montagne des Trbains, porte dans ce mme fleuve le tribut de trois lacs dlicieux, qui ont donn le nom la ville de Sublaqueum. Dans le territoire de Rate se remarque le lac de Cutilie avec son le flottante. Varron dit que c'est le nombril de l'Italie. Au dessous des Sabins est le La- 6. 8/, C. PLIN1I HIST. NAT. LIB. III. insula , Italiae umbilicum esse M*. Varro tradit. Infra Sabinos Latium est , a latere Picenum , a tergo Umbria , Apennini jugis Sabinos utrimque vallantibus. Quinta Italiae regio. XVITI. i3. Quinta regio Piceni est, quondam uber- rimae multitudinis. Trecenta lx millia Picentium in fidem populi romani venere. Orti sunt a Sabinis voto vere sa- cro. Tenuere ab Aterno amne, ubi nunc ager Adrianus, et Adria colonia a mari vu m pass. Flumen Vomanum : ager Praetutianus , Palmensisque. Item Castrum Novum, flumen Batinum, Truentum cum amne : quod solum Liburnorum in Italia reliquum est. Flumen Albula : Tervium, quo finitur Praetutiana regio, et Picentium in- cipit. Cupra oppidum, castellum Firmanorum : et super id colonia A sculum, Piceni nobilissima. Intus, Novana : in ora, Cluana, Potentia, Numana, a Siculis condita. Ab iisdem colonia Ancona, adposita promontorio Cu- mero in ipso flectentis se orae cubito : a Gargano clxxxiv m pass. Intus Auximates, Beregrani, Cingulani, Cu- prenses cognomine Montani , Falarienses^ Pausulani, Ple- ninenses, Ricinenses, Septempedani, ollentinafes, Treien- ses, Urbesalvia Pollentini. HISTOIRE NATURELLE, LTV. III. 85 litim, derrire eux l'Ombrie, et d'un cot le Picenum; les flancs de l'Apennin leur servent de barrires droite et gauche. Cinquime rgion de l'Italie. XVIII. i3. Le Picenum forme la cinquime rgion; il avait jadis une population considrable. Trois cent soixante mille Picnes prtrent serment de fidlit au peuple romain. Sabins d'origine , ils avaient quitt la mtropole sur un vu relatif au printemps sacr : ils s'tendaient jusqu' l'Aterne, o sont aujourd'hui le ter- ritoire et la colonie d'Adria , h sept milles de la mer. Remarquons le Vbmane , les possessions des Prtutii et des Palmenses , Castrum Novum, le Batine, le Truente, et la ville de mme nom , seul tablissement des Liburnes qui soit encore en Italie; l'Albula, Tervium, o finis- sent les Prtutii, et o commencent les Picnes; Cupra, Castellum Firmanorum , et au dessus, Asculum, la plus clbre colonie du Picenum ; Novane dans les terres , et sur la cte Cluane, Potentie, Numane, fonde par les Si' cules ; Ancne, colonie de mme origine sur le pro- montoire de Cumre et au coude mme qu'y forme la cote, cent quatre-vingt-quatre milles du montGargan. Dans les terres sont Auxime, Brgre, Cingula, Cupra Montana, Falarie, Pausule, Plnine, Ricine, Septem- pde, Tollentie, Treia, Urbs-Salvia aux Pollentins. 86 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Sexta Italiae regio. XIX. i4- Jungetur hic sexta regio, Umbriam com- plexa, agrumque Gallicum circa Ariminum. Ab Ancona Gallica ora incipit, Togatae Galliae cognomine. Siculi et Liburni plurima ejus tractus tenuere, in primis Palmen- sem, Praetutianum , Adrianumque agrum. Umbri eos expulere, hos Etruria, hanc Galli. Umbrorum gens an- tiquissima Italiae existimatur, ut quos Ombrios a Grae- cis putent dictos, quod inundatione terrarum imbribus superfuissent. Trecenta eorum oppida Tusci debellasse reperiuntur. Nunc in ora flumen iEsis : Senogallia. Metaurus fluvius : coloniae, Fanum Fortunae, Pisaurum cum amne. Et intus Hispellum, Tuder. De cetero Ame- rini, Attidiates, Asisinates, Arnates, 7Esinates,Camertes, Casuentillani , Carsulani, Dolates cognomine Salentini, Fulginates, Foroflaminienses, Forojulienses, cognomine Concupienses : Forobrentani, Forosempronienses, Iguini, Interamnates , cognomine Nartes : Mevanates , Meva- nionenses, Matilicates : Narnienses, quod oppidum Ne- quinum antea vocatum est : Nucerini cognomine Fa- vonienses, et Camellani : Ocriculani, Ostrani, Pitulani, cognomine Pisuertes , et alii Mergentini : Pelestini , Sentinates, Sarsinates, Spoletini, Suasani, Sestinates, HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 87 Sixime rgion de l'Italie. XIX. 14. Passons de l la sixime rgion, qui comprend l'Ombrieet le territoire Gaulois, autour d'Ari- minum. A Ancne commence la cote Gauloise, dite Gallia ogata. Les Sicules et les Liburnes en ont possd une grande partie, entre autres, les campagnes de Palma, des Praetutii et d'Adria ; mais ils ont t chasss par les Ombres, ceux-ci par les Etrusques, et les Etrusques par les Gaulois. On croit que les Ombres sont la nation la plus ancienne de l'Italie, et que le nom d'Ombriens leur fut donn par les Grecs, en mmoire de ce qu'ils avaient chapp aux pluies qui avaient inond la terre. On lit que les Tusques conquirent sur eux trois cents villes. Aujourd'hui l'on voit sur la cte l'Esis, Sno- gallie, le Mtaure, Fanum Fortun, Pisaure, l'une et l'autre colonies, et la dernire sur une rivire de mme nom; dans les terres, Hispelle et Tuder. Autres vil- les : Amrie, Attidium, Asisine, Arna, Esine, C.amerte, Casuentille, Carsule, Dola Salentina, Fulgiue , Forum Flamihium, Forum Juliense Concupiense, Forum Bren- tanum, Forum Sempronium, Iguia, Interamne - sur- Nar, Mvane, Mvanione, Matilique, Narnie, prc- demment Nequinum, Nuceria Favoniensis, Nuceria Camellana , Ocricule , Ostra , Pitula Pisuers , Pitula Mergentina, Plestie, Sentine, Sarsine, Spolte, Suasa, Scstine , Suilla , adine , rbie , Tufica , Tiferna Ti- berina , Tiferna Metaurensis , Vesionique , Urbanum Metaurense, Urbanum Hortcnse, Veltona, Vindne, 88 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Suillates, Tadinates, Trebiates, Tuficani, Tifernates co- gnomine Tiberini , et alii Metaurenses : Vesionicates, Ur- banates cognomine Metaurenses , et alii Hortenses : Vetto- nenses , Vindenates , Viventani. In hoc situ interiere Feli- ginates, et qui Clusiolum tenuere supra Interamnam : et Sarranates, cum oppidis, Acerris, qu Vatriae cognomi- nabantur, Turocelo, quod Netriolum. Item Solinates Cu- riates, Fallienates, Apiennates. Interiere et Arienates cum Crinovolo, et Usidicani, et Plangenses, Pisinates, Clestini. Ameriam suprascriptam Calo ante Persei bel- um conditam annis dcccclxiv prodidit. *Octava Italiaeregio*: de Pado. XX. i5. Octava regio determinatur Arimino, Pado, Apennino. In ora fluvius Crustumium, Ariminum co- lonia cum amnibus Arimino et Prusa. Fluvius hinc Ru- bico, quondarn finis Italiae. Ab eo Sapis, et Vitis, et Anemo : Ravenna Sabinorum oppidum , cum amne Re- dese, ab Ancona cv m pass. Nec procul a mari,, Um- brorum Rutrium. Intus coloniae : Rononia, Felsina vo- citata, quum princeps Etruriae esset : Rrixillum, Mutina, Parma, Placentia. Oppida : Csesena, Claterna, Forum Clodii, Livii, Popilii, Truentinorum, Cornelii : Faven- tini, Fidentini, Otesini, Padinates, Regienses a Lepido, Solonates, Saltusque Galliani qui cognominantur Aqui- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 89 Vivente. Fligine , Clusiole , au dessus d'Intramne , Acerrae Vatriae, Turocelum Netriolum, l'une et l'autre aux Sarranates, n'existent plus. Disons-en autant de Solina Curias, de Falline, d'Apienne, d'Arine et de Oinovole, d'Usidique, de Plange, de Pisine, de Cles- tie. Amrie, ci-dessus nomme, fut btie, nous dit Caton, neuf cent soixante-quatre ans avant la guerre de Perse. * Huitime rgion de l'Italie* : du P. XX. i5. La huitime rgion a pour bornes l'Ari- mine, le P et l'Apennin. La cte offre d'abord le Crus- tume, Arimine, colonie sur la rivire de mme nom, et sur le Pruse, le Rubicon, jadis limite de l'Italie, Sapis, Vitis, Anemo; Ravenne aux Sabins, sur le Bedse, cent cinq milles d'Ancne. Butrium aux Ombres est peu de distance de la cte. Dans les terres, les colonies sont Bononie, qu'on appelait Felsine, lorsqu'elle tait capitale de l'Etrurie, Brixille, Mutine, Parme , Plaisance. Au- tres villes : Csne, Claterne, Forum Clodii, Forum Li- vii, Forum Popilii, Forum Truentinorum , Forum Cor- nelii, Faventie, Fidentie, Otsie, Padine, Regium Le- pidum , Solone , Saltus Galliani Aquinates , Tannte , Veleia jadis surnomme Regia, Umbranum. Les Boiens, go C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. nates : Tannetani, Veleiates cognomine veteri Regiates : Umbranates. In hoc tractu interierunt Boii , quorum tri- bus cxn fuisse auctor est Cato : item Senones, qui ce- perant Romani. 16. Padus e gremio Vesuli montis celsissimum in cacumen Alpium elati, finibus Ligurum Vagiennorum, visendo fonte profluens , condensque sese cuniculo , et in Forovibiensium agro iterum exoriens, nulli amnium cla- litate inferior : Grsecis dictus Eridanus, ac pna Phae- tbontis illustratus : augetur ad Canis ortus liquatis ni- vibus : agris quamvis torrentior, nil tamen ex rapto sibi vindicans, atque ubi liquit agros, ubertate largior : trecentis m pass. a fonte addens meatu duodenonaginta , nec amnes tantum Apenninos Alpinosque navigabiles eapiens, sed lacus quoque immensos in eum sese exon- rantes, omni numro xxx flumina in mare Adriaticum defert. Celeberrima ex iis, Apennini latere jactum Ta- narum : Trebiam Placentinum : Tarum, Inciam, Gabel- lum, Scultennam, Rhenum : Alpium vero Sturam,Or- gum, Durias duas , Sessiten, Ticinum, Lambrum, Adduam, Ollium, Mincium. Nec abus amnium tam brevi spatio ma- joris incrementi est. Urgetur quippe aquarum mole, et in profundum agitur, gravis terrae, quanquam deductus in flumina, et fossas inter Ravennam Altinumque percxx m pass. tamen qua largius vomit, septein maria dictus facere. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 91 qui, selon Caton, se composaient de cent douze tribus, et les Scnoncs qui conquirent Rome, habitaient ces con- tres : ils ne sont plus. 16. Le P descend des flancs du Vsule, haute cime alpine, situe aux limites des Ligures Vagiennes : sa source mrite d'tre vue ; un peu au dessous il s'abme sous terre, pour reparatre dans le territoire de Forum Vibium. Nul fleuve ne le passe en clbrit : les Grecs l'appellent Eridan , nom fameux par le chtiment de Phaton. Enfl par la fonte des neiges au lever de la canicule, malgr la rapidit avec laquelle il parcourt les plaines, il n'arrache point sa rive, et ne laisse que l'abondance dans les campagnes. Dans sa course de trois cent quatre-vingt-huit milles, grossi des eaux de toutes les rivires navigables des Alpes et de l'Apennin, ainsi que de celles des lacs immenses qui s'y dchar- gent, il charrie en tout trente fleuves dans l'Adria- tique. Les plus connus sont, parmi ceux qu'panche l'Apennin, le Tanaro, la Trbie qui passe Plaisance, le Taro, l'Incia , le Gabelle, la Scultenne, le Rcno; parmi ceux des Alpes, la Stura, l'Or^us, les deux Du- ries, le Sessite, le Tsin, le Lambre, l'Adda, l'Oglio, le Mincio. Nul fleuve ne reoit en aussi peu d'espace tant d'ondes tributaires. Accabl lui-mme de cette masse d'eau, il creuse son lit et souvent envahit les terres, quoique divis par des canaux et des saignes, d'Altinum Ravenne,sur un espace de cent vin; jt milles : l'endroit o le dbordement est le plus vaste s'appelle les Sept-Mers. f)i C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Augsta fossa Ravennam trabitur, ubi Padusa voca- tur, quondam Messanicus appellatus. Proximum inde ostium magnitudinem portus habet, qui Vatreni dicitur, quo Claudius Csar e Britannia triumphans, praegrandi illa domo verius quam nave intravit driam. Hoc aiite Eridanum ostium dictum est, aliis Spineticum, ab urbe Spina, quae fuit juxta, praevalens, ut Delpbicis creditum est thesauris, condita a Diomede. Auget ibi Padum Va- trenus amnis, ex Forocorneliensi agro. Proximum inde ostium Caprasiae, dein Sagis, inde Volane , quod ante Olane vocabatur. Omnia ea flumina , fossasque, primi a Sagi fecere Tusci : egesto amnis im- petu per transversum in Atrianorum paludes, quae sep- tem maria appellantur, nobili portu oppidi Tuscorum Atriae, a quo Atriaticum mare ante appellabatur , quod nunc Adriaticum. Inde ostia plena , Carbonaria ac fossiones Pbilistinae , quod alii Tartarum vocant : omnia ex Pbilistinae fossae abundatione nascentia : accedentibus Atesi ex Tridentinis Alpibus , et Togisono ex Patavinorum agris. Pars eorum et proximum portum fecit Brundulum, sicut Edronem Meduaci duo, ac fossa Clodia. His se Padus miscet, ac per haec effunditur,plerisque, ut in ^gypto Nilus,quod vocant Delta , triquetram figuram inter Alpes atque oram maris facerc proditus, stad. duum m preuitu. Pudct a HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. <)3 Le canal d'Auguste mne le P Ravenne, o il prend le nom de Paduse, prcdemment Messanique. Plus large, la bouche voisine forme le vaste port de Vatrnc, o Claude, triomphant des Bretons, s'embarqua pour visiter l'Adriatique sur un navire ou plutt un palais gi- gantesque. La bouche dite Eridanique par les uns, est nomme par d'autres Spintique, de Spina, ville puis- sante du voisinage, comme le prouve son trsor dpos Delphes, et qui fut fonde par Diomde. L le P reoit le Vatrne, qui a baign le territoire de Forum Cornelii. Suivent les bouches de Caprasie , de Sagis , de Volane , jadis Olane. Toutes ces dcoupures et ces canaux depuis Sagis sont l'ouvrage des Tusques, qui, par ces saignes obliques, ont dtourn l'imptueuse richesse du fleuve dans les lagunes Atriennes qu'on nomme Sept-Mers, auprs du clbre port tusque d'Atri, qui a donn le nom d'Atriatique la mer qu'on appelle aujourd'hui Adriatique. Enfin, des embouchures pleines, dites Carbonaires ou fosses Philistines, que d'autres nomment Tartares, nais- sent toutes ces eaux surabondantes que roule le canal Phi- listin, et se grossissent encore de l'Atesis, qui vient des Alpes Tridentines et du Togison, qui panche le territoire de Patavium. Les ports de Brondule et d'Edron se forment l'un d'une partie de ces embouchures, l'autre des deux Mdoacs et du canal Clodien. Le P s'adjoint toutes ces eaux , et dbouche avec elles dans la mer. Presque tous les auteurs crivent que, comme le Nil en Egypte, il laisse alors entre les Alpes et la cte un Delta ou espace 94 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. Graecis Italiae rationem mutari. Metrodorus tamen Scep- sius dicit, quoniam circa fontem arbor multa sit picea, quales gallice vocentur Padi , hoc nomen accepisse. Li- gurum quidem lingua amnem ipsum Bodincum vocari, quod significet fundo carentem. Gui argumento adest oppidum juxta Industria, velusto nomine Bodincoma- gttm, ubi praecipua altitudo incipit. *Undecima Italise regio*: Italia trans Padum. XXI. ij. Transpadana appellatur ab eo regio unde- cima, tota in mediterraneo, cui maria cuncta fructuoso alveo importt. Oppida : Vibiforum , Segusio. Coloniaa ab Alpium radicibus, ugusta Taurinorum, antiqua Li- gurum stirpe, inde navigabili Pado. Dein Salassorum Augusta Praetoria, juxta geminas Alpium fores Graias atque Peninas. His Pnos, Graiis Herculem transisse memorant. Oppidum Eporedia, SibyllinLs a populo ro- mano conditum jussis. Eporedias Galli bonos equorum domitores vocant. Vercellae Libycorum ex Salluviis ortas, Novaria ex Vertacomacoris, Vocontiorum hodieque pago, non (ut Cato existimat) Ligurum : ex quibus Laevi et Marici condidere Ticinum, non procul a Pado : sicut Boii transalpibus profecti Laudem Pompeiam, Insubres Mediolanum. Orobiorum stirpis esse, Comum, atque Bergomum , et Liciniforum, et aliquot circa populos HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 9 5 triangulaire qui a deux mille stades de circuit. J'ai quel- que honte d'emprunter aux Grecs des faits sur l'Italie. Di- sons pourtant que Mtrodore de Scepsos drive le nom de P de la multitude de sapins (en gaulois Pad) qui entourent la source du fleuve, et que dans la langue des Ligures on l'appelle Bodincus , c'est--dire sans fond. En effet, Industrie sur le P, l'endroit o le fleuve com- mence tre profond, s'appelait jadis Bodincomag. * Onzime rgion de l'Italie * : Italie Transpadane. XXI. 1 7. C'est au P (Padus) que la onzime rgion doit son nom de Transpadane. Toute dans l'intrieur des terres, elle voit par ce beau fleuve les trsors de toutes les mers affluer dans son sein. Notons-y Vibiforum , Segusio; pour colonies au pied des Alpes, Augusta Taurinorum, d'ori- gine ligure, au lieu o le P commence devenir na- vigable; Augusta Prtoria , aux Salasses, la descente des Alpes Pnines et des Alpes Grecques. Par celles-ci , dit-on, passa Hercule, par celles-l les Carthaginois. Epordie fut btie par les Romains d'aprs les oracles des livres Sibyllins. Epordie en langue gauloise signifie habile cuyer. Vercelles aux Libyci est d'origine salluve, Novarie que fondrent les Vertacomacores est aujour- d'hui un bourg des Voconces, et non des Ligures, comme le dit Caton. Deux tribus de ceux-ci, les Lves et les Manques , btirent Ticin non loin du P. L'origine de Laus Pompeia est due aux Boens, qui franchirent les Alpes, de Mdiolanum aux Insubres, de Come, de Ber- gome, de Liciniforum et de quelques cits voisines aux 96 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. auctor est Cato : sed originem gentis ignorare se fatetur, quam docet Cornlius Alexander ortam a Grcia , inter- pretatione etiam nominis, vitam inmontibus degentibus. In hoc situ interiit oppidum Orobiorum Barra, unde Bergomates Cato dixit ortos, etiamnum prodente se altius quam fortunatius situm. Interiere et Caturiges In- subrum exsuies, et Spina supra dicta. Item Melpum opulentia praecipuum, quod ab Insubribus, et Boiis, et Senonibus deletum esse eo die quo Camillus Veios ce- perit, Nepos Cornlius tradidit. * Dcima Italiae regio*. XXII. 18. Sequitur dcima regio Itali, Adriatico mari adposita : cujus Venetia : fluviusSilis ex montibus Tarvisanis. Oppidum Altinum, flumen Liquentia ex montibus Opiterginis, et portus eodem nomine : colo- nia Concordia : flumina et porlus, Romatinum, Tilia- ventum majus, minusque, Anaxum, quo Varianus de- fluit : A Isa, Natiso, cum Turro, prsefluentes Aquileiam coloniam, xv m pass. a mari sitam. Carnorum haec regio, junctaque Iapydum : amnis Timavus, castellum nobile vino Pucinum : Tergestinus sinus, colonia Tergeste, xxxiii m pass. ab Aquileia. Ultra quam, vi m pass. For- mio amnis, ab Ravenna clxxxix m pass. antiquus aucta? Itali terminus, nunc vero Istriae : quam cognominalam HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 97 Orobes, selon Caton, qui pourtant ignore leur origine. Corneille Alexandre la place en Grce, ce qu'indique mme leur nom , synonyme de qui vit dans les monts. 'Ce pays a vu disparatre Barra , ville d'Orobes , d'o Caton fait sortir Bergome, mais dont la position n'est pas aussi heu- reuse qu'leve. Villes dtruites : Caturiges, citinsubre, Spina dj nomme, etMelpe, ville opulente, qui, au rap- port de Cornlius Nepos, fut dtruite par les Insubres, les Boii et les Senones, le mme jour que Vies par Camille. * Dixime rgion de l'Italie*. XXII. 18. Vient ensuite la dixime rgion de l'Italie, situe le long de l'Adriatique. La Vntie y est com- prise, et nous offre d'abord le Silis descendant des monts de Tarvise, la ville d'Altinum, la Liquentie qui sort des cimes d'Opitergium et qui a un port de mme nom , puis la colonie de Concordia, et enfin d'autres ports et ri- vires, le Romatin, le grand et le petit Tiliavente, l'Anaxe o tombe le Varien, l'Alsa, le Natiso et le Turre qui baignent Aquile, colonie quinze milles de la mer. On est alors au pays des Carnes , voisins des Iapydes , et prs de l on a le Timave, Pucinum, forteresse cl- bre par ses vins, et le golfe de Tergeste, avec la colonie de mme nom , trente-trois milles d'Aquile ; six milles plus loin , et cent quatre-vingt-neuf milles de Ravenne coule le Formio, jadis limite de l'Italie agrandie, et, m. 7 98 C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. a flumine Istro, in driam effluente e Danubio amne, eodemquelstro, adversum Padi fauces, contrario eorum percussu mari interjecto dulcescente, plerique dixere falso, et Nepos etiam Padi accola. Nullus enim ex Da- nubio amnis in mare Adriaticum effunditur. Deceptos credo, quoniam Argo navis flumine in mare Adriaticum descendit, non procul Tergeste, nec jam constat quo flumine. Humeris travectam Alpes, diligentiores tradunt. Subiisse autem Istro, dein Savo, dein Nauporto, cui nomen ex ea causa est, inter iEmonam Alpesque exo- rienti. Istriae situs et populi. XXIII. 19. Istria, ut peninsula, excurrit. Latitudi- nem ejus xl m pass., circuitum vero cxxv m prodidere quidam. Item adhrentis Liburniae et Flanatici sinus. Alii Liburniae clxxx m. Nonnulli in Flanaticum sinum Iapydiam promovere, a tergo Istriae, cxxx m pass. Dein Liburniam cl m fecere. Tuditanus, qui domuit Is- tros, in statua sua ibi inscripsit, ab Aquileia ad Titium flumenstad. m. Oppida Istriae civium romanorum ^Egida, Parentium : colonia, Pola, quae nunc Pietas Julia,quon- dam a Colchis condita. Abest a Tergeste c m pass. Mox oppidum Nesactium : et nunc finis Italiae fluvius Arsia. Polam ab Ancona trajectus cxxx m pass. est. HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 99 aujourd'hui, borne de l'Istrie. Celle-ci, dit-on, doit sou nom l'Ister, bras du Danube, qui dbouche vis--vis du P, dans l'Adriatique, dont les eaux perdent de leur amertume par le choc des deux courans tributaires. N'en dplaise Nepos , habitant du pays , et d'autres en- core, je vois ici une erreur (car quel bras du Danube fut jamais affluent de l'Adriatique?), et je l'attribue la fable qui fait descendre par un fleuve les Argonautes jus- qu' l'Adriatique, non loin de Tergeste, sans nommer le fleuve qui les y porta. Des auteurs plus exacts disent que le navire passa les Alpes sur les paules des hros qui avaient remont le Danube et la Save , puis descendu le Nauport, dont la source se trouve entre Emone et les Alpes, et dont le nom atteste encore le fait. LTstrie : sa position ; peuples qui l'habitent. XXIII. 19. L'Istrie est une pninsule de forme oblon- gue, large de quarante milles, et dont le circuit, ainsi que celui de la Liburnie qui y touche et du golfe Flanatique, en a cent vingt-cinq. Les uns donnent la cote de Libur- nie cent quatre-vingt milles ; les autres , aprs avoir tendu l'Iapydie jusqu'au golfe Flanatique , derrire l'Istrie, cent trente milles, n'en donnent plus que cent cinquante la Liburnie. Tuditanus , qui soumit l'Istrie , fit graver sur sa statue, rige en ces lieux mmes : D'Aquile au Titius, mille stades. Les villes d'Istrie qui jouissent du droit de cits romaines sont Egide, Parentium, et la co- lonie de Pola, aujourd'hui Pietas Julia, fonde il y a long-temps par les Colques, cent milles de Tergeste. On voit ensuite la ville de Nesactie et l'Arsia, limite 7- ioo C. PLINII HIST. NAT. LIB. III. In mediterraneo regionis decimae, coloniae : Cremo- na, Brixia, Cenomanorum agro : Venetorum autem, Ateste : et oppida Acelum, Patavium, Opitergium, Be- lunum, Vicetia : Mantua Tuscorum trans Padum sola reliqua. Venetos trojana stirpe ortos , auctor est Cato : Cenomanos juxta Massiliam habitasse in Volcis. Fertini, et Tridentini, et Berunenses, Raetica oppida: Raetorum et Euganeorum Verona, Julienses Carnorum. Dein quos scrupulose dicere non attineat, Alutrenses, Asseriates, Flamonienses Vannienses, et alii cognomine Culici : Fo- rojulienses cognomine Transpadani , Foretani , Nedinates, Quarqueni, Taurisani, Togienses, Varbari. In hoc situ interiere per oram Iramine, Pellaon,Palsatium : exVe- netis Atina, et Caelina : Carnis, Segeste, et Ocra : Tau- riscis Noreia. Et ab Aquileia ad duodecimum lapidem, deletum oppidum etiam invito senatu, a Claudio Mar- cello, L. Piso auctor est. In hac regione et undecima lacus inclyti sunt, amnesque eorum partus aut alumni : si modo acceptos reddunt, ut Adduam Larius, Ticinum Verbanus, Mincium Benacus, Ollium Sebinus, Lam- brum Eupilis, omnes incolas Padi. Alpes in longitudinem x pass. patere a supero mari ad inferum , Clius tradit : Timagenes xxn m pass. de- HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. 101 actuelle de l'Italie. D'Ancne Pola , le trajet est de cent trente milles. Dans l'intrieur des terres sont les colonies de Cr- mone et de Brixie chez lesCnomans,etd'Ateste chez les Vntes; puis les villes d'Acle, Patavium , Opitergium , de Belune , de Victie , de Mantoue , la seule des fondations tusques au del du P qui soit encore debout. Caton fait descendre les Vntes des Troyens, et assure que les C- in >i lia ris habitaient avec les Voles, aux environs de Mar- seille. Fertie, Tridente, Brune, appartiennent la Rh- tie , Vrone la Rhtie et aux Euganens , Julium aux Carnes. Il n'est point ncessaire de mentionner scrupu- leusement Alutra , Asserie , les deux Flamonies , dites l'une Vanniensis, et l'autre Culica, Forojulium la trans- padane, Fprte, Nedinum, Quarqua, Taurise, Togium , Yarbari. Iramine, Pellaon, Palsatie, toutes villes mari- times, ne sont plus aujourd'hui, non plus qu'Atine et Cline en Vntie, Sgeste et Ocra chez les Carnes, Nore chez les Taurisques. Une autre ville encore fut, s'il faut en croire Pison , dtruite par Marcellus, malgr le snat : elle tait douze milles d'Aquile. Cette r- gion , ainsi que la onzime , contient des lacs clbres et de belles rivires qui leur doivent ou leur naissance ou leur accroissement; car, peine entres dans leurs eaux, elles s'en chappent. Telles sont l'Adda, le Tsin, le Mincio, l'Oglio, le Lambre, qui traversent les lacs Larius, Verbanus, Benacus, Sebinus, Eupilis, et qui toutes sont des afluens du P. Selon Clius , les Alpes ont , de la mer infrieure la mer suprieure, mille milles, distance que Timagnc oa C. PLINII IIIST. NAT. LIB. III. ductis : in latitudinem autem Cornlius Nepos centum m. T. Livius tria m stadiorum : uterque diversis in locis. Nam et centum millia excedunt aliquando , ubi Germa- niam ab Italia submovent : nec lxx m expient reliqua sui parte graciles, veluti naturae providentia. Latitudo Itali, subter radies earum a Varo, per vada Sabatia, Taurinos, Comum, Brixiam, Veronam, Vicetiam, Opi- tergium , Arsiam , dccxlv millia passuum colligit. Alpium, et gentium Alpinarum. XXIV. 20. Incol Alpium multi populi , sed illustres a Pola ad Tergestis regionem Secusses, Subocrini, Ca- tali, Monocaleni : juxtaque Carnos quondam Taurusci appellati, nunc Norici. His contermini Rti et Vinde- lici, omnes in multas civitates divisi. Rtos Tuscorum prolem arbitrantur, a Gallis pulsos duce Rseto. Verso deinde Italiam pectore Alpium, latini juris Euganeae gentes , quarum oppida xxxiv enumerat Cato. Ex iis Triumpilini, venalis cum agris suis populus : dein Ca- muni , compluresque similes finitimis adtributi munici- piis. Lepontios et Salassos, Tauriscae gentis idem Cato arbitratur. Ceteri fere Lepontios relictos ex comitatu Herculis, interpretatione graeci nominis credunt, praeustis HISTOIRE NATURELLE, LIV. III. io3 restreint neuf cent soixante-dix-huit. Cornlius Nepos leur donne cent milles de large, Tite-Live trois mille stades , mais sur des points diffrens. Tantt en effet elles pas- sent cent milles , par exemple aux lieux o elles forment la limite de la Germanie et de l'Italie ; tantt elles n'at- teignent pas soixante-dix ; heureuse prvoyance de la nature, qui a rendu ces masses grles aux extrmits. La largeur de l'Italie , partir du pied de ces monts et des bords du Var, en suivant les gus Sabatiens, les Taurini, Corne, Brixie, Vrone, Victie, Opitergium et l'Arsia, forme une ligne de sept cent quarante-cinq milles. Les Alpes : nations alpines. XXIV. 20. Les Alpes donnent retraite nombre de peuplades. Les plus remarquables de Pola au pays de Tergeste, sont les Scusses, les Subocrins, les Catales, les Monocalnes ; et prs des Carnes, les ci-devant Tau- rusques, aujourd'hui les Noriques. Les Rhtes et les Vin- dliciens leurs voisins sont diviss en une foule de pe- tites rpubliques. Les premiers, dit-on, descendent des Tusques chasss jadis de leur patrie par les Gaulois, et guids par un chef nomm Rhte. Sur le versant ita- lique de la chane sont les peuples de race Euganenne , tous droit latin , et chez qui Caton compte trente- quatre villes. Dans ce nombre figurent les Triumpilins, qui se sont vendus eux et leur territoire aux Romains , les Camuni et autres tribus de la mme famille , compris chacun dans les municipes voisins. Les Lpontiens et les Salasses, selon Caton, font, partie des Taurisques. i NOTES DL LIVRE III. 121 l'Afrique comme renfermes dans la moiti de l'hmisphre sep- tentrional ; il traait une ligue parallle l'quateur, vers le trente-sixime degr , qu'il faisait passer par le dtroit des Co- lonnes , et traverser l'Asie dans toute sa longueur. Il imaginait ensuite une autre ligne prolonge dans la direction du Tanas , depuis son emhouchure jusqu'au del de ses sources , et il la conduisait droit au levant d't. Cette seconde ligne se trouvait donc incline d'environ vingt-quatre degrs sur la premire ; elle bornait ncessairement l'Europe long- temps avant d'atteindre l'extrmit orientale du continent ; et comme toutes les con- tres que cette ligne laissait au midi et l'orient appartenaient l'Asie , il en concluait que. cette partie de la terre , jointe l'Afrique , tait plus longue que l'Europe. * CHAP. IV, p. -26, lig. 18. Metallis pumbi , ferri, cris, argenli , auri Iota ferme Hispania scatet : citerfr lapiadin. m \* *. * Une phrase analogue termine le chap. 34 du liv. IV : Omnis- que dicta regio , affirme Pline , metallis referta auri , argenti , ferri , plumli nigri albique. En effet , l'Espagne recle presque toutes les productions minralogiques les plus utiles ; mais l'or et l'argent ne sont pas assez abondans pour couvrir les frais d'exploitation. Le Tage , le Sil , le Douro , charrient de# parcelles d'or qui ne sont pas recueillies. Les mines de Guad- alcanal sont les seules d'o l'on tire de l'argent. Le cuivre et le plomb sont abondans. Une mine de plombagine , quatre lieues de Ronda , est clbre. L'tain de la Galice est d'excel- lente qualit. 11 n'y a pas de province qui n'ait des raines de fer ; mais celles de la Liscaie sont remarquer. Il y a trois mines d'aimant dans le royaume de Sville, du cobalt presque au sommet des Pyrnes, une mine trs-abondante de mercure et de cinabre prs d'Almaden , une de carhone martial dans les montagnes de Bnavarre. 11 y en a d'arsenic dans les Astu- ries , de wolfram et fie titane dans l'Estramadure et la Nouvelle- CastiHe. Les mines de charbon de pierre des Asturies et de l'Aragon sont trs-avautageuses. On extrait de ces deux con- tres du, jayet. Il faut citer les mines de sel gemme de la Min- 9 t 1901 NOTES DU LIVRE -III. grilla et de Cardona ; celles d'alun et de couperose en Aragon : celles d'antimoine auprs d'Alcaraz ,"de la Sierra-Morena , et en Galice ; de salptre en diffrentes parties ; de succin dans les Asturies et le royaume de Valence ; d'amiante dans la Galice , les Asturies et le royaume de Grenade ; et de soufre dans les royaumes de Murcie , d'Aragon et de Sville. L'argile , ou craie blanche des environs dAndujar , est d'une nature particulire. La terre rouge d'Almazarron sert la fabrication du tabac dit d'Espagne , et polir les glaces. Le gypse se trouve presque partout ; il en est de mme du marbre , qui se prsente dans toutes les varits et de la plus grande beaut. 11 y a aussi beau- coup de carrires de pierre btir, du silex, etc. Les pierres fines sont trs-varies , entre autres les agathes, les amthystes et cornalines blanches , les grenats , rubis , cristaux de roche , quartz , etc. Les sources sales sont trs-nombreuses , ainsi que les marais salans et les sources d'eaux minrales (Dictionn. gnr. univ., KlLlAN , tom. II , p. 663 ). * * * * CHAP. V, page 28, ligne 1. Narbonensis proyincia latitu- dinem CCXLVIII. Jk i * La Gaule narbonaise , qui s'tendait sur le Rhne et la Mditerrane , est la seule partie de la Gaule o la gographie des Romains n'offre aucune lacune. Par sa culture florissante , par les murs et le mrite de ses habitans, par l'clat de ses ri- chesses , la ISarbonaise tait moins une province qu'une portion de l'Italie ( PLINE * Ili, 4 ) On y distinguait la fin cinq sub divisions. La Narbonensis prima , qui rpondait peu prs a Languedoc moderne , tait principalement occupe par deux peuples , les Volc Arecomici, vers le llbne , et les Volc Tec- iosages , vers la Garonne. On a prtendu que ces peuples taient belges et non celtes ( Vsque ad Tectosagos, primv Belcas, Auson. ; mais on doit peut-tre lire Vouas'): il* n'y a rien de certain cet gard. Chez les premiers brillait JS'emausus , aujourd'hui Nmes , ville qui , par la splendeur de ses difices et les privilges de ses citoyens , retraait Rome au milieu des Gaules ( Pline , 1 ; Mla , il , 5 ; Strab. , iv, a85 ). Narbo , '* k /NOTES DU LIVRE III. ia3 anciennement le chef-lieu de la tribu des Elsyces ( Avien. , Ora mar. , 58 ) , surpassait cependant Nemausus par l'tendue de son commerce , qui se maintint encore dans les sicles de la dcadence des Romains , et qui attirait dans son port , aujour- d'hui combl , les flottes marchandes de toute la Mditerrane (S'I'RAB. , IV, 275; AuSC-n! , de Clar. urb. , 12; SiDON. APOLL., Carm. , 20). Bierr , Bziers , reut, de la lgion qui y tait en garnison , le surnom de Septimanorum ( PlinJ^II , 4- ) 1 d'o, le nom de Septimania s'tendit d'abord sur le canton voisin ( Sidon., ApoIl. ; ginhard, etc., etc.), et, sous les Vi- sigoths , sur toute la province. Tolosa , la capitale des Tecto- sages , s'tait , long-temps avant les Romains , enrichie par le commerce ; car l'or de Toulouse , si funeste Cpion et ses compagnons de pillage , fut trouv en lingots , et n'avait pas # pu tre enlev ail temple de Delphes , dont les Gaulois ne se rendirent point matres ( Apoll. ,:Strab. , IV, 287 ). *i Les Sardones , qui occupaient le Roussillon , taient un reste de l'ancienne nation des Bbryces , dont le nom se trouve aussi eu Thrace , et sur les migrations desquels nous n'avons point de renseignemens ( Avien. , Ora mar. , 285 ; ScYMN. , v. 200). . La province nomme Viennensis commenait au lac Lman , et se terminait aux embouchures du Rhne. Vienna, dont elle prenait le nom , et qui , dans le troisime sicle , devint la capitale des Gaules (Amm. Marc. , passim). Geneca , fameuse par la muraille de Csar ; et Gralianopolis , dont l'identit avec Cularo n'est point dmontre ( Mannert. , H , part. >. , p. 100), appartenaient la contre des Allobroges , nation belliqueuse, partie orientale de ce pays est dj nomme Sahaudia , ou Savoie, dans le quatrime sicle (Amm. Marc, xv, ii). Parmi d'autres petites nations , on remarque les Cavares avec Arausio , Orange , et Aienio , Avignon, La colonie Arlate , aujourd'hui Arles , devint extrmement florissante dans les deuxime et troi- sime sicles (Amm. Marc. , xv, 11 ; Auson. ). Ainsi, partout l'insalubrit des marais disparaissait devant la puissance et l'in- dustrie. Tous les anciens ont admir le Champ des pierres (Qimpi lapidei , P14N. ) , aujourd'hui la plaine de Crau: le pote Eschyle avait dit que Jupiter fit pleuvoir ces pierres pour servir d'armes * * m 1*4 NOTES DU LIVRE III. Hercule contre les Liguriens : mais Posidonis pensait que Ju- piter et mieux aid son fils chri en laissant tomber cette pluie de pierres directement sur la tte de ses ennemis ( Strab. , IV, * 276, 278. Cf. plus bas, p. 128 ). L'antique Massilia a dj souvent t nomme dans le cours de nos recherches , tant une ville indpendante de la province romaine. Elle ne fut point orne de superbes difices ; mais une ombre de libert fit revivre dans ses murs le got des lettres , l'amour de l'tude , en un mot , ce noble esprit de la Grce qui n'a t connu que d'un petit nombre de Romains'. Trois petites provinces terminent la Gaule. On voit d'abord la seconde Marbonaise , avec Forum Julii, Frjus , o un port arti- ficiel contenait une flotte romaine. Dans la province Alpes ma- ritim , qui s'tendait jusqu'au Mont-Cnis ; et dans celle des * Alpes Grai , qui embrassait les sources du Rhne , on ne trouve que de petites peuplades de montagnards. On doit remarquer dans la seconde Narbonaise les Vocontii , entre la Durance et la Drme , et les Salyes , qui , avec leurs nombreuses tribus , oc- cupaient toutes les ctes de la Provence. Les connaissances des Romains sur la gographie physique de la Gaule avaient fait des progrs considrables ; les potes seuls conservaient l'habitude de reprsenter ce pays comme trs- froid; les auteurs instruits savaient que , cultiv avec soin , le riche sol de la Gaule septentrionale produisait abondamment toute sorte de bls et de grains. Plusieurs espces de seigles et de fromens taient particulires ce pays (Plin. , xvii , 7, 8); Rome en tira mme des provisions ( ClC. , pro Fonleio ; DloN Cass. , xxxix). Les grands possesseurs de biens-fonds, dans la Gaule , employaient des instrumens d'agricullure*trs-perfec- tionns (Plin., xviii, 18, 3o). La marne servait d'engrais (Plin., xvii, 7, 8). La culture du lin tait trs-rpandue. (Mal- TEBRUN , Prcis de Gogr. univ. , I.) CHAF. \", p. 28, ligne i4- Oppida de celcro rara , prjacenlilms slagnis. Ces tangs , que Mla , liv. II , n 5 , nomme Stagna Volcarum , * NOTES DU LIVP* III. i 2 5 taient, dans la partie occidentale, l'tang de Taur ou Thau (Stagnum Tauri) ; et dans la partie orientale , l'tang de Latte. On peut y joindre ceux de Leucate, Sigean, Gruissan , Vendres, Maguelones, Perols, Mauguio, du Repausset, Valcare, Journel, Beauduc , Giraud , lierre , Marignane, etc., etc. L'tendue de ces tangs tait alors plus considrable qu'aujourd'hui ; beau- coup , peut-tre , communiquaient entre eux. Il ne faut attri- buer cette diminution qu' l'loignement de la mer, qui s'en est notablement retire , et aux atterrissemens produits par les bou- ches du Rhne. Crf*P. V, page 28, ligne i5. Aique ubi Rhoda Khodiorum fuit. Quelques commentateurs ont cru qu'il est question ici de la ville de Roses, dans l'Espagne Tarraconaise , Rhoda ou Rhodrc des Latins , Rhodope de Strabon , et Rhodipolis de Ptolme. Mais quel rapport cette ville trangre la Gaule peut-elle avoir avec un lieu situ l'embouchure du Rhne ? 11 est probable que la ville ici mentionne est la Von de Strabon , jointe par lui la ville d'Agde , 'AyaSn ( Strab. , liv. IV , d. Casaubon ) , et Vo^avovo-Iu. d'Etienne de Ryzance , qui la place dans le district de Marseille. Dalechamp conjecture qu'il s'agit du lieu dit aujourd'hui Foz-les-Martigues. Le seul lieu habit aujourd'hui sur ce rivage, entre les bouches du fleuve , est le bourg de Sainte-Marie , au- trement les Trois-Maries. Chap. V, page 28, ligne 23. Massalioticum ( sous -entendu Ostium). Cette embouchure du Rhne tait remarquable par l'entrept que les Marseillais y avaient* tabli pour le commerce intrieur de la Gaule , et par consquent pour l'tain , qui leur arrivait de cette contre. 11 n'est point douteux que cette embouchure ne rponde au Rhne mme. Quant aux autres Douches , il serait peu prs impossible de les reconnatre, vu que la violence des flots en a souvent modifi l'emplacement et fait varier le nombre ( D'AtsvillE , Notice de la Gaule , page 55o ). Aujourd'hui on 9 * m ' i * i%6 4 NOTS DU LIVRE III. en compte quatre , qui , en partant fie l'occident , se nomment : Rhne mort , petit Rhne , vieux Rhne, et Rhne. . , ' CllAP. V, page 28, ligne 22. Sunt auctores, et Heradum oppi- **k dum in ostio Rhodani fuisse. La manire dont Pline s'exprime laisse entrevoir qu'il doutait que cette ville et jamais exist ; en effet , nous ne la trouvons mentionne dans aucun des gographes qui l'ontprcd. Etienne de Byzance est le seul qui en place une de ce nom dans la Cel- tique en gnral. Une ipscription dcouverte sous le rgne de Charles V, et rapporte par Bouche ( liv. III , chap. 5), en son Histoire de Provence , dit qu'Ataulphe , roi des Visigoths , avait choisi Hracle pour sa rsidence. Sur la foi de ce monument , Spon (Miscell. , p. i5g ) , et Ducange Chron. pasc. , p. 572) , placent Hracle Saint-Gilles ; d'autres le mettent Saint-Remy, o l'inscription a t trouve. Mais D. Devic et D. ' Vaissette ( Ilist. du Languedoc , tom. 1, p. 643 et suiv.) ont prouv depuis peu que cette inscription est suppose. Si cependant on "admettait l'existence de la ville , sa position semblerait avoir t au dessous de l'endijbit o l'on a depuis bti la ville de Saint-Gilles. Chap. IV, page 3o, ligne 1. Ultra , f os sec ex PJiodano C. IVnrii opre , et nomine insignes. ' q Les canaux dont parle Pline furent faits par Maris , lorsque ce gnral vint disputer le passage du Rhne aux Cimbres qui avaient quitt l'Espagne et franchi les Pyrnes pour envahir l'Italie, l'an 102 avant J.-C. ( Cf. Pltjtarque, Vie deMarius^et MNARD , Mm. Acad, des Inscr. , 'to^. 26 , p. 335 et suiv.). Ce canal commenait au camp de Mariu#, prs d'un village aujour- d'hui nomm Casjtelno ( et non dans la Camargue , en latin Camaria, que Baudran fait venir ridiculement de Castra-Mariand). Il se terminait l'embouchure orientale du Rhne qui passe Arles. I / 12 7 rES DU LIVRE Cuai'. V, page 3o, ligne 2. Stagnum Mastramela, Pline est le premier qui ;iil nomm l'tang de Mastramle, que ses prdcesseurs dsignent sans le nommer. Strabon se borne, dire qu'au dessus des embouchures du Rhne est un lac assez considrable qui communique avec la mer, et qui abonde en hutres et en poissons. 11 relve ensuite l'erreur de ceux qui font figurer, parmi les embouchures du Rhne, le canal par lequel cet tang se rend dans la mer ; fait impossible , dit-il , puisqu'une montagne spare le lac du fleuve. De la runion de ces circon- stances rsulte l'identit de l'tang en question et de l'tang ac- tuel de Martigues ou de* Bcrre. Quant Mastramleville ( Ma- ritima Aialicorum), indique un peu plus bas, d' Anville et presque tous les gographes s'accordent la retrouver dans Martigues. Bouche veut que ce soit Marignane , et allgue, comme preuve dcisive , que Martigues n'a que cinq cents (nous dirions aujour- d'hui six cent cinquante) ans d'antiquit (Voyez Hist. de Pro- vence , liv. III , e. 6 , p. 172). Mais qui a dit Bouche que Ma- rignane est plus ancienne i Son argument n'est que ngatif, et prouverait tout au plus contre Martigues y sans rien dcide/ en faveur de Marignane. Le fait est que la position de Martigues s'accorde merveille avec celle que l'on donne Maritima , et ds-Jors peu importe que la ville ait t rebtie aprs un sicle ou deux d'interruption. Broter place Maritima au cap d'il, auprs de la ville de Saint-Chamas. ClIAP. V , page 3o , ligne 3. Superqu campi lapidei , Herculis ^^ prliorum memoria. Ces champs de pierres se nomment aujourd'hui la Crau, mot que l'on drive du celte craig , crag , carreg , encore en usage dans la principaut de Galles et la Basse-Bretagne , dans le sens de pierre, rocher. {Voyez ClIALONS, Dict. Bas-Bret. et Franais; RoSTREMEN , Dict. Bas-Bret. et Franais; DAVIES, Dict. Britan. lat. ; et Cambden , de Prim. incol. Brilann. ) Il est remarquable que le mot crac en hbreu signifie aussi rocher * aussi Bochard *v 9 9 V 9 128 NOTES I)L LIVRE III. n'a-t-il pas manqu ( Canaan , lib. 1 , cap. 4 2 ) d'en driver le mot de crau, ce que nous ne rapportons que comme fait, curieux, et non comme opinion admettre. Le combat d'Hercule , auquel Pline fait allusion, est clbre dans la mythologie. Eschyle , qui vivait cinq cent soixante ans avant notre auteur , en parle dj. Selon Mla , ce miracle eut lieu lors d'un combat livr par le hros grec Bergion et Albion, deux fils de Neptune ; d'autres veulent , mais contre beaucoup de traditions mythologiques , qu'Hercule luttt alors contre G- rion. (Nous appelons ici l'attention sur ces noms d'Albion et Bergion , dont les radicaux Albe ou Alp et Berg signifient, dans les langues celtiques et teu toniques, montagne.} Aux yeux des modernes, pour qui l'existence des arolithes, autrement mto- rites , est un fait constant, il est h peu prs dmontr que plu-' sieurs des pierres dont est hriss le sol de la Crau , viennent de l'atmosphre , et que probablement le ^souvenir vague de ce phnomne inspira aux anciens leur lgende mythologique sur le combat d'Hercule et l'intervention de Jupiter. CHAP. V, page 3o, ligne 12. Regio Oxubiorum Ligaunoncmoue : super f/uos Suetri , Quariates , Aduniates. Les Oxubiens, 'OvCiot Aiyvs de Strabon , liv.iv, occupaient les environs de la cte , prs de Cannes. * . Les Ligaunes , et non Ingaunes , comme veut l'crire Dale- champ, paraissent avoir habit la contre qui forme l'arrondis- sement de Grasse. Les trois peuples suivans sont fort obscurs. Les Sutres , mentionns par Ptolme , liv. m , n 1 , avaient pour capitale Salines, Ittxiv&i ; Saluce , selon les uns ; Castellane , selon les autres (Bouche, Hist.de Provence, liv. III, n 2, p. 11g ; M- NARD ) ; enfin Sciian , selon Holstein et d'Anville. Le nom des Quariates et des Aduniates est mentionn dans l'inscription de Suse. Nous verrons plus bas que le premier est identique celui de Queiras , valle et bourg des basses Alpes , cinq lieues de Brinon. -., . t NOTES DU LIVRE III. 129 CHAP. VI, page 38 , ligne 6. Qua in re pixcfari necessarium est in regiones XI. * Les principales divisions de l'Italie peuvent se rapporter trois , savoir : i la division vague des temps les plus anciens , lorsque la pninsule tait habite par une infinit de peuples trangers les uns aux autres ; 2 celle du temps d'Auguste ; 3 celle d'Adrien. Nous allons donner la premire et la troisime, puis un tableau gnral , dans lequel on verra le rapport , soit des rgions anciennes entre elles , soit d'une quelconque de ces rgions avec les pays modernes. /Salassi. I Segusiani. ITaurini. ,_ Gaul ? /Libici. 1 ranspadane. Lvi. Jlnsubres. / , Ga , ul . e ) fc Cisalpine. \Cenomani. / Anamani. Gaule I . < Cispadane...J LlD ones - Boii. ITALIE / f / vaenones. SEPTENTRIONALE./ iLigurie. Liguriens. [Vnctie Vntes ou Hnlcs Carnie Carne! Hislrir Histrcs. m. 9 i3o NOTES DU LIVRE III. ITALIE DU MILIEU. /lrurie Point de peuples parlicu- / liers , mais nombre de rpubliques ou tats in- dpendans. : Ombrie Ombres. Picenum Picnes, part, des Snoncs. 'Praetutii. Sabins. JMarses. [Plusieurs petits peuples particuliers ( Vestins. IMarrucins. Plignes. k Frentani. Caracnes. ITALIE MRIDIONALE, OU GRANDE-GRCE. {Samnium. . . < Pentres. iHirr rpms. Latins. I Aurnnces. Latium ( Volsques. | Herniques , au nord. Eques , au nord. Campanic Osques, Campaniens purs. ( Apulie Dauniennc. Apulie ( la Pouille ) . . . . j 'Apulie proprement dite. 'lapygie ou Messapie. I Lucanie. Brulium (Calabre). I NOTES DU LIVRE III. i3i Chap. VII, VIII, IX, X, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX, XXL, XXII, XXIII , page 38, ligne 17. Igilur b amne Varo Nica oppidum Lambrum Eupilis. NOMS LATINS franciss. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. NOMS MODERNES , Positions correspondantes. PREMIERE REGION. Rome.' Anlium. Asture. Nymphc , r. Circes. Ufens , r. Grottes ( s.-ent, Amyclennes) Massique, mont, Gaure , mont. Vulturne,v. etr Averne', lac. Ch. Phlgrens, Achrusie , lac. Herctiianium , vulg. nnm, Nucrie. Sorrente. Capde Minerve. Capoue. Suesse. Vnafre. Sora. Tane la Sidi- cine. Noie. Aricie. Atine. Allife. Stie. Signie. Suessule. Tlse. Trbule. Trbe. Roma {'VfjLn). Antium. Astura Nymphaeus. Circeii (K/fjti* <6x/j3o'x*(i), Den. d'Hal. , liv. 1). Treba (T/>/3*, Ptol., liv. m, n 1). Rome. Anzio rovinalo. Canal di Conca. Ninfa. Emplac. du bourg de S. Flicita, au pied du monte Circello. Il Portatore. Sperlonga. Monte Massico. Monte Barbare Voltorno, r. ; Castel di Voltorno , v. Lago d'Averno ; Lago di Tripergola. Campo Quarto. Lago dlia Coluccia. Ensevel. prs de Por- tici. Nocera. Sorrento. Capo dlia Minerva. Sta. -Maria di Capua. Sessa. A 1 lieue de Venafro. Sora. Teano. Nola. Ariccia. Atino. Alifi. Sezza. Segni. Casiel di Scssola. Tlse. Prs de Mardaloui. Trevi. l32 NOTS DU LIVRE III. NOMS DATrNS franciss. Tuscule. Vrule. Vlitres. Ulverne. Satriga. Scapsie. Politorie. Tellne. Cnine. Crustumcrie. Saturnie. Anlipolis. Camrie. Collaiie. Amilinc. Sulmone. Esule Aboie. Bubte. Boles ; Vole ? Corioles. Fidnes. For tes. Longules. Pde. Polluscie. Querqutule. Tlerie. Vitelle. Stables. NOMS LATINS Synonymie ancienu NOMS MODERNES, ou Positions correspondantes. Tusculum. Verul, Front., Col. Velitr. Ulvem ? Uruanae (concl. d'Urua- nates , ins. reg., etc. , d'Hard. ). Satricum ( hab. dits 2*ip***yo* , Den. d'Hal. , liv. v). Scaptia ( hab. 2ji*iv/o/ , Denys d'Ha.. , liv. v ). Politorium ( noxilfiov , Denys d'Hal. , liv. in ). Tellene(TXX>iv)i,DEN.D 1 HAL.,l.iii). C arnica (Kctivhtt, Den. d'Hal , 1. n). Crustamerium(Kpou(r]o^tpo,DEN. d'Hal., liv. n). Saturnia. Antipolis. Camerium (Ka^utp/*, Den. d'Hal. , liv. v). Collatia, Conlaiie, Festus (de Con ferre ) ( Kox*t<* , Den. d'Hal. , liv. m ). Amitinum. Sulmo. ^Esula. Abola. Bubeta ( hab. Bouf3ev7*voi , Denys d'Hal. , liv. v ). Boise, Tit.-Liv. , liv. iv, n5; hab. Volani , Tit.-Liv. , liv. iv, n 49- Coriol ( Kopox*vSv -nroxi, Denys d'Hal. , liv. vm ). Fiden. Foretii ( Dalech. , Foresi ). Longulae (Longula,TiT-Liv., liv.n, n 33 ; Aoy^x* , Den. d'Ha- , liv. vin ). Pedum (TTcTa, Et. de Byz. ). Pollusca,TiT.-Liv., 1. n, n' 33,34- Querqaetule ( hab. K*pjcToux*voJ , Den. d'Hal. , liv. v ). Toleria ( hab. Toxspjyo, Plut., Vie de Cor. ). Vitella ( Bjtxx* , Et. de Byz. ) Slabise. Frascati. Veroli. Vellelri. Sant-Arjgelo ou Mon- ticelli . Holst. Compris dans Rome. Compris dans Rome. Ruin.prs San-Vitto- rino , d'Anville; Aquila ? Sermoneta. Prs Poli, Mannert. AulaAntica,D 1 ANV.; Vola? Castello Giubileo , Holst. Foruli , Holst. Castell 1 a marc I Stabia , dlr. NOTES DU LIVRE III. 33 NOMS LATINS NOMS LATINS NOMS MODERNES, franciss. Synonymie ancienne. Positions corre:.|tonlaiUt>. Tauranie. Taurania ( Taurinum, Mla ? pttyiit , Et. db Byz. ). Tttv- Casilioe. Casilinum. Capoue(la ville acl )? Apioles. Apiolae. Surrenie. Surrenlum. Surrenlo. Silare , r. Silarus ( llxitpi , Strab. ). Sle. SECONDE RGION. Hi iu'ixie , Calbre , Apulie , Salentine. Sasioe. Sasina Tarente. Tarenlum. r Varie PApulien- Varia Apula ; Varium. ne. ^ Messapie. Messapia ; Messana Apulise , nar- lyrol. Messagna. Snc. Senum. Callipolis , ou Callipolis Anxa ( K*xx/rox/c, ind. Gallipoli. Anxe. cite par Hard. Voyez Plin. , dit. Lcmair, tom. n, p. 146 > note i3). Acra Iapygia, "Aupet. 'Ia.(o-vy'm , Ptol., liv. in , apo di Sania-Maria di Lcuca. cap. n 1 ; "A*. 2*Xv7'v>i , id. , ibid. Basta. Hasta. Vaste. Hydrontc Hydruntum ("Tfpovi, Ptol., liv. hi, n. 1). Soletum. Otrantr. Solte. Solilo. Fratuerce. Fraluertium. Francona Castro. Le po t Taren- Tarentinus portus liims. Millopes. Miltopae. Lupie. Lupia (Aoi/ar*;, Ptol.. liv. m; Co- lonia Luppiensium ). Lecce. Balesie. Balesium. Torre^an-Gcnnaro. Clie. Clium. Cavello? Cellino? Brindes. Brundusium. Brindcs f ital., Brin' (1 isi ) . Pdicules. TloiJ"iK\ni, Strab. , liv. v. Rudies. Rirdiae, Rhod ou 'PaeTai , Et. de Carovigni ( Caroni - i Byz.; 'PaiwcT/*, Ptol. , liv. m, gra, mauv. leon); n. r ( tiab. 'Vmi'&oi , Strab. , Ruvo , Mannert ? liv. vi ). Egnatia (Gnatia, Hor. , 1. r , sat. 5 , # Egnalie. Torre d'Egnazia. 'Eyvtflia, Strab. , liv. vi ). Bari. Bari 11 m. Bari. Iapyx , r. Iapix. Pactius , r. Pactius. Canal c di Terzo. Aufdc. Aufidus. Ufanto. i34 NOTES DU LIVRE III. NOMS LATINS tranri- rs. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. NOMS MODERNES , ou Positions correspondantes. Salapic. Siponte. Une. Cerbale, r. Port Agase. Cap du mont Gargane. Garganes, ville. Garaes. Lac Pontan. Frenton , r. Teane TApu- lienne. Larine? Cliternie. Tiferne, r. Lucrie. Venusie. Canusie. Arpi , autr. Ar- gyrippe,ou Ar- gos Hippium. Apine. Trique. * Bnvent. Ecules. Aquilonic. Api; lie. Salapie ( Xa\ifaris, Ptol., liv. m). Sipontum (lnaroZs, Ptol., liv. m Strab. , liv. vi ). Uria ("T/wov, Ptol. , liv. m , n i). Cerbalus. Portus Agasus. Prom. monlis Gargani. Gargani ? Garn,identiq.l 1 Oipovou"' , pp*. Strab., liv. vi; Noo;/>/* 'AvrouxSY ! ! ! Ptol. , liv. m). Venusia. Canusium (Kavouovct, Ptol., Lui). Arpi, Argyrippa ; Argos Hippium. Apina. Trica. Beneveritum ( piimitiv. Maleven- tum ). jEcuIc ( Voyez les var. recueillies dansPd.Lem., t.n, p. i52, n /}) Aquilonia ( 'Azouixavi*. , Ptol , liv. m, n i ). Ruines de Salpi. Maria di Siponto. Manfredonia, d'Anv. Candelaro, Hard. ; Cervaro , AnsArt (d. Lemaire, t. h, p. i5o, not. 6). Porto Greco. PuntaSaracina, prs du mont Gargano. Santo-Angelo ? Rodi ( Hosltein et Hard.) , distingu par M. Ansart(d. Lem., t. ii, p. i5o, note ii ) en ville , qu'il identifie, soit Torre di Varano, soit Rodi ; et en port, qu'il met sur la lagune. ( Voyez colonne interm.) Lagi di Lsina. Fortore. Civitate , Hard. ; Chiati Vecchio , Holst. et Ans. v . Biferno. Lucera. Venosa. Canosa. Ruines d' Arpi. Benevento. Prs de Mirabella. Cedogna. NOTES DU LIVRE III. i35 NOMS LATINS franciss. Abelline Pro- trope. Compsa. Caudium. Ligarcs Corne- liani. LiguresBebiani Vescelles. Ascules ? ( non Ecules ). Aletrie. Abelline la Mar sique. Atres. Eqnes. Alfelle. Aline ou Atline, Arpe. Borgne. Collatie. Corine. Cannes. Dirie. Forerile. Genusie. Herdonie. Alelie. Basterbe. Neretie. Valenlie. Verelic. NOMS LATINS Synonymie ancienne. Abellinum Protropurn ('AiXXivov, Ptol. , liv. m, n. i ). Compsa. Caudium. Ligurum Corneliani. Ligurum Bebiani. Vescell. Asculum Apulum ( hab. Asculani , non JEcu\&ni, Cf. var. recueillies dans Tdit. Lemaire, plus celles d'iEculani, p. i5a, n. 4 > et con- cluez). Aletria. Abellinum Marsorum ou Marsicum Atrae ? -/Ecae ou iEca ? Alfell ( AfBle , Frontin ? ). Atinum. Arpa ( hab. 'Aptyctyo, md. de Pr- GNOR. ). Borca. Collaliae. Corinse. Cannae. Dirium. Forentum. Genusium. Herdonia ( 'Ecorna, Ptol., liv. m, n. i). Aletium ('Axtvvv et Ov&xivlitt , id. ; Vibo Valentia Hercnlis portus ( "HpctKXiov Xi/mv). Metanrus ( Miluvpot ). Tauroenlum ( Taurianum , Mla, liv. ii , ch. 4 ) Orestis portus. Medma ( MJy* et Mitr/utt^T. de Byz. ; Mfctfxtt , Strab. , liv. v Medama , Mla , liv. n , n. \ ). Scyllum ( 2xi;xx*or). Cratas. Sicnlum fretum. Crcnys ( Koeivvc ). Rhegium ( "Priyioi ). Sila ( 2/'x* , Strab. , liv. vi ). Ruines prs Torre di Lupo. Cortona. Ruines prs le golfe de Ste.-Euphmie ; Nocera , Hard. Golfe de Sainte-Eu- phmie. Cosensa. Leucopetra. Locri Epizepliyrii. Zephyrium,cap.lZephyrium prom. Trinium. Histonie. Buca. Ortone. Aterne. Anxa Frenlana, Carenlie inf. Carentic sup. *# UATRIME RGION. Trinium. Hislonium (Jl/Jinoy, Ptol., liv, m, _ n - O- Buca (Bok* ). Ortona ("Oplan ). Alernus ("fOifio). Anxa Frenlana ( *A^|*o ). Carentium (liab K*paTvoi, Ptol., liv. ni , n. i J. Acerenza. Bivona. # Tfopea. Marro. Ruines prs Palmi. Melia. Sciglio. Conide. Phare de Messine. Capo di Cavallo. Reggio. Capo dell 1 Armi. Motta ou Motlicella di Bruzzano, d'An- ville ; Gierace , Bcler d'Albe. Capo di Bruzzano. Trigno. Vasto di Ammonc. Ortona a Mare,HAR.; Trmoli , d'Anv, et Mannert. Pescara. Civit Buiella. Civit del Conte. * i38 NOTES DU LIVRE III NOMS LATINS NOMS LATINS et NOMS MODERNES, on franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Lanue. Lanua. Tate. f TAT*. Chieti. (Jorfinie. Corfinium (Koptyirioy). Peatinia ; Campi de S. Perino; Valva. Peligne. Pelignns. Valva. Supereque. Superequa. Gastelvecchio Sube- quo. Sulmone. Sulmo (lovxfjin ~Ptol.). Anxantium. *. , Sulmona. Anxantium. Aline. Atina. Civit d'Antino. Fucentes. Fucentes. \t Lucus. Lucus. Maruve. Vlaruvium (M*/>owov, StrAb., 1. v). Maria. Albe sur-Fucin. Alba ad Fucinum lacum. m Albi. Equicules. ^Equiculi (A1x.0uix.0K01, Ptol., 1. m, n. i ). KXe'nefioi. * Cliternie. , . Carseoles. KaptraXO/. Ruines dans la plaine Piano di Carsoli. Angnle. Angula ( "Ayyoxoj , Ptol.). * Civit di San Angelo. Pinna. Pinna ( Vesiina, Vitruv., liv. vin, Civit di Penna. n. 3; ri/w*, Ptol.). Peltuine. Peltuina. Aufine-la-Cis- Aufinium Cismontanum. Ofena . montane. . CINQUIEME REGION. PlCENU M. Adria. Vomane. Territoire des Prtutiens. Territoire de Palmes. Castrumnovum Batine , r. Truenle, r. Truente , lieu. Albule. Terviam. Cuprc. Adria. Vomanum . Castrumnovum. Batinum. Truentum. Truentum. Albula. Tervium. Cupra. Atri. Vomano. Ruines de Caiveno , Har.; Giulianova, d'Anv. et Mann. Salinello.. Tronto. Porto di Martin * Scuro. Ragnola , Hard. ; Tesino , Mann. Grott e a mare,MANN. Grotte a mare,D 1 AN.j ruin. prs Pedaso, Ans art. NOTES DU LIVRE III. i3t) NOMS LATINS NOMS LATINS NOMS MODERNES, et ou . francis*. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Castellum Fir- Castell uni Firmanorum. Fermo. manorum Ascule. Asculnm. Ascoli. Novane. Novana. Citt nuova, Hard. ; Monte Novano ,' d'Anv. et Brot. Cluane. Cluana. Potenlie. no7v7#ae ; Potentia. Piano di S'. Giacomo; ruin.prs Porto di Recanati. Numane. Numana(NotYiv*, Ptol. et Mla). Umane. Ancne. Ancona. Ancona. Cnmre , cap. Cumerum , prom. Monte Comero , ou d 1 Ancona. Auxime. Auxima Osimo. Bercgre. Beregra ( Bp*7/>. , fautivem. pour Bip y fut? Ptol. ; Veragra, conc!. Boviane Fan- du Veragranus ager, Frontin). Bovianum velus. Bajano. cienne. . *, Boviane l'Und- cnmane. Aufidue.. Aufidcna. AIGdena. Esernie. ./Esernia ( "Eo-tfi'm, StrAb ., liv. v: Isernia. Ao-epviit , Ptol. , liv. vi ). Fagifule. Fagifula. Ficoles. Ficol , Ficulae. Saint-Basile. Spine. Spina. Trventine. Treventinum. A mi terne. Amiternum ( 'A/xmpvov , liv. nr )T Ptol. , San Viltorino. Cures. Cures. Correse. Forum Dedi. Forum Decii ; Forumecri, Peut. Tab. de Antrodoco, Mann. Fornm novum. Forum novum. Vescovia. Ruin. prs Giubiico- Fidnes. Fiden. Interamne. Inleramna. Teramo. Nursi. Nursia (Nouptr*, Ptol,, 1. n,n. i). Norsia. INomente. Nomeotum. Mcniana ? Lamenta- ua , d'Anv. Rate. Reate. Rieti. Trbole Mutus- Trebula Mutusca. Monte Leone dlia que. Sabina. Trbule-la-Suf- Trebula Suffenas. Montorio di Roma- fnate. gna. Tivoli. Tibur. . Tibur. Comine. Cominium. Tadies. Tadiae. Ccdiques. Caedicum. Alfa ternes. Alfatcmum. Archippe. Archippe. Roin. prs Ti ansaco. I.'lO NOTES DU LIVRE III. NOMS MATINS NOMS LATINS et NOMS MODE l NES, ou franciss. Synonymie ancienne. Position* correspondantes Viticines. Viticini. LacdeVlie (a) Velini lacus. Lac de Pie de Luco ; lacdeSte-Suzanne. Mont Fiscelle. Mous Fiscellus. <- Monte Fiscello. Fort deVacune Vacunae nemora. Anio. Anien. Teverone. Sublaqueum. Sublaqueum. Sobiaqno. Lac de Cmilies. Cutiliae lacus. t Lago di Contigliano. Cingula. Cingula. Cingoli ; Cingulo , Mannert. Cupre-la-Mon- Cupra Montana. Ruin. prs Ripa Tran- tagnarde. sone. Falarie. Falaria. Ruin.deFaleroni. Pausule. Pausula. Ruin. sur le Monte deir Olmo. Plnine. Plnina. Ricine. Ricina. Septemp'de. Scptempedum. San Sverine Tollcnline. Tollentinuin. Tolentino. Treia. Treia. Ruin. prs Monte - chio. Urbisalvie. Urbesalvia Pollenlini ( O! pjSsl ItL- Urbisaglia. Koultt, Ptol. , liv. nr, n . i;Pol- *' lenlia , voyez Tit.-Liv., 1. XXXIX, V n.44). SIXIME RGION. Omrie , Gaule Cis - Armi sienne. Esis. iEsis ( Airic ). Esino. Senogallie. Senogallia , Sena Gallica ( 2o- Sinigaglia y*.KKta. ). Mtaure. Metaums. Metauro. Fanum fortun. Fanum fortuna; ( Colonia fanestris, Mla; Colonia Julia Fano fort., Crut. , p. i7-'>). Fano. * Pisaure. Pisaurum. Pesaro. Pisaure, r. Pisaurns. Foglia. Hispellc. Hispellum. Spello ou Ispello. Tuder. Tuder. Todi. Anirie. Ameria. Amelia. Asirine. Asirina. Assisi (en fr. Assise) Arne. Arne ("Apr* , Ptol- , liv m, n. i). Civitella di Arno. Esine. /Esina. Camrine. Camerinum. Camerino Casuentille? Casuentillum ( Casuentum vulg. ; Cascntinum opp., Front., p. 83). Carsulcs. Carsula?. Chiascio NOTES DU LIVRE III. Ui NOMS LATINS francis*. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. Dole-la-Salen- tine. Fulginic. Foroflamininm. Forojuliuni con- cubicnse. Forosempro- niuin. Forobiente. Igurie. Intramne-sur- ^ar. Mvane. IVlvaniolc. IN amie ou TS- quine. Nucric Favo- nie. Carale. Ocricule. Ostre. Pilule Pisuerle. Mergentie. Plestie. Sentis? Dola Salentina. Fulginium. Foroflamhiiiim, ou Forum Flam. Forojuliuni conu h., ou Forum Jul. conc. Foroscmpronium , ou Forum Sem- proniu.m. Forobientum. Igurum. Interamna Nars NOMS MODERNES , ou Positions correspondantes Mevana (Mevania, Lr/c. , liv. i , Timia. v. 434 ; Mtouavi*, Ptol. , liv. m, Foligno , La Vescia. Fossombrone. Ligunini? Dalfch. ; Gubbio ? Terna. Sarsine. Spolte. Suase. Sestine. Suille. Tadina. Trbie. Tufique. Tiferne-sur-Ti bre. Tiferne-sur-M taure. Vsioniquc. Urbana-sur-M- taure. Urb. Hortensis. Mevaniola. Narnia , jadis Nequinum. Nuceria ( Hovxsp'nt , Ptol., liv. m, n. 1). Came lu 111 ? Ocriculum ('Ox.pix.xoi, Strab., 1. v). Ostra. Pitulum Pisuers. Mergentia. Pels lia. Sentis, Front., Col., p. 107 (Senti- nali, pour les bab., md.deGrut., pag. 467 ; Cf. ItiMt, Dioir, liv. xLvnr.). Sarsina. Spoletum. Suasa. Seslina. Suilla. Tadina. Trebia. Tuficum, Front. ( 'Ioiy

cov , fau tivem. pour "Iovtyix.ov, Ptol. ). Tifernum Tiberinum. Tifernum Mctaurense. Galeata. Narni. Nocera. Otricoli. Mente d.uovo,Hard.; Corinaldo, d'Anv. Dtruit , et tait prs Sasso Ferry to. Sassina. Spoleto. Caslel Leone. Sestino. Sigillo. Trevi. Vesionica. Urbana Metaurensis. Urbana Hortensis. Castel Durante ? Ur- bania , d'Anv. et Mann. Urbino. 14 WOTES DU LIVRE HI. NOMS LATINS NOMS LATINS et' NOMS MODERNES, franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondant, >. Veltone. Vettona (Vetona, Itio. d'Ant.). Vettona. Vindine. Vendiua. Vivenlum. Vivente. Fligine. Feliginum. Clusiole, au-des- Clusiolum. sus d'Interam- ne. Sarrana Sarrana. AcerresVatries. Acerrae Vatriae ( 'A^;pp*< , Et. de Byz.). Turocelum Neriolum. Turocle N- riole. Soline. Solinuti). # Curie. Curie. Falline. Falliena. rit Apienne. Apienna. Arine. Ariena. Crinovole. Crinovolum. dh Usidiqne. Usidica. PJanga. Planga. Pisine. tm Clestie. SEPTIEME REGION. tkurie. Luna. Luca. Pise. Auser, r. Arno , r. Vada Volater- rana. Cecina , r. Populonie. Prille, r. Ombrone. Port Tlamon. Cose ou Cosse. Gravisquc. Luna. Luca. Pisa. Auser, iEsar ( AiW/>, Strab. , 1. v). Arnus. Vada Volaterrana. Ccina. Populouium ( noyaXa)Vt;ytv*, Strab., liv.v). La Maacrese; Palo, Hard. et Mann. ; Statua , Gibrat. Tibre. Tiberis. Tevere (en franc., le Tibre). Falisques. Bois de Fronie. Falisci, coloniaFaliscaEi.ru scorum. LucusFeroni(luciCapeni,ViRG.). Prs Saint-Oreste. Ruselles. Russell. Sena. Sena Etrusca. Sienne ( Siena it. ). Sutrine. Sutrina. Su tri. Artie-la-Vieilie Aretium vtus. Arezzo. Artie- la -Ju- Aretium Julium. Giovi. lienne. Artie-la-Fid- Arelium Fidum. Casliglione, Aretino. uate. Amiiine ? Amitinnm. Aquas Taurinas. Blere. Aquae Taurinae. Aquapcndente!!! Blera ( B\/x, Ptol. , liv. m, n. 1). Bieda. Cortone. Cortona. Capne. Capena. # Morluppo , Holst. ; dtruit, mais prs Siano , d'Anv. et Mann. Clusiurn-la-Neu- Clusium novum. Chiusi,dt., mais prs Te. du val deChiana. Clusium -l'An- Clusium vetns, jadis Comersolum. cienne , aulr. Comersole. Fsules. Fsesul. Fiesoli. Frentine. Ferentinum. Ferenti. Fescennie. Fesctnnia. Hortane. Horianum. Orta. Herbane. Herbanum. Orvieto. Nepet. Nepet. Nepi. * Novem-Pages. Novempagi. Prs CivitVecchia. PrfecturaClau- Prasfectura Claudia Foroclodii. Oriolo. diaForoclodii. Pistorie. Pistorium. Pistoja. Prusie. Perusie ( I/)ou boucnure ). Volane , primit Olane. Les Sept - Mers ( ou Marais cTAdria). Carbonarie. III. NOMS LATINS Synonymie ancienne. Urbana (Umbrana; se conclurait de rUmbranates, manuscr. dclJAit- beri et Rezz. ). Mons Vesulus. Tanarus. Trebia Placentina. Tarus. Incia. Gabellus. Scultenna. Rhenus. Stura. Orgus. Duria. Sessites. Ticinus. Lambrus. Addua. Ollius. Mincius. Altinum. Augusti Fossa. Padusa. Vatreni. Spina. Vatrenus. Caprasi. NOMS MODEHNES, on Positions correspondantes. Cittd'Ombria. Mont Viso. Tanaro. Trebbia. Taro. Enza ou Lenza. Secchia. Panaro. Reno. Stura. Orco. D " { SET Sesia. Tesino. Lambro et Fiutne di Marignane Adda. Oglio. Mincio ou Menzo. P di Primaro. Porto di Primaro. Santerno. Couvertes parles la- cunes de Stagni di Comacchio,qui lais- sent pourtantaper- cevoir une grande bouche , dite P di Magnavacca. Sagis. Volana , Olana. Septem-Maria, Atrianor um paludes. Carbonaria Fossa. P di Ariano. I Porto Goro. ( Bocca del Canello. IO i/,6 NOTES DU LIVRE III. NOMS LATINS franciss. Fosses Philisti- nes. Athse, r. Tridente. Togisone. Brundule. Edrone. Mdoacs ( les deux) , r. Can. deClodius NOMS LATINS Synonymie ancienne. Fossae Philistinae. Athesis. Tridentum. Togisonum. Brundulum. Edrone. Medoacus major. Medoacus minor. Clodia fossa. NOMS MODERNES, ou Positions correspondantes. Bocca dlia Gnoca. Bocca dlia Scovetta. B. dlie Tle. .Sbocco deirAsinino. Adige. Trente. Bacchiglione. Brondolo. Chioggia. Brenta. Brentella. NEUVIEME REGION. Ligurie, etc., etc. Var, r. Varus. Nice. Nica. Palo , r. Palo. Cemelion. Kty*mXoO*yievdv ). Vico, d'Anville; Saluzzo ? Albe-la -Pom- Alba Pompeia. pienne. Asta. Asta. Asti. Aquae Statiello- Aquae Slatiellorum ( 'Ax.ova.KT'rtt- Acqui. rum. tix\eu, Strab. ). DIXIME RGION. VNBTIE. Silis, r. Silis. Sile. Altinum. Altinum. Ruines d'Altino. Liquenlia, r. Liquentia. Livcnza. Liquentia, port. Portus Liquentius. Livenza. Concordia. Concordia. Concordia. Romatiae. Romatinum. Lemene. Romatice , r. Romatinum. S. Margherita ? Gr. Tilavente. Tilaventum majus ( TiXccove/xisrlo). Tagliamento. Petit Tilavente. Tilaventum minus. Lugugnana. Anasse , r. Anassus. Stella. Varrame, r. Varramus. Revonchi. Alsa , r. Alsa. Ansa, INaiison, r. Natiso. Natisa. Turre, r. Turrus. Thier. Aquile. Aquileia. Aquile. Timave. Timavus. Timavo. Pucine. Pucinum (nouxvov, Ptol.). Castel Duino. Tergeste. Golfe du Ter- Tergeste. Trieste. Tergestinus sinus. Golfe de Trieste. geste. Formion , r. Formio (*of>/-t/a;v, Ptol.). Risano. Golfe Flanatiq. Flanaticns sinus. Golfe de Quarnaro. Egide. .-'l'aida , depuis Justinopolis. Capo d'Istria. Parentium. Parentium (Tlttfiyliov). Parenzo. Pola ou Pietas Pola , Pietas Julia. Pola. Julia. Nsacte. Nesactus (Ns^akTov, Ptol., Lui). Castelnuovo. Arsie, r. Arsia. Arsa. Crmone. Cremona. Cremona. Brixie. Brixia. Brescia. Atcste. Ateste. Este. Acle. Acelum ( "Axsxov , Ptol. , liv. m). Azolo. Patavium . Patavium. Padoue. IO. i48 NOTES DU LIVRE III. NOMS LATINS NOMS LATINS et NOMS MODERNES, ou franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Opitergium. Opitergium ('O'srilipytov). Oderzo. Blune. Belunum (Bxouvon). Belluno. Victie. Vicetia. Vicenza. Mantoue. Manlua. Mantoue ( h. Man- tova ). Fellri. Conclu de Felirini pour Fertini. Feltre. Tridente. Conclu de Tridentini. Trente. Brunenses. Conclu de Beruna. Vrone. Verona. Vrone. Julium Carni- Conclu de Julienses C irnorum cum. ( 'Ivxiov Ka.pvix.bv, Ptol. , n. 14 ). liv. HI , Flamonie Vanie FJamonia Vaniensis. Flagogna. Forojulium. Conclu de Forojulienses. Cividale (leur nom a donn naissance celui de Frioul ). Iramine. Iramine. Pellaon. Pellao. Palsatie. Palsaiia. Atie. Atia. Cline. Clioa. . Sgesle. Segeste. Ocra. Ocra. Nore. Norea. Larias , lac. Larius lacus. Lago di Como. Verbane , lac. Verbanus lacus. Lago Maggiore. Bnac , lac. Benacus lacus. Lago di Garda. Sbin , lac. Sebinus lacus. Lago d'Iseo. Eupiles , lac. Eupilis lacus. Lago di Pusiano. ONZIEME REGION. TRANSPD A NE. Vibi forum. Vibi forum. Segusio. Augusta Tauri- norum. Augusta Praeto- ria. Epordie. Vercelles. Novarie. Ticinum. Laus Pompeia. Segusio. Augusta Tarinorum. Augusta Prtoria ( Avyoucfla.TIptti- lapia.). Eporedia ('Erops*s xoujpa.). Ilienses ('Ix7c , Pausan. , liv. x ; 'Ia\ttaot ? Diod. de Sic. ). Balares ( B.\ttpt ). Corsi. Sulcis. Valentia. Neapolis. Bosa. Caralis. Nora ( Nip*). Ad Turrim Libisonis ( Tlvpyot A/- /S<oc aun^a. ). Pachynum. Lilybeum (A/xt/j3*av /!<*, Ptol.), Messene. Drepanum. Taurominium ou Naxos. Asines (Onabala?ident. TAcis??) iEtna. Maro. Gemelli colles. Cyclopum scopuli. Ulyssis portus. Catina. Symthum. Terias. Lstrigonii campi. Leomini ou Leontium. Megaris (M-ya/i*, Ptol. et md.; M.ty*ft , Et. de Byz. ). Pantagies. Syracusae. Arethusa. Teroenitis Archidemia. Maga. Cyane ( Kvtn ). Milichie ( MhX/^m). Naustathmus ( 'Hat.va-1itd-fA.ot). Elorus ("EXwp oc, quelquef . "Exap o) Hirminius. Camarine (Ka/jt/wr*, t.deByz.) Gelas ( Tix& l. Agrigcntum ( 'AKpkytt ). Phare de Messine. Garofalo. Capo di Faro. Cap de Passaro. Cap di BocoMarsala. Messine. Cap de Saint- Alexis (di Santo Alessio). Taormina. Alcantara. Etna ou Mont Gibel. Madonia. Monte di Mle. I Fariglioni. Lognuna StazioDe. Catane. Zaretta. Fiume di S. Leonar- do, Hard. j Lenli- ni, Mann, ; Guarna Lunga, Ansart.? Lentini. Porcaro. Syracuse. Pismotta. Cefalino. Fontana dlia Mad- dalena. Fonte Ciane. LampismoMa. Fontane Bianche. Acellaro , Hard. ; Abisso, Mann. Maulo,Mauli ou Fiu- me di Ragusa. Camerina. Fiume Salso. Girgenli. NOTES DU LIVRE III. i53 NOMS LATINS NOMS LATINS et NOMS MODERNES, franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Thermes. Thermae ( O .= :ic). Sciacca. Achates , r. Belisc. Mazare , r. Mazara ( M*ote ). Hypsa ( "T4*c ) Mazora. Hypsa , r. Marsela. Slinonte. Sehnus. Selenti. Drpane. Orepanum ( Apimrttvov }. Trapani. Eryx, montagne. Eryx CE/)i;). Monte San Giuliano. Panhorme. Panhormum. Palermo. Solonte. Soins. Solnnto. Himre. Himerae. Termini. Himre , r. Himra. Fiume di Termini. Cphaldidc. Cephalaedis. Cefal. Alontie. Aluntium. Agathyrne. Agathymum. S. Agata. Tyndaridc. Tyndaris. Myl. Tindari. Myles. Melazzo. Centuripes. Centurip. Gentorbi. Netium. Netium. Noto. Sgeste. Segestc. A TO. et pris d'AI- camo. Assore. A ssorus. Asaro. Elna. ./Etna. Nicolosi. Agyre. Agyris. San Filippo d'Argiro. Aces te. Aceste. Acra. Acra. Ruines prs de Pal- lazola. Bida. Bida. Bibeno. Ctare. Caetara. Cacyre. Cacyrus. Cassaro. Ergte. Echetlie. Ereeta. Ecnetlea. Ruines de Cittadella. Ochula,HARD.; ruin. prs Vizini, Mann. Eryx. Eryx("E P u). Etait sur le mont Ju- liano ( diffr. d'un autre dont les rui- nes se voient prs deCalatagirone,sur lemonlCatalfano). Entelle. Etie. En tell a. Prs dePoggio Reale. Elia. Engua. Gela. Engua ( 'Eyyvov ). Ruines prs de G angi. Gela. Alicato? Terra nova? Galate. Galate. Galati. Halcse. Halcsus. Ruines prs de Tesa. Henna. Henna. Castro Giovanni. Hybla. Hybla. Paterne Herbite. Herbita. Nicosia. Herbesse. Herbessns. Prs le Grotte. Herbale. Herbula. Halicye. Halycia. Hacfrana. Salcmc. Hadranc. Aderno. i54 NOTES DU LIVRE III. NOMS LATINS NOMS LATINS et NOMS MODERNES , ou franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondantes Imacare. Imacara. Carini et Muro d'Ica- rini; Trama, Man Ichaue. Ichana ( "I^*v* (ta), Et. de Byz.). Ite. Ieta. lato. Mutustre. Mutustrum Mislretta. Magellie. Magellia (Mixsxx*, Diod. de Sic), Murgeatie. Murgenlia. Maodri Biancbi. Mutyque. Mutycum. Modica. Mnanie. Menania. Miaeo. Naxos. IN'axos. No. Noe. Noara. Petra. Petra. R. prs Castro Novo. Paropia. Paropia. Colisano. Phlhintie. Phihinlia. Ruines prs Pembou- chure du Dirillo. Smellite. Semellites. Schrie. Scheria. Slinonte. Selinus. Symthe. Talare. Symaethus. Talarus. Tissine. Tissinus. Randazzo. Triocalie. Triocalia. Troccoli. Tyracie. Tyracie. Zancl. Zancle. Gaulos. Gaulos. Gozo. Mlite. Melite. Malte. Cosyre. Cosyra Panlalarea. Hironsc. Hieronesus. Marelimo. Cne. Ccene. Limosa. Galate. Galaa. Calata. Lopaduse., Lopadusa. Lampedosa. thuseouEguse ^Ethusa ou /Egusa. Favigrtana, Mann. Buciane. Buciona. Levanzo. Ostode. Osteodes. Alicusa. Ustique. Usiica. Dstica. Lipariennes ou Hphestiades. Lipari ou Hephstiades. Iles Lipari. Lipara ou Mlo- Lipara ou Meligunis. Grande Lipari. gonide , Mli- gunide. Thrasse ou Hie- Therasia ou Hiera. Volcano. ra. Stroogyle. Strongyle. Strombol. Didyrne. Didyrne. Alicusa , Hard. ; Sa- line, d'Anv. ricuse. ^Ericusa. Varcusa , d'Anv. Phicuse. Phnicusa. Fenicudi , d'Anv. ; Pan aria , Mann. Evonyrne. Evonymos. LiscaBianca, d^nv . ; Dattolo, Mann, NOTES DU LIVRE III. i55 ClIAP. XX , page 90 , ligne 9. Grcis dicius Eridanus. Les opinions des anciens gographes sur l'Eridan diffrent entre elles. Dans les premires traditions , recueillies par H- siode , ce fleuve se montre dans les espaces vagues et obscurs qui occupent tout le nord-ouest de la mappe-monde de ce sicle ; et l'ide de cet Eridan fabuleux , qui s'coulait dans l'Ocan en traversant ce qu'on nomma plus tard la Celtique , se maintint dans toute l'antiquit {Schol. Hesiod. Thog., 338. Hygin., Fab. i54- Pausan., Au. 6. Philostr., Icon., 1, 11. Val. Flacc. , v, 4-3 1. Basil. , Hexam. Hom. , ni , 6). Cepen- dant quelques Grecs , qui voulaient tre mieux informs , appli- qurent successivement ce nom au P , au Rhne , au Rhin , en runissant mme quelquefois ces trois rivires d'une manire qui nous doit paratre absurde, mais qui, rapporte leur systme (Phrcides, ap. Hyg. , i54- Schol. Germ. Mscn. EURIP. , ap. Plin., xxxvii, 2, 11. Apollon., iv, 627. Cp.Voss. , Cosmog. des anciens , p. 32), se conoit aisment. Quand les voyageurs envoys par Nron eurent fait connatre peu prs la vraie position du pays o nat l'ambre jaune (Plin. , xxxvn , 3 ) , position obscurment devine du temps d'Auguste ( Dion , Perieg. , 3i4 : Cf. 288-293) , le nom d'ridan resta comme un souvenir des sicles potiques et fabuleux. Le P hrita de ce vain titre ; mais les rudits modernes ont persist vouloir re- trouver jusqu'en Russie l'ancien Eridan d'Hsiode : ils eussent d en mme temps y chercher quelques dbris du char dePhaton, ou plutt imiter la sage mfiance d'Hrodote , qui , dj , rvo- quait en doute l'existence de ce fleuve, et des merveilles dont on avait orn ses bords (HROD.). (Maltebrrun, Prcis de Gogr. univers. , I. ) CHAP. XXIII, page 100, ligne 22. Alpes in longitudinem Arsiam DCCXLV millia passuum colligit. On nomme Alpes la grande chane centrale des montagnes de l'Europe. Elle s'tend entre 4 20' et 19 de long, est , et 44 et 47 de lat. nord. Elle commence en Italie, prs du col de i56 NOTES DU LIVRE III. Tende , court un instant l'ouest , monte vers le nord jusqu'au Valais , s'tend l'est jusqu' la source de la Drave , puis flchit vers le sud , s'tendant en demi-cercle dans rillyrie , o elle se termine. Sa longueur est de quatre cents lieues. On la divise vulgairement aujourd'hui en quatorze systmes principaux , savoir : i. Les Basses Alpes maritimes, qui forment un demi-cercle du 6ud-est au nord-ouest, jusqu'au col de la Lauzanie, et par- courent ainsi un espace de quinze lieues ; 2. Les Hautes Alpes maritimes, dont l'tendue est de dix lieues, du nord de la Lauzanie jusqu'au mont Viso ; 3. Les Alpes Cottiennes, qui vont du mont Viso , en se di- rigeant vers le nord , jusqu'au mont Cnis , et parcourent ainsi vingt-cinq lieues ; 4-. Les Alpes Graies ou Grecques, qui se dirigent vers l'est , et courent du mont Cnis jusqu'au mont Blanc : leur tendue est de vingt lieues. 5. Les Alpes Pennines , qui parcourent une tendue de vingt- deux lieues , en partant du mont Blanc et se dirigeant vers l'est jusqu'au mont Rosa ; 6. Les Alpes Lpontiennes, dont l'tendue est de quinze lieues, et se dirigent, en partant du mont Rosa d'abord, au nord nord- est , jusqu'au mont Saint-Gothard , puis vers l'est , prenant suc- cessivement les noms d'Adula , Bernardino et Dell' Oro ; 7. Les Alpes Rhtiques, qui parcourent un espace de soixante- quinze lieues , en allant du mont Bernardino au mont Croce. 8. Les Alpes Noriques , qui sont une suite des Rhtiques , et vont du sud de la Drave jusqu'au mont Terglou , en parcourant un espace de trente-cinq lieues. 9. Les Alpes Carniques , qui sont une autre continuation des Alpes Rhtiques , et vont du nord de la Drave , ou du sud du pays de Salzbourg, jusqu'aux confins de la Styrie et de l'Au- triche ; io. Les Alpes Styriennes , qui partent du Schwatz-Horn , un des pics des Alpes Noriques , et sparent les valles de la Muhr et de la Drave ; 1 1. Les Alpes Bernoises, qui, partant du mont Saint-Gothard, NOTES DU LIVRE III. i5 7 retournent vers l'ouest , cernent les sources du Tsin , de la Reuss , de l'Aar, limitent les cantons de Berne et du Valais, puis se lient aux monts Jorat et Jurt. 12. Les Alpes des Grisons etd'Alberg, qui partent duSeptimer, et se dirigent gnralement vers le nord. L'Alberg , ds l'origine, se bifurque , et envoie un rameau au nord , puis l'ouest , et enfin au nord-est , un autre l'est. i3. Les Alpes Juliennes et Dinariques, qui longent l'Adria- tique, et se lient l'Hmus ou Balkan; i4.. Les Alpes de Souabe, autrement Raube-Alb, qui ont vingt- deux lieues de longueur, et vont de l'est de la fort Noire jusqu' TYaxt, en passant entre le Necker et le Danube. Chap. XXIV, page 102, ligne 10. Incolce Alpium multi populi.... Suetri. NOMS LATINS NOMS LATINS et NOMS MODERNES, ou franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Scusses. Scussi. Subocrines. Subocrini. C a taies. Catali. Monocalnes. Monocaleni. Taurusques ou Taurusci ou Norici. Noriques. Euganens. Euganei. Triumpilins. Triumpilini. Dans le val Trimpia. Camunes. aouini. Dans le val Camou- nica. Lpontiens. Lepontii. Salassi. Dans le val Leventina Salasses. Dans la vall. d 1 Aostc. Slones , ville. Stonos. Etait prs de la sour- ce du Chiese. Vennontes. Vennonet ( Oirvari , Strab.). Dans la Valteline ? Saruntes. Sarunet. Vibres. Viberi. Octoduriens. Octodurii. Du canton de Marli- gnac , en Valais. Centrons. Centrones. De la Tarentaise. Cottiens. Cottii. Vers le mont Cnis. Caturiges. Caturiges. Aux environs d'Em- brun (dpart, des Hautes- Alpes). Vagiennes Ligu- Vagienni Ligures. riens. Montagnards. Montani. i58 NOTES DU LIVRE III. NOMS LATINS NOMS LATINS et NOMS MODEKNES, ou franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Capillati. Capillati. Venosles. Venostes. Du val Venosco , ou Viestgau , vers la source de PAdige. Isarces. Isarci. Dans le val de Sarra, B reunes. Breuni. Du val Brounia ou Bregna. Genaunes. Genauni. Du val d'Agno ou Agnania. Focunates. Focunates. Des env. deVogogna ? Consuantes. Consuantes. Rucinates. Rucinates. Licales. Licates. Riverains du Lech ( Licus). Catenates. Catenates. Ambisentes Ambisentes. Rugusques. Rugusci ("PvyovffK*!, Ptol., I.ii ). Calucons Calucones. Brixentes. Brixentes. Des env. de Brixen. Nantuates. Nantuales. Sduns. Seduni. Dans le cant. de Sion. Veragres. Veragri. DuChablais(compris auj. dans l'Isre). Acila\ons. Acitavoncs. Mdulles. Medulli. Hab.de la Maurienne. Ucnes. Uceni. Bourg d'Oisans. BrigieDS. Brigii. Hab. de Brianon. Sogionces. Sogiontii. Brodionces. Brodionlii. Nmalones. Nemalones. Au cant. de Miolans. Edenates. Edenates. Des envir. de Seyne (arr. d'Embrun). Esubiens. Esnbii. De la valle de Bar- celone. Varaines. Veamini. De l'arr. deSenez. Galliies. Gallita;. Triulattes. Triulatli. Prs d'AHoz. Ectins. Ectini. Des env. de laTinea. Vergunnes. Vcrgunni. Prs de Vergons. Eguitures. Eguituri. DeGuillaumesetpays environnans. Nmenlures. Nementuri. Ora telles. Oratelli. Nruses. Nerusi ( Wtfio-m ). Velaunes. Velauni. Prs de Vence. Cottiennes ( les Cottianse civ. ~s.ii- D. les vais de Grana? ,u). Vraite?Gilde?Isase? Pau? Angrogne? Pe- rousc ? Suze ? Lans ? Melon?Pont?Prage- las?Luserne?Bo uch. NOTES DU LIVRE III. i5 9 Chap. XXVII, page 112, ligne 21. Rhtis junguntur Noria. La Rhtie et la Vindlice , avant d'tre soumises aux Ro- mains , taient deux pays distincts et spars. Dans la suite , Drusus ayant conquis la Rhtie f et Tibre la Vindlice, ces deux provinces furent runies en une seule , qui conserva le nom de Rhtie ; mais dans la nouvelle division que Diocltien , et quelques empereurs aprs lui, firent des provinces, la Rhtie fut partage en Rhsetia prima et Rheetia secunda : ce qui fit reprendre aux deux pays leur tat primitif de provinces dis- tinctes. La Rtie ou Rhtie s'tendait depuis l'Helvtie jusqu' la Vin- dlice et au Norique , qui la bornaient du ct de l'est. Elle tait termine au nord par la Vindlice , et au sud par la Gaule cisalpine. Elle rpond , dans la gographie moderne , au pays des Grisons, auTirol et une petite portion duci-dev. tat de Venise. Ce pays tait habit par un grand nombre de peuples dsigns sous le nom gnral de Rhaeti ou Rti , la plupart inconnus dans l'histoire , qui , au rapport de Justin et de Plne , origi- naires d'une peuplade de Tusques ou Toscans , furent chasss de leur patrie par les Gaulois , et allrent s'tablir au-del des Alpes, sous la conduite d'un chef appel Rhsetus. Sans rapporter ici les dtails donns sur les murs de ces peuples par les gographes ancens, il suffira de dire qu'ils avaient, comme tous les habitans des montagnes et des pays incultes, des murs sau- vages qui les rendaient redoutables leurs voisins plus civiliss qu'eux. Drusus remporta sur eux une victore qui fournit Horace (lib. IV, od. 4, Qualem ministrwn) le sujet d'une ode dans laquelle il chante les exploits du jeune guerrier. Parmi les nations Rhtiques , on doit distinguer celle des Lpontiens (Lepontii), qui tait la principale. [Elle occupait les hautes Alpes, vers les sources du Rhin, du Rhne et du Tsin. D'aprs l'opinion des anciens , cette nation tait sortie des soldats qu'un froid excessif avait forcs de quitter Hercule et de rester dans les Alpes. Cette fable n'tait fonde que sur la ressemblance du nom des Lepontii avec le mot grec xe (4J , laisser , aban- 160 NOTES DU LIVRE III. donns. La Levantina , valle o coule le Tsin, et qui est dpendante du canton d'Uri , en Suisse , parat avoir t ainsi appele des Lpontiens , qui, d'un autre ct , s'tendaient dans la valle Pennine. La Vindlicie, dsigne le plus souvent, dans les anciens auteurs , par le nom de ses habitans , Vindelici , s'tendait du sud au nord depuis la Rhtie jusqu'au Danube , et de l'ouest l'est depuis le lac de Constance ( Brigantinus lacus ) jusqu' l'Inn (nus)i qui la sparait du Norique. Les Rhtes , battus par Drusus , demandrent du secours aux Vindliques , esprant recouvrer leur libert ; mais , obligs bientt de lutter contre les forces runies de Drusus et de Tibre son collgue , ils furent battus , et ils subirent avec leurs voi- sins le joug de leurs vainqueurs. C'est de cette poque, quinze ans avant Jsus-Christ, que date la runion de ces deux pro- vinces. Le Noricum tait spar de la Grande Germanie par le Da- nube. Les autres bornes taient , du ct de la Vindlicie, l'Inn; de la Vntie , les Alpes noriques ; de la Pannonie , le mont Cnis ( chane de montagnes dont une extrmit s'enfonce dans un coude que forme le Danube peu au-dessus de la position de Vienne ). Le Noricum rpond la partie bavaroise situe la droite de l'Inn, et une grande partie de l'archiduch d'Au- triche , et de la Styrie. Le Noricum eut assez long-temps des chefs ou rois parti- culiers. Il partagea le sort de la Pannonie , et fut , comme elle, subjugu et rduit en province romaine par Tibre. Dans la suite on y distingua deux parties qui eurent titre de province , l'une appele Noricum Ripense, adjacente au Danube , et l'autre Noricum Mediterraneum , carte du fleuve et recule vers les Alpes. NOTES DU LIVRE III. 161 Chap. XXVIII , page u4-, ligne 5. Inde glandifera Pannoni. non isnobiles. La Pannonie tait borne, au nord et l'est, par le Danube", qui la sparait du pays des Quades et des Sarmates Iazyges ; au sud par l'Illyrie , et l'ouest par le Noricum. Sa latitude tait de 44- &>' ^ 4-8 22' ; sa longitude , de 33 20' 3y. Tibre , charg par Auguste de porter la guerre chez les la- pides et les Dalraates de l'Illyrie , s'avana jusque chez les Pan- noniens , et les rduisit en province romaine. Dans la suite , les Romains la divisrent en haute ou suprieure , et basse ou infrieure. L'embouchure du Raab (Arrabo), selon Ptolme, en faisait la sparation. Dans la suite on tablit une troisime subdivision sous le nom de Valrie : elle s'tendait entre la premire et la seconde ; et celle-ci, comprise entre laDrave et la Save, prit le nom de Savie. Chap. XXIX, XXX, page 116, ligne si. Illyrii latitudo statione nota. Le nom trs-vague d'illyrie a , chez les anciens , dsign des portions de pays trs-diffrentes. La rgion comprise, du temps de Pline , entre la petite rivire d'Arsia et l'embouchure du Drilo , ou qui servait de limite du ct de la Macdoine , rpondrait aujourd'hui une partie de la Carniole , de la Croatie , de la Bosnie , de la Dalmatie et de la haute Albanie. Postrieurement Pline , le nom d'Ulyrique fut tendu au No- ricum , la Pannonie , une partie de la Msie , la Dacie , la Macdoine , la Thessalie , l'Achae , l'pire , et mme l'lede Crte. Les Romains commencrent pntrer dans l'Illyrie vers l'an 242 avant Jsus-Christ. La plupart des peuples de cette contre se trouvrent soumis soixante ans plus tard ; mais la rpublique victorieuse les dclara libres sous le nom de r- publique tributaire , et divisa le pays en trois rgions. Il est noter que les Illyriens , d'aprs cette organisation , ne payaient m. 1 1 i6a NOTES DU LIVRE III. aux Romains que la moiti de l'impt qu'ils payaient d'ordi- naire leurs rois. Vers le temps de Jules Csar, ils se rvoltrent, et mme battirent les Romains en plusieurs rencontres ; mais ils furent soumis entirement sous Auguste. L'Ulyrie proprement dite , se trouvait divise , par le fleuve Titius , en deux parties , savoir , la Liburnie au nord , et la Dalmatie au midi. C'est tort que Pline semble ngliger cette distinction du nom gnrique et des deux noms sp- ciaux. LIVRE QUATRIEME. II. C. PLINII SECUNDI HISTORIARUM MUNDI LIBER IV. CONTINENTUR SITUS , GENTES , MARIA, OPPIDA, PORTUS , MONTES, FLUMINA, MENSURjE, POPULI QUI SUNT, AUT FUERUNT. Epiri. I. r. Jt ertius Europse sinus Acrocerauniis incipit mon- tibus, finitur Hellesponto : amplectitur, praeter minores sinus xix, xxv centena millia passuum. In eo Epirus, Acarnania, iEtolia, Phocis, Locris, Achaia, Messenia, Laconia, Argolis, Megaris, Attica, Botia : iterumque alio mari eadem Phocis et Locris, Doris, Phthiotis, Thessalia,Magnesia, Macedonia, Thracia. OmnisGrcise fabulositas, sicut et litterarum claritas, ex hoc primum sinu effulsit. Quapropter in eo paululum commora- bimur. Epiros in universum appellata , Acrocerauniis incipit montibus. In ea primi Chaones, a quibus Chaonia : dein \\\1\IVV.W tWUViVlViiViV\AVVUVVVtV\ttv\\iVV\tV\LbVV\t\VVtV\VlVV\llV\,WiVVVtVVt HISTOIRE NATURELLE DE PLINE. LIVRE IV. POSITIONS, HATIONS, MERS, VILLES, PORTS, MONTS, FLEUVES, MESURES, PEUPLES OU ACTUELLEMENT E3USTANS, OU QUI ONT CESSE D'EXISTER DANS L'pire. I. i . JLie troisime grand golfe europen commence aux monts Acrocrauniens , et se termine l'Hellespont ; il comprend dix-neuf golfes moins considrables, et a une tendue de deux mille cinq cents milles. L se trouvent l'pire, l'Acarnanie, l'Etolie, la Phocide, la Locride, l'Achae , la Messnie , la Laconie , l'Argolide , la Mga- ride , l' Attique , la Botie ; et sur l'autre mer , la Phocide , la Locride, la Doride, la Phthiotide, la Thessalie, la Magnsie, la Macdoine et la Thrace. De l les fables grecques ont pris leur essor, le soleil des lettres a r- pandu ses feux sur le monde. Nous nous y arrterons quelque temps. L'Epire , dans le sens le plus gnral , part des monts Acrocrauniens. On y voit d'abord les Chaoniens, qui i66 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Thesproti, Antigonenses : locus Aornos, et pestifera avibus exhalatio : Cestrini, Perrhbi, quorum nions Pin- dus, Cassiopaei, Dry opes, Selli, Hellopes, Molossi, apud quos Dodonaci Jovis templum , oraculo illustre : Toma- rus mons, centum fontibus circa radies, Theopompo celebratus. 2. Epirus ipsa , ad Magnesiam Macedoniamque tendens, a tergo suo Dassaretas supra dictos, liberam gentem, mox feram, Dardanos habet. Dardanis laevo Triballi prae- tenduntur latere, et Msicae gentes : a fronte jungun- turMedi ac Denselatae, quibus Thraces , ad Pontum us- que pertinentes. Ita succincta Rhodopes, mox et Hmi vallatur excelsitas. In Epiri ora castellum in Acrocerauniis Chimera, sub eo aquse regiae fons. Oppida : Mandria, Cestria : flumen Thesprotiae Thyamis : colonia Buthrotum : maxi- meque nobilitatus Ambracius sinus, d. pass. faucibus spatiosum aequor accipiens, longitudinis xxxix m pass., latitudinis xv m. In eum defertur amnis Acheron, e lacu Thesprotiae Acherusia profluens xxxvi m pass. inde, et mille pedum ponte mirabilis omnia sua mirantibus. In sinu oppidum Ambracia. Molossorum flumina, Aphaset Arachthus. Civitas Anactoria :loeus Pandosia. HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 167 ont donn leur nom la Chaonie; les Thesprotes, les Antigoniens, le lieu dit Aorne, si clbre par ses exha- laisons qui tuent les oiseaux; les Cestrins, les Perrhbes, chez qui s'lve le Pinde; les Cassiopens, les Dryopes, les Selles, les Hellopes, les Molosses, dont le pays ren- ferme le temple de Jupiter Dodonen , fameux par ses oracles, et le mont omare, vant par Thopompe, et dont cent sources arrosent le pied. 1. L'Epire propre, plus voisine de la Magnsie et de la Macdoine, a derrire elle les Dassartes, nation in- dpendante dont il a t parl , et la tribu sauvage des Dardanes. Ceux-ci ont gauche les Triballes et les peuples de la Msie , et par devant les Mdes et les Denselates , li- mitrophes desThraces , dont le territoire s'tend jusqu'au Pont-Euxin. Telles sont les masses qui forment la ceinture et comme la ligne de circonvallation despicsduRhodope, et ensuite de l'Hmus. La cte d'Epire prsente d'abord le fort de Chimre, dans les Acrocrauniens , et au bas de ce fort, la source royale; puis les villes de Mandre et de Cestrie; le Thya- mis, qui arrose la Thesprotie; Buthrote, colonie, et le clbre golfe d'Ambracie. Un dtroit de cinq cents pas y conduit une baie de trente-neuf milles sur quinze. Celle-ci reoit l'Achron , dont la source est le lac d'Ach- rusie en Thesprotie, et dont le cours est de trente-six milles. Les Grecs, qui admirent tout chez eux, s'y mer- veillent la vue d'un pont de mille pieds. Sur les bords du golfe , est la ville d'Ambracie. Dans la Molosside , baigne par l'Aphas et l'Arachthe , on voit la ville d'Anactorie et la bourgade de Pandosie. i68 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. *Acarnaniae. II. Aearnani, qu antea Curetis vocabatur, oppida: Heraelia,Echinus, et in oreipso colonia Augusti Actium, cum templo Apollinis nobili, ac civitate libra Nicopo- litana. Egressos sinu Ambracio in Ionium excipit Leucar dium litus : promontorium Leucates. Dein sinus, ac Leu- cadia ipsa peninsula, quondam Neritis appellata, opre accolarum abscissa a eontinenti , ac reddita ventorum flatu congeriem arenae accumulantium , qui locus voca- tur Dioryctos, stadiorum longitudine trium. Oppidum in ea Leucas, quondam Neritum dictum. Deinde Acar- nanum urbes, Alyzea, Stratos, Argos Amphilochicum cognominatum. Amnis Achelous e Pindo fluens, atque Acarnaniam ab iEtolia dirimens , et Artemitam insulam assiduo terrae invectu eontinenti adnectens. iEtolae. El. jEtolorum populi Athamanes , Tymphi, Ephyri r jiEnienses, Perrhaebi, Dolopes, Maraces, Atraces, a qui- bus Atrax amnis Ionio mari infunditur. jEtolias oppi- dum Calydon estseptem millibus quingentis pass. a mari, juxta Evenum amnem. Dein Macynia, Molycria : cujus a tergo Cbalcis mons, et Taphiassus. At in ora promon- / HISTOIRE NATURELLE, L1V. IV. 169 * L'Acamanie. II. L'Acamanie, jadis Curtide, a pour villes Hra- cle, chine, Actium, colonie fonde par Auguste, l'entre mme de la province, avec son clbre temple d'Apollon , et la ville libre de Nicopolis. En passant du golfe d'Ambracie dans la mer Ionienne, on tombe la cote et au promontoire de Leucade, puis au golfe et la pninsule du mme nom. Celle-ci s'appelait autrefois Nritide. Ses habitans, par de longs travaux, la spa- rrent du continent; mais les vents, en accumulant des monceaux de sable dans le passage, ont rtabli l'isthme. Le canal, qu'on nommait Dioryctos, avait trois stades de long. L est la ville de Leucade , nomme aussi N- rite par le pass. L'Acamanie prsente ensuite les villes d'Alyze, de Stratos et d'Argos l'Amphiloquienne. L'A- chlos, qui descend du Pinde, spare l'Acamanie de l'Etolie, et, par la vase qu'il dpose sans cesse, unit l'le d'Artmite la terre ferme. L'Etolie. III. Les peuples d'Etolie sont les Athamanes , les Tym- phes, les Ephyres, les Eniens, les Perrhbes, les Dolopes, les Maraces, les Alraces, chez qui l'Atrax dbouche dans la mer Ionienne. A sept milles et demi de la mer, et prs du fleuve Evenus , est la ville de Calydon ; Macynie, Mo- lycrie, viennent ensuite, et derrire elles les monts Chal- cis et Taphiassc. Sur la cte, s'lve le promontoire 170 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. torium Antirrhium , ubi ostium Corinthiaci sinus , mi- nus mille passuum latitudine influentis, iEtolosque di- rimentis a Peloponneso. Promontorium , quod contra procedit, appellatur Rhion. Sed in Corinthiaco sinu op- pida iEtoliae, Naupactum, Pylene : et in mediterraneo Pleuron , Halicyrna. Montes clari : in Dodone , Tomarus : in Ambracia, Crania : in Acarnania, Aracynthus : in iEtolia, Acanthon, Panaetolium, Macynium. Locridis , et Phocidis. IV. 3. Proximi iEtolis Locri, qui cognominantur Ozolae, immunes. Oppidum OEanthe. Portus Apollinis Phaestii, sinus Crissus. Intus oppida : Argyna, Eupa- lia, Phstum, Calamissus. Ultra Cirrhaei Phocidis campi, oppidum Cirrha , portus Chalon , a quo vu m pass. in- trorsus liberum oppidum Delphi, sub monte Parnasso, clarissimum in terris oraculo Apollinis. Fons Castalius, amnis Cephissus praefluens Delphos , ortus in Lila quon- dam urbe. Praeterea oppidum Crissa, et cum Bulensi- bus Anticyra , Naulochum , Pyrrha , Amphissa immunis, Tithrone, Tritea, Ambrysus, Drymaea regio, Dauiis ap- pellata. Dein in intimo sinu angulus Botiae adluitur cum oppidis, Siphis, Thebis, quaeCorsicae cognominatae sunt, juxta Heliconem. Tertium ab hoc mari Botiae op- pidum Pagae, unde Peloponensi prosilit cervix. HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 17 1 d'Antirrhium , o commence le golfe de Corinthe , par un dtroit qui n'a pas un mille de large. Ce golfe spare l'Etolie du Ploponnse : le promontoire l'opposite se nomme Rhion. Sur les bords Etoliens du golfe, sont Naupacte et Pylne; dans l'intrieur des terres, se voient Pleuron, Halicyrne. Les monts les plus connus sont, dans la Dodonie, le Tomare; dans l'Ambracie, le Cra- nia; en carnanie, l'Aracynthe; en Etolie, l'Acanthon, le Pantolium et le Macynium. La Locride et la Phocide. IV. 3. Aprs l'Etolie, s'offrent les Locriens Ozoles, peuple exempt de taxes; la ville d'Eanthe, le port d'Apol- lon de Phestos, et le golfe de Crissa. Dans les terres, on remarque les villes d'Argyne , Eupalie , Phestos , Ca- lamisse. Suivent , mais dj on est en Phocide , les plaines et la ville de Cirrha , le port Chalon , sept milles de la ville libre de Delphes , situe dans les terres , au pied du Parnasse, et clbre par l'oracle d'Apollon; puis la fontaine de Castalie; le Cphisse, qui va baigner Del- phes , et qui prend sa source dans la ci-devant ville de Lile; Crissa, Anticyre avec Bule, Nauloque, Pyrrha, Ain phisse, .ville immunits; Tithrone, Trite, Am- bryse, le pays de Drymes, dit Daulide. Le fond du golfe borde un coin de la Botie, o sont les villes de Siphes , de Thbes-la-Corse, prs de l'Hlicon, et de Pages, prs du lieu d'o s'lance comme le front du Ploponnse. 172 C PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Peloponnesi*. V. 4- Peloponnesus, Apiaante appellata, et Pelasgia, peninsula haud ulli terrae nobilitate postferenda, inter duo maria iEgaeum et Ionium, platani folio similis, propter angulosos recessus, circuitu dlxiii m pass. col- ligit, auctore Isidore Eadem per sinus paene tantum- dem adjicit. Angusliae, unde procedit, Isthmos appel- lantur. In eo loco erumpentia e diverso , quae dicta sunt, maria, a septentrione et exortu, ejus omnem ibi latitu- dinem vorant, donec contrario incursu sequorum tanto- rum , in quinque m pass. intervallo exesis utrinque la- teribus, angusta cervice Peloponnesum contineat Hellas. Corinthiacus hinc, illinc Saronicus appellatur sinus : Lecheae hinc, Cenchreae illinc, angustiarum termini, longo et ancipiti navium ambitu, quas magnitudo plaus- tris transvehi prohibet : quam ob causam perfodere na- vigabili alveo angustias eas tenta vere, Demetrius rex, dictator Caesar, Caiusprinceps, Domitius Nero, infausto (ut omnium patuit exitu) incepto. Medio hoc intervallo, quod Isthmon appellavimus, applicata colli habitatur colonia Corinthus, antea Ephyra dicta, sexagenis ab utroque litore stadiis, e summa sua arce, quas vocatur Acrocorinthus , in qua fons Pirene, diversa duo maria prospectans. lxxxvii mill. pass. ad Corinthiacum sinum HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. i;3 Le Ploponnse*. V. 4- Le Ploponnse, jadis Apie et Plasgie, et peut- tre la plus clbre pninsule de l'univers, s'tend entre les mers Ionienne et Ege. Anguleuse , seme de longs golfes , elle a la forme d'une feuille de platane , et a , selon Isidore, cinq cent soixante - trois milles de cir- confrence ; mais les golfes doubleraient cette mesure. La langue de terre o elle commence se nomme Isthme. L s'lancent de deux cts , du septentrion et de l'o- rient, les deux mers que nous avons nommes, et qui divisent toute la largeur de la Pninsule, jusqu' ce que ses flancs, rongs de part et d'autre par deux invasions contraires des flots , ne laissent plus l'Hellade se joindre au Ploponnse que par un col troit et d' peine cinq milles. Les deux golfes s'appellent , l'un Saronique , l'autre Corin- thiaque. Les villes de Lches et de Cenchres sont les extrmits de cette barrire , qui force un long et p- rilleux circuit les vaisseaux que leur grandeur empche de passer sur des chariots. Demetrius Poliorcte, Csar, Caligula , Nron , tentrent , tous infructueusement, d'ou- vrir le passage par un canal navigable. Au milieu de l'isthme, s'lve, sur le penchant d'un mont, Corinthe, jadis Ephyre, soixante stades des deux rivages, qu'on voit, ainsi que les deux mers, du haut de sa citadelle, dite Acrocorinthe , o est la fontaine de Pirne. De Leucade la colonie de Patres et au golfe de Corinthe, il y a quatre-vingt-sept milles. Celle-ci est sur le cap le plus avanc du Ploponnse, vis--vis de l'Etolie et de i 7 4 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. trajectus est Patras a Leucade. Patrae, colonia in lon- gissimo promontorio Peloponesi condita, ex adverso iEtoliae et fluminis Eveni, minus mill. pass. (ut dictum est) intervalle) in ipsis faucibus, sinum Corinthiacum lxxxv millia pass. in longitudinem usque ad Isthmon transmittunt. Achaiae. VI. 5. Achaiae nomen provinciae ab Isthmo incipit : antea JEgialos vocabatur, propter urbes in litore per or- dinem dispositas. Primae ibi, quas diximus, Lecheae, Corinthiorum portus. Mox Oluros, Pellenaeorum castel- lum. Oppida : Hlice, Bura : in quas refugere, haustis prioribus, Skyon, ./Egira, iEgion, Erineos. IntusCleo- nae, Hysiae. Panhormus portus, demonstratumque jam Rhium : a quo promontorio quinque m pass. absunt Pa- trae, quas supra memoravimus : locus Pherae. In Achaia, ix montium Scioessa notissimus, fons Cymothoe. Ultra Patras oppidum Olenum , colonia Dyme : loca , Bupra- sium, Hyrmine : promontorium Araxum, Cyllenes si- nus, promontorium Chelonates : unde Cyllenen quinque m pass. Castellum Phlius : quae regio ab Homero Arae- thyrea dicta, postea Asopis. Inde Eliorum ager, qui antea Epei vocabantur : ipsa Elis in mediterraneo, et a Pylo xn m passuum intus de- HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 75 l'embouchure de l'Evnus; et, quoique l le dtroit ait moins d'un mille de large, la longueur du golfe jusqu' l'isthme est de quatre-vingt-cinq milles. L'Achae. VI. 5. L'Achae commence l'isthme; ses villes, si- tues la suite sur le rivage, lui avaient valu d'abord le nom d'Egiale. La premire est Lches, port de Co- rinthe. Ensuite parat Olure, citadelle des Pellnens; Hlice, Bura, et les villes dans lesquelles se rfugirent leurs habitans aprs l'engloutissement et la submersion de celles-ci, Sicyone, Egire, Egion, Erinos. Dans les terres, on trouve Clones et Hysie. Le port de Panorme est prs de l, ainsi que le cap Rhium, situ cinq milles de Patres , que nous avons dj nomm , et le bourg de Phres. De neuf montagnes que possde l'Achae, le Scioessa est le plus connu. On distingue aussi la fontaine Cymotho. Aprs Patres , on rencontre la ville d'Olne \ Dyme, colonie; les bourgs de Buprase et d'Hyrmine, le cap Araxe, le golfe de Cyllne, le cap Chlonate, cinq milles de Cyllne mme, et Phlionte, place forte. Homre nommait ce pays Arthyre , et plus tard il fut appel Asopide. De l on passe dans l'Elide, dont jadis les habitans se nommaient pens, et l'on trouve lis, leur chef- 176 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. lubrum Olympii Jovis , ludorum claritate fastos Graeciac complexum. Pisaeorum quondam oppidum praefluente Alpheo amne. At in ora promontorium Ichthys. Amnis Alpheus navigatur vi mill. pass. prope oppida, Aulona, et^Leprion. Promontorium Platanodes : omnia hc ad occasum versa. *Messeni. VIL Ad meridiem autem Cyparissius sinus cum urbe Cyparissa lxxii millium passuum circuitu. Oppida : Py- los, Methone : locus Helos, promontorium Acritas : si- nus Asinaeus, ab oppido Asine, Coronaeus a Corone. Fi- niuntur Taenaro promontorio. Ibi regio Messenia duo- deviginti montium. Amnis Pamisus. Intus autem ipsa Messene , Ithome , OEchalia , Arne , Pteleon , Thryon , Dorion, Zancle, variis clara temporibus. Hujus sinus circuitus lxxx m pass., trajectus vero xxx m. Laconiae. VIII. Dehinc a Tnaro ager Laconicus, liber gen- tis: et sinus circuitu cvi mill., trajectu xxxix mill. Op- pida : Tnarum, Amycla?, Pher, Leuctra : et intus Sparta, Theramne : atque ubi fuere Cardamyle, Pitane, Anthane: Locus Thyrea, Gerania. MonsTaygetus, am- nis Eurotas, sinus iEgilodes, oppidum Psammathus. Si- HISTOIRE NATURELLE, L1V. IV. 177 lieu, au centre des terres, et douze milles de Pylos; puis le temple de Jupiter , dont les jeux clbres sont les fastes de la Grce. L aussi jadis tait Pise sur l'Alphe. Sur la cte, le cap Ichthys prcde l'Alphe, qui ne porte bateau que pendant six milles prs d'Aulon et de Leprium, et le cap Platanode : tous ces lieux sont l'oc- eident. *La Messnie. VII. Au sud, le golfe de Cyparisse, avec la ville du mme nom sur ses bords , a soixante-douze milles de cir- cuit; il prcde deux villes, Pylos et Mthone, le bourg d'Hlos, le cap Acritas. Asine et Corone donnent leurs noms deux golfes que borne le cap Tnare. Tous ces lieux sont de la Messnie. On y remarque de plus dix- huit montagnes, le fleuve Pamise, Messne, Ithome, Echalie, Arne, Pteleum, Thryum, Dorium, Zancle, toutes dans l'intrieur des terres, toutes clbres dans leur temps. Ce golfe, dont la circonfrence est de quatre- vingt milles , en a trente de largeur. La Laconie. VIII. Au cap Tnare commencent la Laconie, dont les habitans sont libres, et le golfe Laconique , quia cent six milles de tour et trente-neuf de traverse. Les villes sont Tnare , Amycles , Phres , Leuctre ; et dans les terres , Sparte , Thramne. Il ne reste de Cardamyle, de Pitane et d'Anthane , que l'emplacement. Ajoutons-y les bourgs de ThyreetdeGranie, le mont Taygte, l'Eurotas, le golfe m. 13 178 C. PLINII HIST. NAT. L1B. IV. nus Gytheates ab oppido : ex quo Cretam insulam cer- tissimus cursus. Omnes autem Maleae promontorio in- cluduntur. Argolidis. IX. Qui sequitur sinus ad Scyllaeum, Argolicus ap- pellatur, trajectu quinquaginta m pass. idem ambitu clxii millium. Oppida : Ba, Epidaurus Limera cogno- mine, Zarax, Cyphanta portus. Amnes : Inachus, Era- sinus inter quos Argos Hippium cognominatum,' supra locum Lernen, a mari duobus m pass. novemque addi- tis millibus, Mycenae : et ubi fuisse Tiryntha tradunt : et locus Mantinea. Montes : Artemius, Apesantus, Aste- rion, Parparus , aliique undecim numro. Fontes : Niobe , Amymone, Psamathe. A Scyllaeo ad Isthmum clxxvii m pass. Oppida : Hermione , Trzen , Coryphasium : ap- pellatumque alias Inachium, alias Dipsium x\rgos. Por- tus Schnitas, sinus Saronicus olim, querno nemore redimitus , unde nomen , ita Graecia antiqua appellante quercum. In eo Epidaurum oppidum, ./Esculapii delu- bro clbre: Spiraeum promontorium , portus Anthedon, et Bucephalus : et quas supra dixeramus, Cenchre, Isthmi pars altra cum delubro Neptuni quinquennali- bus inclyto ludis. Tt sinus Peloponesi oram lanci- nant , tt maria adlatrant. Si quidem a septentrione HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 179 Egilode, la ville de Psammathe et le golfe de Gythe avec sa ville , le meilleur point de dpart pour aller en Crte. Tous ces lieux sont avant le cap Male. L'Argolide. IX. Le golfe suivant , qui va jusqu' Scylle, se nomme Argolique ; il a de largeur cinquante milles , et de tour cent soixante-deux. Ses villes sont Be, Epidaure, sur- nomm Limre , Zarax et le port de Cyphante. Entre deux rivires, l'Inachus et l'Erasme, se trouvent ArgosHippium, au-dessus deLerne, deux milles de la mer, et neuf milles plus loin , Mycnes , puis l'emplacement de Tirynthe et le bourg deMantine. L'Artmius, l'Apsante, l'Astrion, le Parpare et d'autres monts , au nombre de onze , y lvent leurs cimes. Les fontaines sont Nob, Amymone, Psa- mathe. De Scylle l'Isthme, on compte cent soixante-dix- sept milles. Les villes sont Hermione , Trzne , Corypha- siumet Argos Inachium , ou, comme quelques-uns la sur- nomment aussi, Dipsium. Vient ensuite le port Schnite, sur le golfe Saronique, jadis couronn de bois de chne, qui lui ont valu son nom; car saron, dans le vocabulaire de la Grce ancienne, signifie chne. Sur ses bords, se suc- cdent encore la ville d'Epidaure, clbre par le temple d'Esculape; le cap Spire, le port d'Anthdon, Buc- phale et Cenchres , ci-dessus nomme comme une des extrmits de l'isthme. Elle a un temple de Neptune, renomm par les jeux qu'on y clbre tous les cinq ans. Telles sont les rives du Ploponnse , dchires par tant de golfes, assourdies par le bruit de tant de flots; 12. 180 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Ionium irrumpit : ab occidente, Siculo pulsatur:a me- ridie, Cretico urgetur : ab oriente brumali, iEgaeo : ab oriente solstitiali, Myrtoo, quod a Megarico incipiens sinu, totam Atticam adluit. Arcidiae*. X. 6. Mediterranea ejus Arcadia maxime tenet, un- dique a mari remota : initio Drymodes, mox Pelasgis appellata. Oppida ejus : Psophis, Mantinea, Stympha- lum, Tegea , Antigonea, Orchomenum, Pheneum, Pa- lantium, unde Palatium Romae : Megalopolis, Gor- tyna, Bucolium, Camion, Parrhasie, Thelpusa, Melae- nae, Hersea , Pyla3, Pallene, Agrae, Epium, Cynaetha , Lepreon Arcadiae , Parthenium, Alca , Methydrium , Enispe, Macistum, Lampe, Glitorium, Cleonas, inter qu duo oppida, regio Nemea, Bembinadia vocitata. Montes in Arcadia, Pholoe cum oppido : item Cyllene, Lycus , in quo Lycaei Jovis delubrum : Maenalus , Arte- misius, Parthenius, Lampeus, Nonacris : prterque, ignobiles octo. Amnes : Ladon, e paludibus Phenei : Erymantbus e monte ejusdem nominis, in Alpheum de- fluentes. Reliqu civitates in Achaia dicendae, Aliphiraei, Abea- tae, Pyrgenses, ParoreataB, Paragenitae, Tortuni, Typa- nei, Tbriasii, Tritienses. Universae Acbai libertatem HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 181 envahies au nord par la mer Ionienne, battues l'ouest par celle de Sicile, repousses au midi par celle de Crte, au nord-est par l'Ege, au sud-est par la mer de Myrto, qui commence au golfe Mgarique , et baigne toute l'At- tique. L'Arcadie*. X. 6. Au centre de la Pninsule, et loin de toute mer, est l'Arcadie, jadis Drymode, puis Plasgide. Ses villes sont Psophis, Mantine, Stymphale, Tge , An- tigonie , Orchomne , Phne , Palantium , d'o le Pa- latium de Rome ; Mgalopolis , Gortyne , Bucolium , Carnium, Parrhasie, Thelpuse, Mlne, Hre,Pyles, Pallne , Agrs , Epium , Cynthe , Lepreum l'Arca- dienne, Parthenium, Alca, Methydrium , Enispe, Ma- ciste, Lampe, Clitorium, Clones, et entre ces deux villes, le pays de Nme, dit aussi Bembinadie. Les mon- tagnes d'Arcadie sont le Pholo, avec une ville de mme mno; le Cyilne, le Lyce , o est un temple de Jupiter; le Mnale , l'Artemisius , le Parthenius , le Lampe , le Nonacride , et huit autres monts peu fameux. Des marais de Phne s'chappe le Ladon ; le mont Erymanthe produit l'Erymanthe : ces deux fleuves tombent dans l'Alphe. Il nous reste nommer, en Achae, Aliphires, Abe, Pyrgos, Parore, Paragnie, ortunes, Typane, Thria- sos, Tritie. Toute cette rgion reut de Nron les droits ife C. PLINU HIST. NAT. LIB. IV. Domitius Nero ddit. Peloponnesus in latitudine a pro- montorio Male, ad oppidum iEgium Corinthiaci sinus cxc m pass. patet. At in transversum ab Elide Epidau- rum, cxxv m ab Olympia Argos per Arcadiam lxix mill. Ab eodem loco ad Phliunta dicta mensura est. Universa autem, velut pensante aequorum incursus na- tura, in montes vi atque lxx adtollitur. Atticae. XL 7. Ab Isthmi angustiis Hellas incipit, nostris Graecia appellata. In ea prima Attica, antiquitus Acte vocata. Adtingit Isthmum parte sui, quae appellatur Me- garis , a colonia Megara , e regione Pagarum. Duo haRc oppida excurrente Peloponneso sita sunt , utraque ex parte velut in humeris Helladis. Pagaei, et amplius iEgosthenenses contributi Megarensibus. In ora autem , portus Schnus. Oppida : Sidus , Cremmyon , Scironia saxa vi mill. longitudine, Geranea, Megara, Eleusin. Fuere, et QEnoa, Probalinthos : nunc sunt ab Isthmo lv millia pass. Piraeeus, et Phalera portus, quinque millia pass. muro recedentibus Athenis juncti. Libra haec civitas, nec indiga ullius prconii amplius : tan ta claritas superfluit. In Attica fontes, Cephissia, Larine, Callirhoe, Enneacrunos. Montes : Brilessus, iEgialeus, Icarius, Hymettus, Lycabettus : locus Ilissos. A Piraeeo HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. . i83 de libert. Le Ploponse a, du promontoire de Male Egium sur le golfe de Corinthe , cent quatre-vingt-dix. milles, d'Elis pidaure, cent vingt-cinq, et d'Olympie Argos, en traversant PArcadie, soixante-neuf; d'Olym- pie Phlionte noirs avons dj donn la distance. Et , comme si la nature voulait lui rendre en hauteur ce que les invasions de la mer lui ont retranch en surface, soixante-seize montagnes y lvent leurs pics. L'Attique. XL 7. Au col troit que. forme l'isthme, commence l'Hellade, que les Romains appellent Grce. L'Attique, jadis Acte, s'y offre d'abord : la portion du pays dite Mgaride, du nom de la colonie de Mgare, vis--vis de Pages , touche l'isthme. Les deux villes ci-dessus nom- mes sont places sur des prolongemens du Plopon- nse , et en quelque sorte sur les paules de l'Hellade. De Mgare dpendent Pages, et plus forte raison go- sthne. La cote offre ensuite le port de Schne, les villes de Sidonte et de Cremmyum, les roches Scironiennes , qui ont six milles de long; Grane, Mgare, Eleusis; les ruines d'OEnoa et de Probalinthe; puis, cinquante- cinq milles de l'isthme , le Pire et Phalre , deux ports unis Athnes par un mur de cinq milles. Cette der- nire ville est libre. Quant sa clbrit, elle est telle, que tout pangyrique serait superflu. L'Attique a quatre fontaines, Cphisie, Larine, Callirrho, Enneacrunos.; cinq montagnes, le Brilesse, l'giale, l'Icare, l'Hy- mette et le Lycabette. On y trouve aussi un lieu 184 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. xlv mill. pass. Sunium promontorium, Thoricos pro- montorium. Potamos, Steria, Brauron, quondam oppida. Rhamnus pagus, locus Marathon, campus Thriasius, oppidum Melita, et Oropus, in confinio Botiae. * Botiae. XII. Gujus Anthedon, Onchestos, Thespiae liber uni oppidum, Lebadea: nec cedentes Athenis claritate, quae cognominantur Botiae Theb, duorum numinum Li- beri atque Herculis ( ut volunt) patria. Et Musis natale in nemore Heliconis adsignant. Datur et his Thebis sal- tus Cithaeron, amnis Ismenus. Praeterea fontes in Bo- tia, OEdipodia, Psamathe, Dirce, Epicrane, Arethusa, Hippocrene, Aganippe, Gargaphie. Montes extra prae- dictos, Mycalessus, Hadylius, Acontius. Reliqua oppida, inter Megaram et Thebas : Eleutherae , Haliartus , Pla- taeae, Pherae, Aspledon, Hyle, Thisbe, Erythrae, Glis- sas, Copae : juxta Cephissum amnem Larymna, et An- choa :Medeon, Phlygone, Acraephia , Coronea , Chaero- nea. In ora autem infra Thebas, Ocalee, Heleon, Sco- los, Schnos, Peteon, Hyrie, Mycalessus, Hilesion, Pteleon, Olyros, Tanagra liber populus : et in ipsis faucibus Euripi, quem facit objectu insulae Eubae, Au- lis capaci nobilis portu. Botos Hyantas antiquitus dixere. HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. i85 nomm Hisse, puis, quarante-cinq milles du Pire, les caps Sunium et Thoricos; et enfin les ruines de Pota- mos , de Strie , de Brauron ; le bourg de Rhamnonte , le lieu nomm Marathon, la plaine Thriasique, la ville de Mlite, et Orope, sur les confins de la Botie. *LaBotie. XII. Dans celle-ci, paraissent Anthdon, Oncheste, Thespies, ville libre; Lbade, et Thbes dite la Bo- tienne, cit non moins clbre qu'Athnes, et mre, comme on le prtend, de deux de nos dieux, Bacchus et Hercule. On nomme les bois de l'Hlicon comme la patrie des Muses. Les bois du Cithron et le fleuve Ismne font partie de Thbes. Les fontaines de la Botie se nomment OEdipodie , Psamathe , Dirc , picrane , A rthuse , Hippocrne , Aganippe, Gargaphie. Outre les monts dj cits, on distingue leMycalesse, l'Hadyle , l'Aconce. Entre Mgare et Thbes, sont les villes d'leuthres, Haliarte , Plates, Phres , Aspldon , Hyl , Thisb , rythres , Glisses , Copes; prs duCphisse, Larymne et Anchoa; puis M- don, Phlygone, Acrphie, Corone, Chrone. La cte au dessous de Thbes nous prsentera Ocale, Hlon, Scole, Schne, Peteum , Hyrie , Mycalesse , Hilsion , Pt- leum , Olyre , Tanagre , ville libre ; et au dtroit mme de l'Euripe, vis--vis de la saillie de l'Eube, Aulis, clbre et vaste port. Les Botiens portrent jadis le nom d'Hyantes. i86 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Locri deinde Epicnemidii cognominantur, olim Lele- ges appellati , per quos amnis Cephissus defertur in mare. Oppida : Opus, unde et sinus Opuntius, Cynos. Phoci- dis in litore unum Daphnus. Introrsus in Locris , Elatea , et in ripa Cephissi (ut diximu.s) Lilaea, Delphosque ver- sus : Cnemis, et Hyampolis., Rursus Locrorum ora, in qua Larymna, Thronium, juxta quod Boagrius amnis defertur in mare. Oppida : Narycion, Alope, Scarphia. Postea Maliacus sinus ab incolis dictus : in quo oppida, Halcyone, Econia, Phalara. Doridis. XIII. Doris deinde, in qua Sperchios, Erineon, Boion, Pindus, Cytinum. Doridis a tergomons est OEta. Phthiotidis*. XIV. Sequitur mutatis saepe nominibus iEmonia : ea- dem Pelasgicum Argos, Hellas, eadem Thessalia, et Dryopis, sempera regibus cognominata. Ibi genitusrex nomine Grcus, a quo Graecia : ibi Hellen, a quo Hel- lnes. Hos eosdem Homerus tribus nominibus appel- lavit, Myrmidonas, et Hellenas, et Achaeos. Ex his Ph'driot nominantur Dorida adcolentes. Eo- rum oppidri, Echinus in faucibus Sperchii fluminis, HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 187 C'est ensuite le pays des Locriens Epicnmidiens, pri- mitivement Llges. Le Cphisse y passe avant de por- ter ses eaux la mer. Les villes d'Oponte , qui a donn son nom un olfe, et de Cynos, se montrent sur la cte, puis Daphnonte, la seule ville maritime que pos- sde la Phocide. La Locride a encore, dans les terres, late, et sur les rives du Cphisse que nous venons de nommer, Lile; puis, en tournant vers Delphes, Cnmis et Hyampolis; sur la cte, Larymne, Thronium , l'em- bouchure du Boagrius dans la mer ; les trois villes de Narycion, Alope, Searphie, et sur le golfe dit Malia- que par les habitans , celles d'Alcyone , d'Econie et de Phalare. La Doride. XIII. Dans la Doride, qui vient ensuite, sont Sper- chios, Erineum, Boium, Pindes, Cytinum, et derrire ce pays, le mont OEta. La Phthiotide*. XIV. L'monie se montre ensuite. Sujette changer de noms, cette contre a successivement t appele, d'aprs ses rois, Argolide Plasgique, Hellade, Thessa- lie, Dryopide. L naquirent et Grcus, qui la Grce doit son nom, et Hellen, d'o celui d'Hellnes. Homre donne ces mmes peuples te triple nom de Myrmidons, d'Hellnes et d'Achens. Les plus voisins de la Doride s'appellent Phthiotes, et ont pour villes chine , l'embouchure du Sperchius ; i88 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Thermopylarum angustiae : quo argumenta v millia pass. inde Heraclea, Trachin dicta est. Mons ibi Calli- dromus : oppida celebria, Hellas, Halos t Lamia, Phthia, Arne. Thessali. XV. 8. In Thessalia autem Orchomenus , Minyeus antea dictus : et oppidum Almon , ab aliis Salmon , Atrax , Pelinna : fons Hyperia. Oppida , Pherae , quarum a tergo Pieris ad Macedoniam portenditur, Larissa, Gom- phi, Thebae Thessaliae, nemus Pteleon : sinus Pagasi- cus. Oppidum Pagasae, idem postea Demetrias dictum, Tricca, Pharsalici campi cum civitate libra, Cranon, Iletia. Montes Phthiotidis, Nympheus, quodam topiario naturae opre spectabilis : Buzigaeus , Donacesa, Bermius, Daphissa, Chimerion, Athamas, Stphane. In Thessa- lia sunt quatuor atque triginta, quorum nobilissimi , Cerceti, Olympus, Pierus, Ossa: cujus ex ad verso Pin- dus et Othrys, Lapitharum sedes : hi ad occasum vergen- tes : ad ortus, Pelios : omnes theatrali modo inflexi, caveatis ante eos septuaginta quinque urbibus. Flumina Thessaliae : Apidanus, Phnix, Enipeus, Onochonus, Pamisus. Fons Messeis. Lacus Bbeis. Et ante cunctos claritate Peneus, ortus juxta Gomphos : interque Os- sam et Olympum nemorosa convalle defluens quingentis stadiis, dimidio ejus spatii navigabilis. In eo cursu HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 189 Hracle, nomme aussi Trachine, cause du pas des Thermopyles , quatre milles de l ; viennent ensuite le montCallidrome, et cinq villes clbres, Hellade, Halos, Lamie , Phthie, Arn. La Thessalie. XV. 8. Dans la Thessalie, outre Orchomne, ant- rieurement Minye, sont les villes d'Almon ou Salmon, Atrax, Plinne, la source d'Hyprie, Phres, derrire laquelle commence la Piride , qui va jusqu'en Ma- cdoine; Larisse, Gomphes, Thbes de Thessalie, la fort Pteleum et le golfe Pagasique avec la ville de Pa- gases , depuis Dmtriade , Tricca , les champs de Pharsale, avec la ville libre du mme nom, Cranum et Iltie. Les montagnes de la Phthiotide sont le Nymphe , remarquable par des espces de paysages naturels , qu'on croirait l'effet de l'art; le Buzige, le Donacs, le Ber- mius, le Daphisse, le Chimrion, l'Athamas, le St- phane. Celles de la Thessalie sont au nombre de trente- quatre, dont les plus fameuses sont les Cerctes, l'O- lympe, le Pierus, l'Ossa ; en face de ce dernier, le Pinde et l'Othrys, antique demeure des Lapithes, et l'est le Pelion : les six premires sont l'ouest. On di- rait un immense amphithtre, et soixante-quinze villes aux premires galeries. Les rivires de la Thessalie sont l'Apidane, le Phnix, l'Enipe, l'Onochone, le Pamise, auxquels se joint la source Messide et le lac Bbis ; et le Pne, plus clbre qu'eux tous, sort de terre prs de Gomphes , descend dans une longue valle boise, de cinq cents stades entre l'Ossa et l'Olympe , et porte ba- 190 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Tempe vocanlur quinque mill. pass. longitudine, et ferme sesquijugeri latitudine, ultra visum hominis ad- tollentibus se dextera laevaque leniterconvexisjugis. In- tus sua luce viridante adlabitur Peneus, viridis calculo, amnus circa ripas gramine , canorus avium concentu. Accipit amnem Orcon, nec recipit, sed olei modo su- pernatantem (ut dictum est Homero) brevi spatio por- tatum abdicat: pnales aquas dirisque genitas, argen- teis suis misceri recusans. Magnesiae. XVI. 9. Thessali adnexa Magnesia est , cujus fons Libethra. Oppida : Iolcus, Hormenium, Pyrrha, Me- thone, Olizon. Promotorium Sepias. Oppida : Castha- naea, Spalathra. Promontorium vEantium. Oppida: Me- liba , Rhizus , Erymn : Ostium Penei. Oppida : Ho- molium, Orthe, Thespise, Phalanna, Thaumacie, Gyr- ton, Cranon, Acharne, Dotion, Melitaea, Phylace. Porro Epiri, Achai, Attic, Thessali in porrectum longitudo quadringentorum octoginta mill. pass. traditur^ latitudo centum nonaginta septem millium. Macedoniae. XVII. 10. Macedonia postea centum quinquaginfa HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 191 teau dans la moiti de Svon cours. Cinq milles seule- ment de la route qu'il parcourt foiraient le vallon de Tempe, dlicieux asile,, dout la largeur n'excde pas un arpent et demi , et qui est form 11 droite et gauche de pentes qui s'lvent mollement jusqu' une hauteur o l'il ne peut les suivre. L, sous une verte lumire sur des cailloux qu'elle semble colorer en vert , et au milieu des voix mlodieuses des oiseaux, le Pne ca- resse des bords maills de gazon. Il reoit, ou plutt il refuse de recevoir les eaux du Styx, qui, comme le dit Homre, surnagent comme de l'huile sur les siennes, et que bientt il repousse, indign que ces flots, em- blme de supplices et empire des furie s, se mlent ses ondes d'argent. La Magnsie. XVI. 9. A l Thessalie est annexe j la Magnsie. C'est l qu'on voit la source de Libthra, pu is, avec les villes d'Iolcos, d'Hormenium, dePyrrha, dt? Mthone, d'O- lizon, le promontoire Spias; avec celles de Casthane et de Spalathra, le cap Eantium, et enfin Mlibe, Rhize, Erymnes, l'embouchure du Pne, Homolium, Orth , Thespies , Phalanna , Thaumacie , Gyrton , Cra- non, Acharne, Dotion , Mlite, Phyl ace. Ensemble, l'Epire, PAchae, l'Attique et la Thessalie, ont quatre cent trente milles de longueur sur cent quatre-vingt- dix-sept de large. La Macdoine. XVI. 10. La Macdoine vient ensuite^ pays clbre i 9 a C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. populorum, duobus inclyta regibus, quondamque terra- rum imperio, Emathia ntea dicta. Hc ad Epiroticas gentes in solis occasum recedens post terga Magnesiae atque Thessaliae, infestatur a Dardanis. Partem ejus septentrionalem Ponia ac Pelagonia protegunt a Tri- ballis. Oppida : ^Ege , in quo mos sepeliri reges : Be- ra : et in regione qu Pieria appellatur a nemore, iEginium. In ora Heraclea , flumen Apilas. Oppida : Pydna, Aloros. Amnis Aliacmon. Intus : Alorit , Vallaei , Phylacaei, Cyrrhest, Tyrissei. Pella colonia. Oppidum Stobi civium rom. Mox Antigonea, Europus ad Axium amnem, eodemque nomine, per quod Rhdias fluit. Eordeae, Scydra, Mieza, Gordynise. Mox in ora Ichnae: fluvius Axius. Ad hune finem Dardani, Treres, Pieres, Macedoniam adeolunt. Ab hoc amne Paeoniae gentes : Parori , Eordenses, Almopii, Pelagones, Mygdones. Montes, Rhodope, Scopius, Orbelus. Dein praejacente gremio terrarum, Arethusii, Antiochienses , Idomenen- ses, Doberi, iEstraeenses , Allantenses, Audaristenses , Morylli, Garesci, Lyncest, Othryonei, et liberiAman- tini atque Orestse : coloni, Bullidensis, et Diensis:Xy- lopolitae, Scotussi liberi , Heraclea Sintica, Tymphi, Toroni. In ora sinus Macedonici, oppida Chalastra, et intus Phileros, Lete : medioque flexu litoris Thessalonica , li- HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. i 9 3 par ses cent cinquante peuplades, immortel par deux de ses rois, et autrefois par l'empire du monde. Son pre- mier nom fut Emathie. Contigu l'Epire vers l'ouest, adosse la Thessalie et la Magnsie , elle est ouverte aux Dardaniens : la Ponie et la Plagonie au nord lui servent de rempart contre les Triballes. Aprs Eg, s- pulture ordinaire des rois ; Bre ; et dans la Pirie , ainsi nomme de la fort Piria, Eginium. Sur la cte Hracle se prsentent l'Apilas , Pydna , Alore , l'A- liacmon. Dans les terres, les Olorites, les Vallens , les Phylacens , les Cyrrhestes , les Tyrissens. Pella , colonie , Stobes , cit romaine , prcdent Antigonie , deux Europes, l'une sur l'Axius , l'autre traverse par le Rhdias, Eorde, Scydra, Mieza, Gordynies et Ichnes. Celle-ci, sur la cte, est voisine du fleuve Axius , vers ces parages de la Macdoine qu'habitent les Dardaniens , les Trres, les Pires. Au del du fleuve sont les peu- plades Ponicnnes , les Parorens , les Eordes , les Al- mopes, les Plagons, les Mygdons, au milieu des monts Rhodope, Scopie, Orble. Dans les plaines au dessous, se voient les Arthuses, les Antiochiens, les Idomnes, les Dobres, les Estrens, les Allantes, les Andaristes, les Morylles, les Garesques, les Lyncestes, les Othrio- nes, les Amantins, peuple libre, les Orestes; deux co- lonies, Bullide et Dium; les Xylopolites, les Scotusses, peuples libres, Hracle la Sintique, les Tymphens , les Toronens. Sur la cte du golfe de Macdoine est Cbalastre , prs de Phileros et de Lt ; dans les terres et au fond mme ru. 1 3 iq4 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. berae conditionis. Ad hanc a Dyrrachio cclxvii millia passuum. Terme. In Thermaico sinu oppida, Dicaea, Pydna , Derrha , Scione. Promontorium Canastraeum. Oppida : Pallene , Phlegra. Qua in regione montes , Hypsizorus , Epitus , Halcyone , Levomne. Oppida : Nyssos , Phinelon , Mendae : et in Pallenensi Isthmo quondam Potidaea , nunc Cassandria colonia : Anthe- mus, Olophyxos : Sinus Mecybernasus. Oppida : Phys- cella, Ampelos, Torone, Singos : fretum, quo montem Athon Xerxes rex Persarum continenti abscidit , in longitudine passuum m d. Mous ipse a planitie excurrit in mare lxxv mill. pass. Ambitus radicis centum quin- quaginta mill. colligit. Oppidum in cacumine fuit Acro thon, nunc sunt Uranopolis , Palorium, Thyssus, Cleo- nae, Apollonia, cujus incolas Macrobii cognominantur. Oppidum Cassera, faucesque alterae Istbmi, Acantbus, Stagira, Sithone, Heraclaea, et regio Mygdoniae subja- cens, in qua recedentes a mari Apollonia, Arethusa. In ora rursus Posidium, et sinus cum oppido Cermoro, Amphipolis liberum, gens Bisaltas. Dein Macedoniae ter- minus amnis Strymon, ortus in Haemo, mmorandum, in septem lacus eum fundi , priusquam dirigat cursum. Haec est Macedonia , terrarum imperio potita quon- dam : haec Asiam, Armeniam, Iberiam, Albaniam, Gap- padociam, Syriam,iEgyptum,Taurum, Caucasum trans- HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. ig5 du golfe, Thessalonique, ville libre, deux cent soixante- sept milles de Dyrrhachium. Therme a donn son nom au golfe Thermaque, que bordent les villes de Dice, Pydna , Derrba , Scione , en de du cap Canestre , et au del celles de Pallne et de Phlegra. L sont les monts Hypsizore, Epite, Halcyone, Levomn. On y voit aussi Nyssos, Phinle, Mendes, et dans l'isthme de Pallne, autrefois Potide, aujourd'hui Cassandrie, colonie, puis Anthme, Olophyxe et le golfe Mcybernen, Phy scelle, Ample, Torone, Singos et le dtroit que fit ouvrir Xerxs entre le continent et le mont Athos. Ce bras de mer a un mille et demi de long. Le mont lui-mme fait vers la mer une saillie de cinquante milles , partir de la plaine, qu'il domine, et sa base en a cent cinquante de tour. Sur sa cime tait la ville d'Acrothon : les villes actuelles sont Uranopolis, Palorium , Thysse, Clones, Apollonie, dont les habitans ont le surnom de Macro- biens. Non loin de l est Cassre. Dans l'autre gorge de l'isthme, Acanthe, Stagire, Sithone, Hracle, et plus bas, la Mygdonie avec les villes d' Apollonie et d'Ar- thuse. La cte nous offre encore Posidium, Cermore et son golfe, Amphipolis, ville libre, et les Bisaltes, et enfin le Strymon, qui sort de l'Hmus, traverse sept lacs avant de prendre son cours rgulier, et forme la limite de la Macdoine. Telle est cette contre, jadis matresse du monde. La Macdoine a franchi l'Asie, l'Armnie, l'Ibrie, l'Alba- nie, la Cappadoce, la Syrie, l'Egypte, le Taurus, le Cau- i3. 196 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. gressa : haec in Bactris, Mdis, Persis dominata, toto Oriente possesso : haec etiam Indiae victrix, per vestigia Liberi patris atque Herculis vagata : hc eadem est Ma- cedonia, eujus uno die Paulus jEmilius imperator nos- ter septuaginta duas urbes direptas vendidit. Tantam differentiam sortis prstitere duo homines. Thraciae : (*YEgsei maris*). XVIII. 11. Thracia sequitur, inter validissimas Eu- rop gentes, in strategias quinquaginta divisa. Populo- rum ejus, quos nominare non piget, amnem Strymo- nem adcolunt dextro latere Denseletae et Medi, ad Bi- saltas usque supra dictos : laevo, Digeri Bessorumque multa nomina ad Nestum amnem Pangaei montis ima ambientem, inter Elethos, Diobessos, Carbilesos : inde Brysas, Sapaeos, Odomantes. Odrysarum gens fundit He- brum, adcolentibus Cabyletis,Pyrogeris, Drugeris, Cae- nicis, Hypsaltis, Bnis, Corpillis, Bottiis, Edonis. Eo- dem sunt in tractu Selletae, Priant, Doloncae, Thyni, Cletae majores Hmo, minores Bhodopae subditi. Inter quos Hebrus amnis : Oppidum sub Rhodope Ponero- polis antea, mox a conditorePhilippopolis, nunc a situ- Trimontium dicta. Haemi excelsitas sex mill. pass. subi- tur. Aversa ejus etinlstrumdevexaMsi, Get, Aorsi, Gaud, Clariaeque , et sub iis Arraei Sarmatae, quos Area- HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 197 case, soumis les Bactres, les Mdes, les Perses, conquis l'Orient , vaincu l'Inde , couru au loin sur les traces de Bacchus et d'Hercule; la Macdoine a vu en un jour un de nos gnraux, Paul-mile, livrer au pillage et mettre l'encan soixante-douze de ses villes. Deux hommes ont produit cet immense changement. La Thrace; (*la mer Ege*). XVIII. 11. Suit la Thrace, mre des plus redoutables nations de l'Europe. Elle se compose de cinquante stra- tgies. Parmi ses tribus , la droite du fleuve Strymon , on peut nommer les Denslates et les Mdes , qui touchent auxBisaltes, ci-dessus nomms ; gauche sont les Digres et les Besses, qui forment nombre de peuplades jusqu'aux monts Pange, et au Nestus, qui en baigne la racine, entre les Elthes , les Diobcsses , les Carbilses ; puis les Bryzes, les Sapens, les Odomantes. Les Odryses voient natre l'Hbre , que bordent droite et gauche les Ca- byltes, les Pyrogres, les Drugres, les Cniques, les Hypsaltes, les Bnes, les Corpilles, les Bottiens, les Edones. Dans les mmes parages, sont les Selltes, les Priantes, les Dolonques, lesThynes, lesCltes majeurs au pied de l'Hmus, et mineurs la base du Rhodope : l'Hbre les spare. L'ancienne Ponropolis au bord du Rhodope a pris depuis les noms de Philippopolis , en m- moire de son fondateur, et de Trimonlium, cause de sa position. On fait six milles pour atteindre le sommet de l'Hmus. La pente oppose regarde l'Ister, et a pour 198 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. tas vocant , Scythaeque : et circa Ponti litora Moriseni , Sithoniique Orphaei vatis genitores obtinent. Ita finit Ister a septemtrione. b ortu Pontus ac Pro- pontis. A meridie ^Egaeum mare, cujus in ora a Strymone, Apollonia, OEsyma, Neapolis, Datos. Intus Philippi co- lonia, absunt a Dyrrachio cccxxv mill. pass. Scotusa, Topiris, Nesti amnis ostium : Mons Pangaeus : Heraclea , Olynthos. Abdera libra civitas, stagnum Bistonum et gens. Oppfdum fuit Tirida, Diomedis equorum stabulis dirum. Nunc sunt Dicaeae , Ismaron : locus Parthenion , Phalesina, Maronea prius Ortagurea dicta : nions, Ser- rium , et Zone : tum locus Doriscus decem mill. homi- nura capax. Ita Xerxes ibi dinumeravit exercitum. Os Hebri. Portus Stentoris. Oppidum yEnos liberum cum Polydori tumulo , Ciconum quondam regio. A Dorisco incurvatur ora ad Macro Tichos centum viginti duo- rum mill. pass. Circa quem locum fluvius Mlas , a quo sinus appellatur.' Oppida : Cypsella, Bisanthe, Macron Tichos dictum, qua a Propontide ad Melanem sinum inter duo maria porrectus muras procurrentem excludit Cherronesum. Jamque Thracia altero latere a Pontico litore inci- piens , ubi lster amnis immergitur, vel pulcherrimas in HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 199 habitans les Mses , les Gtes , les Aorses , les Gaudes , les Claries, et au dessous d'eux les Arrens Sarmates, qu'on nomme Arates, les Scythes, et sur la cote du Pont, les Morisnes et les Sithoniens, chez qui naquit le pote Orphe. Ainsi la Thrace a pour bornes lister au nord , l'est le Pont et la Propontide, au midi la mer Ege. Sur les ctes de cette dernire , partir du Strymon , sont Apollonie , Esyme, Napolis,Datos; dans les terres, Philippes, co- lonie trois cent trente-cinq milles de Dyrrachium , Sco- tuse, Topiris, l'embouchure du Nestus, le mont Pange, Hraele, Olynthe, Abdre, ville libre, le lac Bistonien et les Bistones. Tirida , o taient les haras de Diomde , n'existe plus. On trouve aujourd'hui Dice, Ismare, le lieu dit Parthnion, Phalsine, Marone, jadis Ortagu- rie, le mont Serreum , Zone, la plaine de Dorisque, qui peut contenir dix mille hommes, et o Xerxs fit le dnombrement de son arme; l'embouchure de l'H- bre, le port de Stentor, Enos, ville libre, avec le tom- beau de Polydore. C'tait jadis le pays des Cicones. De Dorisque Macrontichos la cte prsente un renflement de cent vingt-deux milles de tour. Le fleuve Mlos y coule , et donne son nom au golfe. Cypsle , Bisanthe , Macrontichos, en sont les villes. Celle-ci tire son nom d'un long mur qui joint le golfe Mlane la Propon- tide, et hors duquel se projette la Chersonnse. Sur l'autre ct maritime, la Thrace, qui commence aux lieux o Pister dbouche dans le Pont, a aussi des aoo C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. ea parte urbes habet, Istropoin Milesiorum , Tomos , Calatinque, qu antea Acervetis vocabatur. Heracleam habuit, etBizonem terra? hiatu raptam : nunc habet Dio- nysopolin, Crunos antea dictam. Adluit Ziras amnis. To- tum eum tractum Scyth Aroteres cognominati tenuere. Eorum oppida : Aphrodisias, Libistos,Zigere, Borcobe, Eumenia, Parthenopolis , Gerania , ubi Pygmaeorum gens fuisse proditur, Cattuzos Barbari vocant, credunt- que a gruibus fugatos. In ora a Dionysopoli est Odes- sus Milesiorum. Flumen Panysus. Oppidum Tetranau- lochus. Mons Haemus vasto jugo procumbens in Pon- tum , oppidum habuit in vertice Aristaeum. Nunc in ora Mesembria , Anchialum , ubi Messa fuerat. Astice regio habuit oppidum Anthium : nunc est Apollonia. Flu- mina : Panissa, Rira, Tearus, Orosines. Oppida : Thy- nias, Halmydessos, Develton cum stagno, quod nunc Deultum vocatur,Veteranorum : Phinopolis juxta quam Bosporus. Ab Istri ostio ad os Ponti pass. dlv mill. alii fecere. Agrippa adjecit lx. Inde ad murum supra dictum centum quinquaginta : ab eo Cherronesus cxxv mill. Sed a Bosporo, sinus Casthenes. Portus Senum : et alter, qui Mulierum cognominatur. Promontorium Chry- soceras, in quo oppidum Byzantium liber conditionis, antea Lygos dictum. Abest a Dyrrachio septingentis un- decim millibus pass. Tantum patet longitudo terrarum HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. aoi villes magnifiques, Istropolis la Milsienne, Tomes, Ca- latis, jadis Acervtide. Hracle n'est plus; la terre en- tr'ouverte a englouti Bizone ; mais on voit encore Dio- nysopolis , primitivement Crunes , baigne par le Ziras. Toute cette contre appartenait aux Scythes dits Aro- tres, dont les villes sont Aphrodisiade, Libistos, Zi- gre, Borcobe, Eumnie, Parthenopolis, Granie, o on place la demeure des Pygmes, que les barbares ap- pellent Cattuzes , et qui en furent chasss par les grues. Sur la cte , aprs Dionysopolis , vient l'Odesse des Milsiens , ensuite le fleuve Panyse et la ville de T- tranauloque. L'Hmus, dont les vastes flancs s'avancent jusqu'au Pont, avait jadis sur son sommet la ville d'Ariste. Sur la cte , Msembrie , Anchiale , occu- pent l'emplacement de Messa. Dans la contre d'Astiqu tait Anthium, de nos jours Apollonie. Le Panissa, le Rira, le Tare, l'Orosine, y coulent. Thyniade, Halmy- desse, Develte, avec son lac des Vtrans, aujourd'hui lac Deulte , et Phinopolis, auprs du Bosphore, se suivent de prs. Des bouches de lister l'entre du Pont on compte cinq cent cinquante-cinq milles (Agrippa augmente ce noiu^re de soixante). Du Pont au mur dont j'ai parl, cent cinquante, et de l la pointe de la Cher- sonnse, cent vingt-cinq. Le Bosphore prcde le golfe Casthne, les ports des Vieillards et des Femmes, le cap Chrysocras, sur lequel est bti Byzance, jadis Lygos, ville libre 711 milles de Dyrrachium. Telle est l'norme distance de l'Adriatique la Propontide. L, coule le Bathynias, le Pydaras ou Atyras. Slymbrie et Printhe ne tiennent au continent 2oa C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. in ter Adriaticum mare et Propontidem. Amnes : Bathy- nias , Pydaras , sive Atyras. Oppida , Selymbria , Perinthus latitudinecc pedum continenti adnexa. IntusBizya, arx regum Thraciae, a Terei nefasto rimme invisa hirundi- nibus. Regio Caenica , colonia Flaviopolis, ubi antea Zela oppidum vocabatur. Et a Byzia quinquaginta millia passuum Apros colonia, quae a Philippis abest centum octoginta octo mill. pass. At in ora amnis Erginus : op- pidum fuit Ganos: deseritur et Lysimachiajam in Cher- roneso. Alius namque ibi Isthmos angustia simili est, eodem nomine, et pari latitudine : illustrant duae urbes utrinque litora , quae haud dissimili modo tenuere , Pac- tye a Propontide, Cardia a Melane sinu, haec ex facie loci nomine accepto : utrque comprehensae postea Ly- simachia quinque mill. pass. a Longis mris. Cherro- nesos a Propontide habuit Tiristasin, Crithotem : Cis- sam flumini iEgos adpositam, nunc habet a colonia Apro xxn mill. passuum, Resiston ex. adverso colonise Parianae. Et Hellespontus, septem (ut diximus) stadiis Europam ab Asia dividens, quatuor inter se contra- rias urbes habet, in Europa Callipolin et Seston, et in Asia Lampsacum et Abydon. Dein promontorium Cher- ronesi Mastusia adversum Sigeo cujus : in fronte obli- qua Cynossema, ita appellatur Hecubae tumulus, statio Achasorum. Turris et delubrum Protesilai.Et in extrema HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. ao3 que par un isthme de 200 pieds de large. Bizye, jadis r- sidence des rois de Thrace , est devenue, par le sacrilge de Tre , odieuse aux hirondelles. Dans la Cnique , l'antique Zla a fait place Flaviopolis , colonie. Apros, aussi colonie , est 1 80 milles de Philippes , et 5o de Bizye : sur la cte se voit l'Ergine et se voyait la ville de Ga- nos. Lysimachie, dans la Chersonnse, se dpeuple de jour en jour; car la pninsule a aussi un isthme, isthme troit et de mme largeur comme de mme nom que celui de Corinthe : deux villes, l'une et l'autre sur la mer, mais chacune sur la cte oppose, Pactye , sur la Propontide , Cardie, sur le golfe Mlane (celle-ci tirait son nom de sa forme en cur) furent depuis, cinq milles des longs murs, runies dans Lysimachie. La Chersonnse avait encore sur la Propontide Tiristase, Crithote; elle a au- jourd'hui Cissa, prs du fleuve Egos, et Rsiste, vis-- vis de Parium. L'Hellespont, qui, comme nous l'avons dit ci-dessus , met entre l'Europe et l'Asie une barrire de sept stades, a quatre villes, l'opposite les unes des autres, Callipolis et Sestos en Europe, en Asie, Abidos et Lamp- saque. Plus loin, le cap Mastusie , en Chersonnse, rpond au Sige: sur le front obliquement lev du premier sont Cynossme, c'est--dire le tombeau d'Hcube, premire station des Grecs, puis tout prs la tour et le temple de Protsilas , et l'extrmit mme de la Chersonnse, dite Colium, la ville d'Ele. En avanant ensuite vers le golfe Mlane se voient le port Cse, Panhorme et Car- die ci-dessus nomme. ao4 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Cherronesi fronte, quae vocatur iEolium, oppidum Elaeus. Dein petenti Melanem sinum, portus Clos, et Panhor- mus , et supra dicta Cardia. Tertius Europae sinus ad hune modum clauditur. Montes extra praedictos Thraciae Edonus, Gigemoros, Meritus, Melamphyllos. Flumina in Hebrum cadentia, Bargus , Suemus. | Macedoniae, Thraciae, Hellesponti longitudo est supra dicta. Quidam septingentorum viginti millium faciunt. Latitudo cclxxxiv millium est. jEgaeo mari nomen ddit scopulus inter Tenum et Chium verius , quam insula , JEx nomine a specie caprae, quae ita Grcis appellatur, repente e medio mari exsi- liens. Cernunt eum a dextra parte Andrum navigantes ab Achaia, dirum ac pestiferum. iEgaei pars Myrtoo da- tur : appellatur ab insula parva, quae cernitur Macedo- niam a Geraesto petentibus, haud procul Eubae Ca- rysto. Romani omnia haec maria duobus nominibus ap- pellant : Macedonicum, quacunque Macedoniam aut Traciam adtingit : Grciense , qua Graeciam adluit. Nam Graeci et Ionium dividunt in Siculum, acCreticum, ab insulis. Item Icarium , quod est inter Samum et Myco- num. Cetera nomina sinus dedere, quos diximus. Et ma- ria quidem gentesque in tertio Europae sinu ad hune modum se habent. HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. io5 Telles sont les limites du troisime golfe d'Europe. Outre les montagnes que j'ai nommes, elle a les monts Edon , Gigemoros, Mrite , Mlamphyllos : le Barge et le Sume sont des affluens de l'Hbre. J'ai parl plus haut de la longueur qu'ont ensemble la Macdoine, la Thraceetl'Hellespont; elle est de sept cent vingt milles sur deux cent quatre-vingt-quatre de large. La mer Ege doit plutt son nom un rocher qu'on voit entre Tnos et Chio qu' l'le nomme lEx par les Grecs, parce qu'elle semble, comme une chvre, bondir hors des eaux. Ce rocher, de fatale et sinistre augure, apparat droite quand on fait voile d'Achae Andros. La mer de Myrto , ainsi nomme d'une petite le qu'on voit non loin de Caryste, dans l'Eube, en allant de la Mac- doine Greste, est une partie de la mer Ege. Les Ro- mains dsignent toutes ces mers par les noms de Mac- donique , partout o elles baignent la Macdoine et la Thrace, et de Grecque sur les ctes de la Grce. C'est ainsi que les Grecs divisent la mer Ionienne en Sicilienne et Crtique, selon les les qu'enveloppent ses eaux. La mer Ege , entre Samos et Mycone , prend le nom d'Ica- rienne. Les autres noms ne sont que ceux des golfes que nous avons nomms. Telles sont les mers et les nations du troisime golfe d'Europe. ao6 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Insularum ante eas terras : inter quas: XIX. 12. Insulae autem ex adverso Thesprotiae, Cor- cyra a Buthroto duodecim millia passuum : eadem ab Acrocerauniis quinquaginta mill. cum urbe ejusdem no- minis Corcyra, liberaecivitatis, et oppido Cassiope , tem- ploque Cassii Jovis, passum nonaginta septem millia in longitudinem patens : Homero dicta Scheria et Phaeacia, Callimacho etiam Drepane. Circa eam aliquot , sed ad Italiam vergens Thoronos : ad Leucadiam Paxae duae quinque m discretae a Corcyra. Nec procul ab iis ante Corcyram Ericusa, Marathe, Elaphusa, Malthace, Tra- chie , Pythionia, Ptychia, Tarachie. Et a Phalacro Cor- cyrae promontorio scopulus, in quem mutatam Ulyssis navem a simili specie fabula est. Ante Leucimnam, Sy- bota. Inter Leucadiam autem et Achaiam permultae, qua- rum Teleboides eaedemque Taphiae, ab incolis ante Leu- cadiam appellantur, Taphias , Oxiae, Prinoessa et ante iEtoliamEchinades, ^gialia, Cotonis, Thyatira, Geoaris, Dionysia, Cyrnus, Chalcis, Pinaca, Mystus. Ante eas in alto Cephalenia, Zacynthus, utraque li- bra : Ithaca, Dulichium, Same, Crocylea. A Paxo Ce- phalenia, quondam Melaena dicta, undecim millibus pass. abest, circuitu patet xcm. Same diruta a Romanis, adhuc tamen oppida tria habet. Inter hanc et Achaiam, HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. ao 7 Les les qui bordent ces contres : parmi lesquelles : XIX. 12. Passons aux les. Vis--vis de la Thesprotie, douze milles de Buthrote, cinquante des monts Acro- crauniens est Corcyre, avec une ville libre de mme nom , une autre ville dite Cassiope et un temple de Ju- piter Cassien. Sa longueur est de quatre-vingt-dix-sept milles. Homre l'appelle Schrie et Phacie , Callimaque Drpane. Quelques autres les l'entourent ; telles sontTho- rone, vers l'Italie, les deux Paxes du ct de Leucade (elles ne sont qu' cinq milles de Corcyre), et en avant del grande le, ricuse, Marathe, Elaphuse, Malthace, Thracie, Pythionie, Ptychie, Tarachie; et, pass Je cap Phalacre,qui appartient Corcyre, un rocher dont l'as- pect a fait imaginer que c'tait un vaisseau d'Ulysse ainsi mtamorphos. Devant Leucymne est Sybote. De Leu- cade l'Achae sont semes de nombreuses les, parmi lesquelles, au devant de Leucade mme, les Thlbodes, autrement Taphies , distingues enTaphiade, Prinoesse, Oxies, et vis--vis de l'Etolie, les Echinades, Egialie, Cotonide, Thyatire, Goaride, Dionysie, Cyrnos, Chal- cide, Pinaca, Mystos. Au devant de celle-ci, en haute mer, se suivent C- phalnie , Zacynthe , toutes deux libres , Ithaque , Duli- chium, Same, Crocyle. De Paxos Cphalnie, jadis Mlne, il y a onze milles : l'le mme en a quatre-vingt- dix de tour. Same , dont la capitale de mme nom a t dtruite par les Romains, a pourtant encore trois villes. ao8 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. cum oppido magnifica et fertilitate praecipua, Zacynthus , aliquando appellata Hyrie , Cephaleniae a meridiana parte xxv millia abest. Mons Elatus ibi nobilis. Ipsa circuitu colligit xxxv millia. Ab ea Ithaca xv millia distat, in qua mons Neritus. Tota vero circuitu patet xxv mill. pass. Ab eaAraxum Peloponnesi promontorium xn mill. pass. Ante liane in alto Asteris , Prote : ante Zacynthum xxxv mill. pass. in Eurum ventum Strophades duse, ab aliis Plot dict. Ante Cephaleniam Letoia. Ante Pylum trs Sphagi : et totidem ante Messenen OEnussae. In Asinaeo sinu , trs Thyrides : in Laconico , Tega- nusa, Cothon, Cythera cum oppido, antea Porphyris appellata. Haec sita T est a Maleae promontorio v millia pass. ancipiti propter angustias ibi navium ambitu. In Argolico, Pityusa, Irine, Ephyre : contra Hermionium agrum Tiparenus, Aperopia, Golonis, Aristera : contra Trzenium Calauria, quingentos passus distans : Pla- teis, Belbina, Lasia, Baucidias. Contra Epidaurum, Ce- cryphalos, Pityonesos vi millibus passuum a continente. Ab hac iEgina liberae conditionis xvi millia pass. prter- navigatio est. Eadem autem a Pireo Atheniensium portu xxx mill. pass. abest, ante OEnone vocitata. Spi- raeo promontorio objacent Eleusa, Adendros, Craugiae du,Ccia3 duae, Selachusa, Cenchreis, Aspis. Sunt et in Megarico sinu Methurides quatuor. iEgila autem xv HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 209 De Same l'Achae on rencontre la magnifique et fertile Zacinthe, jadis Hyrie, avec une ville du mme nom, et le mont Elate. Elle a trente-cinq milles de tour, et se trouve vingt-cinq milles au sud de Cphalnie. A quinze milles de Zacinthe parat Ithaque ; son circuit est de vingt- cinq milles. Elle n'est qu' douze milles du cap Araxe , dans le Ploponnse. On voit ensuite devant Ithaque, en haute mer, Astris et Prot; devant Zacinthe, trente- cinq milles vers l'est, les deux Strophades ou Plotes ; devant Cphalnie, l'le de Latone. Devant Pylos, les trois Sphagies , et les trois Enusses devant Messne. Le golfe d'Asine contient les trois Thyrides; dans le golfe Laconique sont Tganuse, Cothon, Cythre, jadis Porphyride, avec une ville de mme nom, situe cinq milles du cap Male; cette le forme l un passage dan- gereux pour les navires. Le golfe Argolique prsente Pi- tyuse, Irine, Ephyre, puis vis--vis de l'Hermionide , Tiparne, Apropie, Colonide, Aristre, vis--vis et un demi-mille de Trzne, Calaurie; plus loin Platide, Belbine, Lasie, Baucidies, vis--vis d'Epidaure, Ccry- phale, Pityonse, six milles du continent, et seize milles de celle-ci Egine, le libre dont la longueur est de dix-neuf milles. De l au Pire et la cte d'Athnes, on compte trente milles. Egine s'appelait jadis Enone. Vis--vis du cap Spire sont Eleuse, Adendre, les deux Craugies, les deux Ccies, Slachuses, Cenchres, Aspide; quatre les dans le golfe de Mgare se nomment M- thurides. gile, quinze milles de Cythre, n'est qu' vingt-cinq milles de la ville de Phalasarne en Crte, m. i4 ao C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. mill. pass. a Cythera, eademque a Cretae Phalasarna op- pido xxv mill. pass. Cretae. XX. Ipsa Creta altero latere ad austrum, altero ad septentrionem versa , inter ortum occasumque porrigi- tur, centum urbium clara fama. Dosiades eam a Crte nympha : Hesperidis filia, Anaximander : a rege Cure- tum, Philistides Mallotes : Cartes primum Aeriam dic- tam : deinde postea Curetin, et Macaron nonnulli tem- perie caeli appellatam existimavere. Latitudine nusquam quinquaginta millia pass. excedens, et circa mediam sui partem maxime patens , longitudinem implet cclxx mil- lium passuum, circuitum dlxxxix, flectensque se in Cre- ticum pelagusabea dictum, qua longissima est ad orien- tem Sammonium promontorium adversum Rhodo : ad occidentem Criumetopon Cyrenas versus expellit. Op- pida ejus insignia, Phalasarne , Etea, Cysamum, Per- gamum, Cydon, Minoum, Apteron , Pantomatrium, Am- phimalla, Rhithymna, Panhormum, Cytaeum , Apollo- ni.a, Matium, Heraclaea, Miletos, Ampelos, Hierapytna, Lebena, Hierapolis : et in mediterraneo, Gortyna 7 Phaes- tum, Gnossus,Polyrrhenium,Myryna, Lycastus, Rham- nus, Lyctus, Dium, Asum, Pyloros, Rhytion, Elatos, Pharae, Holopyxos, Lasos, Eleuthern, Therapne, Ma- HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. La Crte. XX. Celle-ci s'tend de l'est l'ouest, prsentant un flanc au nord et un flanc au midi. Ses cent villes l'ont rendue clbre. Son nom vient, selon Dosiade, de la nymphe Crte; selon Anaximandre, d'une fille d'Hesp- ride; d'un roi des Curets, selon Philistides Mallotes: Cartes suppose qu'elle fut d'abord appele Aeria , nom qui fut ensuite chang, cause de son heureuse tem- prature, en ceux de Curtide et d'Ile des Heureux. Sa largeur n'excde nulle part cinquante milles, mme dans la partie centrale, qui est la plus tendue en ce sens; sa longueur va deux cent soixante- dix milles, et sa cir- confrence est de cinq cent quatre-vingt-neuf milles. Replie au sud en forme d'arc, elle a donn aux eaux voisines le nom de mer de Crte. L'extrmit orientale est le cap Sammonium, en face de Rhodes : le cap Criu- mtopon, l'ouest, fait saillie vers Cyrne. Ses villes les plus remarquables sont Phalasarne, Ete, Cysame, Pergame, Cydon, Minoum, Aptre, Pantomatrie, Am- phimalle, Rhithymne, Panhorme, Cyte, Apollonie,Ma- tium, Hracle, Milet , Ample, Hirapytna , Lbna, Hirapolis ; et dans les terres Gortyne , Phestum , Gnosse, Polyrrhenium , Myryne, Lycaste, Rhamnoute, Lyctos, Dium, Ase, Pylore, Rhytium, Elatos, Phare, Holopyxe, Lasos, Eleuthernes, Thrapne, Marathuse, Cylisse. Il ne reste des soixante autres villes environ que le ?i2 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. rathusa , Cylissos : et aliorum circiter lx oppidorum memoria exstat. Montes : Cadistus,Idaeus,Dictymnus, Corycus. Ipsa abest promontorio suo, quod vocatur Criumetopon, utprodit Agrippa, a Cyrenarum promon- torio Phycunte, ccxxv millia passuum. Item Cadisto a Malea Peloponnesi lxxv. A Carpatho insula, promon- torio Sammonio lx mill. in Favonium ventum. Haec in- ter et Rhodum interjacet. Reliquat circa eam ante Peloponnesum quac Coricae , totidem Mylse : et laWe septentrionali , dextra Cretam habenti contra Cydoniam Leuce, et duae Budroae. Con- tra Matium , Dia , Contra Itanum promontorium , Onl- sia , Leuce : contra Hierapytnam, Chrysa, Gaudos. Eo- dem tractu , Ophiussa , Butoa , Aradus : circumvectis- que Criumetopon, trs Musagores appellatae. Ante Sam- monium promontorium, Phoce, Platiae, Sirnides, Nau- lochos, Armedon, Zephyre. At in Hellade, etiamnum in iEgaeo, Lichades, Scar- phia, Caresa, Phocaria , compluresque aliae ex adverso Atticae sine oppidis, et ideo ignobiles. Sed contra Eleu- sina, clara Salamis : ante eam Psytalia: a Sunio vero Hlne quinque mill. pass. distans. Dein Ceos ab ea tot- idem, quam nostri quidam dixere Ceam, Graeci et Hy- drussam. Avulsa Eubae, quingentis longa stadiis fuit quondam : mox quatuor fere partibus, qu ad Botiam HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. ai3 souvenir. Les monts Cadiste, Ida, Dictymne, Coryque traversent l'le , qui , prise au Criumtopon , est , selon Agrippa, deux cent vingt-cinq milles du cap Phy- conte en Cyrnaque, et partir du mont Cadiste , soixante-quinze milles du capMale, dans le Ploponnse. Du Sammonium, qui est au couchant de Carpathe, jusqu' cette le , on compte soixante milles. Carpathe se trouve sur la route de Rhodes. Les autres les voisines de la Crte et en avant du P- lponse sont les deux Coriques, les deux Myles, et au nord, en laissant la Crte droite, Luce en face de Cy- donie, et les deux Budroa, Dia, vis--vis de Matium, Onisie et Leuc , en face du cap Itanum , Chrysa et Gau- dos, en face d'Hirapytne. Ophiusse, Butoa; Arade, oc- cupent les mmes parages : on trouve les trois Musa- gores en tournant le Criumtopon. Le Sammonium a devant lui Phoc, Platies, Sirnides, Nauloque, Armdon, Zphyre. Revenons l'Hellade. L'Ege nous offre encore les Lichades, Scarphie, Carse, Phocarie, et nombre d'au- tres les situes en face de l'Attique , mais sans villes , et par cela mme inconnues. Vis--vis d'Eleusis est l'im- mortelle Salamine , et en avant Psytalie. A cinq milles de Sunium, se trouve Hlne; cinq milles d'Hlne Cos, selon quelques auteurs romains, Ca, et selon les Grecs, Hydrussa. Fragment arrach del'Eube, elle eut jadis cinq cents stades de longueur ; mais la mer endvora 2i 4 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. vergebant , eodem mari devoratis , oppida habet reliqua , Iulida, Carthaeam : intercidere Coressus, Peessa. Ex hac profectam delicaliorem feminis vestem , auctor est Varro. Eubse. XXL Euba et ipsa avulsa Botiae , tam modico in- terfluente Euripo, ut ponte jungatur : a meridie pro- montoriis duobus, Geraesto ad Atticam vergente , ad Hel- lespontum Caphareo insignis : a septentrione , Ceno: nusquam latitudinem ultra xl millia passuum extendit, nusquam intra duo millia contrahit : sed in longitudi- nem universae Baeotiae, ab Attica Thessaliam usque,prae- tenta in cl mill. pass. , circuitu vero trecenta sexaginta quinque. Abest ab Hellesponto parte Capharei, ccxxv" mill. passuum, urbibus clara quondam, Pyrrha, Portlimo, Neso, Cerintho, Oreo, Dio, iEdepso, Ocha, OEchalia: nunc Chalcide , cujus ex adverso in continenti Aulis est; Geraesto, Eretria, Carysto, Oritano, Artemisio, fonte Arethusa, flumine Lelanto, aquisque calidis, quae Ello- pi vocantur, nobilis : notior tamen marmore Carystio. Antea vocitata est Chalcodotis, aut Macris , ut Dionysius et Epborus tradunt : ut Aristides , Macra : ut Callide- mus , Chalcis, are ibi primum reperto : ut Menchmus , Abantias : ut poet vulgo, Asopis. HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. ai 5 de nouveau les quatre cinquimes, et il ne lui reste de villes qu'Iulide et Carthe : Coresse et Peessa ne sont plus. C'est de l que nous vient, selon Varron, l'usage des brillans tissus l'usage des femmes. L'Eube. XXI. L'Eube, son tour, n'est qu'un dmembrement de la Botie : l'Euripe, qui spare les deux pays, est un si, faible bras de mer, qu'un pont les unit. Au sud, deux caps la terminent, le Greste du ct de l'Attique, le Caphare tourn vers l'Hellespont ; au nord , c'est le cap Cne. Sa largeur, qui nulle part n'excde quarante milles, se rduit quelquefois deux. Parallle dans sa longueur toute la cte de la Botie, de la Thessalie l'Attique, elle a cent cinquante milles en ce sens, et sa circonf- rence va trois cent soixante. Du cap Caphare l'Hel- lespont on compte deux cent vingt-cinq milles. Ses villes les plus connues taient jadis Pyrrha, Porthmos, Nesos, Criuthe, Orum, Dium, Edepse, Ocha, Echalie; au- jourd'hui on remarque Chalcis , vis--vis d'Aulide sur le continent, Greste, rtrie, Caryste, Oritane, Artmi- sie. La fontaine Arthuse, le fleuve Llante, les eaux Thermales, dites Ellopies, et surtout le marbre de Ca- ryste, la rendent encore clbre. Son nom primitif tait, suivant Ephore et Denys, Chalcodote ou Macride; Ma- cra, selon Aristide; Chalcide, selon Callidme, qui le fait venir de ses mines de cuivre; Abantiade, selon M- nechme; Asopide, selon les potes. ai6 C. PLINII HIST. NAT. LljB. IV. Cycladum. XXII. Extra eam in Myrtoo multse, sed maxime il- lustres Glauconnesos et iEgilia. Et a promontorio Ge- raesto, circa Delum in orbem sit (unde et nomen traxere) Cyclades. Prima earum Andrus cum oppido, abest a Geraeslo, x mill. pass. , a Ceo xxxix mill. Ipsam Myrsilus Cauron , deinde Antandron cognominatam tra- dit : Callimachus Lasiam, alii Nonagriam, Hydrussam, Epagrin. Patet circuitu xcvi mill. pass. Ab eadem Andro passus mille, et a Delo quindecim mill. Tenos, cum op- pido in xv mill. pass. porrecta, quam propter aquarum abundantiam, Aristoteles Hydrussam appellatam ait, aliqui Ophiussam. Ceter : Mycono cum monte Di- masto : a Delo quindecim mill. passuum. Siphnus, ante Meropia, et Acis appellata, circuitu viginti octo mill. pass. Seriphusxv. Prepesinthus, Cythnos. Ipsaque longe clarissima, et Cycladum mdia, ac templo Apollinis et mercatu celebrata, Delos: quae diu fluctuata, ut prodi- tur, sola motum terrae non sensit. Ad M. Varronis aeta- tem, Mucianus prodidit bis concussam. Hanc Aristote- les ita appellatam prodidit : quoniam repente apparue- rit enata. iEglosthenes Cynthiam , alii Ortygiam, Aste- riam, Lagiam, Chlamydiam, Cynthum, Pyrpilemigne ibi primum reperto. Cingitur quinque mill. passuum : HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. ai 7 Les Cyclades. XXII. Prs d'elle, dans la mer de Myrlo, sont semes grand nombre d'les, entre autres Glauconnse et Egilie, et au del du cap Greste, les Cyclades, ainsi nommes du groupe circulaire qu'elles forment autour de Dlos. ndros parat d'abord, avec une ville de son nom, dix milles de Greste, trente -neuf de Cos. Selon Myrsile , elle fut surnomme Coros , puis Antandre : Callimaque l'appelle Lasie , d'autres Nonagrie , Hy- drusse , Epagride. Elle a de tour quatre-vingt-seize milles. A un mille d'Andros, quinze milles de Dlos, on rencontre Tnos et la ville du mme nom. Elle a quinze milles d'tendue, et l'abondance de ses eaux l'a fait surnommer Hydrusse, selon Aristote : d'autres l'appellent Ophiusse. Ensuite viennent Mycone , avec le mont Dimaste, quinze milles de Dlos ; Siphne , jadis Mropie et Acis (elle a huit milles de- tour), Sripho , qui en a quinze , Prpsinthe , Cythnos. Dlos , la plus clbre de toutes , Dlos , illustre par son temple d'Apollon et par son commerce, occupe le centre. Long-temps flottante , elle n'avait point senti de tremblement de terre ; selon Mucien , elle fut deux fois branle du temps de Varron. Aristote drive son nom de son apparition subite. Eglosthne l'appelle Cyntbie ; d'autres la nomment Ortygie, Astrie, Lagie, Chlamy- die, Cynthe, et, parce qu'on y dcouvrit le feu, Pyr- pile. Cinq milles forment sa circonfrence. Le Cynthe y lve sa cime. Prs de Dlos est Rhn, la Cladusse 2i 8 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. adsurgit Cynthio monte. Proxima ei Rhene , quam An- ticlides Celadussam vocat : item Artemin Hellanicus. Syros quam circuitu patere viginti millia pass. prodi- dere veteres, Mucianus centum sexaginta. Oliaros, Pa- roscum oppido, ab Delo xxxviii mill. marmore nobilis, quam primo Platean, postea Minoida vocarunt. Ab ea septem mill. quingentis Naxus; a Delo xvm cum oppido, quam Strongylen , dein Dian , mox Dionysiada a vinea- rum fertilitate, alii Siciliam minorem, aut Callipolin appellarunt. Patet circuitu septuaginta quinque mill. pass. , dimidioque major est quam Paros. Sporadum. XXIII. Et hactenus quidem Cycladas servant : cete- ras, quaesequuntur, Sporadas. Sunt autem Hlne, Pha- cussa, Nicasia, Schinussa, Pholegandros : et a Naxo xxxvm mill. passuum, Icaros : quae nomen mari ddit, tantumdem ipsa in longitudinem patens , cum oppidis duobus , tertio amisso : ante vocata Doliche , et Macris , et Ichthyoessa. Sita est ab exortu solstitiali Deli , lu mill. pass. Eadem a Samo triginta quinque mill. Inter Eu- bam et Andrum decem mill. pass. freto , ab ea Geraes- tum centum duodecim mill. quingenti pass. Nec deinde servari potest ordo. Acervatim ergo ponentur reliquat. Scyros : los a Naxo viginti quatuor mill. pass. Ho- HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. % 19 d'Anticlide et l'Artmis d'Hellanicus. Les autres Cy- clades sont Syros, qui a, selon les ancieus, vingt milles, et selon Mucien, cent soixante milles de tour; Oliaros; Paros, primitivement Plate, puis Minode, trente- huit milles de Dlos (elle est clbre par ses marbres, et a une ville de mme nom), et enfin, sept milles et demi de Paros et dix-huit de Dlos, Naxos, successi- vement appele Strongyle, Dia , et , cause de ses beaux vignobles, Dionysiade. Quelquefois aussi on l'a nomme la Petite Sicile et Callipolis. Elle a soixante-quinze milles de tour, et est du double plus considrable que Paros. Les Sporades. XXIII. Des Cyclades , que nous n'avons point encore quittes, passons aux Sporades. Ce sont Hlne, Pha- cusse, Nicasie, Schinusse, Pholgandre; puis, trente- huit milles de Naxos, Icare, qui a de mme trente-huit milles de longueur, et qui a donn son nom la mer environnante. Deux villes sur trois lui restent encore. Ses noms antrieurs furent Dolich, Macride, Ichthyoessa. Elle est cinquante-deux milles sud-est de Dlos, trente- cinq de Samos, cent douze et demi de Greste, et par consquent cent vingt -deux d'Andros. De l'ordre dans le reste de cette nomenclature serait impossible. Je citerai donc ple-mle : Scyros; Ios, jadis Phnice, vingt-quatre milles de aao C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. meri sepulcro veneranda, longitudinis viginti quinque mill. ante Phnice appellata. Odia , Letandros , Gyaros cum oppido, circuitu duodecim mill. passuum. Abest ab Andro sexaginta duobus mill. pass. Ab ea Symos oc- toginta mill. pass. Cynaethus : Telos unguento nobilis, a Callimacho Agathussa appellata. Donusa , Patmos cir- cuitu triginta mill. pass. Corasiae , Lebinthus , Leros , Cinara : Sicinus, quaeautea OEnoe : Hieracia, quae Onus, Casus , quse Astrabe : Cimolus , quae Echinussa : Melos cum oppido, quam Aristides Byblida appellat , Aristo- teles Zephyriam, Callimachus Mimallida, Heraclides Siphnum , et Acyton. Haec insularum rotundissima est. Post Machia : Hypere , quondam Patage, ut alii Platage, nuncAmorgos : Polyaegos,Phyle, Thera, quumprimum emersit, Calliste dicta. Ex ea avulsa postea Thorasta : atque inter duas enata mox Automate, eadem Hiera : et in nostro aevo Thia juxta eamdem Hieram nata. Di- stat Ios a Thera viginti quinque mill. pass. Sequuntur Lea, Ascania, Anaphe, Hippuris. Astypa- laea liberae civitatis , circuitu lxxxix mill. passuum : abest a Cadisto Cret cxxv mill. Ab ea Platea sexaginta mill. Unde Camina triginta octo mill. Azibintha, Lanise,Tra- gia, Pharmacusa, Techedia, Clialcia : Calydna, in qua oppidum Coos : Calymna, a qua Carpathum, quae no- men Carpathio mari ddit, xxv mill. passuum. Tnde Rho- HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. aai Naxos (elle a vingt-cinq milles de long et un tombeau d'Homre); Odie, Ltandre, Gyare, soixante-deux milles d'Andros (douze milles de long et une ville de ce nom); Syrnos, quatre-vingts milles de Gyare; Cynthe, Tlos, l'Agathusse de Callimaque, clbre par ses par- fums ; Donuse , Patmos (trente milles de tour) ; Co- rasies, Lbinthe, Lros, Cinare, Sicine, jadis Eno; Hie- racie, jadis Ononte; Case, jadis Astrab; Cinole, jadis Echinusse; Mlos, avec une ville nomme Byblis dans Aristide, Zphyrie chez Aristote, Mimaliide chez Calli- maque, Siphne et Acyte chez Hraclide (c'est la plus ronde de toutes les les); Machie, Hypre, jadis Patag ou Platag , aujourd'hui Amorgos ; Polyge , Phyl, Thra, dont le premier nom, quand elle sortit du sein des flots, fut Calliste; Thrasie, qui plus tard se spara de celle-ci; Automate ouHira, que bientt on vit natre entre ces deux les , et enfin Thia , que notre sicle a vue jaillir des eaux, ct d'Hira. De Thra Ios on compte vingt-cinq milles. La, Ascanie, Anaphe, Hippuride, viennent ensuite; puis , vingt-cinq milles deCadiste en Crte, Aslypale, qui a quatre-vingt-neuf milles de tour et une ville libre de son nom; Plate, soixante-neuf milles plus loin; Ca- mine, trente-huit milles de Plate; Azibinthe, Lanisc, Tragie, Pharmacuse, Tchdie, Chalcie, Calydne, o est la ville de Cos; Calymne, vingt-cinq milles de Carpathe, qui a donn son nom la mer Carpathienne, aaa C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. dum Af'rico vento quinquaginta m pass. A Carpatho Ca- son vu m. A Caso Sammonium Cretae promontorium xxxmill. In Euripo autem Euboico, primo fere introitu, Petaliae quatuor insulae, et in exitu Atalante. Cyclades, et Sporades, ab oriente litoribus Icariis Asiae, ab occi- dente Myrtois Attic, a septentrione lEgo mari, a me- ridie Cretico et Carpathio inclusse, per dcc m in longi- tudinem, et per ce in latitudinem jacent. Pagasicus sinus ante se habet Eutychiam, Gicyne- thum, et Scyrum supradictam, sed Cycladum et Spora- dum extimam : Gerontiam, Scandilam : Tbermaeus , Ir- rhesiam, Solimniam, Eudemiam, Neam, quae Miner vae sacra est. Athos ante se quatuor :Peparethum cum oppido, quondam Evnum dictam, novem mill. pass. Sciathum xv mill. Imbrum cum oppido lxxxviii mill. pass. Eadem abest a Mastusia Cherronesi, xxv mill. pass. Ipsa circuitu lxxii mill. pass. perfunditur amne Ilisso. Ad ea Lemnos viginti duo mill. qu ab Atho lxxxvii mill. pass. Circuitu patet cxiim d pass. Oppida habet, Hephaestiam, et Myri- nam, in cujus forum solstitio Athos ejaculatur umbram. Ab ea Thassos libra quinque mill. pass. , olim Aeria, vel jEthria dicta. Inde Abdera continentis, xxii mill. pas- suum. Athos sexaginta duo mill. d. Tantumdem insula Samothrace, quae libra, ante Hebrum, ab Imbro xii mill., a Lemno viginti duo m d, a Thraciae ora triginta HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. aa3 et dont Rhodes est cinquante milles nord-est; sept milles au del de Carpathe, et trente milles du cap Sammonium en Crte, Caros. L'Euripe, qui baigne l'Eu- be, enveloppe son entre les quatre les Ptales, et l'autre extrmit, Atalante. Les Cyclades, et les Spo- rades, que limitent l'est les eaux Icariennes et l'Asie, l'ouest l'Attique et la mer de Myrto , au nord la mer Ege, et au sud les mers de Crte et de Carpathe, s'ten- dent sur un espace de sept milles de long sur deux cents de large. Au devant du golfe Pagasique, se trouvent Eutychie, Cicynthe, Scyronte, que j'ai dj nomme, et qui est la plus extrieure des Cyclades et des Sporades; Grontie, Scandile, Therme,Irrhsie, Solimnie, Eudmie et Na, consacre Minerve. Quatre les font suite l'Athos : Pparthe , jadis Evne, qui a une ville de mme nom, et neuf milles d'tendue; Sciathos, qui en a quinze; Im- bros, qui en a quatre-vingt-huit, et o est la ville d'Imbros (elle est vingt-cinq milles de Mastusie en Chersonnse, a soixante-douze milles de tour, et est bai- gne par l'Ilissus); enfin Lemnos, vingt-deux milles de la prcdente, et quatre-vingt-sept de l'Athos. Elle a cent douze milles et demi de tour. Ses villes sont H- phestieet Myrine, dont la place publique voit l'ombre du mont Athos se projeter sur elle au temps du solstice. A cinq milles est Thassos, jadis Aeria ou Ethria, le libre. Abdre sur le continent se trouve vingt-deux milles, et l'Athos soixante-deux milles et demi. A la mme di- stance que ce dernier, est l'le de Samothrace, vis--vis de l'Hbre, douze milles d'Imbros, vingt et demi 224 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. octo mill. , circuitu triginta duo mill. adtollitur monte Saoce decem mill. passuum altitudinis , vel importuosis- sima omnium. Callimachus eam antiquo nomine Darda- niam vocat. Inter Cherronesum et Samothfacen, utrin- que fere quindecim mill. Halonesos : ultra Gethone, Lamponia, Alopeconnesus, haud procul a Clo, Cher- ronesi portu,et qudam ignobiles. Desertis quoque red- dantur in hoc sinu, quarum modo inveniri potuere no- mina: Desticos, Larnos,Cyssirqs, Carbrusa, Calathusa, Scylla, Draconon, Arconesus, Diethusa, Scapos, Ca- pheris, Mesate, iEantion, Pateronnesos, Pateria, Ca- la the. Neriphus, Polendos. Hellesponti, Maeotidis. XXIV. Quartus e magnis Europ sinus ab Helles- ponto incipiens, Motidis ostio finitur. Sed totius Ponti forma breviter amplectenda est, ut facilius partes nos- cantur. Vastum mare praejacens Asi , et ab Europa por- recto Cherronesi litore expulsum, angusto meatu ir- rumpit in terras, septem stadiorum, ut dictum est, intervallo Europam auferens Asiae. Primas angustias Hellespontum vocant. Hac Xerxes Persarum rex, con- stratoin navibus ponte , duxit exercitum. Porrigitur inde tenuis Euripus lxxxvi mill. pass. spatio ad Priapum ur- bem Asiae, quam magnus Alcxander transcendit. Inde HISTOIRE NATURELLE, L1V. IV. aa5 de Lemnos, trente-huit milles de la cte de hrace. Sa circonfrence est de trente-deux milles. Le mont Saoce y lve sa cime dix milles de hauteur. C'est la plus inabordable des les. Callimaque lui donne son ancien nom de Dardanie. A mi-chemin de la Chersonnse et de Samothrace, et quinze milles de chacune, se ren- contrent Halonse, et plus loin Gthone, Lamponie, Alo- peconnse, non loin du port de Cle en Chersonnse, et quelques autres les peu connues. Parmi celles qui sont in- habites, nous pouvons nommer Destique, Larne, Cys- sire, Carbruse, Calathuse, Scylla, l'le des Dragons, Arconse, Dithuse, Scape, Caphride, Msate, Ean- tium, Patronnse,Paterie, Calathe, Nriphe, Polende. L'Hellespont : le lac Motide. XXIV. Le quatrime grand golfe d'Europe commence l'Hellespont , et se termine l'entre du Motis. Mais, pour mieux saisir les dtails, il faut jeter rapidement un coup d'il sur toute la masse du Pont-Euxin. Cette vaste mer, qui borde l'Asie, et que la longue cte de la Chersonnse exclut de l'Europe, fait irruption au mi- lieu des continens par un dtroit de sept stades , qui , comme nous l'avons dit, spare l'Europe de l'Asie. L'en- tre de cet tranglement se nomme Hcllespont. C'est l que Xerxs, roi de Perse, fit passer son arme sur un pont de bateaux. L se prsente un dtroit qui s'tend , sur une longueur de quatre-vingt-six milles , jusqu' Priape en Asie, o Alexandre dbarqua. Ici la mer s'- iii. t5 sa6 C. PUNI! HIST. NAT. LIB. IV. exspatiatur aequor, rursusque in arctum coit : laxitas Propontis appellatur : angusti, Thracius Bosporus, latitudine d passuum, qua Darius pater Xerxis copias ponte transvexit. Tota ab Hellesponto longitudo ccxxxix m pass. Deinvastum mare, Pontus Euxinus, qui quon- dam Axenus, longe refugientes occupt terras, magno- que litorum flexu, rtro curvatus in cornua, ab his utrimque porrigitur , ut sit plane arcus scythici forma. Medio flexu jungitur ostio Motii lacus Cimmerius Bos- porus id os vocatur, n mill. d pass. latitudine. At inter duos Bosporos Thrac'ium et Cimmerium directo cursu , ut auctor est Polybius, d m pass. intersunt. Circuitu vero totius Ponti vicies semel centena quin- quaginta m, ut auctor est Varro, et fere veteres. Nepos Cornlius trecenta quinquaginta millia adjicit. Artemi- dorus vicies novies centena xix M facit : Agrippa xxm sexaginta mill. Mucianus xxiv xxv mill. Simili modo de Europae latere, mensuram alii quatuordecies centena lxxviii m d determinavere : alii undecies centena sep- tuaginta duo millia. M. Varro ad hune modum metitur. Ab ostio Ponti Apolloniam clxxxvii m d pass. Calatin tantumdem. Ad ostium Istri cxxv. Ad Borysthenem cxl, Cherronesum Heracleolarum oppidum ccclxxv m pass. Ad Panticapaeum, quod aliqui Bosporum vocant, extre- v i I HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 427 largit , mais pour se resserrer encore : la partie large s'ap- pelle Propontide; le nouveau dtroit est le Bosphore de Thrace : il a un demi-mille de largeur. C'est l que Darius, pre de Xerxs, fit jeter un pont de bateaux pour ses troupes. Tout l'espace partir de l'Hellespont est de deux cent trente-neuf milles de longueur. Au del s'tend, sous le nom d'Euxin, jadis Axne, une mer spacieuse, puissante, qui usurpe au loin la terre, et qui, forant ses rives d'amples courbures , se retire par une double concavit sur elle-mme, puis s'lve droite et gauche, de manire reproduire les formes d'un arc scythique. Au centre mme de la grande courbure , le lac Motis y dbouche par un dtroit qu'on appelle Bosphore Cim- mrien, et qui a deux mille cinq cents pas de large. De ce dernier au Bosphore de Thrace , Polybe compte cinq cents milles en ligne droite. Quant aux dimensions du Pont-Euxin, Varron et presque tous les anciens lui donnent deux mille cent cin- quante milles de circonfrence, Cornlius Nepos deux mille cinq cents, Artmidore deux mille neuf cent neuf, Agrippa deux mille trois cent soixante, Mucien deux mille quatre cent vingt-cinq. De mme la cte Euro- penne, fixe par les uns mille quatre cent soixante- dix-huit milles et demi, et par d'autres mille cent soixante-douze , est ainsi dtaille par Varron : de l'en- tre du Pont Apollonie, cent quatre-vingt-sept milles et demi; de l Calatis, autant; aux bouches de l'Ister, cent vingt -cinq; au Borysthne, cent quarante; la Chersonnse Hraclotique, trois cent soixante-quinze; Panticape, selon quelques-uns Bosphore, extrmit de i5. Iltfl! a 28 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. muni in Europae ora, ccxn m d, qu summa efficit xur xxxvi m d. Agrippa a Byzantio ad flumen Istrum, dlx. Inde Panticapaeum dcxxxv. Lacus ipse Maeotis, Tanain amnera ex Riphaeis montibus defluentem accipiens, no- vissimum inter Europam Asiamque finem , xiv vi m cir- cuiUi patere traditur. Ab aliis xi xxv m. Ab ostio ejus, ad Tanais ostium directo cursu ccclxxxv ivi pass. esse Istropolim usque constat. Accolse sinus, in mentiono Thraciae dicti sunt. Inde ostia Istri. Ortus hic in Germaniae jugis montis Abnobae,ex ad- verso Raurici Galliae oppidi, multis ultra Alpes'millibus, ac per innumeras lapsus gentes Danubii nomine, im- menso aquarum auctu, et unde priraum Illyricum ad- luit, Ister appellatus , sexaginta amnibus receptis , medio ferme numro eorum navigabili , in Pontum vastis sex fluminibus evolvitur. Primum ostium Peuces : mox ipsa Teuce insula,aqua proximus alveus appellatus, xix mil- lia pass. magna palude sorbetur. Ex eodem alveo et su- per Istropolim lacus gignitur lxiii m pass. ambitu : Hal- myrin vocant. Secundum ostium Naracustoma appella- tur. Tertiam Calonstoma , juxta insulam Sarmaticam. Quartum Pseudostomon. et in insula Conopon diabasis : postea Bofeostoma et Spireostoma. Singula autem ora I > ' IvrjmYWiiw HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 229 la cte europenne, deux cent douze et demi, total, mille trois cent trente -sept milles et demi. Agrippa compte de Byzance l'Ister cinq cent soixante milles, et de l'Ister Panticape six cent trente-cinq. Le lac Meo- tis, o tombe du haut des monts Riphes le Tanas, limite extrme de l'Europe et de l'Asie, a, dit-on, mille quatre cent six, ou, selon quelques voyageurs, onze cent vingt-cinq milles de tour. De son entre l'em- bouchure du Tanas , tous les rcits mettent trois cent quatre-vingt-cinq milles en ligne droite. Dans la des- cription de la Thrace, nous avons donn les noms de tous les riverains de notre quatrime grand golfe jusqu' Istropolis sur les bouches de l'Ister. Ce fleuve nat en Germanie sur les flancs du mont Abnoba, vis--vis de Rauricum, bien des milles au del des Alpes, et, aprs avoir coul au milieu d'innombra- bles peuplades sous le nom de Danube, qu'il quitte en Illyrie pour celui d'Ister; dj grossi par d'immenses masses d'eau , il reoit encore soixante rivires , dont moiti sont navigables, et se dcharge dans le Pont par six embouchures rputes fleuves. La premire se nomme Peuc, et a prs d'elle une le de Peuc, qu'absorbe en quelque sorte un vaste marais de dix-neuf milles. Ce mme bras forme au dessus d'Istropolis le lac Halmyris, qui a soixante-trois milles de tour. La deuxime se nomme Naracustome; la troisime, prs de l'le Sarma- tique, Calonstome; la quatrime Pseudostome; puis, autour d'une le qu'elle forme, Conopon-Diabasis. Bo- rostome et jSpirostome sont les dernires. Chacune de ces bouches est si vaste, qu'elles luttent contre la mer ' 1 ./ J [ ?.3o C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. tanta sunt, ut prodatur in quadraginta millia passuum longitudinis vinci mare, dulcemque intelligi haustum. Daciae, Sarmatire. XXV. Ab eo in plnum quidem omnes Scytharum sunt gentes : variae tamen litori adposita tenuere : alias Getae, Daci Romanis dicti : alias Sarmatae, Graecis Sau- romatae, eorumque Hamaxobii, aut Aorsi : alias Scythae dgnres et a servis orti, aut Troglodytae : mox Alani, et Rhoxalani. Superiora autem inter Danubium et Her- cynium saltum, usque ad pannonica hiberna Carnunti, Germanorumque ibi confinium, campos et plana Jazyges Sarmatae : montes vero et saltus pulsi ab his Daci ad Pathyssum amnem. A Maro, sive Duria est, a Suevis regnoque Vaniano dirimens eos, adversa Basternae te- nent, aliique inde Germani. Agrippa totum eum trac- tum ab Istro ad Oceanum bis ad decies centena mill. pass. in longitudinem, quatuor millibus et quadringentis in latitudinem ad flumen Vistulam a desertis Sarmatiae, prodidit. Scytharum nomen usquequaque transit in Sar matas atque Germanos. Nec aliis prisca illa duravit ap- pellatio , quam qui extremi gentium harum ignoti prope cleris mortalibus degunt. Scythi tic, ab ostio freti pass. xxv mill. Gadis, longa (ut Po- lybius scribit) xn mill. lata r ni mill. passuum. Abest a continente proxima parte minus pedes dcc reliqua plus septem m passuum. Ipsius spatium xv m passuum est. Habet oppidum civium romanorum, quod appellatur Augusta urbs Julia Gaditana. Ab eo latere, quo Hispa- niam spectat , passibus fere centum , altra insula est longa, passus m lata, in qua prius oppidum Gadium fuit. Vocatur ab Ephoro et Philistide, Erythea : a Ti- mo et Sileno, Aphrodisias :ab indigenis, Junonis. Ma- jorem Tima3us Cotinusam apud eos vocitatam ait : nos- tri Tartesson appellant. Pni Gadir , ita punica lingua sepem significante. Erythea dicta est, quoniam Tyri Abo- rigines eorum orti ab Erythraeo mari ferebantur. In hac Geryones habitasse a quibusdam existimantur , quorum armenta Hercules abduxerit. Sunt qui aliam esse eam, et contra Lusitaniam arbitrentur, eodemque nomine quondam ibi appellatam. HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. idS Les les de la mer Atlantique. XXXVI. Vis--vis de la Celtibrie sont beaucoup d'les dites Cassitrides par les Grecs cause du plomb dont elles abondent. Six autres , nommes Iles des Dieux ou Fortunes , se trouvent en face du cap des Ar- rotrbes. Au front mme de la Btique , et vingt-cinq milles du dtroit de Gads , est une le laquelle Polybe donne douze milles de long sur trois de large, et qui, distante peine de sept cents pieds du continent dans l'endroit le plus voisin, s'en carte ailleurs plus de sept milles. Son tendue est de quinze milles. Elle possde une ville de citoyens romains : c'est Augusta Julia Gaditana. Du ct voisin de l'Espagne, et cent pas environ , on voit une autre le oblongue et d'un mille de large. C'est l qu'tait primitivement Gads. Ephore et Philistide l'appellent Erythe ; Time et Si- lne, Aphrodisiade ; les indignes, le de Junon. Selon Time , la plus grande aurait port le nom de Cotinuse. Tartesse est celui que lui donnent les Romains , et Ga- dir le nom punique : Gadir, dans cette langue, signifie baie. Quant Erythe , ce mot vient de ce que les Ty- riens, ses premiers habitans , venaient , dit-on , de la mer Erythre. C'est l que quelques auteurs placent les G- ryons qu'Hercule dpouilla de leurs bufs. D'autres veulent que l'le des Gryons , nomme aussi Erythie dans des temps reculs , soit tout autre que celle-ci , et la placent vis--vis de la Lusitanie." 166 C. PLINII HIST. NAT. LIB. IV. Univers* Europae mensura. XXXVII. 1 3. Peracto ambitu Europae , reddenda con- summatio est, ne quid non in expedito sit, noscere vo- lentibus. Longitudinem ejus Artemidorus atque Isidorus a Tanai usque Gades xxxn xiv m prodiderunt. Poly- bius latitudinem Europae ab Italia ad Oceanum scripsit x l mill. esse, etiam tum incomperta magnitudine ejus. Est autem ipsius Italiae (ut diximus) x xx m ad Alpes. Unde per Lugdunum ad portum Morinorum Britanni- cum, qua videtur mensuram agere Polybius, xiii m xviii. Sed certior mensura ac longior ad occasum solis stivi ostiumque Rheni per castra legionum Germaniae ab iis- dem dirigitur Alpibus, xv xliii m passuum. Hinc deinde Africa atque Asia dicentur. HISTOIRE NATURELLE, LIV. IV. 267 Mesure gnrale de l'Europe. XXXVII. 23. Nous avons fait le tour de l'Europe : pr- sentons-en les dimensions totales, afin que rien n'arrte le lecteur avide de connaissances. Selon Artmidore et Isidore, de Gads au Tanas l'Europe a trois mille deux cent quatorze milles. Polybe lui en donne onze cent cinquante de l'Italie l'Ocan, mais une poque o l'on ignorait encore sa grandeur; l'Italie mme, comme nous l'avons dit , a onze cent vingt milles de son extr- mit mridionale aux Alpes; et de l au port des Mo- rins, en passant par Lugdunum, ce qui semble la ligne suivie par Polybe, on compte treize cent dix-huit mil- les. Mais la mesure est plus longue en mme temps et plus incertaine, en se dirigeant des mmes Alpes au sud-ouest, et aux bouches du Rhin, travers le camp des lgions de la Germanie. On a alors quinze cent quarante-trois milles. Parlons maintenant de l'Afrique et de l'Asie. NOTES DU LIVRE QUATRIME. CHAP. I y II , III , etc XXIII , page 12. Epiros in unieersum appelaia , etc. GRCE. NOMS LATINS francises. NOMS LATINS et Svnonrraie ancienne. NOMS MODERNE- , Positions correspondantes. DcDseltes, p. ]\ldes , p. Bisaltes, p. Digres, p. Besses, p. Eihes, p. Diobesses, p. Carbi'ses, p Bryses, p. Sapens, p. Odomantes, p- Odryses , p. Cabrllcs, p- Pyrogres , p. Drugres , p. I. T h race, ebap. xriir. Denseletae ( Detiseleli , Dalech. ; Denlhelal quelquefois; Dcnse- lat, Ptol., Sosin. etCic. contre Pison ; A*?9tAi7 , Dion , Hv n ; AjctSixIitsu , se concl. de Ptol. , liv. m , n. 1 1 ; A*iy'nL, Ptol. , 1. m , n. i ; Cniea regio, Plin., mme $ , mais plus bas. Hypsaltas ( Cf. 'T4xt*< , Et. de Byz., art. "T4X/{). Bni (Cf. Bfyotit 07X\/i)c ). 'PocfW , Rbodope. norxpoorox/e, Tropompe (Cf Aow- Xr lar'oU, Suid. ) Philippopolis, ;X<^r.cr/oe , not. eccl. d'HlBROC.). NOMS MODERNES , ou Position rnrrepondanle. Maritza. Filippopoli. Calkan et Emineh- Dagh. 270 NOTES DU LIVRE IV. NOMS LATINS franciss. Scythes , p. Sithones , p. Apollonie. Esyme. Napolis. Datos. Philippes. Scoluse. Topiris. Neste , r. Pange, mont. Hracle. Olynthe. Abdre. Bistonide (lac) Bistones, p. Tiride. Dices. I?mare. Parthnie. Pbalsine. Marone ou Or lagure. Serrium , mont, Zone. Dorisque. Port de Stentor, Enos. Cicones. Mlas , r. Golfe Mlas. Cjpselle. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. Scythae. Silhonii ( Cf. 2/3-a>v/ , Hrod. et Et. de Byz. ). Apollonia ('A-nroxxav/*, Et. de B.). syma (Oio-/un, ScylAx et Anti- phon. chez Harp.). Napolis ; Nsi-oroX/c , Dion, 1. xlvi, et not. eccl. ). Datos ( A.TQ et Asctov ). Philippi ( *;X;r-aro f ). Scotusa ( Scotussa? ). Topiris ( To&ipi , Ptol. , liv. m , n. 11 ; Tcxo-Mpf , Cf. Totsrifio( et Tori/poc, md. cites par Holst., P n4 j To tarvpoi, fautivem. pour Toaruoo, not. eccl. ). Neslus ( Necrf ). n*^aco. Heraclea Sintica ( 'Hp*xs*). "OxwQo, Hrod. , liv. vu. Abdera ( "A/S^p* (ta.) , Hrodote. liv. vu ). Stagnum Bistonum (Biffions x/'^av Ptol. , liv. 11 , n. 11 ). Bia-lovt , Herod. et Et. de Byz. , liv. vu. Tirida (Tinda, Herm.B., conclu de Ttv, Et.de Byz.). > Dicae ( Aixa/* , Et. de Byz. 5 A/- xstj^crox/c , Harp. ) Ismaron ("lo-fjt.et.poc, Et. de. Byz.) Parthenium? (n*pv/ov,ET deB.). $&\eo-hn. Ortagurea ( peut-tre Orthagore.) Hardi, A^OpBnyfnt , compagnon de Bacchus , nomm par Aristo- phane , Ass. du F.). Serrium ( Sp'pnov ). Zone ( ZcvM , Et. de Byz. ). Doriscus ( Apicncoc , Hrod. ). PortusStentoris(Cf.27sv7op xfyxvii) iEnos (Avoj , Strab. , liv. vu; pri- mitiv. Avfut, Conon chez Phot.. extr. clxxxvi ). Cicones ( K*ov , Kitcoym , Hrod., liv. vu). Mlas (MlXetc). Mx*c koXis-oc ( Melanites sinus). Cypscll ( Kt54XXet et Kv-^eXn (ta) , Ptol. , liv. m, n. 11 ; Thucyd. , NOMS MODERNES, Positions correspondantes. Polina. La Cavale. RuiD. prs la Cavale, Enc Golfe d'Enos ou de Paros??? NOTES DU LIVRE IV. 271 NOMS LATINS franciss. Bisanthe ou TVla- cronlique. Istropolis. Tomes. Calatis ou Acer- vtis. Hracle. Bizons. Dionysopolis ou Cruni. Ziras. Arotres, p. Aphrodisiade. Libiste. Zigre. Borcobe. Eumnie. Parihnopolis. Granie. Odesse. Panyse , r. Tctranauolque. Ariste. Msembrie. Anchiale Messa. Astique , pays Anthium. Apollonie. Panisse, r. Rira , r. Tare , r. Orosine, r. Thyniade. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. liv. v ; Et. de Byz.; App.; Cyp- sela , Tit -Liv. ). Bisanthe, Macron-Tichos ( B<oc. Pripl., du Pont-Enxin; 'I6v , Strab. , liv. vu). Dionysopolis (Aiovuo-tfroXK et Kpou- voi , Pripl. du Pont-EuxiD ; . Ziras. Aroteres Scythoc ( 'Ajxnnpt ). Aphrodisias ('A/>o(f<av*xo;o ). Aristnin. Mesembria (Metniy.Cf'm, Scylax et Strab. , liv. vir ; primitiv. Me- nembria, Strab., liv. vu). Anchialus, Mla, liv. h Ay%ia.\o, Ptol , liv. m , n. ir ). Astice ( Cf. 'Ka-ltKti T , Scylax). Cissa ( KpSiira-A , Scylax ? ). iEgos Potamos ( Aiyo Tlb'ntfAO , Scyl., Xenoph, etc., etc.). (sens, Fleuve de la ch vre. ) Resistos. Callipolis ( KotXX/woXjc ) NOMS MODERNES, Posilions correspondantes. Midjeh. Zajrora. Kerata. Constanlinoph' Selivria. Vizia. Hexamili. Galliboli. NOTES DU LIVRE IV. 273 NOMS LATINS NOMS LATINS et NOMS MODERNES, ou franci-s. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Sestos. Sestos ( 1?lo( , Strab. ). Zemenich. Mastusie , cap. Mastusia ( M.*xAa, Et. de Byz. \ 'HpixMiOV , Scylai ). Pydna. Aloros. Aliacmon ( 'Ax/ctx/* ). Valli ( Oviwm , Ptol. , liv. m , n. i3). Phylacaei ( *ux*jt*, Ptol., liv. m, n. i3). Cyrrhestae ( Cf. Kp'poc , Thucyd. , liv. 11 ; Kvpio , fauliv. ? Ptol. , liv. m , n. i3 ). Tyrissei ( Cf Twp <<*< ). m Karaveria. Sfetili. Platamona ? Kytros ou Kydros. Prs de Liba-Nova. Indjeh-Kara-Sou. 274 NOTES DU LIVRE IV. NOMS LATINS francise. Pella. Stobes. Aniigone ou Anligonie. Europe. Axius. Axius , r. Rhcdias. Eordes. Scydre. Micsa. Gordynie. Ichncs Dardanes, p. Trres, p. Pires , p. Parorens , p. Eordes , p. Alinopts , p. Plagons , p. Mygdons , p. Scopius, mont. Orbi'le, mont. Arthnse , p. Anlioche. Idomne. Dobres , p. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. Pella ( Colonia Julia Augusta Pella. md. chez Patin, p. 195); Jlxxa. ? Stobi ( 2lj3o/ , Ptol., ). m, n. i3). Antigonea Avriyysta., Ptol., lin, n. i3). Europus ( Evput&o , Ptol. , liv. m, n. i3 , et Et. de Byz. ). Axius ( "Ajioc ). Axius ( "Af/oc). Rlidias ou Rhodias (mieux AvMa., Ptolem. , liv. ni ; ou Aovlcti , Strab. ). J Eorde ('EopcT*/**, d "1 t. de Byz. , qui en compte deux ; 'EopJ'ta. (une seule) , Not. Eccl.; Eordea(nne seule), Tit.-Liv., liv. xxn, n. 53). Scydra (2xvpf*el Tla.petfa.la., Stii.). Eordenses ('Eop^oi, Hrod., 1. vu). Almopii ( . AXfAOtartt et 'A^/n/arioi . Et. de Byz. ; Cf. 'Atyia>.w/*,Nol. Eccl. et Et de Byz. 5 'A\fxot*xXot 2(r(r/ov, Hesyq. ; Cf. la Nysade l'Inde). Phinelon. Mendae ( Msvv/>i ). Hracle. Heraclea ( 'HpxXw* ). Mygdonie. Mygdonia ( l/luyfoii*. ). Apollonie. Apollonia ( 'A*nroXXavi*, ScylAx). Arthuse. Arelhusa ( 'Api&ovo-tt , Scylax ). Posidium. Posidium ( Ho a-nation ). , Golfe Cermo- Cermoricus sinus. Golfe de Contessa ou rique. d'Urfano. Cermore. Cermorus ( Kp^apo ? ). Amphipolis. Amphipolis ( 'A/xwo-tic, Strab., 1. ix). Selli ( 'Exxo , Pindare ; d'o "Ex- xyic ; 2*xxoi , Hom. ). Hellopes ("Ex\ooc X//**py, Anne Comnne). Maeandria ( Maittiffiiit ). Cestria ( Ksrlpia. ? ) Thyamis (Qvujuic, Athen., liv. m, etSRAB., liv. vu'). Buthrotum ( Bov&pojTos ). Ambracius sinus. Acheron ('A^pair). Acberusia ['A.^toua-jn xium, Str., liv. xvi , et Thucyd. , liv. 1). Ambracia ('A/xjSpajc/a., Die etScYM. de Chio ; 'A/x-orpax/st, , se concilie- rait de V A.fjt.'arpa.x.iotidLi , Elien , H. des A. , liv. xu , n. 4 ) . Aphas. Arachtbus ( "Apst^Q-oc , StrAb. , V. Vil ; "ApatyS-o , DlCEARQ. ). Anactoria ('A*Tpv, S&x^uaiv, Hellaniccs chez Et. de Byz "Atycaiv* , Et. de Byz. ; M/vt><* , Et. de Byz. ). Atrax ("ATp*f et 'At/j**/*, Et. de Ryz. ). Pelinna (nx;v*, Et. de Byz.; non **Xvv* , qui est une tonte autre ville; ou Ix/vva/ov, Strab.; liv. ix ) Hyperia ( 'T'a-ifiiet, Strab. , 1. ix). Pherae ( */>*/ ). Larissa ( Ktur/ra. ). Gomphi ( T/xtyoi , Tfjt.* , conclu de Aei^i^f^'e; Nu^*/, Strab. , liv. ix). Iolcus ('Ixxoc , Strab. , liv. ix ). Hormenium ('Oppinoi et 'Opp'mov, Strab.; "Opptio , Hsych.). Pyrrha (np'c*; Tltipt* . Scylax ; 2covt , Strab. , liv. ix ; >etvfx*x.ltt , Et. de Byz. ; UjMjtK/, Hom., catal. 123). Gyrion (Tufrv, Strab., liv. ix). Acharne ( 'A^/>a , vulg. ). Dotion ( At/ov , Et. de Byz.). Melitaea ( MtX/T** , Et. de Byz. ; MfXTi/* , Thoph. chez Et. de Byz. ). Phylace (t/x* . Strab. , liv. ix, et Schol. de Thoc. , idyl. ni , v.45). NOMS MODERNES, ou Positions correspondantes. Korlos ( pris d^rga lasti ). Haghios-Georgios. Prs de Tzankarada. Prs de Hai-hia-Euti- mia. Trikeri. Pris de Mintzeles. Prs de Pesi-Dendra. Prs de Conomio. Tournovo. Democo. Tcheritchani. HELLADE PROPRE, chap. ii, m, iv, xi et xii. ACARNANIE, chap. H. Hracle. Echine. Actiurn. Nicopolis. Leucate , cap. Hcraclia ( 'H/>**x* J. Echinus ('E^yoe ). Actiurn. Nicopolis. Leucates (Aiukt*c, Strab., liv.x AiUKki ixpct , Ptol. , liv. m, n. .4). Vonitza, Lapie. Ruines Puma, vis-- vis de Prevesa. Ruines une lieue N. de Prevesa. Cap Ducato ou Tis Kiras. !i84 NOTES DU LIVRE IV. NOMS LATINS NOMS LATINS NOMS MODERNES, ou ou franciss. Synonymie ancienne. Positions correspondantes. Leucade , pres- Leucadia. qu'le. Diorycte. Dioryctos ( AiopujtTo ). Leucade on N- Leucas, Neritum (Aw*, NpTv, Amariki ou Santa- rite, ville. Np/jcoc , Np/jiov , Nm/xtoc , Et. de Byz. , et Eustat. sur l 1 Iliade, liv. ir ). Maura. Alyze. Alyzea ('Axu^*, Thucyd., liv. x; Prs de Candili, au S. 'AXveitt, conclu de '&ly\tt&, fau- deVinitza. tiv. dans Ptoe* , liv. ni , n. i4 ). Strates. Stratos ( 1-Tfttiot , Et. de Byz. ; 2tpto, Polyb. , liv. v; Thtjc, liv. il, etc.). Prs de Lepenou. Argos TAmphi- Argos Amphilochicum ("Ap-yoc 'A^- Filochio ouFilo-Cas- lochiquc. /XO^JXV ). tron. Achelos , r. Achelos ( 'A^txSoc ). Aspropotamos. Arlmite , le. Artemita ApTe/jt'ira.!, Et. de Byz.? Anachades ( a cess 'ApTt/xieii, Strab. y. d'tre une le). Athamanes, p. Tymphes , p. Ephyres, p. Eniens, p. Perrhbes, p. Dolopes , p. Maraces. Atraces , p. Atrax, r. Calydon. Evenus , r. Macynie. Molycrie. Chalcis, mont. Tapbiasse. tohe , chap. m. Alhamanes ( 'ABkfjtAiTt, Diod de Sic, liv. xix ; ASst^avsc, Ptol., liv. m, n. 14 ) Tymphi ( 1v/x*ksc?). Atrax ( "ATpctf ? ). Calydon (K*xi/v, Die. , Thucyd , liv. in , etc. , etc. ). eShvoc , Die. ( Evenos , Luc. , 1. vi ; primitiv. Lycormas ). Macynia ( Mkuvsa , conclu de la leon fautive Ma.Jtpvitnt , Et. de Byz.). Molycria ( Moxuxp** , Diod. de S. , liv. xii ; Moxtxp ti* , Scyl. ). Chalcis (X*X*ic, EusrATH.surHoM., liv. 11 ; Strab. . liv. ix, etc.). Taphiassus ( Y**9-oc , liv. x ). Pays de Djouuierca et Radovitch. Prs de Paliouri , 4 L O. de Janina. Canton de Nea-Pa Ire. Anovlachie. Micro-Tzigolo. Prs de Mavromati. Fidaris. Koukic-Castron. Manaloudi. Clocovo. NOTES DU LIVRE IV. a85 NOMS LATINS franciss. Antirrhium,cap, Nau pacte. Pyinc. Pleuron. Halicyrne. Cranie , mont. Aracynthe. Acanthe, mont. Panololium , m. Macynium , m. Ozoles. Eanthe. Port d'Apollon- Pheslien. Crissa ( golfe de). Argyne. NOMS LATINS Synonymie ancienne. Antirrhium ('AT/ppio *x/>o,Ptol., liv. ni, n. i5 ). Naupactum ( Nat /Tdy>i). Psamathc ( Y*p.k&n , Scboi. de Nicand. Thr. ). Dirce ( //>* , Schol. do Pind. , etc. , etc. ). Epicrane ( Ecnwp* ). Arethusa ( 'ApS-ouo-a ). Hippocrene ( '\vi). Aganippe ( ^Ayuniarant . Gargaphie, Ovjd. ,Mtam., liv. m ( Tap-yotcpi , Hrod. , liv. ix ). Mycalessus ( Muxd.x>ist/oj8txir8ot, Strab. , liv. vm ). Piraeeus ( Teip */ef\ Phalera ( **x/>ic , Hrod., liv. v; *xp y, Et. de Byz. et Harpoc.) Cephissia (Kncpxir*, Diog. Laert. Vie de Plat. : Ltit7oc.,Stra., 1. xi). Lycabettus ( Avx.a.fin'rlo; , Strab., liv. xi ). Ilissos ('Ix/iro-c, Et. de Byz. ; Cf. le fleuve .ixipKoc, Strab., liv. xi; /uxof, peuple, Tzetz., Et. de Byz.). Potamos(IToT*jKc, Strab., liv. xi) Steria ( 2Tp/ , Et. de Byz. et Strab. ). Rrauron (Bpaupeov, Strab., liv. xi). Rbamnus ( 'Pn/ut-vov; , gnitif vtoc , Strab. -, liv. xi). Marathon (.MetpaS-v , vulg ). Campus Thriasius(p(*/ ). Pherae ($/)*, Pausan. ,liv. vit, ei Strab. , liv. vin ; *. Et. de Byz. ). Cimothoe ( Kt//uo9-oi). > Scioessa ( 2&iece xxwo ). Chelonates (XeXav*T*, Agathm.; Xsxwlri aitoa , Ptol. , liv. ni , n. 16). Cyllene ( Kvxxh* ) . NOMS MODERNES, ou Positions correspondante* Phlius ($xoy, gn. oktoj , Plat. Ptol. , liv. ni , n. 16, etc. , etc.). Artbyrea , Asopis ( 'Apet-i&ipitet , 'Atranart yettet, ^Atrmiariit, etc.). El idx. Elis (*Hx, Ptol., liv. m, n. 16). Pisa ( 'OWfjLTiriet.; TIi, Ptol., liv. 111, n. 16). Cap Catacolo, Alphe. Alphcus ( 'Ax<|>*iof ). Alfeo. Aulone. Aulona ( Axaiv ). Leprium. Leprion ( Anrpiior). Plalanode , cap. Platanodes ( nXetTctvcTf "Axpo , conclu de la leon videmment faulivo lXa.'ra.fjtS'tt , Strab. ; ou Mkxvv ). Theramnes (p^v. Et. de B. ; Qprv>l ., PaUSAN. , 1T. III ). Cardamyle ( KoepeTat/>t<>x , Hom. , liv. ix , v. i5o ). Pitane ( Tltikwt , Patjsan. , liv. m). Anthane ( 'AvS-Ava , Thucyd. , Et. de Byz. et Harpocr. ; "AvS-av* , Et. de Byz. ; "AvS-e/et , Hom ; identits contestes ). Thyrea (Qov'nt, StrAb. , liv. vin). Gerania (rp>wst?). Taygetus (TttvyeTo, Tetyerov 'p o, Strab., liv. vin ). Eurotas ( Ejpirac)- ^Egilodes ( A'iyiXuf *6xro ; Cf. Kyfka. , PatjsAN. , liv. iv ). Psammathus ( fet/xfntS-oDc , gnit. ovtoc , Et. de Byz. ; Y*fA*S-ov , ScYLAx). Gytlieates sinus (T-j5i&'rn jcoxi M*xic, Pausan , liv. ni ). NOMS MODERNES, Positions correspondantes. Levtros. Paleochori , prs de Mistra ou Misitra. Pentedaclyli. Vasilipotamo. Port Pilouthra,ANs ? Raie de Vatika. Porto Finaki. Capo Santo- Angelo , ou Malio. Argolique, golf, Be. Li- Epidaui mre. Zarax. Cypliante. Inachus , r, Erasine , r. ArgosHippium, Lerne. Mycne. Argolide, chap. ix. Argolicus sinus. Ba , B ( Bo<* , Bo*i , Scylax chez Patjsan., liv. ni). Epidaurus , Limera ( 'Eiw/dVupo , Aiy-rip* ). Zarax ( Zkta.% , Pausan. , liv. m ; Zfx, Et- de Byz. ). Cyphanta (KuCpvT* x/^uv, Ptol., liv. ni, n. 16 ; Kuv, Patis., liv. ni ). Inachus ( *Ivtt%o ). Erasinus ( 'Ep<*ttrab. ). Amymone ('A^at/^otv ). Psamathe ( fttfx.it.5-li ). Scyllaeus ( 2*uxx*oc). Hermione ( "E.py.t'oin , Pausan. , liv. ii ; Strab., liv. vm ; Ptol , liv. m ). Trzen ( T(>oiv ). Coryphasium, Inachium, Dipsium- Argos ( Kopuf^ao-jov, Pausan. , liv. iv ; 'lix%ioi ? "Ap-yoc A<4' 0V ? ) Schnilas(2jo*, Pausan., liv. vu i). Antigonea ( 'Airiyiia*. ). Orchomenum ('Op^ojuiyoc, Hbrod. , Hy. yii, n. aoa). noms modernes , Positions correspondantes. Palea-Navplia? Mavouni ou Mascye. Caslri. De m ;i l.t. Porto Estremo ? Golfe d'Egine ou d'A- thcniah (Athnes). Pidavri. Capo Franco. Baie de Ktkrit'S. Kechries. Ruines pr.'s de Mar- tinitza , sur le Li- vardjiou. Paleopoli ou Geritze. ( Voy. Antigone.) Ruines prs de Cliio- nia. Paleo-Episcopi. Gonilza ouPaleo|)oli, sur l'emplacement de Mantme. Kalpaki. 29* NOTES DU LIVRE IV. NOMS LATINS franciss. Phne. Palantium. Mgalopolis. Gortrne. Bucolie. Camion. Parrhasie Thelpuse, Mlne. Hre. Pyle. Pallne. Agrcs. Epium. Cynlhes. Lepre. Parthenium. Ale. Methydrinm. Enispe. Raciste. Lampe. Clitorinm. Clone. Nmc ou Bam- bina. Pholoe. Pholoe , mont. Cyllne , mont. Lyce, mont. Menalc, mont Artemisius, m. Parthenius, m. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. Pheneum ( *lvov , Hom. , Iliad. . liv. ii , caial., v. m ). Palantium (n*xvT;9, Et. df. B.). Megalopolis ( Me^axo-aroX/c ). Gorlyna (TprviOHTbtrut; Top-ri/vx, Et. de Byz. , art. Mjx ). Bucolium (Boy*6xo ). Camion (Kpvv, PausAN . , L vm; Yiplfxv , id. ? ). Parrhasie ( U*$&*i* , Schol. cTA- poLLON.,liv.n, v.5a3;IIstp/i*y;8(, Pausan. , liv. vui ). Thelpusi (x-aroya-* , Et. DE B.). Melsenae ( Mixaciym , Et. de Byz.). Hera ('H/>i*, Pausan., 1. vm, et Strab.). Pyle (IIvx*i , d'o se conclura, dans Pline, Pylae). Pallene (IIaixxyji , Schol. d'AroLL., liv. i , v. 177 ). Agrs ("A^o/ ? ). Epium ( "Emoi , Herod. , liv. iv , n. 148). Cynaetha (Kv/3-*, Strab., 1. vu, et Pausan., liv. vm). Lepreon ( Arpso ). Parthenium ( Tlxp-rioi). Ala ( 'Axs* , Pausan. , liv, vm ; Cf. "axiooc , Diod. de S. , liv. *v). Methydrium (MjS-y^p/ov, Pausan ). Enispe ( 'Evia-izrn , Hom. , catal.). Macistum (Mjws-lo, Et. de Byz.). Lampe ( Ai/xt^ ). Clitorinm (kxito>/>, Ptol. , liv. m, n. 16; et Pausan., liv. vm). Cleon (Kxev< ; voyez plus haut) Nemea, Bembina (Nt^e* ; Cf. Ri/Jt.- /3o, Diod. de Sic ). NOMS MODERNES , ou Positivas correspondantes. Fonde. Quelques ruines prs de i'ana, Ruin. prs de Sinano. Marmara , prs de Rafti , sur le De- mitzana. Troupiais. Canton de Fanari. Vanina. Sainl-Jeau,PoUQUEV. K.eipenL Lavea. Paleopyrgos. Ruines prs de Car- nusi , Pouquev. Buines prs de Saint- Basile. Coutzomati. Olenos ou Haghii- pantes. Hellenitza et Nomiai. Gymnovonni ou M - gavounL NOTES DU LIVRE IV. '2Q'J noms latins mMk Lampe , uoni, Nonacris, mont, Ladon. Erymanthe , mont, et r. Aliphrcs. A bes. Pyrge. Parore. Paragnie. Torlunes , p. Typanes. Thrionle. Tritta. NOMS LATINS Synonymie ancienne. Lampeus ( Aa.y.'Vtia. ). Nonacris ( Nvaxp'C , Herodot. , liv. vi ). Ladon (Aiv, Pausan., liv.vni). Erymanthus (Epy/wAiS'ec, Pausan., liv. v ). Alipher, conclu d'Alipheri ('Ax<- tyiiptu , Et. de Byz. j 'Ax/i , Actes des /Iptres, ch. 27 j. Criumetopon(Kp?ou/xsT'0 , oy,pTOL., liv. m, n. 17 ). Phalasarnc ( .vh/ i uv/a,ET. de B.). Panhormum ( lkvopfjto , Ptol. , liv. m , n. 17 ). Cytutn (Kitowov, Ptol. , liv. m, n. 17). Apollonia ('A-aroxx&jv* , Et. de B.). Matium ( Mt*ov). Heraclea ( 'Hptxxe/* KpT;, Et. de Byz 5 'HpijcXsov, Strab., liv. x). Miletos ( M/Xhtoc, Strab. , liv. xiv etx; M<\i/T0f, ici., probablement par erreur). Ampelos ( "A^-sxof) II y avait un cap de ce nom. Hierapytna ('Ip&ruTV, Et. de B.; 'Ispio-u^v* (t), Dion, 1. xxxvi). Lobena (AsjSnv , Strab., liv. x ). Hierapolis ( 'Iepat<3r6xc Kp-Ttc.j Et. de Byz. ). Gorlyna [Topri/ ou TopT; rpi-uv*, Et. de Byz. ). Phslum ( i. Ptol. , liv. vin , n. 17 ). Coryque , mont. Corycus ( Koapuxo ixp* ). Punta de Coraca. Euripe, dtroit, Gercsle, cap. Caphare , cap. Cene, cap. Pyrrha. Porlhmos. Nse. Crinthe. Ore. Dium. Ede|>se. Ocha. Echalie. Clialcide. Erlrie. Caryste. Oritane. Arlemisiuin. Arlhuse. Llante. Ellopies. Eube , chap. xxi. Euripus (Eup/'-o \ Geistus {Tfj>a.iirlov , Strab., ].x; Ptol. , 1. m , n. i5 ). Capliareus ( Ktttyaptt , Strab., liv. x ; Ptol. , liv. 111 , n. i5 ). Cenaeus ( Kv/gv, Strab., liv. x; Ptol., liv. m, n. i5 ). Pyrrha ( TIu/>p* ]: Porlhmos ( npSyxoj , Suidas ). Ncsus ( No-oc ). Cerinthus ( KhiijvS-oc, HoM.,catal., v.45). Oreum ( 'fipoc , Et. de Byz. ). Dium (aov , Hom. ). iEdcpsus ( aH^m-^o;. Strab., 1. x), Ocha ("O^h. Eustath., sur Ylliad.). clialia ( O/^axist, Et de Byz. ). Chalcis (Xatxx/c, Eustath. snrl 1 //.). Erelria ( 'E/>t/>/, Strab., liv. xi). Caristus (Kpus-loc , Et. de Byz.). Oritanns. Artcmisium ( 'Aj>t*/*io-ov , Et.de Byz.; C.'Apvifjuif'o /iov,Ptol., liv. ni , n. i5 ). Arethusa ('Api$-ouoc ). Ceus ( K?c ). Spililns ( ne pas ta confondre avec ta RaiyiXit de Plol , aujourd. Pondico). *9 8 NOTES DU LIVRE TV. NOMS LATINS francits. Cauron, Antan- dre ou Lasie, Nonagris. Tnos,Hydrusse ou Ophiusse. Mycone. Dimaste , mont. Sipbnos. MropieouAcis. Seripho. Prpesinlhe. Cylhnos. Cynthe, mont. Rbene, Celadus- seou Artemis. Syros. Oliaros. Paros, Plate ou Minode. Naxos , Stron- gyle,Dia, Dio nysiade, petite Sicile, ou Cal lipolis. Naxos, ville. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. Laurus, Antandrus, Lasia, Nooagria ( Kctvpo, "AvT.TM. A?*, Aouir/ot.f, liKtXiA [AKf* , KXX*r, fautivcm. pour T'dtptt , Philostr. , Vie djpoll. ). Syrnus ( Ivpio ? ). Cynoelhtis ( Kvo/9-oc ? ) Telos , Agathussa ( Tixo , Kya.- Bova-B-tt , Et. de Byz. ). Donusa ( Aovotrct ; Cf. A/ovi/owa. , Et. de Byz. ) Patmos ( TlTpo; , Strab., liv x) Corasise ( Kopao-iau, Strab. , 1. x). Lebinthus ( AsjS/vS-ac. Strab., 1. x). Leros ( Anpo, Strab., liv. x). Cinara ( K/v/>*). Sicinns , CEnoe ( Sik/voc , Strab. , liv. x; O/v , Et. de Byz. et gr. Etymolog. ). Hieracia , Onus ( 'Itpxj, Str. , liv. x. ; 'E^/yoiro-at ). Melos, Byblis, Zephyria, Mimallis, Siphnus, Acytus (Mlxoc, Bv/3\<, Zftyup'm, M/^xX/c, 2/vo, 'Al/- TOf ) Machia. Hypcre, Patage, Plat ge, Amorgus ( 'Tarif m , TotTst-y ( nxTsc^ ! ) ; 'A/x'opyoc , Strab., liv x ; primi- tivement TXttyx.k'hH , selon Et. deB.). Polyaegus ( Yloxttiyo ). Phylc (yx ), Thera, Callisle (Qfipct, K ].l)i ) 3o NOTES DU LIVRE IV. NOMS LATINS franciss. Astypale. Plate. Gamine Azybinthe. Lanise. Tragie. Pharmacu8e. Tchdie. Chalcie. Calydne. Coos , ville. Galymne. Carpathe. Case. Ptalies (4). Aialante. NOMS LATINS Synonymie ancienne. Astypalaea ( 'Ao-lvwt.Xtia. , Strab., liv. x). Platea (ITxiT?*/ ). Gamina ( Ka/x/v ). Azybinlha ('au|3/3-* ). Lanise ( A?). Elephusa ('Exa-Oos-a-st?? ). Malthace ( MaxS-stx? ). Trachie ( Tpt^f*? ). Pithyonia IT/Tt;ajv/aounu9"/o)vi??). Ptychia ( Tlrv%i;c , Strab. ). Oxiae ( 'O^ilttt ; voyez 'ottY, Et- de Byz., art. 'ApT{/*<5-/ ). Prinoessa ( ripivio--* ). Corfou. Paleo-Castro ( pri de Casopon ). Fano ou Merlere. Paxo etAntipaxo. Snietraki , Diaplo ,a Boaca, et Pile d'U- lysse , sont les qua- tre les les plus re- marquables de ces parages. . Capodrasti. Magnisi , Kaslus et Kalamola. NOTES DIT LIVRE IV. 3oi NOMS LATINS franciss. Leucimne. Echinades. Egialie. Cotonide. Thyatire. Geoaride. Dionysie. Cyrne. Chalcis. Pynara. Myste. Cphalaie. Zacyntbe. Ithaque. Dulichium. Same. Crocyle. Elate, mont. Nrile , mont. Araxe , cap. Astride. Prale. Strophades oa Plates (2). Ltoia. Sphagies ( 3 ). Emisses (3). Thyrides ( 3 ). Tganuse. Colhon. Cythre ou Por- phyride. NOMS LATINS et Synonymie ancienne. AtVKifXyir<* ). Zacynlhns ( Zkx.uyb'ot ). Ithaca ('l3-*x ). Dulichinm ( Aouxf;o ). Same ( Ikfjm ). Crocylea ( K/>o*i/X* ). Elatus ( "EX*to ). Nerilus ( itipnoc ). Araj%m ( *A/i*ev sUpov). Asteris ( "Aa-lrpit , Hom. , Odyss., iiv. iv, t. 484 ). Prote ( IT/iTD ). Strophades ouPIatae, MelA, liv.n, n. 7 ( i'Tpopit5*, conclu de AaTSot, probabl. fautif; Ptol., Iiv. 111, n. 14 ). Sphagix ( Ityayitti et 2^)*KTp/ , PausAn. , liv. m ). nussae ( ohoa-a-ett , Pausan. , liv. iv). Thyrides (i/p*, Strabon , liv. vnr ; no/>t, Bip, Plutarque, uest. Grecq. ). Ephyre ('Ev/ ) Aristera(\Ap;px*i ). Mylae (Mi^**)- Lnuce ( Ai>x>i). NOMS MODERNES, ou Positions correspondantes. Ile du port Tolon. Kavouro, Plalia on Caronisi. Ipsili , ou Ile du Dia- ble. Spetzia. Hydrone. Spetziapoulo Lapi. Poros. Moni Iorench. Kophioidia et San Giorgio d'Arbora. Rerates. Ankistri. Egina ou Enghia. Dans ces parages , c'est--dire vis-- vis du cap Franco, Pane. Spire , se trouvent les les PetroouPsili, He> vreo, Plato, Pente- nisia, Fractera, La- vonraou Peristeria ( probab. Lavoura est Elose, et Pen- tenisia Pane." Cran- g"0- Revitoutza. Cerigotto. Scoglio di San Teo- doro. NOTES DU LIVRE IV. 3o3 NOMS LATINS franciss. NOMS LATINS ou Synonymie ancienne. Bndroa(a). Badro ( Bou/xvJ%y ). Zphyre. Zephyre ( Zttpvpti). Lichades. Lichades ( A/^/tc, Strab , liv. ix). Scarphie. Scarphia (2**/>x.a.piet). Salamine. Salamis (2#\tt/uti on 2*X/uiv). Psytalie. Psytalia [fuTXnA, Pausan., 1. 1)- Cos ou Ca. Ceos , Cea ( Kjooc, Strab., liv. 1 ; K*, Ptol., liv. v, n. i5). Jnlis, ville. Iulis ( 'Iovxi , Strab., liv. x). Carlhc , ville. Carthaea (Ka/>3-**ot, Strab. , liv. x). Coresse , ville. Coressus (Ko/>irrat,STRAB., liv.x; IKoptavo, Ptol., liv. 111, n. i5). Peessa (Tloibto-o-ct, Strab., liv. x). NOMS MODERNES, ou Positions correspondantes. Turluru. Slaodia. Capo Xacro. Caidura Gnissa. Colotsri Za. CHAP. I , page 166, ligne 21. In sinu oppidum Ambracia. Ambracie tait quatre-vingt stades du golfe (Scylax), cent quatre-vingts stades d'Argos Amphilochicum (Polyb.). Ces deux mesures se rencontrent la seule position de l'Arta. Elle avait l'est des collines sur lesquelles tait la citadelle ; Ponest , des plaines ouvertes et le fleuve Arachthus ou Arethus (Tit.-Liv.). Ces dernires circonstances sont l'inverse de ce qu'offre la po- 3o4 NOTES DU LIVRE IV. stion sur le Rogous , choisie par M. Pouqueville. Quant l'Ina- chus , le systme de d'Anville en fait une bifurcation de l'Ach- lotts, ce qui est compltement rfut par les cartes rcentes de Palma et de M. Pouqueville , et d'ailleurs absurde. M. Richard copie pourtant cette bifurcation. Le systme de Paulmier et de Grentesmnil est de faire de l'Inachus et de l' Arachthus ou Arethos un seul fleuve, coulant du haut duPindus (GUEES, Ant. , p.3o:o, 32i , i4-8). Mannert regarde l'Inachus comme un petit torrent voisin d'Argos Amphilochicum, mais qui aura t confondu, soit avec l'Arachthus , soit avec l'Achloiis , dans leurs parties sup- rieures. Grentesmnil et Mannert auraient pu citer encore l'au- teur de Fluminibus , qui donne llnachus le nom bien remar- quable de Haliacmon. Il suffit de lire toutes ces discussions pour sentir combien est insoutenable le systme de M. Pouqueville , qui transporte le nom d' Arachthus (Arta) la rivire Rogous, et celui d'Inachus l'Arachthus. Puisque nous sommes entrs dans tous ces dtails , nous dirons que Ratoiis , dans le texte de Strabon , pourrait bien tre Ragoiis , le T et le T tant ais- ment confondus. Ce serait le fleuve Rhogus de Niger , cit par Grentesmnil , le Louro actuel , le Charadrus ancien. Les noms grecs yjt,pkp*. , lit d'un torrent ; yjtpa.& pava-^aA , se rpandre comme un torrent en formant des marais; pytt , prcipice, rup- ture des rochers, rappellent toutes les localits du fleuve Louro ou Rogous (Malte-Brun, Prcis de Gogr. , tom. i). CHAP. XVIII , page 198 , ligne 12. Tum locus Doriscus decem mill. hominum capax. Une plaine dans laquelle manuvreraient 1 0,000 hommes ne vaudrait pas la peine d'tre remarque. On ne peut donc douter qu'il n'y ait une altration dans le texte de Pline ; peut-tre au lieu de x M {decem mill.), devons-nous lire C M (100,000) ; peut-tre faut-il admettre la leon cxx M de quelques manuscrits ; peut-tre enfin (puisque l'arme de Xerxs est vulgairement porte 2,000,000 d'hommes), faut-il tout simplement intervertir cxx et crire xx. c. , ce qui donnera XX. c. M ou xx. M. (2,000,000). NOTES DU LIVRE IV. 3o5 Ciiap. XXIV , page 226 , ligne 10. At inier duos Bosphoros Thorium et Cimmerium direcio cursu , ut auctor est Polybius , D M passuwn intersunt. Cette indication de Pline est prcieuse , en ce qu'en la rappro- chant d'un autre passage {voyez liv. VI , ch. 33) , o il dit que du dtroit des colonnes l'embouchure des Palus-Motides , Po- lybe comptait aussi en ligne droite 3,4-37 milles (ou 22,646 stades), la combinaison des deux mesures ne permet plus de laisser Byzance sous le mridien de Rhodes , ainsi que l'avait dcid ratosthne. 11 semble aussi en rsulter que Polybe tait instruit de l'inclinai- son de la Propontide vers l'orient , et qu'il loignait d'environ 600 stades le mridien de l'Hellespont de celui de Byzance. Cette dernire ville doit donc tre fixe dans sa carte 24,o83 stades de longitude du dtroit des colonnes, et le Bosphore Cimmrien 27,813 stades du mme point, et vers 25 4-8' de latitude. 1 CHAP. XXVII , XXVIII , page 242 , ligne 8. Exeundum deinde est, ut extera Europ Hercym'um jugum prtenditur. Avant d'entamer la discussion sur cette partie de la gographie de Pline , prvenons , une fois pour toutes , que nous regarde- rons ici comme non avenues toutes ces hypothses ridicules qui portent les connaissances des anciens au del mme des cercles polaires , hypothses qui n'ont pu natre que de l'ignorance , de la prcipitation ou de la manie du merveilleux. Nous ne recon- natrons donc pas les Dofrines dans les monts Sevo , le cap Nord dans le promontoire Rubas , et la mer du Groenland dans le Cronium mare. On ne franchit point mille lieues de mer ou de pays coups de plume ; d'ailleurs , tout prouve l'absurdit de ces suppositions , qui , par elles-mmes , ne s'appuient sur aucun tmoignage valable. i. L'impossibilit d'arriver sur ces ctes loignes sans grands vaisseaux , sans boussoles , sans aucun de ces instrumens dont la multitude permet peine l'audace europenne les lointains voyages en haute mer; III. ao 3o6 NOTES DU LIVRE IV. 2 d . L'immense lacune qui se trouverait dans les descriptions et littorales et hydrographiques. Quoi! pas un mot de cette foule d'archipels qui parsment la mer du Nord ! pas un de l'Islande ! pas un des mers et des fiords innombrables qui dcoupent la cte de la Norwge ! 3. L'absence de toute remarque locale. Le cap Nord appar- tient au second climat polaire : le plus long jour y est de deux mois et demi. Ce phnomne remarquable , dj connu des Ro- mains par les thories astronomiques , mais toujours demeur tranger dans la pratique, aurait -il t oubli dans la relation des navigateurs? {Voyez note prcdente.) Nous ne parlons pas de ceux qui, un peu plus loin (liv. vi), ont cru reconnatre les bouches de l'Obi et le cap Severo-Zapovno, situ par, 7 5 de latitude nord. i Les seuls gographes qui mritent ici attention sont ceux qui verraient dans quelques-unes des ctes ou des les dcrites , d'une part le midi de la pninsule Scandinave , de l'autre la Finlande. Point de dpart. Ceci pos , o Pline nous mne-t-il d'abord ? Il est vident que de la mer Noire il se transporte rapidement sur les ctes de la Baltique , traversant ainsi d'un bond un espace considrable rempli de nations et de solitudes inconnues. Mais quelle ligne a-t-il suivie? S'il et eu sous les yeux une carte moderne exactement orien- te et dessine , cette ligne imaginaire et t dans la direction d'Odessa au Kurische-Haff. L effectivement se trouve le troi- sime resserrement de l'Europe, et l'isthme qui joint les deux mers n'a que 268 lieues de longueur. Un raisonnement bien simple va nous montrer qu'en effet Pline dvie peu de cette route. S'il n'indique pas en termes prcis sur quel point de la cte Baltique il descend des hauteurs du Riphe , l'numration des ri- vires qui viennent se jeter dans cette mer, numration par la- quelle il termine son article de la Germanie , peut y suppler en partie. NOTES DU LIVRE IV. 307 En effet , quels fleuves rencontre-t-on en suivant le littoral ? Le Guttale , la Vistule, l'Elbe, le Wser, l'Ems, le Rhin et la Meuse. ( Voyez la fin de la note.) Or, les cinq derniers , comme on le voit , se suivent de l'est l'ouest , ce qui d'ailleurs , dans la marche de Pline revenant de l'orient de l'Europe l'extrmit occidentale et Cadix, tait indispensable. Le Guttale tait donc l'est de la Vistule. Nous verrons au bout de celte note que cette rivire n'est autre que l'Aile, affluent du Prgel, mais dont il est probable que les Romains , s'avananl de l'ouest l'est dans ces contres inconnues , firent le cours d'eau principal , parce qu'ils la rencontraient la premire. Le Prgel , grossi de l'Aile ou Guttale, se jette dans le Frische-Haff, environ un degr plus l'ouest que le Kurische-Haff. Mais , va-t-on dire , pourquoi ne pas reconnatre un fleuve plus oriental , le Nimen, par exemple , ou la Duna , dans le Guttale? le Nimen surtout semblerait convenir parfaitement , puisqu'il se dcharge dans le Kurische-Haff. Cette conjecture tombe d'elle-mme si l'on songe que les an- ciens ont incontestablement connu quelques points de la cte plus l'est que l'embouchure du Guttale , mais qui par cons- quent , dans le systme suivi par notre auteur , feraient partie du continent asiatique. Ces points sont, i le cap Lytarmis (Plin., liv. vi, n. 4) ; 2 l'embouchure du fleuve Carambucis ( ibid. ) ) 3 un peu l'est du Lytarmis , l'embouchure du Ta- nas. Or, le cap Lytarmis rappelle les Lithuaniens, et repr- sente probablement le Domess-Ness en Courlande (mais la Cour- lande, comme la Samogitie , a fait diverses reprises partie de la Lithuanie , et d'ailleurs tous ces peuples taient nomades) ; le Carambucis ne peut tre que le Nimen ; le Tanas , sur lequel tant d'auteurs anciens et modernes se sont puiss en conjec- tures , parce qu'ils le confondaient avec le Tanas mridional , tributaire de la mer d'Azov , est bien reconnu aujourd'bui pour tre le mme que la Dvina ou Duna occidentale. C'est ce qu'ta- blissent invinciblement et sa position gographique (l'embouchure de la Dvina n'tant qu' cinquante lieues l'est du Domess-Ness), et l'identit des noms Dvina , Tanas. 11 y a dj long-temps (et Leibnitz le premier l'avait proclam, Miscell. Berol., tom. i, 20. 3o8 NOTES DU LIVRE IV p. 5) qu'on avait remarqu la prsence d'un radical T. n. , D. n. avec ou sans voyelle , dans les noms des grands fleuves de l'Eu- rope orientale : Danapris ou Dniepr, Danaster ou Dniestr , Danube (en allemand Donau , en hongrois Duna) , Tanas ou Don, en sont autant d'exemples ; mais tous ces fleuves tombent dans la mer Noire. 11 ne peut donc tre ici question que de la Duna , seul grand cours d'eau de ces vastes contres qui porte un nom plus ou moins voisin de celui de Tan , Tn , et qui en mme temps appartienne au bassin de la Baltique. On sait , il est vrai , que la mer Blanche reoit aussi une Dvina dite vulgaire- ment Dvina septentrionale ; mais il n'est pas mme besoin de s'arrter combattre l'opinion qui voudrait l'identifier avec le Tanas du nord. C'est donc, en dernire analyse , l'extrmit orientale du Frische-Haff , et prs de l'embouchure de la Prgel , que nous plaons le point de dpart de Pline. La ligne au-del de laquelle il nous transporte en un instant s'tend obliquement de ce golfe l'embouchure du Dniepr , dans la mer Noire. Quant aux monts Riphes , ils n'ont jamais exist que dans la tte des gographes chez qui l'auteur avait puis ses matriaux. Des monts Oural et Poas , que Pline ne pouvait avoir en vue puisqu'ils sont sur un mridien aussi oriental que la mer Caspienne, et que plus tard, livre VI , il placera nombre de peuples entre les monts Riphes et cette mer, le voyageur peut descendre six cents lieues au sud-ouest sans trouver de chanes ni mme de hauteurs con- sidrables. C'est un des rsultats les plus curieux et les plus im- portans de la haute orographie europenne , que la division de cette partie du monde en deux rgions , l'une caractrise par des coupes et des pentes nombreuses, l'autre ouverte, soit aux influences alternatives de l'atmosphre sibrienne et de l'atmo- sphre ocanique , soit aux invasions des hordes nomades ( Voyez Maltebrun, Prcis y tom. VI , p. 22) ; aussi Solin , en repro- duisant le passage de Pline , substitue-t-il le mot de collines celui de montagnes : Mons Sevo ipse ingens , nec Riphis minor collibus (Polyb., n 20). NOTES DU LIVRE IV. 3og Littoral. Iles nombreuses.... sans noms. Rien n'empche ici de songer aux diverses les dont est seme la moiti infrieure de la mer Baltique, soit celles de Dagoe et d'OEsel avec leurs - nombreux annexes , soit mme aux innombrables lots qui forment les ar- chipels d'Abo , d'Aland et du lac Malser. Jamais , certes , ni Ro- mains ni Grecs n'avaient visit ces parages. Mais on conoit trs-bien , i que les peuplades finnoises ichthyophages les aient frquentes, d'autant plus que les trois archipels, quoique se dessinant nettement en groupes distincts, ne laissent entre eux que des intervalles trs-petits , et forment des skaers ; 2 que les gnraux et les navigateurs romains, obligs de se servir de guides et d'interprtes dans ces contres si nouvelles pour eux , leur aient entendu parler vaguement de ces les , dont encore aujour- d'hui la plupart n'ont point d'autre nom que celui du groupe dont elles font partie. Il n'est pas besoin d'avertir , cependant , que nous ne prtendons rien garantir relativement ces trois archipels. Raunonienne. C'est au mot Ile, et non comme le veulent quel- ques savans , Scyihie , qu'il faut rapporter l'adjectif Rauno- nienne. La construction de la phrase ne peut laisser aucun doute ce sujet , si l'on songe la force du mot unam. Tout change- rait si Pline avait crit quamdam ; dans ce cas , Raunonienne, rapport Yle , rendrait la phrase aussi pesante et aussi em- barrasse qu'elle est prcise et aise avec la leon actuelle. Il est vrai que Time (Voyez Pline, liv. XXXVII, n n) nommait Ba- silie une le o l'on recueillait de l'ambre ; mais cette dernire tait dans le golfe Mentonome , et rien n'oblige croire que Time ait prtendu qu'une le seule , dans la Baltique , possdait l'ambre. Au reste , Mannert plus hardi accuse ici nettement notre auteur de contradiction , en avouant nanmoins qu'il ne se contredit qu' distance , puisque c'est au IV e . livre qu'il appelle Raunonie ce qui devient Basilic au XXXVII e . (Voyez Geog. der Grie.ch. u. Riem. , tome m, p. 34.1-34.2). Quant au mot mme de Raunonia , il ne se trouve que dans Pline ; d'o l'on peut conclure aisment qu'il 3io . NOTES DU LIVRE IV. a exerc la sagacit des commentateurs. D'abord notons que les anciennes ditions portaient Bannomanna , que Dupinet traduit par Bornholm , en souponnant cependant l'identit de Banno- manna et de Neringe (probablement Nerung : il aurait du en ce cas nous dire s'il s'agit ici du Frische-Nerung ou du Kurische- Nerung). Hardouin, d'aprs ses manuscrits , rtablit Raunonia, qui a t adopt sans difficult par tous les diteurs , mais qu'on n'a pas aussi facilement expliqu. Brotier, qui, malgr sa ponctuation , rapporte ce mot Scyhia, identifie le pays en question la cte des Samoides et l'Obdorie ; Vu , dit-il , que ces lieux , clbres cause de leur loignement, ont d porter cbez les Romains un nom qui, dans une langue septentrionale, signifit clbrit. C'est ainsi que long-temps Novgorod s'est appele Runigrad. M. Gosselin (Recherch. sur la Gog. sjst. , etc., tome IV, pag. n3) souponne une altration dans Raunona , et propose de le rem- placer par Raudania , ce qui donnerait une Scythie Raudanienne , ainsi nomme du Radane , qui se jette dans la Vistule, et qui, d'aprs un rapprochement trs-ingnieux prsent quelques pages plus haut (102), n'est autre que l'Eridan , o la mythologie grecque faisait natre l'ambre. Mais, outre la difficult qu'on prouve admettre une correction contraire tous les manuscrits , et dont d'ailleurs on ne se rend pas aisment compte par la palographie, comment aurait-on donn une portion de pays ncessairement assez considrable le nom d'une des plus petites rivires qui l'ar- rosent? Nous sommes donc encore rduits rejeter la conjecture par laquelle cet habile critique fait de l'le en face de la Scythie Raudanienne une partie du Frische-Nerung. Pour nous , il nous semble minemment probable , mme en se bornant aux raison- nemens a priori, que Pline , ne parlant ici que sur les traditions ou les relations les plus vagues , n'entre pas immdiatement dans la description du littoral europen, et commence consquemment par jeter quelques mots sur diverses les Test du point auquel il arrive sur la Baltique, Dans cette hypothse, Raunona serait Runa, rocher calcaire couvert de terre vgtale, et qui se pr- sente d'abord en partant de Domess-Ness. Pour quiconque est au fait des transformations des mots usuels, et surtout des lois qui prsident ces transformations , les deux mots sont identiques. NOTES DU LIVRE IV. 3 1 1 A ce fait, qui nous semble dmontr , on peut en joindre un autre qui le confirme pleinement: c'est que Milhridate (Voyez Pline, liv. XXXVIl) , parlant de l'ambre 7 indiquait comme patrie de cette substance une le d'Oserichta , sur les ctes de la Germanie. Lais- sant de ct l'erreur matrielle contenue dans le mot Germanie, et que Mithridate , sans doute peu habile ethnographe hors de ses domaines , peut trs-bien avoir commise sans que le fond du rcit soit faux , ne doit-on pas avouer avec Cluvier (Germ. antiq. , liv. m, ch. 4-4-, P- x 99) qu il s'agit ici de l'le d'CEsel, dont le nom aura t combin avec un second mot? Or, OEsel se trouve ct de Runa , et est la terre principale de l'Archipel Livonien. Ocan Septentrional. Il est clair que par l Pline entend une mer libre , telle que l'est la mer Glaciale , et non un golfe , tel que l'est rellement la mer Baltique; mais, selon les ides et les go-- graphes contemporains , ce que l'on connaissait alors de la Bal- tique appartenait l'Ocan. Mer Amalchie Morimaruse Crom'enne. Ici commence la di- vision de l'ocan Septentrional. Mais il faut observer que les divisions ne s'appliquent qu' la partie de la mer voisine des ctes. Toutefois, deux auteurs s'expriment ici et s'expriment en termes diffrens. Y aurait-il sous ces diffrences apparentes identit pour les ides et le fond des choses ? Et dans le cas contraire , en quoi consistent les diffrences? Remarquons d'abord les parits. Tous deux divisent leur mer en deux parties , que sparent deux points saillans. Chez Phil- mon , le cap Rubas spare la Morimaruse gauche de la mer Cro- nienne , qui est droite. Selon Hcate , l'ouest du Paropa- mise est la mer Amalchienne : il ne donne point le nom de celle qui s'tend l'est. Amalchienne signifiant, dans la langue du pays, congel, et Morimaruse, mer Morte, il est vident qu'il y a entre les deux mers identit ou partielle, ou complte. Tacite nomme dans les mmes lieux une mer Dormante, qui probablement n'est autre chose que l'Amalchienne. Mais qu'est-ce que le cap Rubas? Le point sans doute le plus saillant de toute cette cte, celui que les Cimbres devaient le mieux apercevoir et connatre , celui qui scinde vraiment en deux 3ia NOTES DU LIVRE IV. parties distinctes la partie mridionale de la mer Baltique , le cap Rutt, limite de la Germanie et de la Scythie europenne. Si l'on en doutait, il suffirait de se rappeler que selon Pline lui-mme (liv. VI, n 28), les Grecs donnaient aux ctes de la Germanie 25oo milles, c'est--dire, en traduisant les milles en stades la manire de notre auteur, 20,000 stades, qui, compts en stades de un i/g au degr, = 1 8 ou 47 5 lieues. Or, de l'embouchure septentrionale du Rhin , o les Romains commenaient la Germa- nie, au cap Rutt, en suivant et tournant la cte du Jutland, on compte 487 lieues. Ds-lors la mer Amalchienne, tant de fois proclame mer Gla- ciale , est ce vaste golfe qui s'enfonce dans la pninsule Cimbrique en la rduisant une langue de terre si troite , et qui s'tend du cap Rutt au cap Grina. Resserre chaque instant par des les , et divise en canaux troits , elle est plus accessible que toute au- tre la conglation , et mme il se passe peu d'annes o ce ph- nomne n'ait pas lieu. La mer Cronienne comprend tous les golfes qui se succdent l'est du cap Rutt , tels que le Haff , les golfes de Stettin et de Dantzig, le Frische-Haff , le Kurische-Haff. Ori- ginairement sans doute ce nom n'tait appliqu qu' la portion de mer qui baignait les ctes de Koures ou Courlande actuelle. Les voyageurs , ignorant les noms particuliers de chaque golfe , leur imposrent vaguement le nom gnrique de Cronium. Au reste, nous avouerons que l'tymologie conduirait voir au fond du mot Cronium le radical allemand et danois grn, verd. L'admirable verdure des les de l'Archipel danois a fait donner au dtroit qui spare les les de Falster et de Moen le nom de Groensund. Les mmes raisons pouvaient valoir une dnomination analogue aux mers Pomranienne et Prussienne, et les Romains l'avaient traduite par Gronium ou Cronium fretum , Cronium mare. Le Paro- pamise , nom videmment dfigur par suite de cette manie qu'avaient les Grecs de mtamorphoser en mots anciens les mots nouveaux qui avaient avec ceux-ci quelque ressemblance , rappelle la Pomranie. Baltie. Effectivement, en partant du cap Rutt, on trouve au bout de 25 lieues en suivant la ligne directe, de 4 en rasant la terre , l'le de Fyen ou Fiinen , vulgairement Fionie , qui est NOTES DU LIVRE IV. 3i3 la plus considrable de l'Archipel danois , aprs Seeland (302 lieues carres), et qui , situe entre les deux Belts , le grand et le petit , a pu et mme d recevoir primitivement le nom de Baltia. Basilic. On a peine concevoir comment on a pu s'imaginer que cette le tait la cte mridionale de la Sude , que les vais- seaux des anciens n'auraient pu atteindre en trois jours, et qui, mme en supposant la possibilit d'une traverse si rapide , n'au- rait t aperue qu'aprs les nombreuses terres dont cette partie de la Baltique est seme. Quoique la synonymie de Baltie et de Basilic soit unanimement admise d'aprs le tmoignage de Pythas , il nous semble reconnatre dans la syllabe sil les lmens de See- land. L'le en question tant divise en plusieurs parties , aurait port , sur la cte occidentale que baigne le grand Belt , le nom de Baltsecland, d'o bientt, pour des oreilles grecques, Bassi- land. Comment Pythas se serait-il abstenu de changer ce mot en celui de Basilia? Comment, trouvant de l'ambre dans cette le, comme les navigateurs prcdens dans Baltia, ne les aurait-il pas identifies ? Les modernes , qui ont tous admis cette identit , ont fait de Basilie les uns Fionie , les autres , la cte de Scanie en Sude. Oones.... Hippopodes.... Fansies. Les dtails fabuleux ou oiseux qui accompagnent ces trois noms , pourraient, si l'on avait d'une part des relevs trs-exacts de toutes les ctes , et de l'autre beau- coup de dtails sur la zoologie du pays, servir reconnatre les les qu'ils reprsentent. Le second est totalement grec ; le pre- mier , indigne peut-tre , a probablement t corrompu par les voyageurs obstins y retrouver le radical de leur mot aov , uf. Quant au mot Fanesii, rien ne prouve qu'il ait subi d'autre altration que celle de la dsinence, quoique la variante Panoti, donne par Mla (et videmment drive du grec tavctoi , tout-oreilles), nous montre avec quelle facilit les anciens procdaient par alli- tration corrompre les mots et populariser des fables absurdes. On peut supposer, par exemple, que les les Hippopodes avaient quelque chose de la forme d'un fer cheval (la dnomination", en ce cas , ne serait pas plus extraordinaire que celle de Sandaliotide donne l'le de Sardaigne, et de Graeas-Gony, au port d'Egypte l'est de Paretorium, et que les Fanses, portant les cheveux coups trs-court, semblaient avoir les oreilles d'une longueur dmesure. 3i4 NOTES DU LIVRE IV. Quoi qu'il en soit, il ne faut point, avec Mannerl et Schloezer {Nord. Gesch., p. n5) courir au fond de l'Europe septentrionale pour y chercher des peuples qui mangent avec dlices les ufs de Vanser bassanus. Il est probable que pour bien des peuplades insu- laires del Baltique mridionale, les ufs des poissons et des palmi- pdes qui frquentent les lacs auront t un article de nourriture important et trs-recherch. Peut-tre n'y aurait-il pas de tmrit souponner que les habitans des Oones prparassent le caviar. On sait que l'esturgeon est commun dans l'Oder , et quand on songe d'autre part que Mla , aprs avoir dcrit les mmes parages , ajoute en parlant des trois groupes d'les dont nous nous occupons, que ce sont des les basses et marcageuses situes sur les ctes de la Sarmatie , on ne peut gure se refuser y voir les les d'Usedom et de Wollin avec les lots qui les entourent. Jusqu'ici tout flotte , tout est dans le vague et l'indcision , tout semble couvert, dans cette gographie borale, des brumes paisses qui couvrent les rgions polaires, et qui souvent emp- chent de distinguer du bout d'un vaisseau ce qui se passe au cen- tre. Nous allons maintenant trouver un peu plus de prcision ; nous disons un peu plus, car l'on se tromperait gravement si l'on s'attendait une description circonstancie, exacte et complte. Nous nous plaons dans le pays des Ingvones. La fin de cette note nous montrera que c'est tout simplement revenir au cap Rutt. L, dit Pline, commence la Germanie; l est la limite de deux grandes races Germanique et Sarmate. Immense , plein d'les et form par le prolongement d'une chane de montagnes , le golfe Codan est videmment le mme que la mer Amalchienne, dont il a t parl ci-dessus. Des deux les qui l'occupent, Scandinavie reprsente Fyen, et par consquent Bal- tie; Eningie est la mme que Seeland ou Basilic Ne nous tonnons point de ce double emploi. Il est vident que Pline, prenant des notes sur deux relations diffrentes, l'une grecque et dj trs-ancienne, l'autre romaine et videmment moderne, ne reconnut point l'identit de noms d'aspect si peu identique. Les ctes taient si mal orientes, les distances si peu dtermines, qu'en effet il et t difficile, mme dans le cas o il aurait conu des soupons , de vrifier le fait. NOTES DU LIVRE IV. 3i5 Il y a plus : c'est que Pline parle une troisime fois du golfe et des les qu'il contient. Mais c'est l que rgne le comble du ds- ordre et l'incohrence la plus vidente comme la plus fcheuse (livre xxxvil , n 2). Or , si l'on en excepte les golfes de Bothnie et de Finlande , il n'est dans la mer Baltique aucun golfe qui , mme en faisant acception des sinuosits du rivage, arrive une ten- due de 6,000 stades, ces stades fussent-elles de 1 1 1 1 1/9 au degr. Qu'au contraire on mesure les ctes du Jutland, du Sesvig et du Holstein , partir du cap Grina, au bout d'environ i36 lieues reprsentant 6,000 stades de 1111 i/g au degr, on se trouve au cap Rutt; de telle sorte que le grand enfoncement nomm ci-des- sus et mer Amalchienne et golfe Codan , reprsente aussi le Men- tonomon des gographes qui ont copi Pythas. Nous sommes loin d'en conclure, il est vrai, que ce nom ait eu , primitivement ou exclusivement , le mme sens dans Pythas. La grande langue de terre dite vulgairement Kurisch-Nerung s'appelait en finnois esthonien M endd-Niemi ou Menta-Niami , c'est--dire promon- toire des pins. De l Mentonomon la transition est facile , et il est fort probable que le voyageur marseillais applique ce nom et la langue de terre et au golfe lui-mme. Peu aprs, ce nom put tre appliqu par les navigateurs au grand golfe Dano-Germa- nique , dont non-seulement les deux rives continentales, mais encore toutes les les, taient couvertes de pins, et o l'imagina- tion grecque devait se figurer des forts de pins errantes sur les flots. Bientt les deux golfes furent confondus , et d'autant plus aisment, que, dans les les de l'Archipel danois comme le long des petites les du Kurische-Haff, se trouvait du succin. L'identit des noms Scandinavia et Scandinavie a fait penser presque tous les savans que Pline ici dsignait la pninsule Scan- dinave , dont des conjectures alors admises de tous faisaient une le, vu que la Baltique tait regarde comme l'ocan Septentrio- nal. Mais l'absence de tout autre renseignement positif sur ce point devait inspirer des doutes tous les bons esprits, et des rappro- chemens aiss faire, achvent de ruiner de fond en comble cette opinion. En effet , Ptolme , qui parle de Scandinavie sous le nom de Scandie, et qui place entre celle-ci et le continent trois pe- tites Scandies ( Alr , Hiarn et un lot qu'on rencontre dans le 3i6 NOTES DU LIVRE IV. golfe d'Hersens , en se rendant du cap d'Ebeltorf, en Slesvig, au cap de Middelfort dans Fyen), Ptolme, dis-je, nomme dans cette le les Gutes , les Phavones (videmment Faa-Vohner, ha- bitans de Faa), les Dauciones et les Levoni, identiques avec les Helleviones de Pline. Or , on trouve dans Fyen un canton de Gudme; au sud de Nyeborg , Faaborg , sa grande ville ; Odense , capitale de toute l'le , et enfin deux villages dits Hillerslov et Hillerslev. Si l'on songe en mme temps qu'un des cantons les plus septentrionaux de Fyen s'appelle Skam ou Skan, on sera convaincu , par cette coexistence de tous les noms de l'ancienne Scandinavie dans la Fyen actuelle, que ces deux les ne doivent pas tre distingues. Disons que de mme on trouve dans l'le de Seeland un village d'Heininge , 3/4 de lieue de la cte ouest , vis--vis de Fyen et sur le point le plus resserr du grand Belt. Or, les Romains ve- nant de l'ouest durent arriver d'abord sur la cte occidentale et traverser le dtroit dans sa moindre largeur. Qu'ils aient ensuite donn l'le entire le nom de la premire bourgade qu'ils y ont rencontre , c'est ce dont des miiliers d'exemples prouvent la pos- sibilit. On peut donc fort aisment se dispenser d'admettre, avec un petit nombre de manuscrits, Epigia pour Eningia , et bien plus aisment encore de changer Eningia en Einningia, pour y trouver la Finlande. Au reste, il faut avouer que Poinsinet a fait ici preuve et de bon sens et d'instinct ethnographique, en ajou- tant ces mots : Il est clair que c'est de la Finlande que Pline veut parler, cette restriction : mais en y comprenant l'Ingrie, la Livonie et la Curlande , les seules parties dont les Romains aient eu connaissance; car la Finlande propre leur tait in- connue. Quant aux immenses monts Svons, ils seraient immenses , en effet , si avec Ortelius on les prenait pour les Dofrines , dont nous allons ici donner les hauteurs principales : Passage de Lessac 2,4oo pieds. Dofre ( glacier ) 6,968. Passage d'Ierken 4-?968. Snee-Hltan (Ronnet de Neige). 8,337? NOTES DU LIVRE IV. 317 Kl-Field 6,4^4 pieds. Tron-Field 6,024. Sylt-Field 6,652. Areskuta 4i$44- Sulitelma 6,34-2. Saulo 3,8o8. Tulpaegna 4i5o. Linaegna 5,689. ou si , avec Hardouin , on remarquait que ces monts parcourent plus de 3oo lieues peu prs en ligne droite , mais en changeant de nom diverses reprises. Il est singulier que ce savant, une fois pntr de cette ide , n'ait pas song tablir un rapprochement entre le Sevo de Pline et la chane des Sevons , qui sparent les deux royaumes de la pninsule Scandinave, et qui courent entre les Dofrines propres et la chane Hialienne. Il est vrai que la hau- teur des Sevons est beaucoup moindre. En voici le tableau : Svoukou 4?8i8 pieds. Transtrand 3,296. Sve 1,200? Dsert de Svarteborg . 1 ,800. Mais le fait est qu'il ne s'agit pas ici de hauteur ; la longueur de la chane est en effet le point principal aperu et indiqu par Pline. C'est ainsi que les immenses monts Riphes ne peuvent tre sup- poss qu'une longue chane de collines trs-mdiocrement leves. Il n faut pas non plus que le mot de Sevons, employ de part et d'autre (car Sevo , gn. Sevonis , est bien absolument le mme que Sevons), nous fasse illusion, et nous persuade qu'il s'agit d'une chane norvgienne. Outre l'loignement des lieux, l'horrible froid (rsultat et de la haute latitude et de l'lvation du sol) , la longueur des jours dj semi-polaires , toutes circonstances dont Pline ne dit rien, on doit remarquer le vague extrme du mot Sevons , qui , dans les langues du nord , veut dire habitans de la mer (Seevohner) , et qui a d dsigner toute chane de montagnes ctires. Or, la pninsule cimbrique est traverse dans sa Ion- 3i8 NOTES DU LIVRE TV. gueur par une chane fort basse, mais assez longue , et qui , mal- gr son peu d'lvation , impose bien des hommes par son ap- parence de hauteur. La surface du Danemarck est gnralement unie : les minences qui s'y trouvent ne s'lvent nulle part au dessus de 1,000 pieds , et des monticules d'une centaine de pieds sont dj sur ce sol trs-bas un objet remarquable.... On ne doit aussi considrer que comme un dos de pays la longue chane qui forme la prolongation du Harzgebirge , spare les tributaires de la mer du Nord de ceux de la Baltique et du Cattgat , traverse la partie continentale du royaume , et se termine au cap Skagen , extrmit septentrionale du Jutland. C'est dans le Holstein et le Slesvig que cette chane est gnralement le plus leve : elle y projette quelques rameaux remarquables , tels que le Lohberg, le Nohelsberg et le Trummelberg ( Dict.gogr. univ. KlLIAN). Ayant ainsi termin tout ce qu'il avait dire sur les les , Pline revient la terre ferme ; et , se plaant sur le cap de Rutt , il jette droite et gauche un long regard sur les peuplades ranges droite et gauche, en d'autres termes, l'est et l'ouest de ce promontoire. A droite sont les Sarmates , les Vendes , les Scirres , les Hir- res ; gauche , les Cimbres. Rien de plus simple que cette disposition. Les Sarmates, dnomination gnrique, ne peuA r ent dsigner que quelques peuples trs-peu nombreux , trs-peu connus du temps de Pline , et dont par consquent cet auteur ne pouvait dsigner les tribus par des appellations spciales. On setromperait gravement si l'on s'imaginait que tous les Sarmates taient Transvistuliens, et plus encore si par l mme qu'ils n'taient pas Germains, on les regardait comme formant une mme race avec les Vendes, les Scirres et les Hirres. Voyez au reste, sur ce sujet, Malte-Brun, t. VI, o, contre l'opinion jadis commune qui faisait des Slaves des Sarmates, il est prouv que ceux-ci diffraient sous tous les rapports de cette race slavonne avec laquelle ils se fondirent. Les Vendes, au contraire, sont Slaves. Dans l'tat actuel de l'ethnographie les Slaves sont une grande race : les Vendes (tour tour nomms Venedl , Vened, Vinid , VincHU, mais dans le nom desquels domine toujours le radical trissymphone v.n.d.) for- NOTES DU LIVRE IV. 3 19 ment comme une sous-race dans cette grande classe de l'espce humaine : Vendes ou Vendes est devenu synonyme de Slaves Balliques, tandis que Slaves, proprement dits, n'a plus dsign que les Slaves de l'intrieur et du sud. On sait aujourd'hui que ces peuples , de plus en plus pousss vers l'ouest, vinrent, vers le V e sicle , fonder dans la Pomranie , quitte par les Golhs , par les Rugiens et par les Hrules, un royaume dont les chefs s'appelrent Konjur of Vindland (HlI.DEBRAND , Genealogia duc. P orner. ; Ran- GON , P orner, diplomaticd). On trouve des traces de cet avance- ment successif dans les noms de Venden , ville russe du gouver- nement de Riga , 16 lieues de cette dernire, de Windenburg, Courlande , vis--vis de l'embouchure du Nimen ; enfin , d'un autre Wenden, cercle du grand-duch de Meklenbourg-Schwerin. Beaucoup d'autres lieux de noms analogues se trouvent aussi en Bavire , et dclent de mme la suite du mouvement de la popu- lation vende vers l'occident ou le sud. Du temps de Pline et long- temps auparavant , nombre de Vendes se trouvaient dj l'ouest de la Vistule et sur les bords de la Radanne , affluent gauche de cette rivire. Les Scirres et les Hirres ne sont probablement que des tribus ou peuplades vendes. Il parat peu prs unanimement convenu que ces deux noms n'en doivent former qu'un , et que le copiste aura deux fois crit sous la dicte un mot deux fois prononc avec une lgre diffrence. Quant au choix entre les deux leons , on est embarrass. Dans Hirri est une forte aspiration ; dans Scirri (prononc Tchiri) est une articulation laquelle l'aspiration a souvent guid les peuples du nord. Quoi qu'il en soit, on trouve aujourd'hui au sud du Nimen, sur leSzesz-Uppe qui se jette dans ce fleuve , une ville de Schir-Windt , dont le nom annonce vi- demment et le voisinage et la parent des Vendes et des Hirres. A l'ouest du cap Rutt, les Cimbres sont, de l'aveu de tous, les habitans du Danemarck actuel. Avant d'arriver eux, on ren- contre , dit Pline , le golfe Cylipne ; l'entre de ce golfe , l'le Latris , puis le golfe Lagne. Il est clair, d'aprs cela, qu'il s'agit dans cette phrase des golfes de Travemunde , de l'le de Fmerin , et enfin du golfe qui s'tend de cette le Kiel. L l'Eider spare lelIolsleinduJulland. Ainsi Pline ne fait ici que dtailler la moiti 3ao NOTES DU LIVRE IV. la plus orientale de la mer Amalchienne. Aller chercher l'est de la Vislule et si loin des Cimbres le golfe de Cylipne dans le golfe de Riga, c'est intervertir sans raison l'ordre naturel de la des- cription de Pline. Disons-en autant de Mannert, qui voitZeeland d ans Latris , et le Cattgat dans le golfe Lagne : un dtroit dans un golfe ! Le promontoire qui fait au loin saillie dans la mer , n'est , comme on le comprend facilement aprs ce que nous avons dit des monts Svons , que le cap Skagen ; et la presqu'le de Cartris est cette longue pninsule qui s'avance un peu obliquement dans les eaux de la Baltique naissante , et que les anciennes cartes reprsentent dans une direction N. N. E. Le reste du chapitre xxvn nous mne sur la cte extrieure de la pninsule Cimbrique. Les vingt-trois les indiques par Pline sont celles qui bordent la cte de la Frise et dont on peut aisment compter un plus grand nombre. Borchana , dans Strabon Borchanis, est videmment Borkhum , l'embouchure de l'Ems. Glessarie , ainsi nomme du moi gles, glas (primitivement verre et figurment ambre) , est plus difficile reconnatre : mais si l'on songe que le nom d'Austeravia (ou selon quelques ditions Aus- travia), qu'elle portait dans l'idiome indigne , ne peut tre qu'une corruption d'GEsterrau , sterraue ( prairies l'orient) , de mme qu'Austrasie et Autriche ne sont qu'OEsterreich latinis et francis , on croira aisment que cette le est celle d'Amland ou Westfriesland , qui est d'une grandeur remarquable. Trois autres les peu prs de mme superficie , Ter Schelling , Vlieland , Texel , suivent et forment , avec la premire , un quart de circonfrence tendant vers le sud-ouest. Il est probable que Ter Schelling, la premire, reprsente Actanie, vu que les deux autres taient probablement sous les eaux de la mer, sur laquelle les digues des Bataves n'avaient point fait encore de conqutes. Nous terminerons cette discussion des principaux lieux de la Germanie par l'indication de quelques positions importantes des mmes ctes d'aprs M. Gosselin ( Gographie des Anciens , t. iv, p. i5g). NOTES DU LIVRE IV. 321 POSITIONS ANCIENNES selon Plolcnice. POSITIONS MODERNES correspondantes. en degrs. slmles de (k>o. Gesoriacum navale Tabuda fluvius Mosa fluvius. Klieui oslium occidentale, ostium mdium. . . . ostium orientale. . . Manarmanis portus Vidrus fluvius Amasius fluvius. . < Visurgis fluvius Albis fluvius Extent. quac post Albim est. Extent. craie subsequilur... Quae e.tiam subsequilur. . . Qu etiam seq. max. sept*, Pars cjus max. orienlalis. . I a . extent. versus occident. Quae deind subsequilur. . Quae ad ortum flcclitur. . . Cbalusus fluvius SueVius fluvius > . . . Viadus 11 u \ ius * . Vistula fluvius. Chronus flavius Rubon fluvius. . . . ? Turuntus fluvius Chesinus fluvius Finis pelagiTerrcogniUe. i. Terre ferme. Boulogne-. Aas, rivb're de Gravelines. Ancienne emb. de l'Escaut. LeRhinprsdeZandwoord. Ancienne embouchure du Rhin pn s de Bakkum.. . Embouchure du Rhia au passage de Vlie Sur la cle N . d'Amland . Emb. de la Huunes Emb. de l'Ems Emb. du VWser. . . , Emb. de l'Elbe.,. Cap de de Saint-CIcn ent. . Cap de Horn ou de Hcre . . Cap de Harshalls ....;... Cap Skagen Caps de Hais *. Cap d'Ebeltoft Cap de Trelde (Petit Bell). Fond du golfe de Kiel . . . Emb. doJa Trave Emb. occident, de l'Oder. Emb.de la riv. de l^iscbcck. Emb. de la- Vistule Libaw (riv. de Crobin). . . Emb. du Roien.. ..*....; Emb. du Takeronl. . . ~.\ . Emb. du Raearin Mont et cap Perrispa.- . . M. S. Slades. 3i.47 80.44 1G0. o 173. o 232. O ' 267. O 288. O 53o. 410. 458. 5oo. o 65o. o 808. o 835. o 888. u ,'961. 1,076. 1,171. o I,25l. o 1,364. 1,459. o 1,571. 1,764. o 1,891.' 2,039. 2,l5'2.- 2,379. 3i8 807 1,600 i,73o 2,320 2,570 2,880 3,3oo 4,100 4,58o 5,ooo 6,5oo 8,080 8,35o 8,880 9,610 10,760 11,710 I2,5lO i3,64o i4,5go 15,710 17,640 i8,qio 20,390 21,520 23,790 1 nsul. Sax. appellatae 1res. . Alociae insula; trs t . Scandiqe insul trs parvac Scandi propric dicla ius Pars max. occident, is.. Pars max. seplenirion. . . Pars max. orient". Pars uieridionalis Pars uiax. occident .... . ' \:;. s * -, % m. a. Iles. Iles de Ndrdstrand Les Hoims ou les Iles .... Les les d'Horsens.. . . H . . Ile de Funen Cap de fyliddclfart Entre du golfe d'Odense. C/ip Knuds.. . C. * ' Cap prs de Faaborgi. . . . Cap de Middelfart.. . fo. 1 98. 85. 55. (1 s 60. a 120. o 164. o 248. 570 980 85o 55o (loi 1 1,200 1,640 2,480 21 322 NOTES DU LIVRE IV. Intrieur. i. Peuples. L'numralion de Pline devient ici d'une telle insuffisance, qu'il serait hors de propos de vouloir la rectifier et la complter entirement. Nous nous bornerons faire remarquer que des cinq grandes divisions qu'il annonce , la premire et la cinquime ap- partiennent des peuples slaves. Postrieur d'une vingtaine d'annes et plus riche que Pline en documens, Tacite divise les Germains en trois masses principales, et ne commet en cela d'autre erreur que de regarder comme des d- nominations nationales des mots qui dsignent simplement le lieu qu'occupent les grands groupes. En effet , que l'on se figure un angle dont le sommet serait plac l'embouchure duRbin et dont les cts atteindraient, l'un le confluent de ce fleuve avec le Mein, l'autre le cap Rutt ou mme l'embouchure de l'Oder , on aura deux sries de peuplades que les Germains du Belgium alors sou- mis, ou peu s'en faut , l'empire de Rome , devaient naturelle- ment dsigner par les titres gnriques d'Osienwohner, habitans de l'est, et Kngewohner, habitans du coin, du resserrement, des langues de terre, etc. , dnomination minemment convenable aux habitans de la Frise, de la Hollande , du Hlstein. De l les mots Istvones, Ingvones, qui ne sont autres QuOstemvohner, Enge- wohner latiniss. On esfport conclure que le nom cPHermiones n'est lui-mme qu'une dsignation de lieu , el^l'on suppose ais- ment que le mot- vritable serait Hermivones ou Hermevones. Vones alors reprsenterait le wohner, habitant. Quant Herm, s'il n'.est point altr (ce qu'indiquerait le nom de Hermunduri), c'est aux savans qui cultivent ls anciennes langues teutoniques en chercher le sens. Quoi, qu'il en soit, jusqu' nouveaux argu- mens , on peut admettre qu,'Hermiones dsigne de peuples de l'intrieur. On peut mme avec Mannert proclamer la synonymie des trois mots , Hermiones, Teutoni , Semnones", en ce sens que le premier indique le lieu occup par les peuples, le second la fa- mille, race* ou grande branche , le troisime le rang et la consid- ration dont cette famille jouissait dans le reste de la Germanie , tant regarde comme la tige des deux autres familles. Ceci pos , nous allons prsenter sous les trois divisions capi- , NOTES DU LIVRE IV. 3a3 taies les peuples de la Germanie, d'aprs Strabon, Mla, Tacite et Ptolme. On pourra comparer cette liste avec celle de Pline. Nous prvenons seulement; i. Que parmi les nations germaines se trouvent ici diverses tribus videmment slaves ; erreur que tous les Romains ne pou- vaient viter, vu le peu de connaissances sur les langues bar- bares , le mlange dj remarquable des Slaves et des Germains sur un mme emplacement, et l'absence de divisions pbysiques nettement trancbes l'est de l'Elbe. 2. Que beaucoup des peuples ci-dessus nomms changrent souvent de demeure, de telle sorte que deslstsevones se trouvrent dans l'intrieur, et des Hermones sur les ctes de la Baltique ou de la mer du Nord. TABLEAU des principales nations de la Germanie Transrhnane , d'aprs Strabon , Mla , Tacite , Ptolme. IsT\SVONES. Ingjevones. Chamaves. Tubantes. Usipii. Ansibarii. Bructres. Sicambres. Marses. Suves. Langobardes. Dulgnmins. Chassnaires. Tcriclres. Ingriones. Charles. Nc'rtereoDS. " Danduties. Turon. Marvinges. Maniaques.' Chcrusques. Fosos. Francs. . Alemanni. Frisiens. Chauques. Angrivariens. Cimbres.* , Saxons. Angles. Hermones ou Semnones? Semnones proprement dits ? Varins. Teutons. Rhugiens. Scyri. Herules. Vandales. Aslings. Silinges. Golhons. Gruthonges. Taifales. Victofales. Gpides. Burgundions. , Lygiens. Quades. Marcomans. Boioariens. llcniin ml lires. Kurions. Chtuores. Parmckampes. Thuringes. Bastarnes. Peucins. Carpi. ai. 3a4 NOTES DU LIVRE TV. 2 . Fleuves, etc. Les nombreuses rivires de la Germanie sont, comme on le voit, peine indiques. Non-seulement il n'y est question d'aucun affluent des grands fleuves ; l'Oder mme n'est pas nomm. Car c'est tort que Cluvier (Germania antiqua, liv. III, page 228), voyant ce fleuve dans le Guttale , reproche Pline d'avoir plac ce fleuve l'est de la Yistule (il a dj t remarqu ci-dessus que Pline, revenant de l'est l'ouest, commence ou doit commen- cer par le fleuve le plus oriental de tous. D'ailleurs jamais l'Oder ne porta le nom de Guttale. Appel dans la langue vendo-slave Viairo, c'est--dire cruche d'eau,, dnomination qui s'est conser- ve jusqu' un certain point dans celle S Ader que lui donnent les Pomraniens , il figure dans les phrases latines sous le nom de Viadrus , et dans les gographies grecques sous celui ftOva.S'pos. Comme tous les noms qui prcdent celui de Guttale ont peine prouv de lgers changemens , et que tout le monde re- connatra sous les formes Mosa, la Meuse; Rhenus, le Rhin ; Amisius , l'Ems ; Vis,urgis, le Weser; Albis, l'Elbe; Vistillus , la Y istul ;, il ne reste qu' dire deux mots du Guttale , sur lequel seul il est possible de contester. Or il nous semble indubitable qu'il s'agit ici de l'Aller ou Alla qui se joint au Prgel, huit ou neuf lieues de Knigsberg. Car i. Sur les bords de PAUe existe une ville trs-ancienne dite Gutt-Stadt , c'est--dire ville de Gutt , et en runissant le der- nier radical au nom du fleuve, on retrouve le mot Guttale tout entier. 2 . Les Latins, rencontrant dans leur marche de l'ouest l'est le Guttale avant le Prgel , et ne trouvant pas cette seconde ri- NOTES DU LIVRE IV. 3*5 vire beaucoup plus considrable que la premire, se sont laiss influencer par l'ide du fleuve, qui avait pour eux la priorit chro- nologique, et ont fait de l'Aile le bras principal. Ainsi les sauvages de la Sibrie ont dclar l'Irtich tributaire de l'Obi , et les go- graphes , convaincus de l'erreur, ne l'ont point encore rforme sur les cartes. Ainsi le puissant Missouri , aprs huit cents lieues de cours, est cens l'affluent du Mississipi, proclam par les Illinois et les Natchez Meschachbs ou pre des eaux. Ce que les Latins appelrent fort hercynienne n'est autre chose qu'une longue chane de montagnes boises qui se rami- fiaient dans l'intrieur de l'Allemagne. Ce mot que vulgairement on traduit par Schwartzwald ou Fort noire, avait autrefois une extension infiniment plus considrable, quoique assurment in- dtermine et vague sous tous les rapports. Toutefois on peut regarder le systme hercynio-carpathien des gographes moder- nes comme rpondant trs-peu de chose prs aux ides que les anciens se faisaient de la fort Hercynienne. Le nom mme se trouve le mme puisque herc reprsente Erz, et se trouve ainsi synonyme d'Erzgebirge ou Erzwald. Comme rarement on a cherch , dans un commentaire sur les gographes anciens , donner une ide nette de la fort Hercy- nienne, nous joindrons ici le tableau suivant, extrait de Malte- Brun {Prcis, tome vi, pages 38-4o): Erzoebirge. Ihtbieuk. bb Bohme. Monts. Hadtkdr. Lausche 2,407 pieds. Auersberg. 2,0,53 Schneekopf. . . '. 3,3i3 Fichtelberg saxon 3,73 1 Hliseh . 2,114 Donnerberg 2,5o8 Vignes de Melnik 600 Prague ( observatoire ). . . 552 Budweis ,. 1,176 Kreutzberg 2,o44 Rotschotte 1 ,4 '-> 1 Brunn , 5 16 3a6 NOTES DU LIVRE IV. w 11 M u s: w a m n r, < m u / BoHMERWALD. Hercyniens du nord et de l'ouest. Alpes Bastarniques ou Carpathes orient. . . . Carpathes occident , Carpathes propr. dits. Postling Steinberg Plockenstein Hohenslein Rhn bohmien Lusen Source de Moldava. . . Ruchel Arberg Schneeberg franconien . Fichtelbere franconien. Beerberg Schneekopf Inselberg Observatoire de Seeberg. Brocken Bruchberg. Winterberg Kreutzberg Danimersfeld Meisner Feldberg Saltzburger-Kopf Lpwenberg Haotedr. 1,806 pieds. 3,28o 4,176 4,020 3,269 4,296 3,8i3 4,544 4,53o 3,467 ? 3,617 2,985 \ Fort 2,975 V de 2,791 ) Thuringe. 1,212 3,489 3,oi8 2,682 2,754 2,529 2, l84 2,6o5 2,604 Ruska Poiana 93oo Gailuripi 9, Buthcst (deTransylvanie). 8,160 Buthest (de Valachie).. . . 6,468 Lenschitz.. 794 T Inokar 7j3q2 Retirzath 7,980 Kukuratzo 4>68o | Kror, < Sura ( Budi nstadt (ville) 1,896 Sural 7,122 dislav 7,488 Gurabor . 4>58i Pietrosz 6,824 Krivan de Thurecz 5, 412 Lomnitz ' . 7,942 Krivan . 7,538 Prsiba '6,025 Lac Vert .". . 4,7^6 Babia Gora 5,43o Tcherna Gora 4>8oo NOTES DU LIVRE IV. 33 7 Mont. HmTsur.. Alt-Vater 4,5o5 pieds. Peterstein 44 20 Source del petite Oppa.. 4ioGa G lsenke ^ Hackcha 4>84 La Baudc 4>49 Bruyres de Bruncl 4> IQI Lissa Hora, prs Teschcn . 4> 2 6G ( Hohe Hense ( Glatz ) 3,3a6 Suijtks 1 Ottcrstein 3,i58 ou Schnceberg 3,o65 RlESENGEBIRGE. / Slurmha ube 4.-J22 etc , etc. ] Schneekuppe 4, 9 5o I Zobteuberg a,3io \ Valle et comt de Glat^ i,3oo Tafelfichte .. 3,488 Leuchberg 2 74 l IV. Mesure gnrale de la Germanie.. Cote. Mesure exacte si, multipliant 2,5oo par 8, des 2,5oo milles romains on conclut 20,000 stades , et qu'ensuite on compte par stades de un 1/9 au degr. En effet, 20,000 stades pareilles=i8 d'un grand cercle de la terre ; 4^o lieues de 25 au degr. Or, du passage de Vlic ou embouchure septentrionale du Rhin au cap Rutt, en faisant acception des dtours principaux, on compte 463 lieues; ce qui, soit dit en passant, confirme encore ce que nous avons avanc sur l'identit du cap Rutt et du promontoire Rubas. Longueur : G96 milles ou 232 lieues de 25 au degr, ou, si l'on veut, 9 16' 4-8" d'un grand cercle de la terre. Or il est proba- ble qu'Agrippa pfenait la longueur de la Germanie du coude que forme la Piave au sud par 4-6 4' au ca P Rutt par 54 25', ce qui donne 8 21/ de distance. En ajoutant quelque chose cause de l'obliquit , soit 20 lieues, orr arriverait une longueur que re- prsenteraient peu de chose prs 9 16' 4*". JLargeur : i4& milles ou 4g lieues i/3 = " 58' 24" videm- ment trop faible. Il est mme impossible de concevoir la source d'une telle erreur. La Rbtle seule, du lac de Constance au cours de l'Iiin , tant que ce fleuve servait de limite la province , pr- 3 2 8 NOTES DU LIVRE IV. sentait une largeur d'au moins 3 3o', c'est--dire de plus du double. Quant l'expression de Pline, qui semble dire qu'une des Rhties (on en comptait deux) a la largeur de 148 milles, ou i 58' 24.", remarquons ici que notre auteur se mprend dans le cours de son raisonnement. La largeur de la Germanie devait se prendre de l'ouest l'est , et certes c'est ainsi que l'avait prise Agrippa. Lors donc que l'on veut comparer la Rhtie la Germa- nie tout entire , il faut aussi en prendre la dimension de l'ouest l'est. Or la Rbtie est plus grande en ce sens que du nord au sud. Il en rsulte que Pline a pris la longueur du nord au sud, et que, tromp par l'identit du mot longueur, il dclare la Rb- tie peu prs aussi longue que la Germanie d'aprs Agrippa , tandis qu'elle l'est deux fois et demie autant, Chap. XXIX, page 248 , ligne 3. Flevum. lia appellantur, etc. Selon l'opinion communment adopte, le Flevo oii Flevum tait originairement la plus septentrionale des embouchures du Rbin ; elle rpondait ce qu'on appelle aujourd'hui passage de Vlie ou de Flie , nom absolument identique au Flevum des an- ciens : cette branche cependant n'existait pas encore du temps de Csar (CLUVIER , German. antiq., lib. III, c. 17. D'AnvILLE, Notice de T ancienne Gaule , page 33 1), et fut , du moins , en trs- grande partie , l'ouvrage de Drusus, frre de Tibre , qui , voulant porter la guerre chez les Frisons et autres peuples au nord de la Batavie, avait fait creuser un canal au moyen duquel il passa du Rhin dans le lac, et de l l'embouchure de l'Amisius. Ce ca- nal, connu sous le nom de Drusiana^Fossa, sortait du Rhin prs de la ville actuelle d'Arnairs , et arrivait l'Ys*el , prs de Docs- burg. Selon Cluvier et d'Anville , une partie des eaux du Rhin , en prenant cette direction et en suivant le lit de l'Yssel , se r- pandit dans les terres marcageuses du pays des Frisons, y forma le fleuve Flevo , et enfin s'ouvrit un passage jusqu' la mer. M. Gosselin s'carte- de cette opinion dont il prouve l'extrme invraisemblance, et prononce i que le canal tortueux d'Arnains Doesburg existait avant Drusus , dont les travaux se bornrent en largir et en ntoyer le lit dans l'espace de six sept mille NOTES DU LIVRE IV. 3a 9 toises ; 2 que le canal ds-lors plus large et plus profond offrit aux eaux du Rhin un coulement plus facile vers le Flevo, et com- mena apauvrir la branche principale du fleuve; apauvrissement qui devint bien plus considrable quand, soixante-dix ans aprs, Civilis fit rompre la digue leve par Drusus ; 3 que le lac Flevo dont on ne peut dcouvrir avec certitude les dimensions , mais qui occupait l'emplacement du Zuiderze, se rendait la mer par le canal sous-marin divis en deux bras, que l'on nomme aujour- d'bui passage de Vlie et ancien Vlie : l'ouverture actuelle fut faite en 1225 par l'effroyable coup de mer qui changea l'aspect de tou- tes ces contres. CHAP. XXX, page 24.8, ligne 8. Exaderso hujus silus Britannia. Le paragraphe de Pline est aussi confus qu'on peut l'attendre de l'ignorance o l'on tait , de son temps , sur la Bretagne , qui n'avait encore reu que quelques visites des armes romaines , et qu'Agricola seul devait peu prs soumettre dfinitivement. Nous nous bornerons en consquence donner ici le tableau des principaux monts de la cote mentionns par Ptolme , et rap- ports la position moderne. positions Anciennes selon Ptolme. POSITIONS MODERNES correspondantes. en degrs, en stades (le I. CTE SUD. J );in mon iuin promontorium vel Ocrintim Tamarus fluvius Cenion fluvius Isaca fluvius Alaunius fluvius Magmis |iortus li is; nid. 11 fluvius.. Novus portus Cantium promontorium. . . Cap Li/.anl Embouchure de la Tamar Embouchure de PEx .... Embouchure de la Wey. Embouchure de la Froom Pdrtsniouth Embouchure de la Ousc. Porl de Rye Cap Pepper-Ness Minutes. Stades. O O 70 817 i3o 1,5.7 172 2,007 203 2,368 244 2,847 a 99 3,488 33o 3,85o 370 4,3 1- 33o NOTES DU LIVRE IV. POSITIONS ANCIENNES selon Ptolme. POSITIONS MODERNES correspondantes. en degrs.! stade de il. cote ouest. i. Jusqu' la Saverne. Danmoniuin Antiveslaeum vel Bolerium. Herculis promontorium. . Vexala aestuarium Sabrinae stuarium Cap Lizard Cap Saint-Ives (mais, d'aprs la gradut, des tab. grecq.,irait 54' ou 63o stades, et par con- squent rpondrait au cap prs de Bolleit). Cap Hartland. Emb. de l'Ivel ou Parret. . LaSaverne,vis--v. laWye. Minutes. 48 i3o 202 237 2. De la Saverne a la Dee mridionale. Sabrinae aestuarium Rhatostathybius fluvins. . Tobius fluvins Oclapitarum promont. . . Tuerobis fltwius Stucia fluvius Tisobis fluvius Cancanorum promont. . . Seleia aestuarium La Saverne,vis--v. laWye. Embouchure de l'Ogmore . Embouchure de Tovy. . . . Cap de Merlas Embouchure du Tivy Embouchurede l'Y-Stwith. Embouchure de l'Artre. . . Cap Braich-y-Pwll Emb. de la Dee anglaise. . . 4 2 94 140 192 224 2 56 2 9 5 3 7 i Stades. O 56o 1,517 2,357 2,^65 En stades de 5oo. O 35o 783 1,167 1,600 1,867 2,i33 2,458 3,092 3. De la Dee mridionale au fond du golfe de Solway. Belisama aestuarium.. . Setantiorum portus. . . Moricambe aesluariurn. Ituna aestuarium Embouchure de la Ribble. A l'embouch. de la Loyne . Embouchure de la Dudden. Embouch. de l'Eden , golfe de Solway 399 42 1 457 520 3,325 3,5o8 3,8oS 4,333 4. Du FOND DU GOLFE DE SoLWAY A l'eMBOUCHUKE DE LA ClYDE. Novius fluvius Deva fluvius. Iena aestuarium Auravannus fluvius. Emb. du Nith (jadis No- vius ? ) , d'o au golfe le nom de Holway ou Sol- way?? Emb. de la Dee mridio- nale cossaise Embouchure de la Ken. . . Eihb.de la riv. entre la Ken et la baie de Luce (et non emb. du Ravenglass, mal- gr l'apparente homony- mie d'Aunwa/mus clMa- cercglass ) 57 99 4 7 5 8-2-: NQTCS DU LIVRE IV. 33i POSITIONS ANCIENNES selon Ptolme. Novanlum proni. et chers Rherigonius sinus Vidolara sinus Clota aesluarium POSITIONS MODEHNES correspondantes. Baie de Luce Golfe de Ryan Embouchure de JaClyde. en degrs. 2 |2 2 go 35o 5. De la Clyde a l'extrmit de l'Ecosse. Leannonius sinus Epidium promontorium.. . Longus fluvius Itys fluvius Volsas sinus Navseus fluvius Tarnedum vel Orcas prom. Golfe de Fine ( lene ). . . . Mull ou cap do Cantire. . . Rivire de Melforl Rivire de Torridon Golfe d'Assynt Emb. dj riv. de Naver. . Cap Duncansby ( point le plus septent. du comt de Cairthness et de toute rEcosse ) 438 497 565 6 9 5 79 1 8)i 899 slad de 5o. 2,017 2,417 2,9 J 7 3,65o 4,142 4,708 5,79 2 6,5y2 7,008 7.492 111. GO TE EST. Cantium promontorium. . . Tamesa stuarium.. Idumanius fluvius. . Extcntio. Garryenus fluvius. Metaris stuarium. Abus fluvius Ocelum promontorium. . . Gabrantuicorum sinus. . . . Dunnm sinus Vedra fluvius Alaunus sinus Bodcria aesluarium .' ( puis , prenant Boderia pourpoint de dpart) : Tinnajluvius Tava aesluarium Deva fluvius Taizalum promontorium. . Cclnius fluvius '. . . . Tu9s stuarium Vara aesluarium. . Cap Dunge-Ness, pris pour le cap Pepper-Ness , ou le Cantium Embouchure de la Tamise, prise Mucking Embouchure de la Stour et de, l'Orwell Petit cap aux phares de Winterton. . .' Rivire de Cley ! Entre du VVash L'Humber,pris vis--vis de la Hull Cap Spurn Golfe, de Hornsey Baie de Scarborough Embouchure duVYcar. . . Rivire d'Oldhamstocks ?, Embouchure de la Forlh.. Embouchure de k TayJ. Embouchure de la Dee. . Ktnli. de la r. de Findh"ru . Emb. du golfe de JMurray . Emb. "du golfe de Flect. . . 77 290 3o6 33o 36 2 424 5oo 54a 5o 104 217 258 642 1,067 184 j 1,533 216 1,800 235 i,g58 2,417 2,55o 2,750 3,017 3,533 4,167 ,4,5i 7 416 866 i,683 1,808 2,l5o 33a NOTES DU LIVRE TV. POSITIONS ANCIENNES selon Ptolemee. Loxa fluvius Ripa al ta lia iu-vius Vermium promoatorium . Viraedmm promontorium. Tamedam Tel Orcas prom. POSITIONS MODERNES corre-pomlantes. Embouchure de la Lossie. Cte ruontueuse Emboucb. de la Dornoch Cap Craigag Cap Nass Cap Duocansby DISTANCE en stades en degrs. 4e 300. Minutes. Sudes. 3 7 5 3,ia5 393 3,2-5 454 3.788 4 7 i 3,925 5o6 4,217 5ai 3,342 Chap. XXX, page 24.8, ligne i3. Hcrc abtst a Gesoriaco. La distance de Gesoriacum aux ctes de l'le Britannique gale d'aprs la rduction , trente-huit mille toises : ce qui est quatre mille toises prs la distance de Boulogne au cap Pepper-Ness, situ l'embouchure de la Stona, ou de l'ancien bras de mer qui conduisait Rutupies. L'itinraire d'Antonin ( Vet. Romanor. itinerar. Ed. Wesseling , p. 4-63, 4-9^), en fixant la distance quatre cent cinquante stades , ce qui reprsente cinquantesix un quart milles romains , ou quarante-deux raill sept cent cinquante- six toises, nous donne une mesure absolument exacte, et d'accord avec les meilleures cartes modernes. Or, notons que ce cap rpond justement au clbre promontoire de Cantium , qui n'est point celui de Nortt-Fereland de l'le Thanet , ainsi qu'on ne cesse de le rpter d'aprs Cambden {Britannia, p. 1^1) et Ortlius (Tke- saur. geograph. , art. Cantium) , et comme on pourrait le pr- sumer par le faux emplacement que Mercator a donn aux les indiques dans la carte de Ptolme , vis--vis l'embouchure de la Tamise ( Voyez l'dition de Ptolme , donne par Mercator en i6o5, et la carte intitule Europa, prima tabula, qui se re- trouve dans l'dftion de Bertius , 1618 \ On n'a pas fait attention que le promontoire Cantium , devant appartenir la province d'Angleterre qui conserve le nom de Kent , et o se trouve la ville de Cantorburv, ne pouvait pas tre cherche dans l'le de .Thanet, que les anciens ont connue sous les" dnominations de,,oliapis (Ptolm^i, Geogr., lib. il , cap. 3, pag. 38) et deTanatos, A ajoutant qu'elle tait situe dans U NOTES DU LIVRE IV. 333 i dtroit Britannique, et spare de b Bretagne par un canal de peu de largeur ( Solfn , Poljhist. , cap. xxii. Isidore de S. , Origin. , lib. xrv , cap. 6). Ce canal, qui parait se combler, est encore entretenu, dans sa moiti mridionale et orientale, par les eaux de la rivire de Stour, laquelle il sert de lit : l'autre moiti, o aboutissent quelques petits ruisseaux, le resserre de plus en plus , et Tue de Tbanet se joint insensiblement la pro- vince de Kent. Autrefois elle en tait assez carte pour donner un passage libre aux vaisseaux et aux flottes que les Romains con- duisaient Rutupies. Ce port qu'on reconnat pour avoir exist sur les bords de la Stour prs d'un lieu nomm maintenant Ri- cbeborougb , et que les Anglais appelaient auparavant Rnptimuth (Cambdes, Brifannia, pag. 24.0), tait un peu plus occidental que le promontoire Cantium , comme on le voit d'ailleurs dans Ptolme {Geogr., lib. il , c 3) ; et les navigateurs pouvaient se rendre de Rutupies l'embouchure de la Tamise, en laissant sur leur droite l'le de Tbanet. C'est donc l'embouchure de la Stour qu'il faut chercher le cap oriental de la Bretagne , ou le Cantium des anciens. Ce cap , que les attrissemens rendent peu sensible aujourd'hui , porte le nom de Pepper-Ness , et forme l'entre sud de Hope-Ba